Decriminalize Nature, Chamanisme Zoë Hababou Decriminalize Nature, Chamanisme Zoë Hababou

Decriminalize Nature débarque en France et devient DNF !

Parfois, il est nécessaire que quelques têtes brûlées foutrement déterminées se bougent le fion ensemble pour débloquer les clés et les armes retenues en otages par un système économique et politique complètement déconnant, afin de rendre aux êtres humains le pouvoir qu’ils sont censés détenir naturellement sur eux-mêmes… Ces clés et ces armes constituent des besoins légitimes, mais surtout des putains de droits. Tel le droit inaliénable de l’être humain à pouvoir disposer de lui-même et des contenus de la conscience, par les moyens naturels mis à sa disposition…

La Nature. L’Être Humain. La Conscience.

Êtes-vous certain que ces trois entités méritent d’être séparées ?

Regardez le monde autour de vous. Observez comment tout est divisé. La difficulté croissante des relations humaines. Les lois de plus en plus coercitives. Notre santé, notre bonheur et notre liberté abandonnés aux mains d’un système malade, dont la seule visée est économique.

Et la Nature, perçue comme étrangère, ce qui nous pousse à la craindre et à la détruire, en oubliant qu’elle est le reflet extérieur de ce que nous sommes à l’intérieur.

Comment vous sentez-vous dans ce monde-là ? N’avez-vous pas la sensation qu’il vous manque une partie essentielle de vous-même ?

Depuis l’aube des temps, l’Être Humain et la Nature savent communiquer et s’entraider grâce à des ressources telles que les plantes et les champignons enthéogènes.

Ces outils leur permettent de se rencontrer dans la Conscience.

Les substances enthéogènes ont été diabolisées, stigmatisées, injustement jugées comme “drogues”, sans nuances ni réflexion.

Leur potentiel est précisément l’inverse : libérer l’Homme en le reliant au monde, en lui offrant la maîtrise de sa santé, de sa vie, et surtout de son bonheur. 

Dans un pays comme la France qui réfute encore le droit inaliénable de l’Être Humain à disposer de lui-même en tant qu’être de la Nature, libre d'interagir avec elle afin d’explorer la Conscience, une Association apparait. Elle se lève et s’engage à rétablir la connexion perdue avec le Vivant.

S’appuyant sur la recherche scientifique internationale et la connaissance des peuples indigènes, gardiens des traditions liées aux plantes enthéogènes, la mission de cette Association consiste à ressusciter et honorer la dimension sacrée d’une Nature rendue interdite car soi-disant criminelle, afin de redonner à l’Être Humain son droit à la santé et à l’épanouissement individuel et collectif.

Le nom de cette Association, c’est DECRIMINALIZE NATURE FRANCE.

La Nature n’est pas un crime. Il est temps de restaurer nos racines.

Decriminalize Nature France, l'association qui restaure nos liens à la Nature

MES RAISONS PERSONNELLES DE M’ENGAGER DANS DECRIMINALIZE NATURE FRANCE

C’est pas mon genre de m’associer à d’autres personnes, et encore moins de faire partie d’un “mouvement”. D’une manière générale, je crois très peu à la lutte collective, car je considère le monde comme un simple reflet des êtres humains qui le créent. Le niveau de conscience collectif s’apparente au niveau de conscience individuel. Si le monde est merdique et au ras des pâquerettes, ça signifie donc que l’être humain moyen casse pas trois pattes à un canard niveau transcendance, et qu’on est loin d’avoir atteint cette fameuse masse critique qui permettrait de sérieusement faire switcher le bordel.

Cependant, si je reste convaincue que seule l’élévation individuelle engendrera une élévation collective, comme répercussion mécanique, disons, le macrocosme s’alignant automatiquement au microcosme de chacun, reste que certaines initiatives communautaires peuvent justement permettre à l’individu de travailler davantage sur lui-même, ce qui, à terme, devrait enfin faire changer les choses.

Et parfois, il est nécessaire que quelques têtes brûlées foutrement déterminées se bougent le fion ensemble pour débloquer les clés et les armes retenues en otages par un système économique et politique complètement déconnant, afin de rendre aux êtres humains le pouvoir qu’ils sont censés détenir naturellement sur eux-mêmes…

En réalité, ces clés et ces armes dont je cause constituent des besoins légitimes, mais surtout des putains de droits. Tel le droit inaliénable de l’être humain à pouvoir disposer de lui-même et des contenus de la conscience, par les moyens naturels mis à sa disposition.

Quand on parle des contenus de la conscience, on peut vite s’égarer dans des grandes phrases qui n’auront de lumineuse que l’apparence. Et vu que j’aime que les choses soient dites clairement, je vais vous la faire courte : c’est dans et au travers de la conscience que réside la liberté de l’être humain.

La conscience est l’unique moyen dont l’Homme dispose pour se connaître lui-même et connaître le monde. Et c’est grâce à cette connaissance qu’il pourra commencer à se guérir, individuellement et collectivement, et donc à savoir prendre soin de la Terre qui le porte et de tout ce qui vit à sa surface (Hommes, animaux, plantes) à la même échelle : celle du Vivant.

L’Homme est Nature. Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de différence. 

Cette réunification est l’unique voie vers l’épanouissement individuel et collectif, et vers l’harmonie.

Plantes enthéogènes interdites dont le potentiel est pourtant magnifique en matière de santé, de liberté et d’épaouissement

Or, en France, putain de royaume des dinosaures, certaines parties du Vivant telles que l’Ayahuasca, l’Iboga, les cactus à mescaline et les champignons magiques sont interdites. Y accéder est illégal. Passer au-dessus de la loi est jugé comme un crime. Et je pense que je vous apprends rien en disant que quand on commet un crime, y a de fortes chances que les choses finissent plutôt mal derrière.

Je partirai pas dans un brûlot à la Terrence McKenna ici. L’idée n’est pas de pointer du doigt un quelconque complot anti-transcendance. Partons simplement du fait qu’il y a eu erreur dans le classement de certaines substances naturelles (des détails sur le truc plus loin dans cet article), et qu’il est plus que temps de rectifier le tir et réparer cette confusion...

Vous savez tous à quel point je crois en la medicina qui est la mienne : l’Ayahuasca et les Plantes Maîtresses. A quel point je la défends bec et ongles et corps et âme. A quel point c’est important pour moi de révéler la beauté et la puissance de ces plantes enseignantes, et de prouver que les indigènes qui les emploient sont loin d’être des péquenauds scotchés à des croyances obsolètes folkloriques.

Voilà pourquoi, personnellement, j’ai choisi de m’engager dans DECRIMINALIZE NATURE FRANCE.


LA MISSION DE DECRIMINALIZE NATURE FRANCE

La mission de DNF et ses objectifs

DECRIMINALIZE NATURE FRANCE (DNF pour les intimes) est la toute nouvelle branche française de DECRIMINALIZE NATURE fondée en 2018 aux États-Unis.

Suivant les principes fondateurs de DN, l’Association DNF a pour objet de sensibiliser les réfractaires et les convaincus aux particularités des substances psychédéliques et enthéogènes naturelles.

DNF poursuit plusieurs objectifs :

  • Revendiquer le droit de se soigner avec le trésor qui est à nos pieds, les plantes médecine, trésor gratuit qui appartient à tous pour le bien commun, pourvu que ces plantes ne remplissent pas les critères de définition de ce qu’est un “stupéfiant” (addiction, dangerosité, inutilité).

  • Demander, en l’argumentant sur la base des données de la recherche scientifique, le droit d’utiliser de façon responsable les substances psychédéliques et enthéogènes provenant de la Nature, par la légalisation populaire de l’utilisation des plantes enseignantes, telle que pratiquée pendant des millénaires, au titre de la liberté que devrait avoir chacun d’explorer et d’utiliser les contenus et processus de sa conscience comme il le veut, tant qu’il ne nuit à personne ; mais aussi au nom de la liberté de culte, du droit pour chacun de définir et d’utiliser le sacrement qui lui convient le mieux.

  • Appendre à connaître et respecter l’intelligence et le savoir-faire des cultures ancestrales avec leurs rites et traditions, cultures qui, elles, n'ont jamais perdu leur lien avec le Vivant, et qui sont aujourd'hui nos derniers guides fiables et nos médiateurs avec les plantes, pour ne pas sombrer dans une approche uniquement biomédicale, mécaniciste et sans âme, se restreignant à une compréhension uniquement chimique des plantes, les dépouillant de leur pleine efficacité et des guérisons holistiques qu’elles permettent. Il s’agit de préserver ce savoir plurimillénaire et ces pratiques des dérives actuelles irrespectueuses et dangereuses qu’elles connaissent, afin de prendre soin à la fois des individus et du Vivant.

  • Insister sur les propriétés spirituelles (enthéogéniques) de l’expérience des plantes et champignons et de leur rôle dans l’évolution de la conscience humaine, mais aussi dans l’apparition des branches mystiques des religions, des initiations aux Mystères, et des spiritualités orientales.

  • Amener à reconnaitre et s’inspirer de l’intelligence de la Nature, qui peut nous enseigner et nous soigner, soit par observation (ex. par le biomimétisme), soit par un échange conscient entre elle et nous (communication inter-espèces), nous rendant ainsi nous-mêmes plus intelligents ; en fait, il s’agit de restaurer notre capacité de communiquer avec l’intelligence de la Nature afin d’améliorer la sagesse, la santé, le bonheur et le bien-être humain.

  • Militer pour une remise à jour de la réglementation des substances psychédéliques et enthéogènes qui tienne compte de leur différence d’avec la définition actuelle des stupéfiants en France.

  • Promouvoir la décriminalisation de l'utilisation des psychédéliques et enthéogènes à travers des organisations politiques et communautaires, de l’éducation et du plaidoyer. 

  • Diffuser la connaissance et proposer une autre vision de la société, dans laquelle les individus et communautés sont reconnectés à la Nature par le biais de l’utilisation ancestrale des plantes. 

  • Faire prendre conscience que tout est relié, que notre connexion à la Nature peut être grandement enrichie et que notre collaboration avec elle peut être plus consciente et plus profonde, grâce aux cadeaux qu’elle nous offre, grâce à ces messagers chimiques psychédéliques qu’elle a su créer pour pouvoir communiquer avec nous.

  • Promouvoir un changement de paradigme, appelé “modèle post-matérialiste”, parce que celui-ci s’avère mieux à même d’expliquer le rôle central de la Conscience dans l’action des enthéogènes.

  • Restaurer le droit inaltérable à l'exploration de la Conscience et de l’intelligence de et dans la Nature, à des fins de soins et d’épanouissement humain individuel et collectif, comme cela a été fait depuis des millénaires et existent encore chez certains peuples. L'angle d'approche majeur est légal / de lobbying citoyen et politique, au sens où la mesure de l'efficacité de l'action sera le changement de la législation, la dépénalisation effective à des fins traditionnelles, spirituelles, etc…

  • Éditer et publier tout ouvrage ou publication, sur tout support, payant ou non, conforme à l’objet social de DNF

  • Salarier ou rémunérer des intervenants, accompagnateurs, prestataires, dans le cadre de ses activités. 

  • Organiser des événements culturels (conférences, excursions) et des interventions pédagogiques, payants ou non. 

  • Pratiquer la médiation, qu’elle soit culturelle, juridique ou scientifique. Organiser toutes autres activités annexes ou connexes permettant de développer l’activité de l’Association dans le respect des lois et en accord avec l’objet de l’Association.

En résumé, les objectifs de DNF sont d’enseigner, de renseigner, de faire profiter le plus de monde du trésor naturel qui est à nos pieds, mal connu, méprisé, objet de projections de peurs et de malentendus. De préserver et de diffuser le savoir ancestral et/ou spirituel qui encadre l’usage respectueux intelligent et sécurisé de ces produits du Vivant. De soutenir le droit à chacun d’explorer et d’utiliser tant les processus que les contenus de sa Conscience, grâce à ces cadeaux de la Nature, pourvu qu’il ne se mette ni lui ni les autres en danger.

La mission de DNF est donc de sensibiliser un large public en France à l'importance des substances psychédéliques et enthéogènes, en mettant en lumière leur dimension éducative, curative et spirituelle dans un contexte de respect, aussi bien envers ces substances qu'envers les personnes qui les utilisent.

L’idée majeure est de permettre à chacun de comprendre le rôle potentiel des enthéogènes dans les futurs changements économiques, énergétiques et environnementaux mondiaux.

Ainsi, DNF vise à accompagner tous ceux qui sentent que le matérialisme capitaliste n'a plus de sens, à se réapproprier l'histoire de l'usage des plantes sacrées ; mais aussi d’aider la Nature à reprendre sa place vis à vis de nos politiques...


LES FONDATEURS DE DECRIMINALIZE NATURE FRANCE

Les fondateurs de DNF : Loïc Ternisien, Olivier Chambon, Zoë Hababou, Balthazar Benandon, Stephan Schillinger, Guillaume Dupont, Ludovic Mattern, Marie-Odile Riffard, Baptiste François
 

OLIVIER CHAMBON

Olivier Chambon, membre fondateur de DNF

Olivier Chambon est psychiatre, psychothérapeute, ancien chef de clinique des universités, ancien psychiatre des hôpitaux. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur les psychédéliques et enthéogènes, ainsi que sur le chamanisme et la psychothérapie.

 

BALTHAZAR BENADON

Balthazar Benadon, membre fondateur de DNF

Fondateur de la chaîne YouTube La Gazette de l’Abîme, artiste et intégrateur d’expériences psychédéliques, Balthazar Benadon travaille depuis 2019 à la production d’un contenu informatif et culturel visant à mieux faire connaître au plus grand nombre la question du psychonautisme et de l’exploration de la conscience.

 

LOIC TERINISIEN

Loïc Ternisien, membre fondateur de DNF

Loïc Ternisien, scientifique de formation, s'est reconverti comme naturopathe au Canada. Il consulte au sein de son cabinet et en téléconsultation en France et au Québec. Créateur de la Naturopathie Quantique®, il est également fondateur du centre de formation Navae, conférencier, auteur à succès et créateur de divers supports d'apprentissage. 

 

MARIE-ODILE RIFFARD

Marie-Odile Riffard, membre fondateur de DNF

Marie-Odile Riffard est psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle pratique une approche intégrative et éclectique, en évolution permanente.

 

STEPHAN SCHILLINGER

Stephan Schillinger, membre fondateur de DNF

Stephan Schillinger est artiste-auteur, conférencier, enseignant. Ancien gestionnaire de fortune, sa vie bascule après la rencontre de l'Ayahuasca. A l'origine de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet, il se passionne pour la dimension spirituelle et enthéogène des psychédéliques et leur rôle dans l'histoire de l'humanité.

 

GUILLAUME DUPONT

Guillaume Dupont, membre fondateur de DNF

Touché par la maladie à 17 ans et condamné par la médecine, Guillaume Dupont part seul en quête de réponses. Découvrant les psychédéliques à 19 ans, il boit l'Ayahuasca pour la première fois un an plus tard. Cette expérience changera le cours de sa vie, et l'amènera à partir au Pérou. Il est aujourd'hui créateur de contenu axé sur la spiritualité et la santé.

 

LUDOVIC MATTERN

Ludovic Mattern, membre fondateur de DNF

Entrepreneur et formateur dans le digital, Ludovic Mattern fait la rencontre en 2019 d'un requin qui va complètement changer son rapport au Vivant. Depuis, il s'engage pour la protection du Vivant et le rétablissement d'un lien avec la Nature et la spiritualité, à titre personnel comme dans son activité pro. 

 

BAPTISTE FRANCOIS

Ludovic Mattern, membre fondateur de DNF

D'un profil entrepreneur, Baptiste François a été créateur d'une malterie, puis de sa distillerie, avant de créer un centre de formation. L'envie de transmettre et partager ses passions l'a toujours animé, que ce soit pour une visite de son entreprise, une leçon de comptabilité ou pour un moment autour de la table. Un conteur de gouttes, un germinateur d’esprits, un dompteur de rêves.

 

ZOË HABABOU

Zoë Hababou, membre fondateur de DNF

Moi, Zoë Hababou, je suis écrivain-voyageuse. Je passe la moitié de ma vie en Amérique latine. Licenciée de philosophie et fascinée par le phénomène de la Conscience, c’est au Pérou que j’ai trouvé ma voie à l’âge 20 ans, lors de ma rencontre avec l’Ayahuasca. Depuis, je suis engagée dans la pratique, le partage et la défense de la medicina amazonienne dans son contexte traditionnel, et j’ai publié une série de fiction littéraire sur le sujet.


FOCUS SUR LA QUESTION DE LA DIFFÉRENCE ENTRE “STUPÉFIANTS” ET “PSYCHÉDÉLIQUES / ENTHÉOGENES”

Depuis 1970, les USA ont classifié les substances psychédéliques dans la catégorie des produits qui seraient : inutiles, dangereux, addictifs, et qu’il faut interdire pour le bien de la société.

Côté français, le 7 janvier 2022, le Conseil constitutionnel a précisé ainsi les critères de définition d'un produit “stupéfiant” : substance psychotrope qui se caractérise par deux critères cumulatifs : un “risque de dépendance" et des “effets nocifs pour la santé”. Et il classe bien sûr automatiquement les psychédéliques dedans, sans vraiment porter attention à la réalité des faits.

De plus, en appelant les psychédéliques des “hallucinogènes”, on implique de facto que les phénomènes visionnaires, spirituels et mystiques qu’ils peuvent créer sont inutiles et pathologiques, et donc à proscrire.

Si les psychédéliques et enthéogènes répondaient à cette définition, il serait bien évidemment irresponsable d’en prendre ! Mais est-ce que c’est bien le cas ?

Voici les 5 Good News établies par les faits, par suite de la recherche clinique scientifique moderne :

  1. Les psychédéliques ne sont pas inutiles, mais traitent au contraire avec une grande efficacité de nombreuses pathologies mentales et physiques. A vrai dire, ils sont même capables de traiter des pathologies résistantes aux traitements classiques.

  2. Les psychédéliques ne sont pas dangereux lorsqu’ils sont pris dans un cadre sécurisé et qu’ils sont bien accompagnés lors de leur prise, en respectant les consignes désormais bien connues pour créer un bon set & setting. Ils ne sont pas toxiques physiologiquement, il n’y a pas d’overdose mortelle, ils sont même aussi sûrs, voire même moins dangereux, que les médicaments classiques légaux (antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques). Et bien sûr ils causent bien moins de troubles que les drogues légales (alcool, tabac…).

  3. Les phénomènes visionnaires, spirituels et mystiques que créent les psychédéliques et enthéogènes ont une influence positive sur l’intensité et la durée des effets thérapeutiques et sont donc à prescrire.

  4. Ces substances ne sont pas addictives, mais aident au contraire à guérir des addictions aux drogues comme l’alcool, le tabac, les opiacés, la cocaïne, les amphétamines. Elles ne créent pas de dépendance physique, ni de syndrome de sevrage, ni de besoin impulsif irrépressible de consommer. 

  5. Interdire les psychédéliques ne rend pas service à la société, car leur illégalité les rend d’usage moins éduqué, moins efficace (maladie, développement personnel ou spirituel) et moins sécurisé. En gros, ils ne sont pas interdits car dangereux, mais dangereux car interdits (impurs, de dosage inconnu, liés à mafia, etc…). De plus, leur utilisation augmente la conscience sociale et écologique, avec plus de respect et de connexion aux autres et à la Nature. Ils ont même un effet favorable sur la santé publique (comportements suicidaires l’année précédente, risque de dépendance aux opiacés inférieur à la moyenne, probabilité réduite de comportements délictueux et de récidive criminelle). Ceci est démontré par des statistiques issues des services d’urgence, ou encore par l’étude épidémiologique de la population générale. Ils sont donc bons pour la société !

Conclusion : Les substances psychédéliques et enthéogènes ne sont pas des stupéfiants et ne devraient pas être interdites.


DERNIÈRES RÉFLEXIONS PERSONNELLES…

En Amazonie et au cours de mes voyages en Amérique latine, j'ai rencontré tellement personnes que les plantes ont profondément aidées que pour moi, continuer d'en interdire l'accès en France, c'est là qu'il est, le putain de crime.

C'est Einstein qui disait que pour trouver la solution à un problème qui semble inextricable, il faut obligatoirement changer de niveau de réflexion, s'extraire du paradigme dans lequel le problème a été créé.

Attendez, voici les citations exactes :

"Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu'il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau".

"Vous ne pouvez pas résoudre vos problèmes en utilisant la même façon de penser qui vous a mis dans ce problème en premier lieu".

Selon moi, on est en plein dedans.

Crise de Conscience planétaire

Des souffrances mentales ne peuvent être soulagées avec davantage de mental. Tous ceux qu'ont essayé, ils ont eu des problèmes !

Pareil en ce qui concerne les maladies physiques qui se répètent. Au bout d'un moment, il faut comprendre que la racine qui fait que les maladies émergent se trouve à un autre niveau que le simple corps physique.

Et ça, c'est sans parler des addictions, des dépendances, des dépressions, et des traumatismes que les psychothérapies purement vocales ne règlent absolument pas.

J'ai rencontré beaucoup, beaucoup de personnes dépressives, violées, alcooliques, en perte totale de sens, qui ont été véritablement aidées, si ce n'est guéries pour de bon, grâce à l'Ayahuasca, aux champignons et au Bufo, notamment.

Parce que les expériences qu'induisent ces enthéogènes font entrer la personne dans un niveau de conscience complètement différent de celui d'où a émergé le problème, ce qui leur a permis de faire trois choses :

- Cesser de s'identifier et de se définir par leurs traumas, en réalisant que leur être est bien plus vaste que ça.

- Identifier la racine de leur souffrance et trouver la force de la regarder en face.

- Se relier au pouvoir curatif de leur propre conscience en apprenant à réécrire leur histoire, à redéfinir la nouvelle personne qu'elles souhaitent devenir, et à découvrir la maîtrise qu'elles peuvent avoir sur leurs pensées, leurs schémas et leurs intentions.

Voilà, j'avais juste besoin d'établir avec un peu plus de clarté la raison pour laquelle j'ai le désir de rendre les plantes maîtresses accessibles à ceux qui le souhaitent en France, en ouvrant un panorama plus général au passage : celui de la nécessité pour l’Être Humain d'avoir accès à la transe, niveau d'expérience et de conscience sans lequel il pédale dans la semoule.

Et à vrai dire, c’est sans doute le monde entier qui devrait changer de paradigme pour sortir de la crise…

Hâte de commencer à vous offrir des articles, des conférences, des témoignages, des rencontres, des ouvrages et des reportages qui montreront au paysage français que la Nature est tout sauf un crime, mais au contraire une sacrée bénédiction !

Le monde mythique du futur avec DNF

FAIRE PARTIE DU MOUVEMENT DNF !

Je vais pas vous faire un dessin, si vous croyez en notre projet, que vous vous reconnaissez dans les valeurs qu’on défend, que la vision du futur qu’on vous propose vous fait rêver et que vous avez confiance dans les membres qui portent le mouvement DNF, la plus belle façon de nous soutenir est de devenir adhérent de l’Association ! Pour ça, on a mis en place un helloasso qui vous permet de contribuer selon vos ressources et la ferveur de votre foi via différentes formules. Ça se passe ici :

YEP, CARRÉMENT QUE JE CROIS EN DECRIMINALIZE NATURE FRANCE !

Et pour suivre nos avancées, vous tenir au courant de nos projets, découvrir nos publications, ne pas manquer nos conférences et nos rencontres, voire même nous proposer des idées de collaboration ou mettre en avant vos initiatives qui résonnent avec notre mission, c’est sur notre site que ça se passe, et évidemment sur tous nos réseaux sociaux... C’est parti !

DECRIMINALIZE NATURE FRANCE : LE SITE


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Chamanisme, Archétypes Zoë Hababou Chamanisme, Archétypes Zoë Hababou

Le Voyage du Héros version Ayahuasca

Le corps et l’esprit disposent de tout un arsenal de moyens pour tirer la sonnette d’alarme, en mode “magne-toi le cul de faire quelque chose, sinon ça va péter !”. Dépression. Burn out. Ulcère. Rupture amoureuse. Accident. Alcoolisme. Ou d’une manière plus soft mais non moins chiante, un ras le bol général qui prend des proportions démesurées, te poussant soit au replis total, soit à deux doigts du meurtre de masse, selon ton profil psychologique, disons. Le replis, c’est l’introverti. Celui qui sort sa kalachnikov pour tirer dans le tas, c’est l’extraverti. Les deux sont des sociopathes, hein, désolée de vous flinguer le suspens. Ça, c’est ce qui concerne ce qui t’arrive à toi, très personnellement, mais “la vie trouve toujours un moyen”, comme dirait Goldblum dans Jurassic Park, et donc il est statistiquement plus que probable que les situations et “évènements” qui t’entourent se mettent aussi à bien déconner…

Le Voyage du Héros, ou Monomythe, ça vous dit quelque chose ? Ce concept en 12 étapes déterré par Joseph Campbell, auteur du Héros aux mille et un visages, acclamé par Carl Jung, présent dans tous les contes, légendes, mythes et récits initiatiques du monde entier, et que les petits malins d’Hollywood reprennent en boucle histoire de nous sortir des blockbusters qui tiennent à peu près la route ?

Mais pourquoi ce truc devrait être réservé à Hercule et Bruce Willis, hein ? Personnellement, je pense que tout le monde sur cette fichue planète se doit d’écrire sa propre légende et vivre son odyssée, vu que c’est le seul moyen de donner un sens aux années qui s’empilent l’une après l’autre, implacablement, jusqu’à la fin qu’on connait tous…

L’autre jour, je réfléchissais au fait que toute personne qui s’embarque dans le monde de l’Ayahuasca se lance sans le savoir dans une véritable quête faite de défis, d’obstacles, de prises de risque, d’audace et de détermination, et que cette quête la confronterait immanquablement à des étapes qui… oui, voilà. J’avais mis le doigt dessus. Des étapes qui correspondaient pile poil aux Fameuses 12 Étapes du Voyage du Héros.

Dans un monde où les rites de passage ont disparu de nos vies, et si vous envisagiez de créer votre propre parcours initiatique ? Et si entrer dans la Quête de la Medicina était l’un des ultimes moyens qui nous restent de vivre une splendide aventure intérieure, excitante, inspirante, en mesure de nous rendre notre pouvoir personnel et de l’exalter (ce qui explique sans doute pourquoi l’Ayahuasca est illégale, soit dit en passant) ?

Qu’on se le dise, ce Voyage du Héros version Ayahuasca est une vraie dinguerie, un pur lâchage qui n’a pas vocation de se prendre au sérieux (parce que ça commence à me gonfler, qu’on se prenne tous tellement au sérieux…). Si cet article balance tout de même quelques vérités qui font mal et d’autres qui font du bien, il n’empêche que sur n’importe quel autre blog, ce truc ferait l’objet d’une déferlante clignotante de trigger warnings, tant il risque d’offenser dans le fond comme dans la forme. Vous voilà prévenus.

Mais ça veut pas dire pour autant que ce qui est décrit ici n’est pas dangereusement réel. Au contraire.

Je vais donc vous demander de retirer votre balai, d’attraper ce seau de pop-corn extrêmement mauvais pour la santé, et de vous installer confortablement, vous et votre second degré, dans votre canapé… et de me laisser vous emporter au cœur d’une furieuse épopée… dont VOUS êtes le héros !

Les 12 étapes du Voyage du Héros en mode Medicina : De Zombieland à la Liberté

Le voyage du héros version ayahuasca

 1 - LE MONDE ORDINAIRE

D’emblée, je vais dresser un triste état des faits : le monde ordinaire est le même pour chacun d’entre nous. La vie a été si bien muselée qu’elle en est devenue insipide. Je sais qu’en règle générale, quand on dit que l’Homme est un loup, c’est pour le côté négatif du truc. Mauvais, cruel. Dangereux. 

Déjà, les vrais loups ne sont pas du tout comme ça. Ensuite, on peut tout à fait retourner la situation pour qualifier les choses ainsi : l’Homme est un loup. Sauvage, beau. Puissant.

Sauf que la marque de fabrique du système, c’est de réduire mécaniquement ce loup à l’impuissance. En le détruisant dans sa tête. Dans la vision qu’il a de lui-même. Justement pour qu’il en ait plus du tout conscience, de sa puissance.

Le sentiment d’impuissance qu’éprouve l’Homme-Loup dans ce qu’est devenue sa vie est un truc qui lui déchire l’âme en deux. Y a rien de pire que de se sentir infoutu de maîtriser quoi que ce soit. Payer l’essence une blinde parce qu'IL FAUT aller travailler. Faire un boulot de merde parce qu’IL FAUT bien remplir le frigo. Bouffer de la daube parce que PAS LE TEMPS NI LE FRIC pour s’alimenter sainement. Entretenir des relations moisies parce que TOUT LE MONDE est mal dans sa peau. Rester dans cette merde parce que PLUS ASSEZ D’ÉNERGIE pour imaginer faire autre chose.

Ouais, je vois ce que vous voulez dire. Je vois le mot FATIGUE clignoter dans vos cerveaux.

Ce putain de statu quo, pas vrai ? Cette saloperie est si bien ficelée, dans tous les aspects de la vie, qu’il semble carrément impossible de lui échapper. 

Zombieland

La vie, parlons-en ! On se traîne là-dedans comme des putains de morts-vivants. La déconnexion d’avec soi-même et le monde est si brutale que c’est à peine si on le sent, l’appel féroce de la liberté qui hurle à la lune dans nos consciences pour qu’on sorte de là !

Bordel, même pas sur tes propres pensées, t’as du pouvoir ! Même ce putain de mental te contrôle ! Comme si c’était pas suffisant d’être le boulon d’une saloperie de machine, faut en plus que tu t’en trimballes une en permanence en plein cœur de ta tête, qui poursuit nuit et jour son lent travail de sape, dévorant le peu d’énergie qui te reste, encore plus vicieuse, plus toxique, que celle dont t’es le pantin dehors !

Nan, y a pas à dire, c’est VRAIMENT la merde.

Le loup que t’es oscille entre deux attitudes contradictoires qui n’aident pas franchement à trouver le moyen de s’échapper : d’un côté, ce terrifiant manque de sens engendre en toi une sorte de tristesse carrément transcendantale et une immonde, une paralysante lassitude. Et de l’autre, la faim de liberté qui gronde en toi en te labourant sans trêve les boyaux provoque une sorte de frustration, de COLÈRE, qui n’a rien de précisément constructif en ce qui concerne l’équilibre de tes relations, qu’il s’agisse de celles que t’entretiens avec les autres, ou avec toi-même.

Loup hurlant à la liberté

Le monde n’est pas ce qu’on t’a dit qu’il était. Même si t’attends plus grand-chose de la vie, t’es tout de même foutrement DÉÇU.


2 - L’APPEL DE L’AVENTURE

Et puis, il va se passer un truc. Ça peut être un truc positif, mais soyons honnête deux minutes. Dans cette vie de chiotte, ce sera plus probablement un truc négatif, telle la crotte finale sur le gâteau de merde, ouaip.

Une maladie. Pas forcément grave. Mais suffisamment prégnante pour que ce soit difficile de l’ignorer et de continuer à fonctionner comme si de rien n’était. Physique ou psychique, peu importe. Le corps et l’esprit disposent de tout un arsenal de moyens pour tirer la sonnette d’alarme, en mode “magne-toi le cul de faire quelque chose, sinon ça va péter !”.

Dépression. Burn out. Ulcère. Rupture amoureuse. Accident. Alcoolisme.

Ou d’une manière plus soft mais non moins chiante, un ras le bol général qui prend des proportions démesurées, te poussant soit au replis total, soit à deux doigts du meurtre de masse, selon ton profil psychologique, disons. Le replis, c’est l’introverti. Celui qui sort sa kalachnikov pour tirer dans le tas, c’est l’extraverti. Les deux sont des sociopathes, hein, désolée de vous flinguer le suspens.

Sortir sa kalachnikov

Ça, c’est ce qui concerne ce qui t’arrive à toi, très personnellement, mais “la vie trouve toujours un moyen”, comme dirait Goldblum dans Jurassic Park, elle est roublarde, et donc il est statistiquement plus que probable que les situations et “évènements” qui t’entourent (dans la vie d’un zombie, y a tout de même peu d’évènements notables, mais passons) se mettent aussi à bien déconner, dans le sens à la fois positif et négatif du terme, ce coup-ci.

Des exemples ? 

Une rencontre ou une expérience faite “par hasard” qui va te donner l’impression d'être Jim Carrey dans Truman Show, quand il passe de l’autre côté du décor à la fin.

Homme-allumettes qui va exploser

Une perte humaine ou matérielle qui va soudain te faire réaliser à quel point la vie est précieuse, que t’as plus le temps de renâcler dans ton box, qu’il te faut t’élancer sur la piste de l’existence et la vivre MAINTENANT. 

Ou encore, entendre parler d’une certaine Plante qui se trouve là-bas, en Amazonie, dont on raconte qu’elle aurait le pouvoir de guérir la vie… et sentir… comme un appel vers elle.

D’une manière générale, beaucoup d'éléments vont commencer à se foutre à cul, telles d’infimes incisions dans la croûte que tu croyais solide, immuable, de ta réalité. T’incitant à un timide début de reconsidération des choses.

Non, rien à faire, t’hallucines pas ! Synchronicités, rêves, lectures, rencontres improbables, parfois même jusqu’à ta putain de série Netflix qui, incompréhensiblement, se met à parler d’Ayahuasca et radoter l'écho de ce que tu perçois partout ailleurs ! Voilà que le monde entier est ligué contre toi pour te gueuler la même injonction : CHANGEMENT…

En Alchimie, on dit que c’est là que tu captes ce que c’est, le Miroir de l’Art. Le fait que ton monde extérieur n’est qu’un reflet de ton monde intérieur.

Attention, ça va se mettre à swinguer…


3 - LE REFUS DE L’APPEL

Naturellement, vu que t’es qu’un zombie, ta première réaction va être le refus. Comme un môme buté qui croise ses bras sur son ventre, rouge jusqu’aux oreilles, et secoue la tête obstinément d’un air parfaitement con.

Pour oser répondre un grand OUI dionysiaque à l’appel sauvage de la Vie, comme dirait ce vieil enfoiré de Nietzsche, encore faut-il être vivant, c’est le problème.

Mort-vivant

Le truc marrant chez l’être humain-zombie, c’est qu’il trouve toujours un tas de raisons bien rationnelles, bien adultes, bien lâches, pour se défiler face à l’injonction de l’univers de se reprendre en main et d’arrêter deux minutes de nous casser les couilles à jouer les victimes.

Puisqu’on est dans le domaine de l’Ayahuasca, le tableau précis n’est pas dur à esquisser, car une fois de plus on fait tous face aux mêmes écueils quand il s’agit d’aller, oui ou merde, rencontrer l’Abuelita dans la selva.

Pas envie de se confronter à l’incompréhension de tes proches. Les discussions à n’en plus finir avec ta mère au sujet de la différence entre une drogue et une plante psychotrope te terrassent rien qu’à l’idée.

Tu flippes, t’as peur, toute ton âme tremble littéralement d’appréhension devant la radicalité de l’expérience proposée.

De plus, la partie feignante du zombie en toi te susurre que le travail qui s’annonce est bien trop relou, pas loin des 12 travaux d'Astérix (elle n’a pas tout à fait tort), et qu’étant donné que t’as déjà passé toute ta putain de vie à TRAVAILLER, comment dire, c’est pas super bandant. 

Et en plus t’as pas d’argent.

Et bref, on s’en fout de tes raisons, le seul truc net, c’est ta tentative pathétique de maintenir autour de toi l’enfoiré de statu quo à coup de “ça ne va tout de même pas si mal que ça”, parce que la vraie vérité, c’est que tu te chies dessus en imaginant les changements qu’une telle entreprise risqueraient de provoquer dans ta vie. 

Et ce qu’ils impliqueraient pour ton avenir.

Dommage, jusqu’à présent il était tout bien tracé, ton futur, ligne droite sécurisée, bien balisée, tout droit vers la mort, hop c’est réglé, et maintenant voilà que tu commences à le remettre en question, lui aussi.

Je compatis.

C’est dur d'être vivant.


4 - LA RENCONTRE AVEC LE MENTOR

Rencontrer son mentor

“Quand l’élève est prêt, le maître apparaît”. Ça te dit quelque chose, cette maxime ?

Même si la phase 3 ne le laissait pas clairement supposer, en réalité, le sournois message de la vie a accompli son chemin en toi, presque à ton insu, appelant à toi la personne qui va faire sauter ta dernière résistance. S’il te fallait une nouvelle preuve que ce que tu vis dans la matière n’est que le reflet de ton état intérieur, c’est en cette personne que tu l’as trouvée. Et votre rencontre sonne comme une évidence.

Les paroles du mentor qui inspire le héros

Quand elle te parle de l’Ayahuasca, c’est comme si toutes tes cellules faisaient une bringue d’enfer dans ton système. Ton cœur crie “oui, oui, oui !”, ton cerveau clignote comme un petit fou d’excitation, et l’appel qui résonne dans tes tripes redouble de puissance en faisant des loopings.

Mais le plus cinglé, c’est que t’as le sentiment qu’une partie de toi connait déjà tout ça. Que les mots de ton “mentor”, tu pourrais presque les prononcer en même temps que lui. C’est ça que ça fait, quand tu décides enfin de te réaligner. Tout coule de source. Tout est naturel, évident.

Tout n’est que confirmation de ce que tu savais déjà.

Ta décision est prise. Elle a été prise depuis fort, fort longtemps, comme si c’était ton Toi du futur qui t’avait envoyé tous ces signes pour que tu te diriges vers lui…

Le reste n’est qu’une formalité.


5 - LE PASSAGE DU SEUIL

Aussi sensé et rationnel qu’on se prétende, toute affirmation dionysiaque du OUI À LA VIE se résume finalement par un très sobre et très kamikaze : “Nique sa mère, j’y vais !”.

Les zombies cherchent à retenir le héros

Ne dérogeant pas à la règle, c’est donc avec un certain panache et une narquoise ambition de liberté que tu choisis de partir en Amazonie rencontrer l’Ayahuasca. Voilà, t’es passé de l’autre côté. Dans ta tête. Dans ta vie. Mais aussi dans tes relations. Y a qu’à voir la gueule qu’ils tirent, tous. Ta décision de quitter Zombieland n’est pas loin d’être perçue comme PURE PROVOCATION. “Mais pour qui il se prend, celui-là, à s’imaginer pouvoir abandonner la Machine d’un simple claquement de doigt, alors que nous, on reste dedans ?”.

A ce niveau, j’ai envie de dire, chacun pour soi. Ceux qui osent profiter de leur liberté d'Homme-Loup ont toujours bizarrement tendance à agacer ceux qui ne font pas mine de vouloir en disposer. Ils te disent que toi, tu peux te le permettre. Que TOI, T’AS DE LA CHANCE, alors qu’eux, tu comprends, avec le taff, les crédits et les gosses, balablabaaa…

Ouais, ouais… On est au courant, les gars, vous fatiguez pas. Y a mille et une putains de bonnes raisons de rester un robot. Alors, que vous dire ? C’est cool, profitez bien !

Fuck la Machine !

Quoi qu’il en soit, toi de ton côté, t’es pas non plus au bout de tes peines. La vie ne rigole pas. Direct, tu vas devoir prouver ta volonté. Entre les thunes à réunir, les congés à négocier, l’organisation du voyage en mode “réservation de diète, billets d’avion, je mets quoi dans mon sac à dos”, tes “potes” jaloux qui font semblant d'être contents pour toi tout en cherchant sans cesse à te dissuader de te barrer et ta mère qui n’a décidément que le mot DROGUE à la bouche et reste de ce fait persuadée que dans la jungle, tu vas crever, autant dire que la Machine n’a pas l’intention de te faciliter la tâche, ce qui, cela dit, ne fait qu'attiser ton désir de la larguer.

Et ça, c’est sans compter ce qui se passe à l’intérieur de toi…

Les Grandes Décisions, c’est comme Domino Day. Suffit d’une pichenette sur un pauvre bout de plastique en rectangle et tout le reste est entraîné dans la chute, impossible de faire marche arrière. Donc à l’intérieur de toi, c’est chamboule-tout.

Le passage du seuil, étape décisive du voyage du héros

Tu dois lutter contre l’appréhension qui tournicote dans tes intestins, et rien que ça, c’est déjà confrontant, comme expérience. Ta peur primale de l’inconnu émerge. 

Au fond de toi, quelque chose sait que ta décision de t’engager dans la medicina peut potentiellement changer toute la donne, et tu goûtes un curieux cocktail mêlant à parts égales crainte, enthousiasme, et putain d’excitation.

On y est. Les étincelles commencent à grésiller sous ta carapace de robot-zombie. Tel un bon coup de pied dans une fourmilière, la vie commence à s’agiter sous l’envers de ta peau. 

C’est là que ton monde accepte enfin de se mettre au diapason.

Les synchronicités s'enchaînent. Des coups de bol incroyables jalonnent ton chemin. Tes vrais amis, ceux qui sont vraiment foutus d'être heureux pour toi, t’affirment, l’œil ému, que t’as pris la bonne décision. Plein d’éléments semblent indiquer que oui, la medicina t’attend. 

Autrement, comment expliquer ces rêves étranges que tu fais presque chaque nuit, où cette jungle que tu ne connais pas encore murmure pourtant déjà à ton âme des visions d’un autre monde ?


6 - TESTS, ALLIÉS ET ENNEMIS

Te voilà dans la jungle, jeune Guerrier ! L’émerveillement est total. Ton nouvel environnement est si différent de celui que t’as quitté que tu peines à en croire tes yeux, et dois régulièrement te pincer pour être certain que t’es pas en train de rêver. 

L'arrivée du héros dans la jungle

Tu te demandes comment c’est possible qu’il existe une telle autre réalité sur une seule et même planète, inimaginable pour les zombies qui sont restés dans la Machine, dont tu faisais toi-même encore partie juste quelques jours en arrière. T’en viendrais presque à ressentir de la pitié, de la COMPASSION pour les robots trop pétochards laissés derrière toi, tellement agrippés à leur illusion de sécurité qu’ils n'oseraient jamais faire un pas au-delà de leur prison, même si la porte est ouverte… Mais cet élan de générosité ne dure pas. Tu es trop occupé à kiffer avec toi-même, avec ton nouveau monde. 

Tu te sens tel un nouveau-né béni des dieux.

Le chaman a de bonnes vibes. L’Amazonie est magnifique. Tu adores ta petite cabane appelée “tambo” où tu vas bientôt t’isoler tranquillement pour faire connaissance avec toi-même. Même la première assiette de bouffe qu’on te présente te ravit, tant l’optique de prendre enfin soin de ton corps à base de riz, de lentilles et de concombre te réjouit. Bref, tu souris si fort à la vie que ça te fait mal aux zygomatiques.

Et puis, vient l’heure de la première cérémonie d’Ayahuasca. La rencontre tant attendue avec l’Abuelita.

Partons du principe que cette fois-là, elle va se montrer très belle et très accueillante. T’étreindre dans la chaleur de ses bras multiples. Transfuser ton cœur d’amour. Saturer ton être d’une confiance, d’une foi, qui vont te régénérer de la tête aux pieds.

Le héros rencontre l'Ayahuasca

Ce qui fait que le lendemain, t’es limite insupportable pour les autres, voire parfaitement imbuvable. Trop extatique. Trop fier de toi. Comme si la Plante t’avait fait une faveur spéciale, rien qu’à toi…

C’est le problème avec toutes les conneries qu’on lit sur internet. A force d’entendre parler de ces niaiseries de dissolution de l’ego et d’expérience de mort symbolique, si tu vis pas ça la première fois que tu bois, direct tu t’imagines que c’est parce que l’Ayahuasca t’adore et t’a choisi pour être une sorte d’élu.

Rien n’est plus faux. T’es simplement en train de faire face à ton premier ennemi : ton putain d’ego.

Et le chaman va vite te faire déchanter. Pendant que tu planais dans ton trip en t’imaginant être le fiston spécial, le petit chouchou de la Madre, il t’a lu, lui. Il a regardé en toi. Il a convoqué les Plantes Maîtresses pour savoir laquelle souhaitait travailler avec toi. Il a vu les sales énergies que tu te traînais, tes blocages corporels, psychologiques, affectifs. Spirituels. Et même s’il a la décence de pas te présenter la facture dans le détail, l’enfoiré se débrouille quand même pour te faire comprendre que tu vas avoir un sacré taff à fournir si tu souhaites sincèrement aller mieux.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a le mérite de te faire redescendre. Tu captes brutalement que ta guérison ne sera ni facile ni rapide. Que ce qui va se passer ici a finalement peu de choses à voir avec la magie. Que ta volonté de guérir va être maintes et maintes fois éprouvée, que ça va être long et difficile. 

Qu’il va falloir t’accrocher.

Le début des épreuves commence. 

(Ah, et dans la version où avec l’Ayahuasca, ça s’est mal passé, tu te transformes en larve catatonique qui se demande quelle connerie de folie lui a pris de venir se baiser tout seul dans cette jungle de merde, et les épreuves commencent aussi. Voilà.)

Tu vas donc entrer dans une phase de nettoyage. Enfin, nettoyage, le mot est faible. Il serait probablement plus juste de parler de récurage intensif, de décrassage, de dératisation même peut-être, comme quand tu laisses ta baraque à une entreprise d’anti-nuisibles qui se trimballe avec une grosse blatte en latex sur le toit de la camionnette, et que des hommes fringués en cosmonautes de labo posent des scellés tout autour de ta turne pour interdire à quiconque d’y foutre le nez durant les trois prochains jours, sous peine de se métamorphoser instantanément en alien tout vert et tout glauque. Et tout comme j’imagine que ça se passe dans ce genre de tuerie de masse à domicile, les bêbêtes qui pullulent dans ta maison-corps-esprit vont passer un sale quart d’heure. 

Nettoyage des parasites à base d'Ayahuasca

Le manque de bol, c’est qu’au passage, toi aussi.

Tes pensées vont te faire chier. Tes souvenirs vont te faire chier. Ton corps, lui aussi, va bien chier. Et tes émotions, ces petites folles stupides, risquent fort de s’embarquer pour des montagnes russes passant du Space Montain (bien) au Train Fantôme (pas bien). Oui, comme chez Mickey, sauf que c’est moins fun.

Que ce soit en cérémonie ou tout seul dans ton tambo, ça va pas être une partie de plaisir. Beaucoup d’éléments que jusqu’à présent t’avais préféré foutre sous le tapis sont en train de repointer leur nez. Et c’est là que tu réalises l’ampleur des dégâts. La force que tous ces trucs refoulés ont acquise durant tout ce temps où tu refusais de les regarder. La moisissure qui les a fait enfler jour après jour, année après année, tandis que tu foulais le tapis en ignorant superbement que ça commençait à bien schlinguer là en-dessous, et que le putain de truc faisait une drôle de bosse au milieu du salon.

C’est dur, en effet, mais personne t’a dit que ce serait facile.

En Alchimie, on dit que ton Feu secret vient de s’éveiller, tu commences doucement ton Œuvre au noir et tu es prêt à te salir les mains.

Dieu soit loué, tu n’es pas tout seul au cœur de ces dissolutions. Pour tout dire, il se passe même des choses franchement intéressantes, au niveau de ton timide début d’alliance avec les plantes… 


7 - L’APPROCHE DE LA CAVERNE

Après la phase de nettoyage vient celle du travail. Tu croyais t’être offert de chouettes vacances psychédéliques au Pays des Merveilles en bookant cette petite diète dans la jungle, hein ? Perdu ! Et si t’estimais t’être déjà tué à la tâche dans ta vie de zombie, tu vas vite piger que t’avais pas la moindre idée de ce que le mot TRAVAIL signifie…

Le héros approche de son centre

Travailler vers l’extérieur, c’est facile. Easy. Travailler en dedans, sur toi-même, ça se situe dangereusement plus proche du 10 sur l’échelle de Richter, mais qui a décrété que les secousses étaient un truc qu’il fallait craindre ? Après tout, y a quelques situations dans cette chienne de vie où se faire secouer n’est pas si désagréable… genre sur le taureau qui tourne à la fête foraine (héhé, je t’ai eu).

Le truc important à pas perdre de vue ici, c’est que peu importe dans quelle mesure l'œuvre à laquelle tu te dévoues peut sembler ardue, ça en vaut la peine, parce que les bénéfices que t’en retireras seront à la hauteur du sacrifice consenti, voire carrément au-delà.

Alors, tu t’y mets, conscient que ce que t’es en train de faire revient à affûter tes lames avant le Grand Combat. Ou encore courir dans les escaliers comme Rocky (à toi de voir si tu préfères te visualiser comme un samouraï ou comme un boxeur, les deux fonctionnent très bien).

Le travail intensif du héros avec les plantes

Soutenu, guidé et inspiré par le chaman et les plantes, tu travailles ton centrage, ton ancrage. Tu travailles ta concentration et ton alignement. Tu travailles à maîtriser ton mental. Tu travailles à reprendre contact avec ton corps. Tu travailles à faire gaffe à tes rêves et à tenter leur analyse, et donc à créer un pont entre ton conscient et ton inconscient, afin que ton intuition s’aiguise et t’offre un nouveau prisme à travers lequel sentir le monde et décrypter ta psychologie. Tu travailles à l’affinage de ton écoute de ce qui est subtil. Tu travailles à prendre confiance en la plante que tu diètes, à savoir recevoir et incorporer ses messages. Tu travailles à renforcer l’alliance entre trois parties de toi qui jusqu’à présent moulinaient bêtement chacune de son côté : Ton cœur. Ton esprit. Ta volonté. Tu travailles à extraire les qualités cachées de tes défauts, prenant appui sur l’ombre pour t’élever vers la lumière. Tu travailles à te détacher, à pardonner, à accepter. A lâcher prise.

Et durant tout ce long et profond processus opéré dans le labo de ton corps-esprit, les plantes t’aident. Elles t’aident à affûter ton âme, pour qu’elle renvoie enfin la lumière. 

Et peu à peu, tu sens que tu t’éveilles à ta propre puissance…

Tu prends conscience que ta guérison, ton bien-être, les relations qui composent ta vie, les rêves que tu vas ou non réaliser, les idées que tu vas concrétiser, les choses que tu vas changer, les sentiments et les pensées que tu vas accepter ou rejeter… que tout ça est, et a toujours été, entre tes mains. 

Tu prends conscience que le conditionnement n’est plus pour toi une fatalité.

Parce que c’est toi, l’unique responsable de toute ta vie.

Et même si c'est une idée qui peut paraître effrayante, tu réalises que ce pouvoir concentre en lui ce que l’Homme-Loup et le robot-zombie ont toujours secrètement désiré : la Liberté.


8 - L'ÉPREUVE SUPRÊME

C’est là que tu percutes enfin que le trésor que tu cherches a toujours été en toi. Cette liberté qui fait hurler les loups, Graal du robot, hantise de la Machine, c’est rien qu’une perfidie supplémentaire du système que de t’avoir fait croire que tu devais la chercher à l’extérieur, dans la quête effrénée d’une quelconque réussite sociale qui t’élèverait au-dessus du troupeau, rien qu’un nouveau mensonge de l’ego, cet enculé, qui te fait désirer une chose que t’as toujours possédée…

Héros en lutte contre son ego, en quête de son trésor intérieur

Le seul ennui avec les trésors intérieurs, c’est qu’ils sont encore mieux planqués, encore mieux gardés qu’un coffre de pirates rempli d’or, perdu sur une île déserte avec un monstre planté dessus, au cœur de l’océan. Mais c’est un truc que ta diète de plantes t’a forcément déjà révélé : les pires démons qui existent, c’est ceux qui squattent dans ton cerveau et sous ta peau. Donc qu’il s’agisse de l’or à gagner ou des monstres à buter, tout va devoir se passer dans l’invisible…

Et voilà, t’es bien parti pour t’embarquer dans un combat schizoïde avec toi-même ! La plus belle partie de ton âme est jalousement gardée et retenue prisonnière par cette autre partie de toi, la plus vile et la plus stupide, qui t’en barre l’accès.

Comment l’Ombre et la Lumière peuvent-elles coexister ainsi au sein d’une même personne ? Comment c’est possible, PUTAIN DE MERDE, qu’il faille entrer en guerre contre toi-même pour récupérer un truc qui t’appartient de droit ?

Je te le concède, c’est une vraie dinguerie, mais tout Guerrier doit en passer par là. Cependant, l’idée serait peut-être de ne pas considérer ce combat d’un point de vue binaire qui, comme chacun sait, est l’apanage des esprits étriqués ou bien encore d’une sorte très spéciale de daltoniens qui ne peuvent discerner que le blanc et le noir.

Certes, d’un côté, il y a le Soi. Cette partie de toi que tu rêves d’atteindre et d’incorporer. Cette partie qui signifie Conscience et Liberté.

Et de l’autre, il y a le moi. Ce petit pervers polymorphe d’ego qui prend tout de même souvent les atours d’un Bon Gros Pervers Narcissique en s’éclatant avec toi à base de manipulation, soumission, inspiration de la peur, j’en passe et des meilleurs.

Le trésor gardé par le Soi, c’est de l’or en barre : foi, confiance, pouvoir créateur sur le monde, paix, lumière et tutti quanti.

L’ego qui dans cette fable fait office du dragon gardant le seuil de l’accès à ce trésor, c’est précisément sur la mécanique inverse qu’il joue : peur, doute, impuissance, inquiétude, noirceur, ce qui se résume peu ou prou à la pire question qu’un Homme puisse se poser quant à ses avancées : Et si tout n’était qu’illusion ? 

Cette question est tout à fait légitime, navrée. A vrai dire, y a qu’une fois que t’auras vraiment goûté au pouvoir créateur de la conscience sur la réalité que cette pute en forme de point d’interrogation te lâchera réellement les baskets. En attendant, tu vas devoir accomplir un acte parfaitement insensé : croire malgré le doute.

C’est schizo, pas vrai ? 

L'épreuve du héros, entre ombre et lumière

En effet. C’est ce qu’on appelle un Acte de Foi. Commencer à croire alors que la réalité n’a pas encore changé. Commencer à agir comme si le Soi était déjà aux commandes alors que pour le moment, c’est cet enfoiré d’ego qui s’agrippe aux manettes.

Disons que c’est une manière de tendre vers une sorte de… réconciliation.


9 - LA RÉCOMPENSE

L'ego-dragon, gardien du seuil alchimique

Du coup, tu sors du côté binaire et limité du truc. Parce que c’est là que tu captes que cet ego-dragon n’est ni plus ni moins que ton meilleur initiateur, le parfait maître d’armes, le seul qui sera en mesure de t’amener aussi haut que tu souhaites aller, en te permettant justement de prendre appui sur lui…

Parce que l’obscurité n’est rien d’autre qu’un endroit où la lumière n’est pas encore passée. Les monstres n’existent dans le placard que tant que t’as pas allumé ta lampe de chevet pour réaliser, soulagé, qu’il ne s’agit que d’un tas de fringues auquel les ténèbres prêtaient un aspect illusoirement menaçant. L’Ombre qui te suit, c’est pas un dangereux psychopathe qu’attend que le prochain coin de rue pour te sauter sur la râble et t’agresser comme un forcené. L’Ombre est une partie essentielle de toi-même, qui s'allonge derrière toi quand la lumière déclinante du soleil couchant te fait face. Sous les feux de midi, quand les rayons t’irradient, l’Ombre est quasiment invisible. Mais elle est toujours là.

Celui qui souhaite accéder à la totalité de lui-même ne peut en aucun cas refuser d'incorporer son Ombre et d’écouter le message qu’elle véhicule de par son existence.

Les défauts de l’ego existent pour attirer ton attention sur des qualités qui n’ont pas encore été révélées. Les situations de merde dans la vie existent pour pointer du doigt des schémas qui ne te conviennent pas. La maladie débarque et te pourrira ton groove jusqu'à ce que tu sois prêt à reconnaître la souffrance spirituelle qu’elle dévoile et symbolise.

L’ego est le chemin vers l’accomplissement du Soi.

Il existe une légende qui dit que quand on accepte de les écouter, les démons se transforment en sages…

Leurs douleurs sont réelles. Leurs cris sont légitimes. Leur existence doit être reconnue. L’Ombre est ta plus belle alliée car elle seule ne craindra jamais de te dire la vérité telle qu’elle est, sans ronds de jambe, sans pincettes, sans fioritures. 

La Réalité nue.

Ça dépend que de toi d’avoir le courage de la rencontrer. Et d’oser la regarder en face dans toute l’ampleur de sa féroce vérité.

Le moi et le Soi alignés

Ça, c’est ce qu’on appelle une seconde naissance. Tu viens enfin d’accéder à ta totalité. Ton nouvel axe est aligné entre le moi et le Soi, en une sorte de fusion harmonieuse des différentes parties qui te composent. Les dissolutions passent au stade supérieur. Tes défauts transmutés deviennent des qualités. Tes ombres sublimées révèlent enfin leur lumière cachée.

En un mot comme en mille, tu viens de foutre la main sur la putain de Pierre philosophale, mec, et plus rien ne sera jamais comme avant.

Enfin… c’est ce qu’on va voir.


10 - LE CHEMIN DU RETOUR

L'alliance avec les plantes sacrées et l'Ayahuasca

Tu te sens fier de toi.

Ta diète est réussie. Tu sens la puissance de ta plante tankée dans tes épaules, fichée telle une épée érigée dans ta colonne vertébrale. Remonté à bloc après le succès de ton dernier combat, transfusé d’une VIE que t’avais pour ainsi dire jamais sentie, ta foi en ta renaissance n’a d’égale que celle en ton avenir.

Le héros tient le monde entre ses mains

Tu tiens le monde entre tes mains, mais, persuadé que désormais, seules les plus hautes vertus t’animent, pas une seule seconde tu ne doutes de savoir employer ton nouveau pouvoir uniquement en dévotion à la cause du Bien. Tu te sens tel un redoutable chevalier au service d’une sagesse supérieure, qui t’a choisi pour la représenter. Les plantes elles-mêmes t’ont élu comme l’un de leurs gardiens, et tu frétilles d’impatience à l’idée de revenir dans ton monde, chez les zombies, pour colporter la bonne parole et leur montrer la voie vers une liberté dont tu es désormais l’un des plus beaux exemples vivants.

Quel bonheur d'être enfin porteur d’une mission ! Tu as trouvé le sens de ta vie et n’as plus qu’une idée en tête : le gueuler sur tous les toits afin que l’univers entier le sache aussi.

Oui. 

Tu te sens beaucoup, beaucoup trop fier de toi…


11 - LA RÉSURRECTION

L’ego polymorphe a ça de terrible qu’en vertu de sa polymorphie, justement, ce misérable renégat est en mesure d’emprunter toutes les formes qu’il juge les plus adéquates pour te faire sans cesse retomber dans ses filets. Ce truc est une putain de mutation sur pattes, et Dieu sait que ton instinct de vigilance ne doit surtout pas se relâcher au moment de cette phase ô combien délicate, car l’hybride à peine né du dur labeur dont tu te croyais débarrassé n’attend qu’un seul instant d’inattention de ta part pour te jaillir à la gueule et se mouler sur ton visage façon nouvelle persona tel un affreux bébé alien dégénéré !

Attention les yeux ! Je vous demande d’acclamer le clone le plus fourbe, le plus laid et le plus vicelard du Fils de pute en Chef… Mesdames et messieurs, L’EGO SPIRITUEL !

L'ego spirituel

Mais nom d’un chien, comment lutter contre une telle abomination ? Si même les vertus les plus belles peuvent se parer de lumières trompeuses, si même les plus nobles intentions peuvent n’être qu’une nouvelle chute dans le dédale de l’hypocrisie, comment, AU NOM DU CIEL, être un jour jamais sûr qu’on chemine bel et bien sur la bonne voie, et non sur un sentier qui, pas après pas, nous éloigne toujours plus de la tant souhaitée vérité ?

Seule une chose ne trompe pas : les actes.

Les idées, les intentions, les paroles, les pensées, toutes peuvent être trompeuses. Car tant qu’elles ne sont pas incarnées jusqu’à la garde dans la preuve irréfutable de la matière en action, c’est rien de plus que le bullshit qu’un Homme se raconte à lui-même. Et sans me la jouer trop Dr. House : TOUT LE MONDE MENT.

Ouais, je sais ce que vous allez dire. Certains actes mentent également. C’est vrai. Le monde est rempli de gestes “altruistes” qui dissimulent la pathétique tentative de valorisation de l’ego de leurs auteurs...

Ça brille dehors, ça schlingue dedans.

Quand je parle d’actes, je parle d’observer la vie d’une personne dans le détail. La qualité de ses relations avec ses proches. Le genre de bonheur qui la fait rayonner. Le nombre de ses mots jetés dehors qui trouveront bel et bien une réalisation. C’est pas si compliqué. Pour savoir si la “spiritualité” de quelqu’un est vraiment vivante en lui, il suffit de regarder sa vie.

Certains n’ont que de la gueule. D’autres la ferment et agissent.

A quel clan souhaites-tu appartenir ?

D’ailleurs, non, pause !

Et si t’allais plus loin que ça ? Et si tu décidais de cesser de vouloir à tout prix te définir ?

Et si l’accomplissement du Soi était précisément hors de toutes limites, de celles qui t’incitent à te coller une étiquette sur le front et brandir un panneau plein de slogans afin de clamer bien haut et bien fort LA PERSONA que tu te sens si fier d’incarner ? Y a de l’idée, pas vrai ?

Garde bien ça en tête pour la suite des réjouissances, mais en attendant, tu décides, toi, là, maintenant, de ne pas basculer dans la facilité de l’ego spirituel.

Fuck off, man, no way. Hors de question.

La résurrection du héros à la fin de son voyage

Toi, nouveau Guerrier, comme un grand, sans l’aide de personne, TU DÉCIDES que les conneries s'arrêtent ici. Tu décides que les choses ne seront plus jamais comme avant. Que l’expérience que t’as vécue dans la jungle avec la medicina ne restera pas une jolie parenthèse enchantée que d’ici quelques mois t’auras complètement oubliée. Tu décides de te comporter entièrement différemment avec ton ego, peu importe les masques qu’il s’amusera à se foutre sur la gueule pour te berner et tenter de te faire vaciller.

TU CHOISIS d’appliquer MAINTENANT les leçons de cette expérience à toute ton existence.

Tes grands idéaux deviennent AUJOURD’HUI les qualités fondamentales de celui que tu es.

Tes hautes valeurs deviennent AUJOURD’HUI la façon juste dont tu vas traiter les autres aussi bien que toi-même.

Tes belles intentions et tes nouvelles croyances deviennent AUJOURD’HUI la manifestation terrestre de ce que ton âme a choisi d’incarner.

AUJOURD’HUI, tu décides d'être le créateur de ta putain de nouvelle réalité.

Et de t’engager à jamais dans la Voie du Guerrier.


12 - LE RETOUR AVEC L’ÉLIXIR

Welcome back to Zombieland !

Putain, ça t’avait pas manqué. Si y a bien un truc de sûr avec la Machine, c’est que plus toi tu changes, plus elle, elle reste pareil.

Fin du voyage du héros, dragon-ego devenu allié

Sacrée dinguerie de constater que pendant que toi tu bataillais avec les forces du Mal en pleine Amazonie, tout maigre dans ton tambo, la tête farcie de visions célestes ou apocalyptiques en compagnie de l’Ayahuasca, bah les autres, qu’il s’agisse des robots que t’as jamais portés dans ton cœur, mais malheureusement aussi de tes vrais potes, de ta famille, en gros donc des gens à qui tu souhaites que le meilleur, eh bien les autres, en vrai, ça a pas bougé d’un poil pour eux. 

Te revoilà en train de lutter contre une sensation tenace d’irréalité. Comme lors de ton débarquement dans la jungle, faut maintenant que tu te persuades que ce voyage n’était pas juste un simple rêve, juste un clignement d’œil qui t’aurait fait entrevoir le paradis alors que tu te vides toujours de ton sang sur un trottoir après qu’une garce de bagnole t’ait percuté.

Non, mec, accroche-toi, c’était bien réel.

Simplement, ça va demander encore un peu d’efforts pour tenter de faire comprendre aux autres ce qui s’est passé pour toi, et essayer de partager avec eux un brin de ta nouvelle “sagesse”.

On va pas se mentir. La majorité d’entre eux, qu’ils soient polis et se le gardent pour eux, ou qu’ils soient bâtards et te le claquent à la gueule avec mépris, te prennent pour un illuminé. Personne kiffe les illuminés, moi la première. Sont horripilants, ces cons-là. Mais pour le coup, ça va être à toi de faire en sorte, de par l’application dans ta vie des trucs dont on a causé plus haut, de leur montrer, petit à petit, sans en faire des caisses ni te la raconter, que non, tout ça, c’est pas des conneries.

Au fond, t’as personne à convaincre, de toute façon. T’es pas un messie. T’es pas un putain de sauveur. Et t’es pas non plus un enfoiré de chevalier. Si tu t’es barré, ça a jamais été pour sauver le monde, mais uniquement toi-même, pas vrai ? Donc où est le sens à présent de vouloir prouver aux autres que ta voie est la bonne ? Prouve-le toi à toi-même, déjà, et on pourra commencer à dire que t’es pas qu’un branquignole plein de fake qui cherche qu’à en foutre plein la vue aux autres.

T’as du pain sur la planche, pépère.

Là-bas, on est d’accord que t’as travaillé à fond sur tes croyances. Les limitantes, les frustrantes, les aberrantes, les rageantes et les humiliantes. Donc logiquement, puisque t’as pris conscience que c’est toi le créateur de ta putain de réalité, cette même réalité susnommée devrait rapidement se mettre au diapason. Si tu ne constates rien de tel dans les mois qui suivent ton retour, c’est que le boulot est loin d'être terminé.

D’autre part, maintenant que tu sais où se trouve ton axe, y va te falloir constamment réajuster ta posture, dans un jeu d'équilibriste permanent, afin que ton alignement coïncide avec cet axe qui te relie de la Terre au Ciel. Pour la faire courte, que ton cosmos intérieur soit en accord profond avec le macrocosme au-dessus de ta caboche. Que ton être soit au diapason de l’univers, quoi.

Ça ne va pas être facile. Mais souviens-toi que la vie est mouvement, danse au bord du gouffre, constant rééquilibrage, ajustement. Comme quand tu marches. Si tu t’arrêtes la jambe en l’air, tu te vautres. Si tu poursuis vaillamment, tu te démerdes pas si mal, coco.

Donc voilà le taff qui s’annonce, sachant que la vie te présente ni plus ni moins que l’expérience de la manifestation de tes croyances, en live, afin que tu puisses en prendre conscience, puis les étudier pour voir si elles te rendent heureux ou non, tout bonnement : nourrir en toi les croyances qui matchent avec ce que tu veux vivre. Dégager les autres. Mais surtout, endosser la pleine responsabilité de ta réalité… et te démerder pour aimer ça.

HONORER TA LIBERTÉ, PARCE QUE C’EST POUR ELLE QUE TU T'ES SI SAUVAGEMENT BATTU !

La fin de la quête du héros

Mais n’oublie jamais que c’est ici que ça se passe. Ici, dans cette incarnation. Dans ton corps, cette vie. Dans ton cœur et dans tes sentiments. 

Beaucoup, beaucoup de personnes s’égarent et parfois même se perdent à tout jamais dans les hautes sphères du “monde spirituel”. Il s'agit d’une autre forme, très sournoise, de déconnexion. Elles oublient que la racine de toute vie se trouve dans la terre. Que c’est cette racine, la source primale de l’énergie. Et que notre tâche d’Homme n’est pas et ne sera jamais de renier nos origines. Sinon, on serait nés extraterrestres, sans déconner !

Maintenant, tu tiens en main les clés pour investir la Conscience dans tous les domaines, tous les aspects de ton existence. Tu as des guides : les plantes, ton inconscient, le Soi. Tu sais utiliser le pouvoir curatif de la Conscience, et si ta vie se remet à déconner (et elle le fera, sois-en sûr, parce que c’est loin d'être facile de demeurer à jamais le maître de son microcosme), tu seras en mesure de réagir rapidement.

Tu pourras également tenter de révéler ce pouvoir aux autres. Qu’ils prennent conscience que personne en dehors de nous ne nous guérit jamais. Au mieux, les autres nous soignent et soulagent nos plaies. Mais guérir va bien au-delà de juste foutre un pansement sur une putain de blessure. 

Guérir, en Alchimie, signifie connaître l’Art des Transmutations.

Sauf que c’est un processus qui recommence indéfiniment. 

Comme la vie, quoi…


BORDERLINE : VOYAGE CHAMANIQUE D’UN ANTI-HÉROS

Borderline, c’est ma version à moi du Voyage du Héros version Ayahuasca. Une saga littéraire qui met en scène la sanglante odyssée d’un jeune hors-la-loi au cœur de la medicina.

Ceux que ça interpelle, cliquez sur l’image.

Les autres, ceux qui se cherchent un mentor pour foutre en branle leur aventure dans la selva, z’avez qu’à me contacter.


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Pensées Percutantes, Gonzo Zoë Hababou Pensées Percutantes, Gonzo Zoë Hababou

Pensées Percutantes #3 : Rêves Lucides. Maître d’Armes. Psychomagie et Clint Eastwood.

ÇA FAIT 10 HEURES D’AFFILÉE QUE TU JOUES À WORLD OF WARCRAFT, BORDEL ! T’ES DÉSHYDRATÉ, MEC, DÉCROCHE, FAUT QUE TU BOIVES UN VERRE D’EAU, LÀ ! ENLÈVE TON PUTAIN DE CASQUE DE VR, RESPIRE UN COUP, SORS DE TON PUTAIN DE PERSONNAGE !

Un démon dans le miroir te regarde. La question qu’il pose remet en cause ta vie entière.

Qu’est-ce que Clint Eastwood ferait à ma place ? Si tout ça n’est qu’un jeu, l’idée serait peut-être de se choisir ou, encore mieux, de se créer un personnage à la hauteur de nos ambitions.

Devenir lucide est un phare qui permettrait de percer les nébuleuses du destin tout en guidant nos pas sur le chemin qu’on a réellement choisi. Un chemin qui ait du cœur, comparé à celui qu’on nous colle sous les bottes comme s’il n’existait que lui, et qu’en dévier serait signer son arrêt de mort…

Le rêve, le jeu, ce qu’on appelle la “réalité”. Pourquoi circonscrire son âme à des dimensions si restreintes alors que la nature sauvage qu’elle est n’aspire qu’à prendre la forme, toutes les formes de l’eau ?

Nouveau départ, changement, verrouillage de cible. Parait que c’est uniquement parvenu au pied du mur qu’on commence vraiment à vivre une vraie vie.

Une fois de plus, c’est NOW OR NEVER.

Pensées percutantes de Zoë Hababou
 

LA QUESTION-TEST DU DÉMON

Et si un jour ou une nuit, un démon se glissait furtivement dans ta plus solitaire solitude et te disait : “Cette vie, telle que tu la vis et l’a vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois ; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement – et également cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et également cet instant et moi-même. Un éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé, et toi avec lui, poussière des poussières !”

Nietzsche, Le Gai Savoir

Si un démon se pointe soudain devant toi pour te dire que ton existence va se répéter à l’infini, sans aucune variation, ce serait quoi, ton sentiment envers ta propre vie ? Tu serais partant pour la vivre en entier à nouveau ?

La question du démon de Nietzsche me fait toujours penser à Fight Club. Quand Tyler demande à l’autre quel effet elle lui ferait, sa vie, s’il devait crever dans l’instant. Au final, qu’on cause de mort ou de vie éternelle, on dirait que ça revient au même. Une fois de plus, on fait face à la pensée la plus haute et la plus pesante à laquelle l’être humain doive répondre.

Si certains considèrent cette pensée comme un putain de fardeau, source d’une atroce paralysie, d’autres au contraire (dont je suis) y voient la possibilité de l’affirmation ultime de la vie. Le genre d’existence qui s’inscrit dans la joie et la volonté, car au fond, cette question n’est rien de plus qu’une injonction qui te pousse à agir de telle sorte que tu sois toujours heureux de le faire, encore et encore.

Nietzsche, tout comme moi, n’est pas franchement un tendre. Sa vision du truc, c’est que cette putain de question ferait chier les faibles dans leur froc. Les forts, eux, évidemment, assumeraient à mort de VOULOIR À JAMAIS chacune de leurs actions. Et passeraient la 5e pour vivre une vie encore plus dionysiaque.

Moi ce que je kiffe chez ce démon, c’est qu’il te contraint à réaffirmer ton point de pouvoir situé dans le présent.

Car c’est dans le présent que la volonté, la décision et l’action prédominent.

LE MAÎTRE D’ARMES ET CLINT EASTWOOD

A l’aube d’une nouvelle année, ça fait jamais de mal de se représenter la visite de ce connard de démon. Surtout si tu pars du principe que ce gars-là n’est personne d’autre que toi-même, venu te mettre en face de… toi-même. 

Y a quelque chose de beau à l’idée de se dire que ton plus puissant maître d’armes se trouve à l’intérieur de toi. D’une - et surtout vu l’intransigeance du type en question -, ça fait que tu crains plus rien ni personne, étant donné que ton pire ennemi, tu le connais intimement, et que t’as d’ores et déjà appris à le gérer tant bien que mal sans aide extérieure. De deux, eh bien… Faut bien faire quelque chose de sa vie, pas vrai ? Alors ça ou autre chose… autant se dévouer à une cause qui a du sens.

Est-ce vraiment un secret ? La seule cause qui t’intéresse vraiment, au fond, c’est la tienne. Et y a pas de honte là-dedans. Parce qu’instinctivement, tu sais que c’est la seule sur laquelle t’as un réel pouvoir. C’est la seule pour laquelle t’es prêt à mourir, et donc, fatalement… à vivre. Assumer ça, c’est probablement le plus grand pas que tu puisses faire pour honorer cette nouvelle année. Tu sais pourquoi ? Parce que tu vas enfin oser travailler sur ce MOI qui te fascine tellement, et faire de lui un truc dont tu vas être fier, encore, et encore, ET ENCORE…

Au fond, c’est quoi le but du sacré bilan de fin d’année et de ces connasses de bonnes résolutions ? Une chose : vérifier l’axe central de ta vie et ajuster son alignement.

Regarder droit dans les yeux celui que tu rêves d'être. Celui qui, s’observant dans le miroir, s’esclafferait sans retenue à la gueule du démon, avant de lui susurrer, sarcastique, avec la voix de Clint Eastwood : Encore toi, vieille enflure ? Toi et ta putain de question ? Hombre, j’ai comme l’impression que j’en suis plutôt satisfait, moi, de ma vie, et que je serais comme qui dirait partant pour rempiler avec elle pour un bon millier de nouveaux cycles d’éternité ! Retente le coup l’an prochain, pauvre naze. Cette année, j’ai bien peur que ce soit encore baisé pour toi…

Parlant de Clint Eastwood, voilà une citation réelle de lui, sur laquelle je suis tombée dans un livre alors que je faisais ma dernière diète : Je suis exactement le genre d’homme que je voulais être.

Putain, je me suis dit exactement la même chose. 

Qu’il rapplique, cet enfoiré de démon.

POINT DE POUVOIR

Un truc qu’est bon à se dire pour partir direct à donf sur la route du futur : Le point de pouvoir, c’est le présent.

Quand ça déconne dans la vie, c’est pas à cause d’une merde quelconque du passé sur laquelle t’aurais aucun contrôle. Bien que cette idée aille à contre-courant de cette noble version de l’Histoire qui nous rabâche que pour éviter de refaire les erreurs du passé (y a qu’à voir la gueule du monde moderne, sûr que ça fonctionne drôlement bien, hein, comme système !), faut en être conscient, blablabla, moi je pense qu’examiner le cul des dinosaures est contre-productif. 

Qu’on observe la chose d’un point de vue quantique ou plus simplement psychologique, le passé, le présent et le futur se modifient en permanence depuis le présent, selon que t’es bien luné (niveau psychologique) ou que t’es en train de faire bouger sérieusement les lignes de ton “destin” (niveau quantique). Passé, présent et futur sont simultanés. Donc changer le présent change automatiquement tout le reste. Et c’est bien de changement qu’on a envie à la nouvelle année, pas vrai ?

A bien y regarder, la mémoire possède les mêmes qualités que le rêve, et les souvenirs sont constitués d’images aussi immatérielles que celles des songes. On sait tous que se souvenir d’un rêve revient à l’organiser autrement. Tu le vois jamais dans sa totalité. Tu vois les parties que t’as sorties du maelström d’images selon ton niveau de conscience. Tout ce que tu fais, en fait, c’est le réduire afin qu’il entre dans les limites de ton moi individuel.

Eh bien, c’est exactement pareil avec la réalité. Rien de plus que ton interprétation limitée du truc. Tu vois uniquement ce que t’as capté et retenu selon ce qui correspond à ta vision éphémère de sa nature. En gros, tu la transformes en ce que tu penses d’elle, interprétation trompeuse sur laquelle tu fondes tes jugements et tes appréciations, qui n’ont rien d’objectif ni même de durable. Et chaque jour, tu fais pareil avec ton passé et ton futur.

Je vais le gueuler encore un coup : ÇA FAIT 10 HEURES D’AFFILÉE QUE TU JOUES À WORLD OF WARCRAFT, BORDEL ! T’ES DÉSHYDRATÉ, MEC, DÉCROCHE, FAUT QUE TU BOIVES UN VERRE D’EAU, LÀ ! ENLÈVE TON PUTAIN DE CASQUE DE VR, RESPIRE UN COUP, SORS DE TON PUTAIN DE PERSONNAGE !

Devenir plus conscient, ça revient à cesser de confondre la réalité objective et ce qui n’en est que ta perception subjective. Donc si, poussé par “l’esprit de bilan” qui s’empare chaque années des pauvres âmes par ces temps obscurs, tu t’autorises à regarder dans le passé, n’oublie pas que c’est uniquement pour en tirer des succès qui inspireront ton futur en les réactualisant. T’es tout sauf à la merci du passé, car ce truc-là n'est ni fixe ni causal. Tu le réécris en permanence à l’aune du présent. Tes souvenirs s'élaborent à partir de tes croyances actuelles.

Donc toi, c’est à partir d’elles que tu dois travailler.

Et lâche pas l’affaire tant que c’est pas ce putain de Clint Eastwood qui te reluque dans le miroir chaque matin.

RÊVER SA VIE EN MODE LUCIDE

Si la métaphore de Warcraft fonctionne bien, celle du rêve aussi. Au fond, qu’il s’agisse d’une simulation, d’une hallucination collective, d’un jeu ou bien d’un rêve, le fait est que dans la vie, pour rester lucide, faut savoir rester à distance. Contrôler l’identification. La plupart d’entre nous sont submergés dans une “réalité” qu’ils subissent en étant impliqués jusqu’à la garde, peu importe le bad trip sans queue ni tête que leur “rêve” leur présente.

Mais tu peux tout à fait voir la réalité comme un rêve, et apprendre à l’interpréter comme tu le ferais pour lui. Faut y aller façon Carl Jung (on fait pas mieux que ce gars-là niveau rêve, et pour avoir appliqué sa méthode durant ma diète de plante, je peux confirmer que la matière onirique prend un tout autre sens avec sa grille d’interprétation). 

L’idée est la suivante : quand il t’arrive une merde dans la vie, au lieu de chialer sur le mauvais sort, demande-toi : Pourquoi je rêve de ça ?

Le rêve est une thérapie naturelle. Un moyen de regarder tes désirs et tes problèmes en face. Il te file des infos sur l’état de ton corps, du monde et des évènements que tes croyances vont engendrer. C’est une sorte de banc d’essai pour les étudier et décider de celles que tu veux matérialiser. Et le secret pour l'interpréter convenablement, c’est de le faire à partir de ton état d’esprit actuel, sans chercher des significations ou des symboles génériques qui te perdraient en t’entrainant sur de mauvais chemins. Une fois de plus, la réponse est en toi. Et ça, c’est franchement cool.

La méthode de Jung, c’est celle-ci : 

  • 1 : Définir le contexte dans lequel le rêve est fait. Aller au plus simple par rapport à ta situation actuelle. Trouver la problématique majeure qui t’anime en ce moment.

  • 2 : Se livrer à la technique de l’association libre. Qu’est-ce qui te vient à l’esprit en premier pour chaque élément du rêve ?

  • 3 : Commencer à interpréter le rêve selon ta situation consciente actuelle. C’est le signe sous lequel le placer. Quelle est l’attitude consciente qui est compensée par ce rêve ?

  • 4 : Trouver le sens du rêve. En vue de quoi est-il fait ? Pourquoi, dans quel but ? Dans quelle finalité ?

Interpréter un rêve par soi-même en suivant cette méthode, c’est apprendre à l’ego à faire usage de ses pouvoirs, lui montrer comment se servir de ses facultés d’assimilation. En gros, c’est redonner le pouvoir à cette partie consciente de toi qui est parfaitement capable d’entrer en communication avec ta partie inconsciente. Mais surtout, c’est permettre une réelle communication entre ces deux mondes qui t’habitent… Et bordel, pour l’avoir fait pendant un mois entier en diète, je peux te dire que ça change la vie.

Surtout que… la méthode que je viens de te donner, t’es censé t’en servir aussi avec ta réalité de base.

Tu choisis tes “symptômes” pour qu'ils t’apprennent un truc.

A l’heure actuelle, nos symptômes, c’est nos vies entières.

PSYCHOMAGIE

Et si pour guérir ta vie, tu considérais que ces symptômes ne sont pas les tiens, mais ceux de celui que tu crois être ? Si la meilleure résolution que tu pouvais prendre était de venir à bout des interdits, des limites, en quittant les chemins qui t’appartiennent pas, en cessant de poursuivre des idéaux qui t’ont été imposés, jusqu’à parvenir à être quelque chose qui ne se définit pas lui-même ?

Ça ressemble à Bruce Lee et son fameux Be water, my friend ? C’est précisément l’idée…

Moi, ce truc de cesser de te définir, d’arrêter de te foutre des grosses étiquettes sur la tronche (comme dans ce jeu débile où tu te colles la carte d’un personnage que t’ignores et que les autres doivent te faire deviner) que tu passes ta vie entière à défendre bec et ongles, à protéger ce qu’elles sont censées représenter, d’endosser un rôle dont il t’est ensuite impossible de dévier, parce que les autres exigent de toi que t’y colles jusqu’à la mort, peu importe ton désir d’évoluer, de restreindre et de contraindre ton âme dans un récipient trop petit pour elle (comme de l’eau comprimée dans un dés à coudre, ouais) en te demandant derrière pourquoi elle pleure chaque jour…

Eh bien, ce truc, je rêve que de ça.

Mais j’ai parfaitement conscience que c’est nous, et personne d’autre, qui infligeons ça à notre âme. Et vu que j’adore la responsabilité induite par la condition humaine et la liberté qu’elle permet, moi, j’ai décidé de la sortir de là, mon âme. J’ai décidé de la laisser redevenir aussi grande et sauvage que ce qu’elle a toujours été.

On sait qu’il existe une relation étroite entre notre psyché et le monde. Que celle-ci manifeste des choses dans celui-là. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’il y en a une également, d’étroite relation, entre nos gestes dans le monde et notre psyché… Ça marche dans les deux sens.

L’idée est de renverser la perspective. Ça t’est jamais venu à l’esprit, de jouer de la réalité matérielle pour atteindre ta réalité psychique ? A partir de maintenant, considère que ce que tu fais au monde, tu te le fais aussi à toi-même. Et si tu veux avoir un peu de contrôle sur l’expérience, alors va falloir te plonger dans ce qu’on appelle la psychomagie.

Nan, je compte pas te faire un cours là-dessus ici. T’as qu’à te procurer l’un des bouquins de Jodorowsky sur le sujet.

La première chose à faire est de te débarrasser de ton ancien moi. De lui faire connaître une sorte… d’enterrement. C’est un thème que j’aborderai plus en détail lors du compte-rendu de ma dernière diète, mais c’est pas le bon endroit pour en parler ici. Sache juste que quand on cause métamorphose et renaissance, c’est le genre de rituel qui peut s’avérer essentiel si on tient à faire les choses sérieusement.

Ensuite, puisque ce putain de truc n’est après tout qu’un jeu avec des personnages qu’on customise, pourquoi choisir le loser de service qui se fait sans cesse laminer par la life avec une barre d’énergie (mon pote Brice Amiot dirait le QI) au ras des pâquerettes et des armes qui valent pas un clou ? C’est vrai, quoi, faut être un peu con… Autant se bricoler un personnage bien badass !

L’avantage d’un costume de scène, c’est qu’il t’offre la liberté d’agir sans répéter les conduites imposées qui ont fait ton “identité”. Tu peux alors te réinventer en entier. Le tout est de croire en la possibilité de ta métamorphose… Et ça n’a rien de difficile, en fait. Tant que tu fais pas la connerie de confondre la notion “d’effort” avec celle “d’endurer”.

Quand tu subis ta vie en état d’impuissance, là ouais, t’endures de ouf.

Quand tu batailles férocement avec toi-même pour cesser de te définir selon des critères qui te limitent, tu fais des efforts pour devenir toujours plus ce que tu rêves d’être. Et vu que c’est uniquement pour toi que tu le fais, c’est TRÈS agréable…

La personnalité, comme tout le reste, est une question de choix. Tu peux choisir d'être ce que tu veux. Le tout est d’avoir identifié ta Pensée Maîtresse. Et considérant que toute création implique liberté, ou du moins, volonté propre, seul celui qui ose détruire les vieilles valeurs paralysantes et enfanter ses propres lois peut espérer engendrer un nouveau monde, être à l’origine d’une œuvre qui ne porte pas le sceau de l’esprit apeuré, soumis, morbide et finalement nihiliste, du groupe.

La mienne, de Pensée Maîtresse 2024, c’est ça : Que mon esprit devienne celui d’un samouraï en acier trempé.

Et pour paraphraser une nouvelle fois mon pote Brice : Le Guerrier aiguise son âme comme un sabre afin qu’elle foudroie d’un trait toutes ses illusions et faiblesses et qu’elle s’impose comme seul maître à bord.

J’aime bien le personnage d’Harley Quinn. Elle inspire ma vie quand, face à une situation délicate, je me demande comment je devrais agir, ou même penser. Elle m’incite à prendre le truc à la rigolade façon Trickster, tout en ayant les couilles de choper ma batte pour défoncer la gueule à tout ce qui me fait chier.

Attention, hein, je dis pas qu’il faut s’identifier vraiment au personnage. Merde, retombons pas dans les mêmes conneries !

Je dis juste qu’apprendre à jouer avec la vie et surtout avec l’image qu’on se fait de soi-même est sans doute la meilleure putain de bonne résolution qu’on puisse prendre pour commencer à devenir celui qui fera un bon gros doigt d’honneur bien senti au démon quand il se pointera pour poser sa maudite question…

© Zoë Hababou 2024 - Tous droits réservés


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