Médecine du Tambour VS Médecine des Plantes Sacrées - feat Laetitia Merli
Cette série de deux vidéos inaugure un cycle de rencontres qui me tenait à cœur depuis longtemps… celui de confronter la pratique de l’Ayahuasca version shipibo à d’autres chamanismes et traditions spirituelles à travers le monde !
L’idée maîtresse de ces rencontres ? Offrir un regard croisé sur des pratiques ancestrales qui visent à rallier l’Homme au Transcendant, explorer leurs différences et leurs similitudes, comprendre leurs racines et leurs ramifications, dans le but d’en extraire… la quintessence.
Dans la première interview, Laetitia Merli, anthropologue, reporter-documentariste et praticienne en thérapie psycho-corporelle, explique en détail ce qui fait l’essence du chamanisme mongol, depuis l’initiation du jeune chaman à guimbarde jusqu’au fameux chevauchement du Tambour ! Les informations qu’elle distille sont rares et précieuses, et carrément fascinantes…
Comment devient-on chaman en Mongolie ? Que représente véritablement le Tambour et pourquoi ses vibrations ont-elles un tel effet sur l’être humain ? Pourquoi les chamans mongols disposent-ils de tant d’artefacts et que signifient-ils ? La transe est-elle finalement un état de conscience accessible à tout le monde et que peut-elle nous apporter ?
Voici quelques-unes des questions auxquelles cette spécialiste va répondre…
Dans sa deuxième interview, c’est parti pour l’exploration du chamanisme occidental contemporain ! En découvrant que la transe était finalement accessible à quasiment tout le monde, elle s’est dirigée vers une pratique plus moderne du Tambour, alliée à d’autres thérapies psycho-corporelles telle que l’hypnose.
Son regard franc et ses connaissances empiriques du chamanisme contemporain sont un régal pour les âmes en quête de sens qui se sentiraient un peu perdues face à l’étendue de l’offre proposée aujourd’hui dans le domaine des retraites et autres stages spirituels…
Un guide est-il nécessaire pour vivre la transe dans toute son ampleur ? Quelle est la différence entre une expérience du domaine de l’imaginaire et un vécu pleinement visionnaire ? Quel rôle tiennent le corps et les émotions dans les enseignements reçus lors d’un état de conscience élargi ? Et enfin… qu’en est-il de cette fameuse quête de l’animal de pouvoir ?
Les réponses dans ces vidéos…
Chamanisme Mongol VS Chamanisme Péruvien
Les thèmes abordés avec Laetitia Merli
Comment devient-on chaman en Mongolie ?
L’initiation d’un jeune chaman.
Apprendre à maîtriser la manifestation des esprits.
La transe comme outil universel de connexion au monde spirituel.
L’importance du territoire natal, des 7 directions et des éléments naturels dans le chamanisme mongol.
Quel est le rôle traditionnel du chaman en Mongolie ?
Comment les chamans mongols réagissent aux requêtes des occidentaux ? Le point sur la question du lien de l’individu à… tout le reste !
Chevaucher le Tambour.
Les artefacts du chaman et leurs multiples significations.
Le point sur l’enseignement des esprits.
Les effets du Tambour sur l’être humain
Le participant d’une cérémonie chamanique mongol est-il censé partir en transe lui aussi ?
Médecine du Tambour VS Médecine des Plantes Sacrées
Les thèmes abordés avec Laetitia Merli
La transition de Laetitia Merli entre chamanisme mongol traditionnel et pratique moderne du Tambour : son rôle auprès de Corinne Sombrun.
Les limites de l’anthropologie face au phénomène de la transe.
Retrouver le chamanisme des origines grâce à la technologie de la conscience.
La transe a-t-elle des vertus guérissantes juste par elle-même ?
Un guide est-il nécessaire pour vivre la transe dans toute son ampleur ?
La quête de l’animal de pouvoir !
Passer de la visualisation imaginaire à la pleine expérience visionnaire.
Le corps, les sensations et les émotions comme véritables enseignements du voyage chamanique.
Les dangers du New Age.
Comment donner du sens à une expérience d’état élargi de conscience dans une culture qui ne la comprend pas ?
Le Clan de l’Ours.
Est-ce une bonne chose pour un Occidental d’avoir la démarche d’aller VRAIMENT à la rencontre des traditions natives, dans leur pays d’origine ?
Parfois je me dis que c’est ma première cérémonie d’Ayahuasca qui a été la plus significative. Cette nuit-là, la Plante m’a transmis quelque chose qui a transformé à jamais ma façon d’être au monde. Cet enseignement tient en une seule phrase : la connaissance est une expérience. Je venais d’obtenir ma licence de philo et comme tout jeune penseur idéaliste, la Quête de la Vérité était mon Graal. J’avais vingt ans et j’étais prête à consacrer ma vie entière à tenter d’atteindre quelque chose de vrai. Quelque chose de réel. Mais quatre ans à étudier la pensée des autres, c’était largement suffisant pour comprendre que persister dans cette voie ne me permettrait jamais de toucher du doigt ce dont je rêvais, et j’étais écœurée par le prétendu “savoir” encyclopédique. La philosophie devait être mise à l'épreuve de la vie.
Ludovic pratique la méditation depuis longtemps, mais c’est tout récemment qu’il s’est lancé dans l’entreprise la plus fascinante et la plus risquée qui soit en la matière : une retraite de méditation Vipassana ! Comment ne pas être curieuse de l’entendre raconter son expérience, quand Vipassana rejoint la pratique de la diète de plantes maîtresses par tant d’égards ? Silence, exploration intérieure, ascétisme, communication avec le corps, voire états de conscience modifiés, lorsque l’on touche à un certain stade de la méditation. Il était fatal que son histoire me percute, mais je n’imaginais pas à quel point…
Qu'est-ce que le Temps du Rêve chez les Aborigènes d'Australie ? Quelle est la vraie nature des songlines ? Pourquoi ce peuple attache-t-il tant d'importance à la peinture ? Peut-on s'inspirer de leur système de parenté avec tout le Vivant pour rééquilibrer nos vies ? Dans cette interview, Vanessa Escalante, documentariste, écrivain et peintre, évoque ses longues années de vie auprès des clans aborigènes, et les bouleversements que leur contact a provoqué dans sa manière de voir le monde.
Que vous soyez en quête d’informations pratiques pour comprendre la médecine des plantes chamaniques, d’une façon globale ou au contraire ultra précise, intrigué par les récits d’expérience personnelle de diète de plantes, voire friand d’œuvres fictionnelles inspirées par l’Ayahuasca, avide d’idées de lecture sur le chamanisme ou à la recherche de vidéos sérieuses sur le sujet, ce Dossier Complet Ayahuasca & Plantes Maîtresses devraient combler toutes vos attentes…
Il y a peu de chamans ayahuasqueros occidentaux auxquels je crois, mais le cas de Frédéric Calendini est particulier. C’est d’abord par ses écrits que je l’ai découvert. Son livre m’a tellement plu que j’ai décidé d’entrer en contact avec lui. Plus tard, j’ai eu l’occasion de faire une cérémonie d’Ayahuasca en sa compagnie, et dès ses premiers icaros, j’ai su que j’avais affaire à un vrai de vrai… J’avais envie de le faire témoigner de son parcours d’Occidental soudain appelé à travailler avec la Plante en tant que guérisseur, car le sérieux de Fred, son engagement envers la Medicina et envers les gens dont il prend soin, mais aussi son humilité sont pour moi admirables, et suffisamment rares dans le monde occidental qui gravite autour du chamanisme pour être remarqués.
Saviez-vous que Pascal Bouchet, cet alchimiste fascinant qu’on a la chance d’avoir en France, a connu un long parcours chamanique en parallèle de son initiation à l’Art des Transmutations ? Pour moi qui ai découvert l’Alchimie justement grâce à lui, quelques semaines avant de retourner dans la jungle pour une longue diète de plantes, et qui ai trouvé dans ses livres et ses interviews des clés de compréhension essentielles au travail que je faisais en Amazonie, c’est carrément surréaliste de le recevoir sur ma chaîne pour qu’il nous parle de son chemin sur la Voie de Médecine Universelle…
Cette série de vidéos inaugure un cycle de rencontres qui me tenait à cœur depuis longtemps… celui de confronter la pratique de l’Ayahuasca version shipibo à d’autres chamanismes et traditions spirituelles à travers le monde ! L’idée maîtresse de ces rencontres ? Offrir un regard croisé sur des pratiques ancestrales qui visent à rallier l’Homme au Transcendant, explorer leurs différences et leurs similitudes, comprendre leurs racines et leurs ramifications, dans le but d’en extraire… la quintessence. Ici, Laetitia Merli, anthropologue et reporter-documentariste, explique en détail ce qui fait l’essence du chamanisme mongol, depuis l’initiation du jeune chaman à guimbarde jusqu’au fameux chevauchement du Tambour ! Les informations qu’elle distille sont rares et précieuses, et carrément fascinantes…
Explorer la quête psychonautique en compagnie de Balthazar Benadon, le créateur de la chaîne La Gazette de l’Abîme dédiée aux états modifiés de conscience, ça vous dit ? Entre volonté de se libérer de la matrice, goût pour l’extrême, démarche kamikaze et détermination farouche à s’engager sur une route marginale jugée dangereuse, notre discussion nous amène à évoquer ce qui fait l’essence de toute voie initiatique : briser l’ordre établi et faire voler en éclats ses principes pour se porter à la rencontre de l'inconnu…
Que signifie fondamentalement recevoir en soi la mère d’une plante ? Quelle posture interne adopter face à une aussi improbable rencontre ? Comment faire en sorte d’être le mieux disposé et le plus réceptif aux messages et aux actes de l’intelligence végétale ? Que veut dire croiser ou tordre sa diète, à quels risques sommes-nous confrontés si par mégarde nous bravons l’un des interdits dont regorge la phytothérapie shipibo ? Qu’est-ce que l’obscurité des plantes et comment s’en prémunir ? Nous allons faire le point sur les aspects pratiques essentiels à la réussite d’une diète, en gardant en tête cette métaphore de la graine semée en nous, et des différents niveaux dont il faut prendre soin pour qu’elle puisse monter vers la lumière de la pure Medicina…
En suivant l’ordre naturel du soin par les plantes maîtresses, cet article étudie la façon dont les Shipibo s’y prennent pour ramener l’être humain à la vie. De la restauration de notre principe vital jusqu’à la résurrection végétale, nous allons observer et expliquer en détails les différents procédés curatifs constituant l’arsenal médical des Shipibo ; chupada, soplada, arcanas, mais surtout icaros et kené, la thérapie esthétique proposée par ces Hommes n’est ni plus ni moins qu’une performance artistique. Depuis l’essence des plantes sacrées placée en nous via les circuits de chants-chemins, en passant par la parure immatérielle de kené, jusqu’à la création dans notre corps d’un jardin cosmique à la beauté exubérante, quand les Shipibo décident de rendre l’Homme à la Nature, le chamanisme transmute en art et le patient devient son œuvre.
Il est stupéfiant de constater à quel point l’Alchimie et le Chamanisme fusionnent ensemble lorsqu’on étudie de près l’entraînement qu’ils proposent à l’Homme pour lui offrir de renouer avec sa partie immortelle. Rencontre avec le Gardien du Seuil, autrement dit l’ego, symbolisé par le dragon gardant jalousement en otage notre trésor intérieur, éveil du Feu secret des Sages, transmutation des ombres en lumière à travers l’exploration systématique de nos traumatismes, responsabilité totale face à nos vies amenant à assumer et honorer pleinement notre liberté, dépassement des peurs et des limites, volonté d’individuation et quête du Soi… Toute personne qui s’est déjà rendue dans la jungle pour diéter une plante ou qui a bu une coupe d’Ayahuasca sait que tout ce qui se passe dans le monde chamanique est profondément connecté à cela. L’Alchimie donne des clés de compréhension carrément indispensables à la réussite du travail personnel engagé en diète de plantes maîtresses ou en cérémonie d’Ayahuasca. Des points d’appui solides, des pistes de réflexion originales et rafraichissantes, des symboles évocateurs parfois très proches de ce qu’on rencontre chez les esprits végétaux, et surtout une cartographie claire et précise pour tout Voyageur Spirituel en train de négocier un difficile passage dans son existence…
Comprendre ce que signifie diéter une plante implique de laisser pénétrer en soi quelque chose qui est de l’ordre de Ronin, l’Anaconda Mythique des Shipibo, Ouroboros créateur de la réalité. Il s’agit d’assimiler une signification qui nous dépasse : celle qui fait du monde terrestre et du monde supraterrestre une alliance de deux réalités entrelacées l’une à l’autre façon liane d’Ayahuasca. Car c’est PAR les plantes que les chamans shipibo apprennent à soigner AVEC les plantes. La transmission de la connaissance se fait par imprégnation directe, de corps à corps, de conscience à conscience, sans intermédiaire entre l’Homme et le Végétal. Les plantes sont la clé de voûte de la culture, de l’art, et de la médecine shipibo. Elles y tiennent le rôle de protecteur, d’enseignant, de docteur, mais surtout de portail ouvrant vers le cosmos : cosmos intérieur de l’Homme (microcosme), et cosmos extérieur de l’Univers (macrocosme), connectés entre eux au sein d’une dimension qui n’est accessible que par la voie du végétal. Les plantes sont le chaînon manquant qui transforme l’Homme en un être pleinement vivant, mais aussi pleinement humain.
De quels livres a-t-on besoin quand on diète une plante ? Aucun. C’est le Grand Livre de la Nature Vivante, comme diraient les alchimistes, qui vous apprendra tout ce que vous voulez savoir, grâce à vos cérémonies d’Ayahuasca et la façon dont vous vous concentrez, dont vous rêvez dans votre tambo. En revanche, vous avez besoin d’être nourri, inspiré, soutenu, aiguillé dans le travail avec vos rêves, vos croyances, vos dissolutions et sublimations. Vous avez envie de mieux comprendre ce qui se passe en cérémonie d’Ayahuasca, comment les plantes maîtresses opèrent avec vous. Vous ressentez le désir de méditer, de vous essayer à la magie et à la psychomagie, à la pratique du rêve lucide. Vous voulez comprendre la mort, prendre le temps de vous imprégner de poésie. Vous brûlez de savoir comment gérer votre mental et votre ego, mais aussi votre esprit, votre cœur et vos émotions. Vous souhaitez apprendre à vous nettoyer avec les éléments, à parler le langage du Vivant, et à relier votre cosmos intérieur à l’univers…
On ne sait presque rien au sujet de la Salvia. On ignore ses origines, aucun usage traditionnel n’a vraiment été établi. Pourtant, sa terrifiante réputation la précède. Hormis la Datura peut-être, aucune plante ne souffre d’une aussi sale notoriété. Vous trouvez pas ça étrange, vous, que ce soit précisément la plante psychotrope qui recense le plus de bad trips qui soit la plus aisée à se procurer sur le net ? Sa facilité d’accès ne laisse en rien présumer de sa puissance, et comme dirait Yan, la Salvia, c’est un peu le croque-mitaine des psychédéliques. J’ajouterais même l’extraterrestre, l’OVNI du monde psychonaute. Et pour cause… Lors de nos premières incursions dans son royaume, illico après l’avoir fumée, on oublie tout : le fait d’avoir fumé, le monde duquel on vient, jusqu’au souvenir de qui on est. Nombreux témoignent de l’impression d’être d’un coup devenu totalement fou et de devoir le rester pour toujours. Scènes vécues en boucle, sensation d’être piégé dans le même cycle pour l’éternité, vision du monde fait de Legos, réalité encastrée dans une roue qui tourne à l’infini, ou encore transformation en objet ou en partie d’un objet… Il est évident que la consommation de Salvia Divinorum ne peut s’inscrire ni dans un but récréatif, ni dans une quête spirituelle, et sans doute encore moins avec une volonté de thérapie. Personne n’a semble-t-il osé aller très loin avec elle, tant elle se montre redoutable dès la première rencontre… Personne ? Pas exactement.
Parfois, il est nécessaire que quelques têtes brûlées foutrement déterminées se bougent le fion ensemble pour débloquer les clés et les armes retenues en otages par un système économique et politique complètement déconnant, afin de rendre aux êtres humains le pouvoir qu’ils sont censés détenir naturellement sur eux-mêmes… Ces clés et ces armes constituent des besoins légitimes, mais surtout des putains de droits. Tel le droit inaliénable de l’être humain à pouvoir disposer de lui-même et des contenus de la conscience, par les moyens naturels mis à sa disposition…
Le corps et l’esprit disposent de tout un arsenal de moyens pour tirer la sonnette d’alarme, en mode “magne-toi le cul de faire quelque chose, sinon ça va péter !”. Dépression. Burn out. Ulcère. Rupture amoureuse. Accident. Alcoolisme. Ou d’une manière plus soft mais non moins chiante, un ras le bol général qui prend des proportions démesurées, te poussant soit au replis total, soit à deux doigts du meurtre de masse, selon ton profil psychologique, disons. Le replis, c’est l’introverti. Celui qui sort sa kalachnikov pour tirer dans le tas, c’est l’extraverti. Les deux sont des sociopathes, hein, désolée de vous flinguer le suspens. Ça, c’est ce qui concerne ce qui t’arrive à toi, très personnellement, mais “la vie trouve toujours un moyen”, comme dirait Goldblum dans Jurassic Park, et donc il est statistiquement plus que probable que les situations et “évènements” qui t’entourent se mettent aussi à bien déconner…
Il me semblait urgent de proposer un espace virtuel où des vidéos de qualité seraient réunies ensemble afin de garantir que les explorateurs de la conscience bénéficient des bonnes clés pour découvrir cet univers, creuser leurs thèmes favoris à la fois dans le passé, dans le présent et dans le futur, aller plus loin dans leurs recherches grâce à des informations rares et authentiques, mais aussi se marrer avec deux ou trois divertissements bien perchés qui sont en eux-mêmes des expériences de conscience modifiée... Interviews, reportages, conférences, films d’animation, documents d’archives, attention, ça part dans tous les sens !
Quand le fameux Balthazar de La Gazette de l’Abîme m’a contactée pour m’annoncer que ma contribution à ce média serait bienvenue et qu’en plus, j’avais CARTE BLANCHE, en deux temps trois mouvements j’étais devenue une bête furieuse à l’affût de son prochain carnage chamaniquo-gonzo… Mais le truc, c’est que j’avais envie de m'attaquer à quelque chose d'inédit. Ça me disait rien de sortir un vieux texte convenu sur l’Ayahuasca qu'apprendrait rien à personne. Donc j’ai fait jouer mon réseau, que j’ai allègrement maudit quand je me suis retrouvée avec quatre pages de questions toutes plus intelligentes les unes que les autres… Jusqu’à l’illumination. J’ai appelé Balthazar. Il a dit banco.
La douleur dans mon crâne et mon visage se déplaçait en pulsant d’ondes corrosives - quelque chose capable de dissoudre, de bouffer du métal – et descendait à présent dans les os de ma mâchoire. Mais le pire, c’est que le Tabac avait aussi commencé à s’attaquer à mes reins et au bas de mon épine dorsale. Aucune position n’était tenable. Les tentacules de la douleur irradiaient jusque dans mes jambes, dans les os de mes bras. C’est mon squelette entier qu’était dévoré par la fièvre, et tous les os de mon visage...
On raconte que quand tu commences à vibrer avec assez de puissance sur une nouvelle fréquence, ta réalité commence à se mettre au diapason… et donc à amener vers toi des personnes qui surfent sur la même longueur d’onde. C’est ce qu’il s’est passé entre Brice Amiot et moi. Deux Samouraïs au regard aigu et au sabre aiguisé qui auraient pu s’étriper sur un champ de guerre en d’autres circonstances, mais qu’ont eu la bonne idée d’échanger les livres qu’ils avaient écrits, en tombant réciproquement amoureux… de la fureur de vivre de l’autre ! Un qui opère dans la pratique et l’enseignement traditionnels des Arts Martiaux. L’autre qui traficote dans le domaine de la Medicina traditionnelle amazonienne. Lui et moi, on était faits pour devenir Alliés. C’est donc naturellement qu’on s’est mis d’accord pour s’attaquer à ce thème qui gouverne entièrement nos vies : La Voie du Guerrier.
La question que je voulais poser à la plante ce soir-là était du genre cosmique. C’est marrant comment ça fait. Tu commences à t’intéresser à un sujet et ensuite la vie n’arrête pas de t’envoyer des signaux qui t'amènent à le creuser à fond. Ces derniers temps, toutes mes nouvelles rencontres, tout ce que j’avais pu entendre, regarder ou lire pointait la même direction. Et il y avait un livre, en particulier, que mon pote Jocelin Morisson et son acolyte de toujours Romuald Leterrier venaient tout juste d’écrire, qui m’avait fait forte impression, faisant éclore en moi de vastes et complexes réflexions, pistes inconnues que je brûlais de suivre... Je savais que l’ayahuasca avait le pouvoir de me faire m’y engager. Je veux dire, pour de bon. Au-delà de l’intellect. Au-delà des concepts. Elle seule était en mesure de me faire comprendre, de tout mon être, ces idées si belles qui m’avaient enflammée.
Vous saviez qu’aujourd’hui, un vaste chantier interdisciplinaire s’attaque à établir une nouvelle cartographie de la psyché humaine ? L’heure est enfin venue de reconsidérer l’ancien paradigme, et c’est un séisme qui s’annonce ! Les premières secousses se font même déjà sentir… Preuve en est la curiosité renouvelée d’une immense partie de la population pour le développement personnel, la spiritualité et les anciennes traditions : méditation, chamanisme, loi d’attraction, plantes psychotropes, NDE, synchronicités, psychologie transpersonnelle… Et si je vous disais que les plus récentes découvertes scientifiques corroboraient leur message et leur apportaient même un important appui ?
Le Cobra est loin d’être l’animal le plus pété du cul au sein de la clique des animaux totem. C’est même un putain d’honneur d’être choisi par lui ! On dit qu’il n’apparaît que lorsque l’élève est prêt à recevoir son pouvoir. Sa qualité principale ? Le don de métamorphose ! Ce bâtard cosmique est le roi de la vie, de la mort et de la renaissance, en vertu de ce truc propre à lui, changer de peau, muer, en gros donc, savoir se débarrasser d’une ancienne partie de soi, étriquée, déjà morte et donc inutile et encombrante, pour glisser vers l’avenir avec une nouvelle version de lui-même. Pas mal pour quelqu’un comme moi qui cherche à se surpasser !
Les lézards incitent le Poète à regarder son rêve en face, qui n’en est en fait pas un ; entre souvenir et avenir, le premier élément quantique entre en scène. Le Poète sait des choses sans les savoir, son inconscient essaye de communiquer avec sa conscience, via l’interface du rêve. D’ailleurs, le Poète connait si bien le rêve qu’il a le sentiment de l’engendrer consciemment, comme pour tenter de le comprendre. C’est ce qu’il dit au sujet de la scène qui se répète : il parle de l’accident de voiture, et tente de savoir ce qu’il s’est réellement passé ce jour-là. L’Ombre dans les ténèbres symbolise à la fois le Diable et l’Inconscient du Poète.
Ce que raconte le grand-père à son petit-fils constitue ni plus ni moins qu’une immense et très rare porte ouverte sur l’initiation chamanique amazonienne. Je me suis largement inspirée de la vraie histoire de Wish, le chaman qui m’a initiée au monde de l’ayahuasca, ainsi que de mes années de recherches au sujet du chamanisme. Ce passage est une clé pour comprendre l’univers des plantes maîtresses, de l’ayahuasca, et des esprits présents dans le monde indigène amazonien (notamment le fameux Chullachaki, qui fait toujours forte impression aux lecteurs…).
A la différence des simples plantes médicinales, les plantes maîtresses sont des plantes qui enseignent. Considérées comme des êtres animés d’un esprit qui leur est propre, ces plantes enseignantes ont la capacité de s’adresser à l’Homme pour lui transmettre leur savoir et leur pouvoir, souvent par l’entremise d’états de conscience modifiée. Si les plantes maîtresses sont souvent aussi médicinales, le fait est que les bénéfices qu’elles sont en mesure d’apporter à l’être humain vont bien au-delà de la simple guérison. On parle ici de transmission d’un savoir.
L’Ayahuasca fascine. Et elle fait peur aussi. On entend beaucoup de choses à son sujet, et c’est loin d’être évident de démêler le vrai du faux quand soi-même on ne l’a jamais rencontrée. Entre les gros titres scandaleux et putaclic d’internet et les illuminés d’Instagram en mode secte, comment faire la différence entre info et intox ? Suite à un sondage effectué auprès de mon réseau, et riche de mon expérience personnelle et de mes nombreuses recherches sur le sujet, je te propose ici une Foire aux Questions sur l’Ayahuasca.
Qu’est-ce qu’un icaro ? Que signifie vraiment le mot chaman ? Qu’est-ce qu’une maloca, qu’est-ce qu’un esprit ? Et bon Dieu, qu’est-ce que c’est que cette histoire de réalité ordinaire et non-ordinaire ? L’idée m’est venue qu’il serait temps de mettre à votre disposition une sorte de petit glossaire regroupant tous les termes fréquemment employés dans le monde du chamanisme en général, et dans celui de l’ayahuasca et des Shipibo en particulier…
Le trip s’interrompt brutalement. Peut-être qu’un jour je prendrai le temps de publier ici le récit des autres cérémonies d’ayahuasca vécues durant cette diète auprès de mon chaman shipibo. Et peut-être pas. Il y a tant de choses à dire et à écrire. Mais surtout, il y a tant de choses à VIVRE. Et ça, le fait de vivre, ça implique de lâcher l’ordinateur et les trucs du passé pour y aller à fond. Aujourd’hui je cumule près de 80 cérémonies d’ayahuasca. Et les raconter sur ce blog me semble dénué de sens. Malgré tout, je ne retirerai pas les épisodes du Carnet d’ayahuasca de ce site. Ils pourraient inspirer des personnes prêtes à se lancer dans cette voie, ou en aider d’autres à comprendre les mystères du chamanisme.