Ayahuasca et Plantes Maîtresses : Le Top des articles du blog !
Que vous soyez en quête d’informations pratiques pour comprendre la médecine des plantes chamaniques, d’une façon globale ou au contraire ultra précise, intrigué par les récits d’expérience personnelle de diète de plantes, voire friand d’œuvres fictionnelles inspirées par l’Ayahuasca, avide d’idées de lecture sur le chamanisme ou à la recherche de vidéos sérieuses sur le sujet, ce Dossier Complet Ayahuasca & Plantes Maîtresses devraient combler toutes vos attentes…
Un dossier complet sur l’Ayahuasca et les Plantes Maîtresses, regroupant les articles phare du site, régulièrement enrichi de nouveau contenu et facile à consulter en un clic, ça vous tente ?
A l’heure où j’écris ces lignes, ça fait 5 ans que je tiens ce blog. Fidèle reflet de mon parcours auprès des plantes sacrées, de mes passions, de mes expériences, de mes recherches et de mes découvertes, ses archives commencent à déborder… et je me rends compte que ça doit être duraille de mettre la main rapidement sur les infos les plus pertinentes pour vous, de dénicher l’article qui répondra sans détour à vos questions brûlantes sur les aspects les plus spécifiques du chamanisme, ou encore de retrouver celui que vous aviez tant apprécié il y a longtemps, sans vous souvenir de son titre…
Comment remédier à ce problème ? Avec un TOP où les articles les plus emblématiques de la section chamanisme sont présentés en quelques mots, histoire d’aller à l’essentiel.
Que vous soyez en quête d’informations pratiques pour comprendre la médecine des plantes chamaniques, d’une façon globale ou au contraire ultra précise, intrigué par les récits d’expérience personnelle de diète de plantes, voire friand d’œuvres fictionnelles inspirées par l’Ayahuasca, avide d’idées de lecture sur le chamanisme ou à la recherche de vidéos sérieuses sur le sujet, ce Dossier Complet Ayahuasca & Plantes Maîtresses devraient combler toutes vos attentes…
DANS CE TOP SPÉCIAL CHAMANISME, VOUS TROUVEREZ :
Des articles de fond pour comprendre le chamanisme péruvien
Un répertoire des Plantes Maîtresses d’Amazonie
Une FAQ Ayahuasca
Des vidéos et des conférences
Des tas d’idées de lecture
Des œuvres imaginaires inspirées par l’univers des plantes sacrées
Des récits d’expériences vécues dans la selva
Parfois je me dis que c’est ma première cérémonie d’Ayahuasca qui a été la plus significative. Cette nuit-là, la Plante m’a transmis quelque chose qui a transformé à jamais ma façon d’être au monde.
Cet enseignement tient en une seule phrase : la connaissance est une expérience.
Je venais d’obtenir ma licence de philo et comme tout jeune penseur idéaliste, la Quête de la Vérité était mon Graal. J’avais vingt ans et j’étais prête à consacrer ma vie entière à tenter d’atteindre quelque chose de vrai. Quelque chose de réel. Mais quatre ans à étudier la pensée des autres, c’était largement suffisant pour comprendre que persister dans cette voie ne me permettrait jamais de toucher du doigt ce dont je rêvais, et j’étais écœurée par le prétendu “savoir” encyclopédique.
La philosophie devait être mise à l'épreuve de la vie.
A la découverte des esprits de la forêt amazonienne
La santé et la maladie dans le paradigme shipibo
La médecine physique, énergétique et spirituelle des plantes sacrées d’Amazonie
Les 4 types de plantes et leurs usages : plantes de purification, plantes visionnaires, plantes maîtresses et plantes de contention
Les 3 étapes clés du protocole thérapeutique avec les plantes
Restaurer le principe vital de l’être humain
Le rôle central du Tabac au cœur du chamanisme amazonien
Le mariri et les fléchettes de sorcellerie
Les 3 procédés thérapeutiques majeurs des Shipibo : chupada, soplada, arcanas
Comprendre la vraie nature des icaros
Les kené et Ronin, l’Anaconda mythique des Shipibo
L’éclosion intérieure du jardin cosmique
S’hybrider avec une plante maîtresse
Reconnaître la manifestation de l’esprit d’une plante
La diète de guérison et ses 3 phases : nettoyage, apprentissage, intégration
La diète initiatique
Qu’est-ce qu’une diète tordue ou croisée ?
La sorcellerie
Les règles alimentaires d’une diète de plantes
Les règles comportementales d’une diète de plantes
Bienvenue dans l’univers fascinant des Plantes Maîtresses d’Amazonie ! Régulièrement étoffé et mis à jour suite à l’approfondissement de mon apprentissage et mes nouvelles découvertes, cet index présente chaque plante enseignante avec :
sa photo
son nom latin
sa posologie
son usage médicinal
ses effets physiques et psycho-émotionnels
ses vertus en tant que plante maîtresse
les leçons spirituelles dont elle a le secret
L’Ayahuasca fascine. Et elle fait peur aussi. On entend beaucoup de choses à son sujet, et c’est loin d’être évident de démêler le vrai du faux quand soi-même on ne l’a jamais rencontrée.
Entre les gros titres scandaleux et putaclic d’internet et les illuminés d’Instagram en mode secte, comment faire la différence entre info et intox ?
Cette Foire aux Questions sur l’Ayahuasca répond aux 23 préoccupations les plus fréquentes sur la Plante. Avec un ton libre et décomplexé, les réponses vont à l’essentiel.
Que vous ayez besoin d’une thérapie psychédélique ou que vous soyez en quête de réalisation personnelle, la médecine traditionnelle péruvienne où l’Ayahuasca et les plantes maîtresses tiennent le rôle de docteurs et d’enseignants constitue sans conteste une voie initiatique privilégiée pour vous offrir d’atteindre vos souhaits.
Mais il se peut aussi que vous ayez déjà connu ces expériences, et que vous ressentiez la nécessité d’une écoute authentique, attentive, et d’un soutien éclairé qui vous permettront de comprendre pleinement et donc d’intégrer véritablement ce que vous avez vécu…
Vous recherchez des lieux de médecine authentiques et sécures au Pérou ?
Vous éprouvez le besoin de faire le point sur vos intentions avant de partir ?
Vous souhaitez disposer de certaines clés de compréhension essentielles pour pouvoir travailler en symbiose avec les plantes ?
Vous avez besoin de soutien pour votre intégration post-diète ?
N’hésitez pas à faire appel à moi.
Besoin d’être nourri, inspiré, soutenu, aiguillé dans le travail que vous faites avec les Plantes Maîtresses et l’Ayahuasca ?
Désir d’agir en profondeur sur vos croyances, d’accélérer l’alchimie intérieure opérée depuis votre tambo solitaire ?
Envie de pouvoir dialoguer avec votre inconscient et de vous exercer à la pratique du rêve lucide ?
Volonté d’apprendre à gérer votre mental et votre ego, de savoir écouter votre cœur et vos émotions ?
Curieux de toucher à la magie, à la psychomagie, et à la vraie méditation ?
Ou peut-être souhaitez-vous simplement prendre le temps de vous nettoyer avec les éléments naturels et de vous imprégner de philosophie et de poésie…
Voici ma Sélection Spéciale de 20 Livres à prendre avec soi dans la selva, chacun présenté avec :
son résumé
un extrait long qui vous permettra de ressentir son énergie
les raisons pour lesquelles il vous sera d’une grande aide en diète de plantes
Le Voyage du Héros schématise les 12 étapes clés de l’accomplissement de soi. Depuis L’APPEL DE L’AVENTURE jusqu’au RETOUR AVEC L’ÉLIXIR, toute personne qui s’embarque dans le monde de l’Ayahuasca se lance dans une véritable quête qui n’a rien à envier aux récits mythiques des temps anciens…
Dans un monde où les rites de passage ont disparu de nos vies, et si vous envisagiez de créer votre propre parcours initiatique ?
Cet article à l’humour mordant et au style joyeusement libertaire retrace les 12 phases qui vous attendent si vous décidez de pénétrer dans le monde de la Medicina, et présente la terrible et splendide aventure intérieure qui va vous tomber sur la tronche…
Et si vous demandiez à l’Ayahuasca : Montre-moi comment UNIVERS et ESPRIT sont reliés... ?
Voilà le point de départ de cette cérémonie fictive, voyage mystique envoûtant constellé de visions et d’intuitions philosophiques.
Entre imagination et reviviscences de vécus chamaniques, ce récit utilise le langage poétique propre à l’Ayahuasca pour délivrer aux lecteurs les enseignements tirés du livre de Jocelin Morisson et Romuald Letterier, Tout est relié.
Interviews, reportages, conférences, films d’animation, documents d’archives, ce Top 20 part dans tous les sens ! Vous trouverez ici des heures et des heures de contenu qui extasiera vos neurones avides de savoir scientifique, votre curiosité affamée de découvertes, et votre âme en quête de sens…
L’idée maîtresse de ce Top ? Proposer une sélection de vidéos de qualité, afin de garantir que les explorateurs de la conscience, novices ou confirmés, bénéficient des bonnes clés pour découvrir cet univers, creuser leurs thèmes favoris à la fois dans le passé, dans le présent et dans le futur, aller plus loin dans leurs recherches grâce à des informations rares et authentiques, mais aussi se marrer avec deux ou trois divertissements bien perchés qui sont en eux-mêmes des expériences de conscience modifiée...
Si vous êtes à ce point passionnés par l’Ayahuasca et les Plantes Maîtresses, alors vous aller adorer lire Borderline…
Borderline est une série littéraire en 6 volets, où l’on s’immerge, à la première personne, dans la quête effrénée d’un jeune homme épris de liberté. Son chemin le mènera des Andes péruviennes jusqu’à la jungle amazonienne, où il s’engagera dans une diète de plantes intensive, drivé par un jeune chaman shipibo.
Borderline est, à ce jour, la seule saga au monde sur l’Ayahuasca et les Plantes Maîtresses.
Bien que pas mal d’éléments soient inspirés de faits réels, et qu’une immense partie de ces livres ait été rédigée en diète de plantes, Borderline est une œuvre d’imagination, un récit initiatique qu’on pourrait rapprocher de Hermann Hesse ou de Castaneda (en plus trash). Ce qui en fait le digne rejeton de la littérature psychédélique, légèrement en berne depuis la fin de la période beat.
Vanter les mérites de cette saga auprès de vous aurait l’effet inverse du but recherché. Ce n’est pas à l’auteur de proclamer que son œuvre vaut le détour. En revanche, il est de mon devoir de vous avertir que plonger dans ces livres n’est pas sans conséquences, surtout lorsqu’on connait soi-même la Medicina : rêves étranges, flashbacks de cérémonie, message de la Plante qui s’insinue sans crier gare, sensations et réactions bizarres (vertige, nausée, diarrhée, tachycardie).
Mes lecteurs considèrent que Borderline est une lecture chamanique.
Pas dans le sens où elle relate des expériences chamaniques.
Dans le sens où elle les provoque.
Vous voilà prévenus.
Rencontre avec le Gardien du Seuil (autrement dit l’ego, symbolisé par le dragon gardant jalousement en otage notre trésor intérieur)
Éveil du Feu secret des Sages
Transmutation des ombres en lumière à travers l’exploration systématique de nos traumatismes
Responsabilité totale face à nos vies, nous amenant à assumer et honorer pleinement notre liberté
Dépassement des peurs et des limites
Volonté d’individuation et quête du Soi…
Il est stupéfiant de constater à quel point Alchimie & Chamanisme fusionnent ensemble lorsqu’on étudie de près l’entraînement qu’ils proposent à l’Homme, pour lui offrir de renouer avec sa partie immortelle.
Et si prendre conscience que la diète de plantes constitue une pratique pleinement alchimique était la clé de sa réussite ?
C’est le thème de cette tournée de conférences, données en Europe en 2024.
Un grand-père shipibo, son petit fils, une partie de pêche infructueuse qui devient prétexte à la narration… d’une initiation chamanique haute en couleurs !
Cette nouvelle vous emporte dans l’univers magique et terrifiant de la Medicina indigène, tout en distillant des clés de compréhension précieuses pour toucher au cœur de ce qu’est une vie dédiée au soin de l’autre par l’usage des plantes…
Ce qui plaît le plus aux lecteurs ? Le rôle central que tient le Chullachaki dans l’histoire, ce fameux esprit de la selva aux intentions ambigües, capable du meilleur comme du pire…
Simuler une cérémonie d’Ayahuasca ? C’est l’idée folle de Jan Kounen, ce cinéaste ayahuasquero ! Son but ? Ramener et partager de l’info autour de cette médecine, parce que la VR permet de manière beaucoup plus précise de retranscrire la nature de l’expérience, à savoir d'être plongé dans un monde de manière vertigineuse.
Et il semble bel et bien que c’est ce qu'a ressenti Benoît, en faisant l’expérience d’Ayahuasca Kosmik Journey avec son casque sur le tête. Quand il m’a contactée pour me mettre au courant de sa découverte, les mots semblaient buter sur sa langue, tant ce qu’il avait vécu l’avait bouleversé. J’ai donc eu l’idée de l’interviewer en podcast pour creuser avec lui au sein de son expérience. Mais ce n’est pas n’importe quel podcast…
Vous allez VIVRE Ayahuasca Kosmik Journey en même temps que nous, grâce à la vidéo complète du film diffusée ici, en suivant les impressions d’un novice pénétrant dans l’univers de l’Ayahuasca, accompagné d’une initiée qui va l’aider à comprendre ses visions et explorer la profondeur de ses impressions…
La douleur dans mon crâne et mon visage se déplaçait en pulsant d’ondes corrosives - quelque chose capable de dissoudre, de bouffer du métal – et descendait à présent dans les os de ma mâchoire. Mais le pire, c’est que le Tabac avait aussi commencé à s’attaquer à mes reins et au bas de mon épine dorsale. Aucune position n’était tenable. Les tentacules de la douleur irradiaient jusque dans mes jambes, dans les os de mes bras. C’est mon squelette entier qu’était dévoré par la fièvre, et tous les os de mon visage...
Et si je vous disais qu’une diète de Tabac a failli me tuer ?
Ceci est le récit sans filtre de mon expérience avec cette plante.
Des livres sur le chamanisme, il y en a de plus en plus, ce qui ne rend que plus difficile l’élection de ceux qui nous apporteront vraiment des informations pertinentes.
Les 15 ouvrages présentés ici sont des valeurs sûres ; ce ne sont pas les plus récents, mais cela joue en leur faveur… En effet, aucun n’a été rédigé par une IA (ce qui est malheureusement le cas pour pléthore de nouveaux livres sur le marché), et ils n’ont pas pour but de vous transformer en chaman en 10 leçons !
Cette liste constitue donc une base solide pour commencer à explorer le chamanisme, les plantes sacrées et les états modifiés de conscience. Elle regroupe les ouvrages que je lis encore régulièrement, car ils sont si riches qu’une seule lecture n’est jamais suffisante…
Bref, régalez-vous !
Écrire des articles sérieux sur le chamanisme, c’est bien. Mais proposer à ses lecteurs un entretien vivant dont un chaman shipibo est la star, c’est mieux !
Mais soyons clair : l’interview proposée ici est fictive, et n’a eu lieu que dans mon imagination. Cependant, le curandero auquel je m’adresse a vraiment existé, et les informations qu’il transmet ici sont basées sur de vraies discussions que j’ai eues avec lui…
Ça vous semble compliqué ?
Alors oubliez tout ça, et laissez-vous porter par le flow de cette rencontre, qui vous communiquera des enseignements rares et fascinants sur la nature du chamanisme amazonien.
Diéter l’Ayahuma, cet arbre que beaucoup de chamans considèrent comme dangereux pour un novice, de par la grande part d’ombre qu’il recèle au cœur de son écorce, a changé ma vie. Il y a un avant et un après cette diète.
Il faut dire que l’Ayahuma n’a pas été le seul à m’enseigner… Un hôte inattendu s’est pointé au début de mon initiation, pour y prendre le rôle de maître.
Ceci est le récit complet de ce mois passé à Iquitos.
Le témoignage d’une métamorphose intérieure dont je récolte encore les fruits aujourd’hui.
Ce dossier spécial Ayahuasca & Plantes Maîtresses ne serait pas complet si je ne partageais pas la page qui recense l’ensemble de mes interventions médiatiques.
Au fil du temps, j’ai eu la chance d’être reçue en interview pour témoigner de mon apprentissage auprès des plantes, et ces rencontres avec certains grands acteurs de l’exploration de la Conscience contribuent largement à véhiculer l’énergie que les plantes et les chamans m’ont transmise.
Ici, vous trouverez donc des heures de visionnage qui devraient vous passionner…
Top 20 des Livres à emmener en Diète de Plantes
De quels livres a-t-on besoin quand on diète une plante ? Aucun. C’est le Grand Livre de la Nature Vivante, comme diraient les alchimistes, qui vous apprendra tout ce que vous voulez savoir, grâce à vos cérémonies d’Ayahuasca et la façon dont vous vous concentrez, dont vous rêvez dans votre tambo. En revanche, vous avez besoin d’être nourri, inspiré, soutenu, aiguillé dans le travail avec vos rêves, vos croyances, vos dissolutions et sublimations. Vous avez envie de mieux comprendre ce qui se passe en cérémonie d’Ayahuasca, comment les plantes maîtresses opèrent avec vous. Vous ressentez le désir de méditer, de vous essayer à la magie et à la psychomagie, à la pratique du rêve lucide. Vous voulez comprendre la mort, prendre le temps de vous imprégner de poésie. Vous brûlez de savoir comment gérer votre mental et votre ego, mais aussi votre esprit, votre cœur et vos émotions. Vous souhaitez apprendre à vous nettoyer avec les éléments, à parler le langage du Vivant, et à relier votre cosmos intérieur à l’univers…
Quelles lectures apporter avec soi en diète de plantes maîtresses ? Quels livres vous aideront à travailler efficacement sur vous-mêmes et soutiendront le boulot des plantes sans interférer avec leur énergie et sans risquer de croiser votre diète ? Quels ouvrages renferment des clés de compréhension spirituelle qui vous permettront “d’optimiser” le temps passé dans la jungle afin que vous ressortiez de là plus fort, plus sage, plus rayonnant que jamais ?
Mettons les choses au clair : durant la diète de plantes, il y a un temps plus ou moins long où vous n’avez pas le droit de lire. Pourquoi ? Parce que ça gênerait votre relation aux plantes. En diète, on est si réceptif que certains chamans considèrent que lire un livre revient carrément à le “diéter”, c’est-à-dire incorporer son énergie, son pouvoir, ses enseignements, bons ou mauvais, et que de ce fait s’autoriser la lecture revient à un croisement, une torsion de diète. Car en diète, s’il vous est interdit d’avoir des rapports aux autres (leur parler, les toucher, et même les regarder dans les yeux) pour ne pas mixer votre énergie et celle de la plante que vous diétez avec celle des autres, ce n’est pas pour vous gorger des vibes d’un livre. Il faut faire attention à ce qu’on laisse entrer en soi.
D’autre part, il faut aussi s’astreindre à une certaine “assise” spirituelle, se montrer très attentif à ses pensées et à ses émotions, celles qui sont violentes, apeurées, colériques, et être dans une vigilance constante pour ne pas chavirer du côté obscur de la plante. Un équilibre fragile dont vous êtes responsable jour après jour. Et il est vrai qu’il y a des lectures qui peuvent vous faire plus de mal que de bien, de par les idées qu’elles véhicules ou encore les sentiments qu’elles font naître en vous. D’autres encore peuvent vous déconcentrer, vous distraire, vous éloigner de l’axe qu’il est important de maintenir durant une diète de plantes afin que la graine que vous portez en vous pousse droit.
Ceci étant dit, il y a tout de même un paquet de livres qui peuvent réellement aider, orienter, accompagner, éclairer, inspirer le travail que vous faites en vous-même durant l’isolement dans votre tambo. Et je vous garantis que mes diètes n’auraient pas été les mêmes si je n’avais pas disposé de certaines lectures que je remercie encore aujourd’hui…
La sélection de 20 ouvrages réunis ici pourra vous paraître surprenante. En effet, inutile d’espérer trouver Les quatre accords toltèques ou bien Le pouvoir du moment présent (et encore moins des conneries du style Éveiller le chaman qui est en vous). D’une, vous n’avez pas besoin de moi pour connaître ces livres. Et de deux, très personnellement, ces bouquins n’ont absolument pas changé ma vie (je précise que je n’ai pas lu Éveiller le chaman…, beurk).
De quels livres a-t-on besoin quand on diète une plante ? Aucun. C’est le Grand Livre de la Nature Vivante, comme diraient les alchimistes, qui vous apprendra tout ce que vous voulez savoir, grâce à vos cérémonies d’Ayahuasca et la façon dont vous vous concentrez, dont vous rêvez dans votre tambo.
En revanche, vous avez besoin d’être nourri, inspiré, soutenu, aiguillé dans le travail avec vos rêves, vos croyances, vos dissolutions et sublimations. Vous avez envie de mieux comprendre ce qui se passe en cérémonie d’Ayahuasca, comment les plantes maîtresses opèrent avec vous. Vous ressentez le désir de méditer, de vous essayer à la magie et à la psychomagie, à la pratique du rêve lucide. Vous voulez comprendre la mort, prendre le temps de vous imprégner de poésie. Vous brûlez de savoir comment gérer votre mental et votre ego, mais aussi votre esprit, votre cœur et vos émotions. Vous souhaitez apprendre à vous nettoyer avec les éléments, à parler le langage du Vivant, à relier votre cosmos intérieur à l’univers.
Les ouvrages que j’ai répertoriés ne sont pas les plus complexes qui existent sur les sujets abordés. Mais en diète de plantes, puisque l’intellect n’est pas précisément le bienvenu, il sera davantage question de laisser s’imprégner votre intuition, de laisser l’imagination vous porter, la poésie des mots vous transcender.
Les extraits de cette Liste de Livres Spécial Diète sont assez longs, car il est important que vous puissiez d’ores et déjà ressentir l’énergie qui se dégage de ces ouvrages, afin de voir si elle vous correspond. De plus, comme vous le verrez, les morceaux sélectionnés regorgent d’enseignements en tant que tels, que vous partiez bientôt en diète de plantes ou pas, et, ma foi, j’aime avoir du contenu inspirant et profond sur ce blog, car le temps que vous passez ici à lire est déjà une petite medicina.
Il n’existe pas de meilleurs enseignants que les plantes maîtresses et l’Ayahuasca, je le répète. L’expérience directe doit être pour vous celle qui doit prévaloir sur tout le reste, car elle seule sera en mesure de vous amener à véritablement “comprendre, posséder” un savoir, mais les livres réunis ici vous aideront à vous ouvrir, à rêver, à travailler en conscience. A changer et transmuter. A vous approcher toujours plus de ce que vous êtes parti chercher si loin de chez vous : vous-même.
(évidemment, je vous conseille de prendre un KINDLE avant de partir. Presque tous les livres conseillés ici existent au format e-book)
Ah, et au fait ; vous pouvez tout à fait décider de faire une diète de livres avec cette liste !
Bref, régalez-vous…
Les livres les plus inspirants à embarquer en diète de plantes maîtresses afin de taffer sur soi-même comme jamais
Résumé éditeur
En ces temps troubles, l’Alchimie, science issue du fond des âges, nous permet de revenir à l’essentiel, c’est-à-dire de retrouver les aspirations profondes qui définissent notre véritable place dans notre vie et de trouver les moyens de réaliser nos souhaits. Car Pascal Bouchet en est certain : le grand drame de notre civilisation est cette obsession de se fuir soi-même dans des conquêtes chimériques, alors que la nature, dans son infinie sagesse, a déposé tous les trésors du monde en nous-mêmes, et réalisé notre incroyable potentiel divin.
Grâce à l’Alchimie, nous pouvons apprendre à mieux nous connaître, découvrir ce que nous désirons au plus profond de notre cœur, et trouver ainsi notre projet. Nous pouvons aussi changer notre vie en nous libérant de la fatalité du destin et piloter notre existence sur le chemin radieux de l’évolution.
Pascal Bouchet est conférencier, formateur et énergéticien. Il a mis en place des formations afin de rendre accessibles les outils de connaissance de soi et de transformation intérieure.
Extrait
Dans sa phrase, Hermès Trismégiste commence par : « Tout ce qui est en bas est comme ce qui est (déjà) en haut » avant de dire « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »
Cela implique que si ce qui est en bas (la matière, le monde physique) est la conséquence de ce qui était déjà en haut (le plan subtil, spirituel), alors l’esprit est là avant la matière et celle-ci en est la conséquence, le reflet. La matière est donc comme ce qui est spirituel.
Cela est aisément explicable par la cosmogonie hermétique qui considère toute la création matérielle comme une conséquence de la lumière spirituelle originelle qui s'est condensée.
On comprend alors la phrase de saint Jean dans l'Apocalypse : « Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre. » La nouvelle terre découlant, et même résultant, du nouveau ciel préalable.
Le langage hermétique est très profond et les termes ne sont pas employés au hasard : comme la matière qui reflète l'esprit, les écrits hermétiques ne sont que la manifestation, ou le reflet, de significations bien plus subtiles et spirituelles.
Ce langage étant le support d'un enseignement du monde sublime de l'esprit, et comme Hermès est le messager des dieux, c'est donc un langage subliminal et non littéral. De la même manière, les hermétistes, considérant le monde physique comme un reflet ou une manifestation du monde spirituel, considèrent ce monde matériel comme support des mystères de l'esprit divin.
Ils considèrent ainsi la Nature comme un livre à multiples dimensions sur les mystères de l'esprit. Chaque création, chaque créature, chaque élément matériel, tangible est une lettre, un mot, un hiéroglyphe secret porteur d’un enseignement du grand livre de la Nature vivante. C'est pourquoi les hermétistes se qualifiaient de Philosophes de la Nature car ils apprennent leurs enseignements du grand livre de la Nature vivante.
L'univers tangible, la Nature tout entière, tel un kaléidoscope, fait office de miroir à multiples facettes de l'esprit divin caché en chaque chose.
Non seulement la Création, l’univers tangible et matériel fait office de miroir du monde spirituel, subtil et invisible (comme notre lumière originelle), mais on peut aussi dire que le monde tangible extérieur qui nous entoure est le reflet de notre monde intérieur. Cela est vrai puisque nous sommes un microcosme fait à l’image de l'univers.
Donc non seulement nous pouvons apprendre à connaître l'univers en nous connaissant nous-mêmes, mais l'inverse est aussi possible. L'univers tangible et visible tout entier qui nous entoure est un reflet de notre monde intérieur, invisible.
Il faut bien avouer qu'il y a un domaine que l’on connaît très peu, un domaine ténébreux, celui de notre monde intérieur. Notre esprit lui-même, notre esprit divin reste un mystère. C'est sûrement la raison de notre incarnation dans ce monde du miroir, la volonté de notre esprit de se connaître. Il n’y a rien, rien d'extérieur que nous ne puissions appréhender d’une manière ou d’une autre, qui n'existe pas déjà intérieurement.
Contrairement à certaines formes de mysticisme ou de spiritualité, l’hermétisme se sert des éléments tangibles de la vie comme un miroir de l’âme et de l'esprit, ou plutôt comme un support pour valider sa progression spirituelle.
Chaque événement agréable ou désagréable de la vie concrète est pour l’hermétiste digne de ce nom, un moyen d’avancer, un défi, une initiation de Mère Nature pour progresser sur sa voie initiatique des transmutations. N'oublions pas que le but de l’alchimiste est de devenir un jour à la ressemblance de Dieu, en devenant « parfait comme le Père céleste est parfait ». Il va donc essayer de devenir maître dans son microcosme (son laboratoire) comme Dieu est maître dans l'univers.
RETROUVEZ L’INTERVIEW DE PASCAL BOUCHET ICI !
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que ce que tu fais en diète, c’est ni plus ni moins que de l’alchimie, et que le plus vite tu en prendras conscience, le mieux tu travailleras.
Parce que, comme je l’ai démontré de long en large dans cette série de conférences, l’alchimie est l’outil le plus pertinent pour ton évolution, qui te permet d’explorer tes défis et de trouver des solutions créatives pour te transformer. Elle fait de toi l’agent actif de ta métamorphose.
Parce que cet ouvrage t’offre un langage symbolique pour comprendre ton monde intérieur, c’est-à-dire tes émotions, tes peurs, tes conflits, tes blocages, tes illusions, et tes aspirations les plus profondes.
Parce qu’il va te permettre de transcender tes limites et d’atteindre ton plein potentiel.
Parce que l’alchimie t’encourage à voir le monde comme un processus de transformation constante où matière et esprit dialoguent ensemble en permanence.
Parce qu’il t’invite à observer la Nature comme un reflet de toi-même, avec une conscience nouvelle.
Parce que tes défauts sont simplement des qualités non révélées. Parce que ton ego, ce terrible dragon qui garde l’accès à ton trésor intérieur, le Soi, est en vérité le maître d’armes qui va éveiller en toi l’ardent héros prêt à gagner sa liberté. Et plus important encore, parce que ce que tu fais en diète de plantes maîtresses, c’est opérer la dissolution de tes ombres afin de les sublimer en lumière. Et donc, prendre conscience de tout ça va t’aider à travailler efficacement sur toi-même.
Parce que découvrir l’alchimie est probablement l’une des expériences les plus significatives qu’un Homme puisse faire, et je pèse mes mots.
Parce que l’alchimie est la voie royale de la connaissance de soi et de la transformation intérieure, que c’est un art qui transcende les limites de la matière pour s’aventurer dans les profondeurs de l’âme, un chemin vers la réalisation du Soi.
Parce que cet ouvrage va te permettre de réconcilier les aspects spirituels et matériels de ton existence, trouver ton équilibre entre monde intérieur et monde extérieur et harmoniser les différentes facettes de ton être afin de vivre en cohérence avec les lois universelles.
Parce que l’alchimie est un processus de transformation intérieure et extérieure visant à te purifier et te perfectionner. En cherchant à transmuter les aspects négatifs de ta personnalité, en les transformant en quelque chose de plus noble et de plus élevé, l'alchimie t’invite à t'affranchir de tes limitations et à atteindre un état d'illumination.
Parce qu’il n’y a pas d’environnement plus favorable que la selva pour apprendre à décoder le Grand Livre de la Nature Vivante et comprendre que tout a un esprit.
Parce que le nettoyage que les plantes maîtresses et les cérémonies d’Ayahuasca opèrent en toi est une œuvre alchimique qui dissout la matière première dont tu es fait, la décompose en ses éléments constitutifs, et la purifie des impuretés qui l'encombrent, comme l’Œuvre au Noir.
Parce qu’en diète il y a aussi des phases de sublimation et d'illumination de ton essence, la rendant plus noble et plus lumineuse, comme l’Œuvre au Blanc.
Parce que de retour de diète, tu vas entrer dans la phase de réalisation de toi-même, comme l’Œuvre au Rouge.
Et parce qu’en diétant une plante, tu te mets en quête de la Pierre Philosophale, c’est-à-dire la medicina universelle, une substance capable de guérir toutes les maladies, tant physiques que spirituelles. La Pierre Philosophale représente l'état de santé parfait, l'équilibre entre le corps et l'esprit, et l'harmonie avec l'univers. C’est un symbole puissant de l'accomplissement du Grand Œuvre, signifiant la réalisation de soi, la fusion de l'âme avec le divin, et la libération de l'être de ses limitations et de ses illusions. Une source de sagesse et de lumière infinie.
Résumé éditeur
Dans ces livres, Seth expose les méthodes spécifiques qui permettent de modifier notre vie pour la mettre en conformité avec notre idéal, qu'il s'agisse de notre corps et de notre santé, de l'abondance, ou de nos rapports avec nous-mêmes et avec autrui. Les livres de Seth sont particuliers, car leur auteur n'a pas de réalité physique. En effet, c'est dans un état modifié de conscience que Jane Roberts reçut mot à mot le message métaphysique dicté par « l'essence d'une personnalité non incarnée » se nommant Seth. Ainsi naquirent ces guides essentiels qui, des décennies plus tard, apparaissent comme la source d'où jaillit le mouvement des spiritualités nouvelles.
Jane Roberts, autrice d’une trentaine d’ouvrages (poèmes, nouvelles et essais), a pendant vingt ans reçu le “matériau” de Seth, ouvrant la voie au phénomène moderne du channeling.
Elle a donc canalisé Seth, un sage enseignant. Mais pas un sage de la planète Terre. Un sage de l’univers. Et surtout, des univers… Multidimensionnel, concret, métaphysique et pratique à la fois, Seth peut changer notre histoire spirituelle comme notre vie quotidienne. Du channeling à une nouvelle spiritualité, de la psychologie à la philosophie, de la santé à l’alimentation, de la famille au travail, des végétaux aux animaux, ou encore du sexe à l’amour, Seth nous ouvre grand les portes de la perception — et de sa compréhension —, nous stimule et nous fait un bien rare, dont l’énergie subtile monte crescendo au fil de ses livres initiatiques.
Citations
Je vous dis que votre conscience n’est pas un produit destructible, formé accidentellement à travers l’interaction de composants chimiques. Vous n’êtes pas un avatar de la matière physique et votre conscience n’est pas destinée à s'évanouir en fumée.
Vous faites partie de ce que vous percevez. Quand vous modifiez la focalisation de votre perception, vous changez automatiquement le monde objectivé. Ce n'est pas que vous le percevez différemment alors qu'il reste le même, indépendamment de votre expérience. L'acte de perception en lui-même contribue à former l'évènement perçu, et fait partie de lui.
Les rêves, les espoirs, les aspirations et les peurs de l'Homme interagissent en un mouvement constant qui forme ensuite les évènements de votre monde. Cette interaction inclut non seulement l'Homme, bien sûr, mais la réalité émotionnelle de toutes les consciences terrestres également, du microbe à l'érudit, de la grenouille à l'étoile.
Vous créez le monde que vous connaissez. Vous avez reçu le don peut-être le plus impressionnant qui soit : la faculté de projeter vos pensées hors de vous-mêmes, en une forme physique.
Chacun de nous forme son propre environnement, pour que vous vous rendiez bien compte que vous portez l'entière responsabilité de votre vie. Si vous pensez que ce n'est pas le cas, vous vous limitez vous-mêmes ; votre environnement représente une somme de savoir et d'expérience.
La conscience est la façon dont on perçoit les différentes dimensions de la réalité. La conscience que vous connaissez est extrêmement spécifique. Vos sens vous permettent de percevoir le monde en trois dimensions mais, par leur nature même, ils font obstacle à la perception d'autres dimensions tout aussi valides.
Les pensées et les émotions forment la matière physique selon des processus bien définis et des lois parfaitement valides, même si elles vous sont actuellement inconnues.
La mort fait partie de vous, tout comme la naissance. L'importance de ce qu'elle représente varie en fonction de l'individu - et, d'une certaine façon, la mort est votre dernière chance de faire une déclaration significative dans votre vie, si vous avez le sentiment de ne pas l'avoir fait auparavant. La mort de certaines personnes est un moment de silence. Pour d'autres, elle est comme un point d'exclamation, si bien que, par la suite, on peut dire que la mort de cet individu s'est révélée presque plus importante que sa vie.
La connaissance vient de l’intérieur, elle est inestimable et l’emporte sur la parole. Vous pouvez acquérir ce savoir. Je serais heureux d’être votre guide mais personne ne peut trouver à votre place.
Quand vous croyez en un univers dû au hasard et que vous pensez être un membre d'une espèce engendrée par accident, la vie personnelle semble dénuée de sens, et les évènements peuvent paraître chaotiques.
La vraie connaissance de soi est indispensable à la santé et à la vitalité. Elle suppose d’abord la découverte de ce que vous pensez subconsciemment de vous-même. Si c’est une bonne image, bâtissez sur elle. Si elle est mauvaise, considérez-la comme une opinion passagère et non comme un état absolu.
Dès que vous commencerez à comparer ce que vous êtes avec un concept idéalisé de vous-même, vous vous sentez automatiquement coupable. Tant que vous ne travaillez pas sur vos croyances, les situations et les circonstances les plus anodines peuvent déclencher cette culpabilité.
Vous formez votre propre réalité. Si vous êtes las de m'entendre insister sur ce point, je peux juste répondre que j'espère que ces répétitions vous permettront de comprendre que cette affirmation s'applique aux évènements les plus infimes et les plus importants dont vous faites l'expérience.
Quand vous aimez les autres, vous leur accordez la liberté innée qui leur revient et n'insistez pas bassement pour qu'ils s'occupent constamment de vous. Il n'y a pas de catégories dans l'amour. Il n'existe aucune différence fondamentale entre l'amour d'un enfant pour ses parents, d'un parent pour son enfant, d'une femme pour son mari, d'un frère pour une sœur. L'amour a seulement des expressions et des caractéristiques diverses, mais tout amour est affirmation. Il peut accepter, sans condamner qu'il y ait des déviations par rapport à la vision idéale.
Le libre arbitre vous a été donné. Il y a en vous des feuilles de route ; vous savez ce que vous avez à accomplir en tant qu’individus, en tant que peuple, en tant que race et en tant qu'espèce. Vous pouvez choisir d’ignorer ces feuilles de route.
La grande force et la grande résilience du corps seront beaucoup mieux comprises ; non pas parce que la science médicale fera de spectaculaires découvertes — ce qui sera le cas —, mais parce que l’alliance de l’esprit avec le corps sera plus clairement perçue.
La conscience est, entre autres choses, un exercice spontané de créativité. Dans un contexte à trois dimensions, vous apprenez les moyens grâce auxquels votre existence psychique et émotionnelle est en mesure de créer la diversité des formes physiques.
Les impulsions personnelles sont destinés à fournir l'élan conduisant au développement de nos aptitudes selon un mode qui contribuera également aux intérêts supérieurs aussi bien de l'espèce que de la nature.
La réalité extérieure et l'expérience personnelle donnent naissance à tous les évènements de masse.
Vous êtes intimement relié à tous les événements historiques de votre époque. Dans une certaine mesure, vous avez participé au fait qu'un Homme a marché sur la Lune, que vous avez ou non le moindre lien avec l'évènement physique lui-même.
Vous pouvez facilement constater que les graines produisent les fruits de la Terre, chacune selon son espèce. Aucune graine n'est identique à une autre, pourtant globalement, il est possible de les regrouper par espèces. De la même manière, les idées ou pensées forment des modèles généraux, produisant dans votre monde certains types d'évènements, produisant des matérialisations.
Tout moi particulier pourrait théoriquement étendre sa conscience pour contenir l'univers et tout ce qui s'y trouve.
S'il y a une bonne communication entre le moi, c'est-à-dire le moi intérieur et le moi extérieur, alors l'ego commence à comprendre ce qu'il est, et aussi à réaliser qu'il a de plus grandes capacités que celles qu'il peut réaliser par des réincarnations continues, sur un plan.
Votre réalité est le résultat d'une hallucination, si vous voulez dire par là qu'elle n'est que l'image que vous montrent vos sens. Physiquement, bien sûr, votre existence est perçue par les sens. Dans ce contexte, la vie corporelle est une vie envoûtante, dont l'attention est largement concentrée par la croyance des sens dans la réalité de leurs sensations. Pourtant, cette expérience est l'image que la réalité vous donne maintenant, et donc, en d'autres termes, la vie terrestre est une version de la réalité - non pas la réalité dans sa totalité, mais une partie de celle-ci.
Oubliez les moi craintifs que vous êtes parfois, et rappelez-vous au contraire l’essence magique de votre propre être qui chante en ce moment même dans chacun de vos doigts. Voilà la réalité que vous cherchez. Ressentez-la pleinement.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que le meilleur moment pour observer calmement et modifier tes croyances limitantes et la réalité limitée qui va avec, c’est en diète de plantes maîtresses en Amazonie, et que ce livre est le plus radical pour t’y aider, en comparaison de tout un tas de conneries sur la loi de l’attraction que tu pourrais lire ailleurs.
Parce que cet ouvrage est d’une telle richesse que c’est impossible pour moi d’en faire un résumé, ce qui devrait VRAIMENT t’inciter à l’acheter. Et en plus il y a un tome 2, ce qui promet des heures et des heures de lecture, tranquille dans ton tambo, à écouter Seth te parler et te révéler ta véritable nature et tout le potentiel créateur que tu possèdes sans en avoir conscience.
Parce que tout ce que tu as pu lire concernant le fait de créer sa réalité à partir de ses croyances, c’est du pipi de chat comparé à ce livre qui, lui, te donnera enfin les clés réelles pour changer tes croyances, avec même des exercices à faire !
Parce que la personnalité de Seth est incroyable, que tu sens qu’il s’agit d’une sagesse qui n’a aucune chance d’être humaine, et que donc, lire ce livre revient à entrer en contact avec une entité autre, ce qui devrait t’aider à percevoir également les messages des entités spirituelles végétales qui t’entourent dans la jungle.
Résumé éditeur
En 327 propos éclairant le sens et la valeur de la vie, Patrice Franceschi compose un système éthique original dans le prolongement de la pensée stoïcienne grecque couplée à l’esprit samouraï japonais.
Un ouvrage de philosophie pratique qui appelle l’Homme moderne à une nouvelle forme d’accord intérieur avec lui-même pour s'opposer à la guerre de tous contre tous et à la fin des libertés.
Écrivain-aventurier et philosophe politique, Patrice Franceschi partage sa vie entre écriture et engagements.
Citations
Car la mort elle-même n’est pas à craindre, tant qu’elle n’est pas là, pourquoi en avoir peur ? Et quand elle est là, il n’est plus temps d’y penser. Ainsi parlait l'un de nos grands anciens.
Comme lui, écartez cette crainte inutile. Elle corrompt nos pensées, elle corrode nos actes.
Puisque vous ne pouvez échapper à la mort, changer votre regard sur elle. Cela ne dépend que de vous.
Car si vous ne pouvez rien contre la mort, votre regard peut tout contre elle. Certains Hommes, accablés par les souffrances de l’existence, ne vont-ils pas jusqu'à la considérer comme un refuge ?
Soyez les maîtres de votre regard, samouraïs des temps à venir...
Dans cette maîtrise du regard se trouve une part importante de ce que l’on doit appeler : liberté.
Allez même jusqu'à bénir l'existence de la mort — celle qui vous attend. Car à quoi vous oblige-t-elle si vous considérez les choses selon notre éthique ?
À faire de chaque seconde une vie entière.
Là se trouve votre combat personnel pour devenir vous-mêmes : vivre entièrement et sans délai.
Ainsi donc, vivez au pas de charge — alors, vers la mort vous irez d'un pas tranquille.
Mais il vous faut être féconds.
“Féconds, dites-vous, maître Isogushi ?”
Oui, samouraïs en gestation. Quoi que vous fassiez il vous faut laisser quelque chose derrière vous — le fruit de votre passage sur terre.
À tout le moins, vous devez transmettre ce que vous avez reçu. Ne vous a-t-on pas donné une torche à votre naissance ? Alors, faites-en quelque chose. Avivez le feu de cette torche sans crainte de vous brûler et passez-la à ceux qui naîtront après vous.
C'est ce qu’affirme l'éthique du samouraï moderne.
Sinon, vivez comme des animaux.
Ainsi donc, rien ni personne n'est à craindre, hors de l’effroi de ne rien faire du peu de temps que la vie nous concède avant de nous l'ôter.
Tout le reste est vanité.
Élèves du dojo d’Ishen, soyez-en donc convaincus : la peur de la mort est le début de l’esclavage.
C'est pourquoi le refus du risque est un crime contre la vie féconde. Et l'acceptation du risque une preuve d'amour donnée à cette même vie féconde.
Cet amour-là mérite un nom : énergie — l’autre manière de retrouver la vitalité perdue.
De toute façon, souvenez-vous de ceci concernant le risque : ce qu'on appelle un « risque inconsidéré » est un risque qui finit mal. Quand il finit bien, on l'appelle « risque calculé ». Ainsi va le regard incertain et fluctuant de l’Homme habituel.
Savez-vous quel autre nom je donne à la crainte de la mort ? Anesthésie.
Que représente l’anesthésie ? Le premier obstacle à l'éthique du samouraï moderne.
Qu’empêche l’anesthésie ? L'accès aux routes montant vers les choses supérieures.
Comment s’en défendre ? Par une nouvelle règle du mépris de la mort.
Vous me dites alors : “Maître Isogushi, quelle est cette règle ? Que faire pour mépriser la mort ? N'est-ce pas là chose impossible ?”
Je vous réponds : “C'est une rude entreprise, disciples du dojo d'Ishen. Mais elle n'est en rien impossible. Souvenez-vous de cette humble photo que je vous ai montrée à tous. En chemise blanche et les mains liées dans le dos, un Résistant français anonyme sourit au peloton allemand qui va l'exécuter. Pour les siècles à venir, cet inconnu nous dit que la mort est acceptable quand elle est le prix à payer pour défendre l'une des choses sacrées que l’on s’est choisies.
Ce pour quoi vous devez suivre l'éthique du samouraï moderne.”
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que le chamanisme amazonien est une voie du guerrier et que diéter une plante sacrée tout en te farcissant des cérémonies d’Ayahuasca est un truc hardcore qui mérite d’être soutenu par une philosophie guerrière.
Parce que ces petites maximes sont très puissantes tout en étant extrêmement concises, et qu’elles incitent à réfléchir par soi-même plutôt que de se laisser porter par des flots de mots.
Parce que ce livre aborde des thèmes foutrement importants, tels que la mort, le sacré, les valeurs, la responsabilité, et que si tu taffes pas là-dessus en diétant une plante, alors tu le feras jamais.
Parce qu’il a un côté très radical et que ça fait du bien de plus chercher à moyenner avec soi-même mais d’y aller franco. D’oser être cash dans ses propres pensées.
Parce qu’il donne vraiment envie de devenir un samouraï moderne, attisant en toi ta volonté, ton courage, ton sens de l’honneur, et que ce sont de très puissantes qualités à commencer à développer en diète afin de rentrer chez toi plus déterminé que jamais à enfin incarner celui que tu as toujours rêvé d’être ; ton idéal.
Résumé éditeur
Stanislav Grof nous livre ici son propre parcours en tant que pionnier de l'exploration de la conscience humaine. Il réussit l'exploit de rédiger un ouvrage d'une grande lisibilité, très accessible, captivant, qui vient bouleverser notre compréhension de la réalité, de l'Homme et de l'univers.
D'une grande rigueur professionnelle, même en abordant les sujets les plus délicats, Grof nous conduit par étapes progressives à remettre en question nombre de choses qui nous semblent évidentes.
Le Dr. Grof, psychiatre, est un pionnier dans la recherche des états modifiés de conscience et l'un des fondateurs et des principaux théoriciens de la psychologie transpersonnelle.
Extrait
Quand l’impossible arrive est un recueil d’histoires relatant divers événements de ma vie tant professionnelle que privée qui m’ont contraint à abandonner le point de vue scientifique, sceptique et matérialiste, que j’avais sur la vie pour embrasser les philosophies spirituelles de l’Orient et les enseignements mystiques du monde entier. Ces événements ont également éveillé en moi un grand respect pour la vie spirituelle, les rituels et les traditions thérapeutiques des cultures indigènes que la science occidentale rejette comme étant le fruit de superstitions primitives. Je sais que la seule lecture de ces récits ne peut restituer toute la puissance des expériences de vie très réelles qu’ils décrivent ; toutefois, j’espère qu’ils parviendront globalement à donner aux lecteurs un aperçu du réenchantement de l’univers que ces expériences ont provoqué dans ma propre existence.
Le premier chapitre de cet ouvrage est constitué d’histoires dont la caractéristique principale est d’impliquer ce que C. G. Jung nommait des synchronicités, c’est-à-dire des coïncidences hautement improbables qui ne peuvent être expliquées par le principe de causalité linéaire, principe qui forme la pierre angulaire de la pensée scientifique occidentale. En montrant que le monde de la matière peut avoir des interactions ludiques avec la psyché humaine, l’existence des synchronicités mine les fondements mêmes du paradigme cartésio-newtonien et de la vision du monde matérialiste moniste. Elle abolit les assertions métaphysiques de base soutenues par la communauté scientifique occidentale, à savoir que la conscience et la matière sont deux entités séparées, que la matière est prédominante et la conscience n’est qu’un épiphénomène, et que les événements survenant dans le monde sont exclusivement régis par des chaînes de cause à effet.
Les chapitres 2, 3 et 4 présentent des récits qui remettent en question la conception scientifique actuelle de la nature de la mémoire et de ses limites. Les psychiatres et les neurophysiologistes traditionnels partent du principe que le cerveau du nouveau-né n’est pas assez développé pour garder le souvenir des heures de stress et de douleur qu’il a vécues au cours de la naissance biologique. Le travail avec les états de conscience holotropiques démontre clairement que chacun d’entre nous conserve inconsciemment dans sa psyché non seulement la mémoire de sa venue au monde et du traumatisme qui l’accompagne, mais également des souvenirs de sa vie prénatale, des débuts de son existence embryonnaire, de sa conception ainsi que de la vie de ses ancêtres humains et animaux. Il n’est pas plausible que toute notre histoire biologique soit inscrite dans l’ADN et que, dans certaines circonstances, cet enregistrement puisse se traduire par une expérience très nette. Pourtant, les mémoires évoquées ci-dessus – embryonnaire, ancestrale, raciale et phylogénétique – proviennent au moins de situations dans lesquelles il est possible d’imaginer un substrat matériel, pouvant véhiculer des informations. De nombreuses expériences dans les états holotropiques présentent un problème conceptuel encore plus épineux, puisqu’elles suggèrent l’existence d’une mémoire sans le moindre substrat matériel. On trouve, par exemple, dans ce registre des séquences expérientielles décrivant des événements de l’histoire de l’humanité, conservés dans les archives de l’inconscient collectif, tel que le concevait C. G. Jung, des souvenirs de vies passées et une identification expérientielle aux membres d’autres espèces. Toutes ces expériences transcendent clairement les frontières ancestrales, raciales et biologiques en tous genres, et il est impossible d’imaginer un support physique dans lequel elles pourraient être enregistrées. Il semble qu’elles soient conservées dans des domaines qui demeurent pour l’instant inconnus de la science, ou qu’elles soient gravées dans le champ de la conscience même.
Le chapitre 5 comprend des histoires illustrant des phénomènes habituellement étudiés par les parapsychologues : la télépathie et la clairvoyance, la psychométrie, les expériences dans le monde astral, la communication avec des entités désincarnées et des guides spirituels, les rencontres avec des créatures archétypales, le channeling, les phénomènes de domination de la matière par l’esprit (siddhis) et les expériences de sortie du corps, au cours desquelles la conscience désincarnée perçoit avec précision des lieux proches ou lointains. L’étude impartiale de ces expériences et de ces événements extraordinaires laisse entendre que la science a prématurément ridiculisé tout ce domaine et les chercheurs qui s’y consacrent. Ces observations révèlent l’existence de « phénomènes anormaux » qui, dans le futur, pourraient aboutir à une révision radicale de la vision scientifique du monde et de ses assertions métaphysiques fondamentales.
Le chapitre 6 est consacré spécifiquement à des récits qui relatent des observations remettant en question les postulats les plus fondamentaux des psychiatres traditionnels quant à la nature des épisodes psychotiques, actuellement considérés comme la manifestation de graves maladies mentales. Ce chapitre comporte également des comptes-rendus de méthodes de traitement non orthodoxes et très controversées, ayant donné des résultats positifs surprenants. À titre d’exemple de ce genre d’« hérésie » psychiatrique, citons l’interprétation d’épisodes d’états non ordinaires de conscience comme étant des crises d’ouverture spirituelle (« émergences spirituelles ») et non des épisodes psychotiques. Autre exemple : aborder les symptômes comme étant l’expression d’une tentative d’autoguérison de la psyché et travailler avec ceux-ci. Les situations les plus radicales et les plus inhabituelles décrites dans ce chapitre comportent l’utilisation de substances psychédéliques pour activer les symptômes psychotiques au lieu de les supprimer, des améliorations spectaculaires obtenues grâce à une méthode ressemblant à de l’exorcisme et des innovations thérapeutiques mettant en jeu des mécanismes psychodynamiques qui n’auraient aucun sens pour les psychiatres classiques.
Le chapitre 7 met l’accent sur l’attitude des scientifiques traditionnels à l’égard des observations qui font voler en éclats les paradigmes, issues de la recherche sur la conscience et de la psychologie transpersonnelle, l’élargissement de l’étude psychologique traditionnelle au domaine de la spiritualité, les liens corps-esprit et les transformations. La première histoire illustre de façon extrême mais caractéristique la résistance à de nouvelles données que l’on observe chez de nombreux membres de la communauté scientifique. Elle met en scène un scientifique brillant, de renommée mondiale, qui défend ses convictions intellectuelles avec une obstination et une détermination qui n’ont d’égales que celles d’un fondamentaliste religieux. Le second récit dépeint ce qui arrive quand des professionnels formés de façon traditionnelle, ayant une orientation matérialiste, ont la possibilité d’expérimenter les états de conscience holotropiques. Le troisième décrit la manière dont ma propre résistance résolue à l’astrologie, une discipline tournée en dérision par les scientifiques « sérieux », dut finalement succomber au flot d’observations convaincantes.
Ce livre est très personnel : il révèle de nombreux détails intimes de ma vie tant privée que professionnelle. La majorité des cliniciens et des chercheurs hésiteraient à révéler tant de données subjectives, de peur qu’elles ne portent atteinte à leur réputation scientifique. Les raisons qui me poussent à partager avec autant d’honnêteté les épreuves et tribulations de ma quête personnelle tiennent à mon désir que ces informations contribuent à apaiser les luttes et les dilemmes auxquels sont confrontés ceux qui sont engagés dans une exploration de soi sérieuse, pour les aider à éviter les erreurs et les pièges qui font partie intégrante de toute aventure dans des territoires encore inexplorés.
J’espère que les lecteurs à l’esprit ouvert considéreront les histoires personnelles que je leur dévoile de mon parcours non conventionnel comme le témoignage de la passion avec laquelle j’ai poursuivi cette quête de connaissance et de sagesse enfouies dans les tréfonds de la psyché humaine. Si ce livre fournit des informations utiles et une aide ne serait-ce qu’à une petite fraction des milliers de gens qui vivent des états de conscience holotropiques et explorent des réalités non ordinaires, le sacrifice de ma vie privée n’aura pas été vain.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que tout a été dit dans cet avant-propos écrit par Stan Grof et que, franchement, si tu n’achètes pas ce livre après ça, rien de ce que je pourrais rédiger ici ne te convaincra de le faire…
Résumé éditeur
Chaque nuit, nous embarquons pour un voyage extraordinaire vers les contrées mystérieuses de notre inconscient. Toujours imprévisibles, riches d’enseignements, d’aventures et de mystères, nos rêves nous emportent dans un voyage onirique plein de magie.
Avec les rêves lucides, il devient possible de prendre les commandes de ce périple. Avoir un rêve lucide, c’est être conscient d'être en train de rêver, tout en restant immergé dans le rêve. Cette prise de conscience permet d'interagir avec le contenu du rêve, de façon totalement consciente. On peut ainsi libérer sa créativité, interpréter son rêve de l'intérieur, réaliser ses désirs les plus profonds, affronter ses peurs ou encore explorer les recoins cachés de son inconscient. La seule véritable limite devient alors celle de votre imagination.
Dans ce guide, vous apprendrez à :
Optimiser la qualité de votre sommeil pour des nuits réparatrices.
Tenir un journal des rêves pour mieux comprendre et mémoriser vos expériences nocturnes.
Appliquer des techniques d'induction pour entrer consciemment dans le monde fascinant des rêves lucides.
Stabiliser et approfondir votre lucidité pour prolonger et enrichir vos aventures oniriques.
Surmonter les obstacles et éviter les erreurs courantes liées à la pratique des rêves lucides.
Explorer votre univers onirique et découvrir les mystères de votre subconscient.
Établir une communication active avec votre inconscient pour un dialogue enrichissant et révélateur.
Utiliser les rêves lucides pour votre croissance personnelle.
Transformez vos nuits en aventures fascinantes et révélatrices avec notre guide complet sur les rêves lucides – plongez dans un monde de créativité, de croissance personnelle, et de découvertes infinies.
Attrape-songes, rêveuse lucide depuis plus de 20 ans est l'auteure d'un blog de référence sur le rêve lucide. Elle est membre fondateur du forum du même nom qui est le premier forum français sur le rêve lucide. Son travail a popularisé le rêve lucide dans la communauté francophone.
Extrait
Un rêve lucide c’est avoir conscience de rêver à l’intérieur même du rêve et pouvoir ainsi interagir avec le rêve et son contenu en pleine conscience. Même s’ils se produisent parfois spontanément, il existe de nombreuses techniques permettant d’augmenter leur fréquence qui seront décrites dans des chapitres ultérieurs.
Devenir lucide dans un rêve est le tout premier pas d’une longue aventure d’exploration fascinante. Interagir au sein d’un rêve lucide comporte ses propres règles, pièges et découvertes expliquées dans ce livre. Quels avantages peut-on tirer des rêves lucides ? En voici quelques-uns, mais il n’y a bien sûr aucune autre limite que votre imagination et votre soif de découverte :
Interpréter directement le rêve de l’intérieur : par exemple demander à un personnage, à un objet, ou au rêve lui même ce que quelque chose ou quelqu’un représente. Bien sûr, il ne faut pas oublier que les réponses elles-mêmes seront sujettes à interprétation.
Libérer sa créativité : sans la barrière du conscient, nous sommes en prise directe avec la part créative de notre esprit. Un artiste pourrait aller visiter une galerie d’art, un écrivain pourrait aller voir une pièce de théâtre…
Vivre ses fantaisies : selon la fantaisie, elle sera plus ou moins facile à mettre en place. Voler est assez facile au sein d’un rêve lucide, visiter la planète Mars sera sans doute plus difficile, le rêve n’étant pas toujours pleinement malléable, et ce pour de bonnes raisons. Mais lorsque l’on connait bien le monde de ses rêves et la façon d’agir au sein des rêves lucides, avec un peu de pratique, rien n’est impossible, il n’y a d’autre limite que votre imagination.
Affronter ses peurs : peur de parler en public ? Essayez en rêve lucide, là où le public vous est tout acquis.
Améliorer sa pratique : les sportifs de haut niveau s’entraînent en visualisant mentalement leurs mouvements pour les améliorer. Dans un rêve lucide, ils peuvent pleinement et interactivement, travailler sur leur technique en contact direct avec leur subconscient. À un moindre niveau, il m’est arrivé de m’entraîner au patinage et de faire des courses de voiture, aucun risque d’accident ou de chute !
Développement personnel : le bouddhisme conseille d’utiliser les rêves lucides pour modifier sa compréhension du monde. Se multiplier soi-même, devenir minuscule ou un géant, changer les lois de la physique, le temps, l’espace… chercher la source intelligente à la base du rêve… En se libérant de nos concepts sur le monde, sa solidité et sa réalité, on entre sur le chemin de l’éveil.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que c’est par le canal du rêve que les esprits des plantes diffusent leurs messages, majoritairement, et que t’attacher à taffer dans le domaine onirique est vraiment ce qui doit compter le plus pour toi en diète.
Parce qu’en vertu du fait que durant une diète, tu ne t’agites pas inutilement, manges le strict minimum et réduis tes interactions humaines à presque rien, tout en étant isolé dans ton tambo avec autant de temps que tu veux pour dormir, c’est en pleine jungle que tu vas faire le plus de rêves lucides, et que t’entraîner à les maîtriser potentialisera l’effet de ta diète à un point que tu peux pas imaginer.
Parce qu’étendre le champ de ta conscience jusqu’à l’univers du rêve est une autre sorte d’expansion de conscience, et qu’il est très intéressant de ne pas te contenter d’étendre celle-ci uniquement durant les cérémonies d’Ayahuasca.
Parce que c’est un bon petit bouquin sans prétention, très simple, avec plein de techniques faciles à appliquer, et que c’est rafraîchissant de lire un truc comme ça en diète.
Parce que le simple fait de lire un livre sur les rêves lucides va inciter ton esprit à en produire !
Résumé éditeur
Enfin à la portée de tout “honnête Homme” ; de tout être, de tout esprit curieux de lui-même, ce chef-d’œuvre capital, clair, sans jargon, simple et limpide dans sa langue, profond dans ses apports, ses découvertes, ses vérités, devenues aujourd'hui des évidences. A la fois nouveau bien que déjà classique, L'Homme à la découverte de son âme fut trop longtemps introuvable.
Depuis toujours l'Homme se débat, pour le meilleur comme pour le pire, avec ces plans vivants qu'il sent s'agiter et palpiter au tréfonds de lui-même et qu'il a épinglé du nom d'âme.
Rendre accessible ce qui est de l'ordre de l'âme à l'approche expérimentale, tel fut, faits et preuves en main, le miracle paradoxalement réussi par Jung. C'est ce lien expérimental à l'inconscient que le génie de Jung apporta en dot au génie de Freud dans la période de leur compagnonnage.
Les complexes que Jung a mis en évidence, ces mélis-mélos, ignorés mais brûlants, de sensations et de besoins, ces nœuds, inconscients mais contraignants, d'idées, d'émotions et d'imaginations sont à l'origine aussi bien du fameux complexe d’œdipe que des enregistrements neurophysiologiques les plus modernes. Ils révèlent, avec les rêves, attestés dans l'histoire sinon justement compris, la vie profonde, intense, bouleversante souvent, qui se déroule en tout être humain. Mais comme Einstein l'a souligné, il est, de nos jours, plus facile de faire exploser un atome que de se libérer d'un complexe !
L'Homme à la découverte de son âme ouvre de nouvelles portes aux déroulements intérieurs, à l'intériorité et l'élargit de l'expérimental au divin.
Psychiatre de renommée internationale, Carl Gustav Jung fut le président de la première Internationale de psychanalyse et le dauphin désigné de Freud avant de rompre avec son maître sur la question du religieux et du sens à accorder à la mythologie. Il fut l'inventeur et le fondateur de la psychologie analytique.
Citations
Si l’inconscient pouvait être personnifié, il prendrait les traits d’un être humain collectif vivant en marge de la spécification des sexes, de la jeunesse et de la vieillesse, de la naissance et de la mort, fort de l’expérience humaine à peu près immortelle d’un ou de deux millions d’années. Cet être planerait sans conteste au-dessus des vicissitudes des temps. Le présent n’aurait pas plus de signification pour lui qu’une année quelconque du centième millénaire avant Jésus-Christ ; ce serait un rêveur de rêves séculaires, et, grâce à son expérience démesurée, un oracle aux pronostics incomparables. Car il aurait vécu la vie de l’individu, de la famille, des tribus, des peuples un nombre incalculable de fois, et il connaîtrait – tel un sentiment vivant – le rythme du devenir, de l’épanouissement, et de la décadence. Malheureusement, ou plutôt heureusement, il rêve ; du moins à ce qu’il nous paraît, comme si cet inconscient collectif ne détenait pas de conscience propre de ses contenus ; nous n’en sommes toutefois pas plus sûrs que pour les insectes. Cet être collectif ne semble pas davantage être une personne, mais plutôt une sorte de flot infini, un océan d’images et de formes qui émergent à la conscience à l’occasion de rêves ou d’états mentaux anormaux.
L’archétype est un centre chargé d’énergie. Le dragon, par exemple, constitue une de ces images originelles archétypiques. Si, au cours de mon existence, je ne rencontre pas le dragon qui est en moi, si je mène une existence qui reste dénuée de cette confrontation, je finirai par me sentir mal à mon aise, un peu comme si je me nourrissais constamment d’aliments dépourvus de vitamines ou de sel. Il me faut rencontrer le dragon, car celui-ci, de même que le héros, est un centre chargé d’énergie. Si la rencontre ne se produit pas, cette carence entraînera avec l’âge une contrariété semblable à celle que fait éprouver l’omission d’un besoin naturel à l’Homme. Cela peut paraître paradoxal, mais ces images originelles – dont il existe une foule – portent chacune leur charge spécifique, dont nous ne sommes pas les bénéficiaires tant que, ne nous y étant pas encore butés, nous ne les avons pas incorporées d’une façon quelconque à la trame de notre vie. La rencontre avec le dragon peut s’effectuer selon différentes modalités, l’essentiel étant qu’il y ait confrontation. Je ferai peut-être mieux comprendre ma pensée en vous disant : on ne se sent pas tout à fait à son aise tant qu’on ne s’est pas rencontré avec soi-même, tant qu’on ne s’est pas heurté à soi-même ; si l’on n’a pas été en butte à des difficultés intérieures, on demeure à sa propre surface ; lorsqu’un être entre en collision avec lui-même, il en éprouve, après coup, une impression salutaire qui lui procure du bien-être. Il est des archétypes qui sont essentiels, qui peuvent susciter des modifications fondamentales dans une vie humaine. Un monde mythologique et fabuleux, un monde inférieur, ou un monde supérieur — comme on le voudra — qui est formé de noyaux à potentiel énergétique ; ceux-ci emplissent notre vie, et un être qui en serait dépourvu serait d’une inhumaine indifférence.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que lire Jung en diète de plantes signifie accéder au trésor de ton inconscient avec un guide certifié qui sait comment lui parler et va l’inciter à s’exprimer davantage, tout en te livrant les clés pour décoder ses messages. De quoi taffer main dans la main avec cette zone inconnue de toi-même et créer un pont entre Conscient et Inconscient qui, une fois mis en place, t’aidera tout le reste de ta vie.
Parce que c’est l’un des rares bouquins de Jung qui soit vraiment accessible, car il est basé sur différents travaux articulés ensemble pour suivre le cheminement logique de l’élaboration de sa pensée, et ne contient donc pas ce discours en arborescence qui rend fou la majorité d’entre nous et nous empêche de pénétrer la profondeur de ses propos. Aussi, il aborde ici la question des complexes, des rêves, de la projection, des archétypes…
Parce que ce livre contient une méthode géniale pour l’interprétation des rêves et que c’est un atout indispensable en diète de plantes où, comme je l’ai dit, tu dois porter une très, très grande attention à ton monde onirique afin d’y découvrir les messages que les plantes y glissent pendant la nuit…
Parce qu’on y découvre la théorie des 4 types psychologiques et que c’est une aide miraculeuse pour comprendre ses schémas de comportement ainsi que ceux des autres, ce qui réconcilie drastiquement avec l’espèce humaine dans toute sa complexité et nous incite au pardon. Et pour la peine, je te pose ici la page Wikipédia qui résume la Typologie Jungienne afin que tu aies accès direct à cette merveille.
Parce que partir à la découverte de ton âme, c’est précisément ça le but de ta diète de plantes, et que le titre de ce bouquin ne fait pas de publicité mensongère. Vraiment.
Résumé éditeur
“M'étant séparé de mon moi illusoire, j'ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie”.
Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d'Alexandro Jodorowsky : restituer l'incroyable aventure et quête que fut sa vie. Né au Chili en 1929, c'est en effet un homme et un artiste aux mille facettes. Chantre de l'expansion de conscience, poète, romancier, comédien, fondateur du “théâtre panique” avec Arrabal, réalisateur notamment de films cultes tels que El Topo et La Montagne sacrée, scénariste de célèbres bandes dessinées comme L'Incal, Jodorowsky a aussi élaboré deux techniques thérapeutiques : la psychomagie, qui renvoie les faits quotidiens à des modèles mythiques, et la psychogénéalogie, qui agit sur les héritages psychologiques familiaux.
Il brosse ici la fresque d'une existence qui exalte, au-delà de toute mesure, les potentialités de l'être dans le but de repousser les limites de l'imaginaire et de la raison, et d'éveiller le capital de transformation et de vie qui se trouve en chacun de nous.
Citations
Je proposai à mes patients de traiter la réalité comme un rêve, au commencement personnel et non lucide, pour analyser les événements comme s’ils étaient des symboles de l’inconscient. Par exemple, au lieu de nous lamenter parce que des voleurs ont dévalisé notre maison ou parce que notre amant nous a abandonné, demandons-nous : « Pourquoi ai-je rêvé qu’on me vole, qu’on m’abandonne ? Qu’est-ce que je veux me dire par là ? » Tout au long de mes entretiens je me suis rendu compte que les événements tendent à s’ordonner, « par hasard », en séries qui dans le rêve correspondent à la métamorphose d’un message unique. Il est courant que des personnes qui souffrent d’une rupture dans leur couple perdent de l’argent ou soient dévalisées.
Dans ce type d’enchaînements, la réalité se présente à nous comme un rêve peuplé d’ombres angoissantes, dans lequel nous sommes des victimes, des êtres passifs à qui tout arrive. Si par un effort de conscience nous cessons de nous identifier au moi individuel, si nous sommes capables de « lâcher prise » et d’être le témoin impassible de ce qui semble nous arriver par accident, plus encore, si nous cessons de souffrir de ce qui nous arrive et commençons à souffrir de souffrir de ce qui nous arrive, nous pouvons passer à l’étape qui correspond au rêve lucide et introduire dans la réalité des événements inattendus qui la fassent évoluer. Le passé n’est pas inamovible, il est possible de le changer, de l’enrichir, de le dépouiller de l’angoisse, de lui donner de la joie. Il est évident que la mémoire a la même qualité que les rêves. Le souvenir est constitué d’images aussi immatérielles que celles des rêves. Chaque fois que nous nous souvenons, nous recréons, nous donnons une autre interprétation aux événements mémorisés. Les faits peuvent être analysés à partir de nombreux points de vue. Ce qu’ils signifient à un niveau de conscience infantile change quand nous passons à un niveau de conscience adulte. Dans la mémoire, comme dans les rêves, nous pouvons amalgamer des images différentes.
Mais le seul fait de se souvenir d’un rêve revient déjà à l’organiser rationnellement. Nous ne voyons pas le rêve dans sa totalité, nous voyons les parties que nous avons choisies selon notre niveau de conscience. Nous le réduisons afin qu’il entre dans les limites du moi individuel. Nous faisons de même avec la réalité : en revoyant les dernières vingt-quatre heures, nous n’avons pas accès à tous les événements du jour, mais à ceux que nous avons captés et retenus, il s’agit d’une interprétation limitée : nous transformons la réalité en ce que nous pensons d’elle. Cette interprétation sélective constitue une base en grande partie artificielle, sur laquelle nous fondons ensuite nos jugements et nos appréciations. Pour être plus conscients, nous pouvons commencer par faire la distinction entre notre perception subjective de la journée et ce qui constitue sa réalité objective. Lorsque nous avons cessé de les confondre, nous sommes capables d’assister en tant que spectateurs au déroulement de la journée sans nous laisser influencer par des jugements, des appréciations et des émotions enfantines. De ce point de vue, on peut interpréter la vie comme on interprète un rêve…
Si dans le monde onirique nous nous rendons compte que nous rêvons, dans le monde diurne, prisonniers du concept limité que nous avons de nous-mêmes, nous devons jeter par-dessus bord les idées et les sentiments préconçus pour, l’esprit nu, nous immerger dans l’Essence. Une fois cette lucidité obtenue, nous aurons la liberté d’agir sur la réalité, en sachant que si nous nous contentons de satisfaire nos désirs égoïstes nous serons emportés par le tourbillon des émotions, nous perdrons notre égalité d’humeur, notre sang-froid, et donc la possibilité d’être nous-mêmes agissant au niveau de conscience qui nous correspond. Dans le rêve lucide on apprend que tout ce qu’on désire avec une véritable intensité, c’est-à-dire avec foi, se réalise après une patiente attente. Sachant cela, nous devons cesser de vivre comme des enfants qui ne cessent de demander pour vivre comme des adultes, en investissant notre capital vital.
Deux moines prient continuellement, l’un est préoccupé, l’autre sourit. Le premier lui demande : « Comment est-il possible que je vive angoissé et toi heureux, alors que tous deux prions le même nombre d’heures ? » L’autre lui répond : « C’est que toi, tu pries toujours pour demander, moi, au contraire, je ne prie que pour rendre grâces. »
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que pratiquer la psychomagie en diète dans la jungle est l’espace-temps le plus favorable pour transformer profondément ta réalité.
Parce que la vie de Jodorowsky est une ode brutale à la liberté d’être, de penser, de VIVRE, et que c’est exactement de ce type d’essence que tu as besoin pour régénérer ta vie quand tu diètes dans la selva.
Parce que le regard que porte l’auteur sur le monde est unique, aussi pur et original que celui d’un enfant, et que ça renouvelle ton esprit de t’ouvrir à une vision supra-originale de l’existence.
Parce que Jodo en a chié à mort dans son enfance et que ça t’aide à relativiser tes problèmes.
Parce que les enseignements contenus dans ce livre sont foutrement trop nombreux pour être énumérés…
Parce que les explorations spirituelles de l’auteur ne connaissent aucune limite et que c’est carrément ébouriffant !
Résumé éditeur
Bruce Lee est bien connu pour les films de kung-fu dont il fut la vedette et qui soulevèrent à l'époque l'enthousiasme et l'admiration des jeunes générations et des interrogations amusées de ceux qui avaient plus d'expérience et de maturité dans le domaine des arts martiaux. Cet homme hors du commun a depuis gagné ses lettres de noblesse et sa valeur n'est désormais plus contestée, de solides ouvrages de référence venant à l'appui.
Cet ouvrage philosophique, comprenant plus de 800 aphorismes et couvrant plus de 70 sujets dont l'éventail s'étend de la spiritualité et de la libération intérieure jusqu'à la réalisation cinématographique en passant par la famille, assure de magistrale façon la transmission directe des convictions selon lesquelles Bruce Lee vécut. Ce recueil de “pensées percutantes”, d’un haut niveau spirituel, révèle davantage encore le génie de cet homme extraordinaire.
Bruce Lee est une figure majeure des arts martiaux. Si Bruce Lee est un mythe hollywoodien, s'il a désormais son étoile sur le pavé des stars et son jour de commémoration, tout cela ne doit pas faire oublier la source vivante qu'il était : l'homme hors du commun, l'incomparable expert, le chercheur profond.
Citations
Confondre vie et stagnation est une erreur. La vie est un mouvement constant, arythmique mais aussi opérant de constants changements. Les choses se nourrissent de mouvement et puisent de la force au fur et à mesure.
C’est la vie elle-même qui s’avère être votre professeur, aussi vous vous trouvez dans un processus constant d’apprentissage.
Mon ami, pensez réellement au passé en des termes où la mémoire événementielle n’a retenu que ceux qui étaient plaisants, gratifiants et rassurants. Le présent ? Eh bien, pensez en termes de défis et d’opportunités, avec à la clef la gratification qui vous attend en remerciements de vos talents et de votre énergie. Quant au futur, il se situe dans l’espace-temps précisément là où chacune de vos méritoires ambitions devient réalisable.
La concentration est la RACINE du plus haut potentiel humain.
RIEN N’EXISTE EN DEHORS D’ICI ET MAINTENANT.
Vous savez comment j’aime me voir ? Comme un être humain.
Ceux qui sont inconscients d’avancer dans les ténèbres ne chercheront jamais la lumière.
Si vous pensez qu’une chose est impossible à réaliser, elle le deviendra. Le pessimisme émousse les outils dont vous avez besoin pour réussir.
C’est seulement celui qui agit qui apprend.
Connaître ne suffit pas. Il faut savoir appliquer. La volonté ne suffit pas. Il faut savoir agir.
Si vous voulez goûter mon eau, vous devez d’abord vider votre tasse. Débarrassez-vous, mon ami, de toutes vos idées préconçues et restez neutre. Savez-vous pourquoi cette tasse est si utile ? Parce qu’elle est vide.
Je dois prendre congé de vous maintenant, amis. Il vous reste un long chemin à accomplir et il vous faut voyager léger. Dès à présent, débarrassez-vous du fardeau de ces conclusions toutes faites qui appartiennent au passé. Montrez-vous « ouverts » aux choses du monde et aux personnes. Souvenez-vous, amis, que l’utilité de la tasse se révèle dans la vacuité.
Les méthodes classiques et la tradition contribuent à l’esclavage de l’esprit : vous n’êtes plus un individu, vous devenez un produit. Votre esprit est aux mains du passé.
L’art est une expression de la vie qui transcende à la fois le temps et l’espace.
La sagesse n’est pas la capacité à extirper le bien du mal mais à apprendre à « surfer » sur eux comme un bouchon le ferait s’il se trouvait confronté aux rouleaux d’une mer déchaînée.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Les vrais amis sont semblables au diamant, précieux et rare. Les faux amis sont semblables aux feuilles d'automne, on les trouve partout.
Je n'aspire ni à posséder ni à être possédé. Je n'aspire plus non plus à atteindre le Paradis. Et plus important encore à mes yeux, je ne crains plus l'Enfer.
Un esprit intelligent est celui qui apprend constamment, sans jamais conclure définitivement : les styles et les systèmes sont aboutis, par conséquent ils (devraient) cesser d'être intelligents.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que Bruce Lee, c’est BRUCE LEE !!!
Parce que les pensées de Bruce Lee sont des frappes chirurgicales qui vont imprégner ton âme sans saturer ton intellect.
Parce que les idées philosophiques de ce livre sont profondément originales et souvent à contre-courant de la pensée dominante, et que ça fait du bien d’autoriser son esprit à s’ébattre vers de nouvelles pistes de réflexion en pleine liberté.
Parce que ces pensées sont courtes et que ce genre de lecture au format minimaliste permet à ton intuition de prendre le pas sur ta raison, en laissant libre court à l’interprétation et l’imagination.
Parce que Bruce Lee a atteint quelque chose de rare dans la vie humaine ; il est parvenu à accomplir son plein potentiel. N’est-ce donc pas une bonne idée de chercher à connaître la philosophie secrète qui l’a conduit jusqu’au sommet de lui-même, afin de toi aussi atteindre le tien ?
Résumé éditeur
“En toi rien n'a vraiment changé”. Ainsi se terminait le précédent livre de Carlos Castaneda, Voir (Les enseignements d'un sorcier yaqui). C'est le même sorcier indien, don Juan Matus, qui constitue la figure centrale du Voyage à Ixtlan.
Deux conceptions du monde s'affrontent ici. Elles ont pour enjeu la conscience de l'auteur qui se voit soumis à un déconditionnement intensif, auquel il se prête avec curiosité, tout en s'efforçant de comprendre ce qui lui arrive. Ainsi s'opère une initiation déroutante à la faveur de laquelle l'Occidental pénètre toujours plus profondément dans le monde mental de son guide. Initiation qui ne va pas sans rébellion, scepticisme, et repentirs, sans parler des terribles angoisses qu'elle impose au néophyte. Initiation qui se poursuivra pendant dix ans et prendra fin sur une illumination qui forme la dernière partie du livre.
Anthropologue, écrivain, Carlos Castaneda a créé une œuvre extraordinaire tirée des enseignements de don Juan Matus, un sorcier indien yaqui. Ses livres sont principalement des récits de sa troublante initiation.
Extrait
— Mon benefactor disait qu'un Homme qui s'engage sur les chemins de la sorcellerie se rend compte peu à peu qu'il a pour toujours délaissé la vie ordinaire, que la connaissance est en effet une chose effrayante, que les moyens du monde ordinaire ne constituent plus pour lui des garde-fous, et qu'il doit adopter un mode de vie nouveau s'il veut survivre. Arrivé à ce point, la première chose qu'il doit faire est de vouloir devenir un guerrier. C'est un pas qu'il doit faire à tout prix, une décision de la plus haute importance. La nature effrayante de la connaissance ne laisse pas d'autre choix que celui de devenir guerrier. Lorsque la connaissance devient une affaire effrayante, l'Homme se rend aussi compte que la mort est assise à côté de lui, sur sa natte, qu'elle devient sa compagne irremplaçable. Toute bribe de connaissance qui devient pouvoir a la mort comme force centrale. La mort donne la touche finale, et tout ce qui est touché par la mort devient pouvoir. L'Homme qui s'avance sur le chemin de la sorcellerie doit à tout moment faire face à une imminente annihilation et inévitablement il acquiert une conscience aiguë de sa mort. Sans la conscience de la mort, il ne serait qu'un Homme ordinaire impliqué dans des actes ordinaires. Il n'aurait pas la puissance et la concentration indispensables pour transformer son temps ordinaire sur terre en pouvoir magique. Ainsi, pour être un guerrier, un Homme doit avoir, en tout premier lieu et de manière vraiment authentique, une conscience aiguë de sa propre mort. Mais se soucier en permanence de la mort contraindrait normalement tout Homme à se concentrer sur soi, et cela serait débilitant. Donc la seconde chose dont on a besoin pour être un guerrier est le détachement. L'idée de la mort imminente, au lieu de tourner à l’obsession, devient indifférence.
Don Juan cessa de parler, puis me regarda. Il paraissait attendre un commentaire de ma part.
— Est-ce que tu comprends ? demanda-t-il.
Je comprenais ce qu'il m'avait dit, mais je ne voyais pas comment on pouvait arriver à un sens de détachement vis-à-vis de la mort. Je lui dis que du point de vue de mon propre apprentissage j'avais déjà connu le moment où la connaissance devient une affaire effrayante. Je pouvais également affirmer que les données ordinaires de ma vie quotidienne ne m'étaient plus d'aucun secours, et je désirais, et beaucoup mieux que désirer, j'avais besoin de vivre comme un guerrier.
— Maintenant tu dois te détacher, dit-il.
— De quoi ?
— Détache-toi de tout.
— C'est impossible. Je ne veux pas devenir un ermite.
— Être un ermite c'est aussi une indulgence envers soi et jamais je n'ai voulu dire cela. Un ermite n'est pas détaché, car il s'abandonne volontairement pour devenir ermite. Seule l'idée de la mort détache suffisamment l’Homme au point de le rendre incapable de s'abandonner à quoi que ce soit. Seule l'idée de la mort détache suffisamment l'Homme au point qu'il ne peut pas considérer qu'il se prive de quelque chose. Un Homme de cette sorte ne désire, malgré tout, absolument rien, car il a acquis un appétit silencieux pour la vie et toutes les choses de la vie. Il sait que sa mort le traque, qu'elle ne lui laissera pas le temps de se cramponner à quoi que ce soit ; donc, sans en ressentir un désir obsédant, il essaie la totalité de toute chose. Un Homme détaché, un Homme qui sait qu'il n'a pas la possibilité d'éviter sa mort, n'a qu'une seule chose sur laquelle il puisse s'appuyer : le pouvoir de ses décisions. Il doit être, pour ainsi dire, le maître de ses choix. Il doit clairement comprendre que son choix dépend de lui seul et qu'une fois fait il n'y a plus de temps pour des regrets ou des lamentations. Ses décisions sont irrévocables simplement parce que la mort ne lui laisse pas le temps de se cramponner à quoi que ce soit. Et alors, conscient de sa mort, grâce à son détachement, et avec le pouvoir de ses décisions, un guerrier fixe sa vie stratégiquement. La connaissance de sa mort le guide, le rend détaché et silencieusement robuste. Le pouvoir de ses décisions le rend capable de choisir sans regrets, et du point de vue stratégique son choix est toujours le meilleur. Ainsi il accomplit tout ce qu'il doit faire avec plaisir et avec une compétence sûre. Quand un Homme se conduit de cette façon on peut réellement dire que c'est un guerrier, et qu'il a acquis la patience !
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que quand on diète une plante, on se sent soi-même comme Carlos Castaneda et que c’est le moment d’en profiter à fond pour VIVRE LE VOYAGE DU HÉROS ET COMMENCER A ÉCRIRE SA PROPRE LÉGENDE !
Parce que s’il n’y a qu’un seul livre de Castaneda à lire, c’est celui-là, car il fait le point sur l’ensemble des leçons de Don Juan à travers différents chapitres qui ont chacun leur thème, tels que “Effacer sa propre histoire”, “Perdre sa propre importance”, “Assumer une totale responsabilité”, “Briser les routines de la vie”, “Se rendre accessible au pouvoir”, et que c’est un véritable manuel du guerrier !
Parce que tenter de vivre comme un guerrier est précisément ce que tu fais lorsque tu diètes une plante tout seul dans la jungle, et que tu as besoin de carburant pour garder courage et alimenter tes forces quand ce que tu expérimentes est difficile.
Parce que d’un point de vue purement littéraire, l’initiation de Castaneda est une sacrée épopée pleine de rebondissements et que c’est cool de lire des histoires d’aventure dans la selva.
Résumé éditeur
De nombreuses personnes souhaitent faire l'expérience de l'Ayahuasca ou d'autres plantes sacrées dans une démarche thérapeutique ou d'exploration de la conscience. Quelles sont les sources de ces pratiques et leur signification dans le contexte chamanique originel ? Comment intégrer ces expériences dans notre vision occidentale sans dévoyer leurs fondements spirituels ? Quelles sont les mises en garde pour éviter toute pratique dangereuse ?
À ces questions et à bien d'autres, Jan Kounen et François Demange répondent dans un dialogue d'exploration fascinant qui déborde largement le cadre d'un simple guide pratique. On y découvre notamment :
- Une présentation détaillée du breuvage ayahuasca, de son contexte cérémoniel, de ses effets et des précautions indispensables à prendre avant toute expérience ;
- Une description des diètes, des visions, des chants et autres outils (souffles, parfums...) pour un voyage au cœur même des sensations et des émotions des rituels sacrés ;
- Une exploration du potentiel thérapeutique de l'Ayahuasca en passe d'être reconnu par la médecine ;
- Un tour d'horizon des autres plantes sacrées et de leur utilisation : Champignons à psilocybine, Cactus San Pedro, Peyotl, Iboga, Tabac, Toé...
Jan Kounen est cinéaste et auteur. Il a notamment réalisé Dobermann, Blueberry ou 99 francs et travaille avec l'Ayahuasca et les Shipibo depuis 1999.
François Demange, aka Metsa, chamane praticien et guérisseur dans le cadre des rituels de soins et prises et plantes “maîtresses” d'Amazonie, guide à la découverte du monde spirituel amérindiens et enseigne son langage sacré. Il est l'auteur de Metsa, de l'ombre à la lumière, chez Mama éditions.
Citations
Que veut dire ici souffler ? Dans le jargon de cette médecine traditionnelle, le souffle est un outil très important des techniques de soin et de transmission, de communication et de connexion, car il existe une relation très forte entre le mental et l’ivresse. Lorsqu’on est dans un état non ordinaire de conscience induit par une plante psychotrope, on se retrouve dans cette espèce de monde visionnaire, dans cette ivresse, et, avec l’entraînement, un praticien s’habitue à centrer son corps, à « prendre l’ivresse » et à rester calme, assis et concentré, à être dans cette effervescence d’images tout en centrant son mental afin d’aller pousser en quelque sorte vers l’analyse. C’est presque comme une conversation mentale entre le visuel et la pensée. On prend conscience que l’on peut orienter le champ visuel dans lequel on se trouve, bien qu’il soit induit par une plante que l’on a ingérée. Pour augmenter ce champ visuel, pour le modifier avec une intention, le souffle est un outil qui est utilisé parfois comme un sifflotement sans mélodie. En utilisant le souffle, à différentes cadences et différents rythmes, selon ce que j’en ai compris, c’est une façon pour le guérisseur de placer/communiquer son intention, comme s’il demandait dans son esprit : Je demande à cette substance, à ce liquide, de nous ouvrir les effets vers le bien-être, la lumière, la connexion, l’expansion, la résolution, le soin. C’est une espèce de contrat, psychique, spirituel, intentionnel, avec le breuvage. Mais aussi une sorte de révérence honorant la force de la substance, sachant que la directionnalité des effets peut aller vers la lumière ou l’obscurité.
Le guérisseur souffle donc dans la bouteille avant de la servir, mais il a acquis au préalable ce langage énergétique à travers ses diètes d’ascèse, son apprentissage et ses années de pratique. Il a « incorporé » ; il est une sorte de représentation corporelle vivante de cette connexion énergétique. Il a donc la capacité acquise de transmettre, de passer, de communiquer, d’invoquer, d’activer, d’appeler le champ énergétique des plantes et la connexion à l’ivresse qui va s’activer une fois que le breuvage sera assimilé par la personne. Le souffle est, encore une fois, une façon de communiquer/placer cette intention.
À propos du tabac et du parfum, ce sont des vecteurs importants, et on peut le comprendre si l’on regarde de quel type d’éléments il s’agit. Ce ne sont pas des choses qui appartiennent au monde matériel, stricto sensu, puisque c’est aérien, ça flotte dans l’air, ça change de forme… Mais cela fait aussi partie du monde matériel puisqu’on reçoit les odeurs. Il y a donc cette notion de substances qui sont entre deux mondes et qui, de ce point de vue, sont aussi des outils pour activer les choses, comme tu l’as dit, en faisant une soplada sur sa pipe ou dans la bouteille.
Ensuite, les choses deviennent plus complexes car, en ayant accès à l’information, le praticien chante en fonction de ce qu’il voit, en « intentionnant » ce qu’il voit, pour le transformer. Il y a une relation directe entre ce qui est vu et ce qui est dit, et la vision « bouge ». C’est un état de superperception qui induit une capacité de supertransformation. Le praticien chante pour influencer ce qu’il voit de façon à rétablir une harmonie de la qualité énergétique de ce qui est perçu, pour nettoyer, pour éliminer des présences perçues comme négatives. Un état optimal va se présenter sous la forme de lignes de couleurs intenses, vibrantes, connectées au champ extérieur, à l’espace autour du patient et au-delà, incluant la nature, la planète, le cosmos…
S’il y a maladie, addiction, émotions douloureuses…, les lignes sont parfois brisées, des entités se manifestent, par exemple une espèce de forme agressive qui vient s’opposer à ce qu’amène le chant. Le chant implore, invoque une connexion, une harmonisation à travers la force des plantes et la force des diètes du guérisseur : « Je chante maintenant et j’appelle l’énergie de la médecine des plantes, de cette plante en particulier, qui vient avec son énergie et je la place avec amour et bienveillance dans le corps de cet Homme, en ouvrant son corps, en la mettant dans son sang, dans ses veines et dans son cœur, afin que son cœur s’embellisse et se connecte à l’harmonie et à l’énergie du ciel dans la beauté, l’amour, l’élévation et la liberté. Je le fais avec amour, par mon chant, c’est ce que je fais… »
Par le chant, on fait entrer des éléments influenceurs dans le champ énergétique du patient, et cette insertion crée une sorte de pression dynamique qui fait sortir, surgir, ce qui se trouve là. Le praticien peut alors travailler sur ce qui se manifeste et le chant évolue donc en fonction de ce qui apparaît. Je parle ici du processus de soin : le praticien voit, il chante, une réaction se produit, il écoute et voit tout en étant relié au monde spirituel et il absorbe en lui le « négatif » qui sort du patient. Il doit donc le « prendre sur lui », tout en ayant une conscience de l’ensemble de la cérémonie avec les autres participants. Le but est donc de rétablir une harmonie quand cela fait défaut. Le praticien peut aussi percevoir un champ énergétique qui est déjà harmonieux et sain, et il va alors travailler pour l’embellir encore plus, ajouter des connexions… Le soin consiste aussi en de la transmission, de la connexion, des ouvertures ou fermetures de diètes, des protections énergétiques…, beaucoup de choses différentes.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce qu’il va t’aider à comprendre ce que t’expérimentes d’un point de vue à la fois occidental et indigène, et que ça va renforcer le pouvoir et l’énergie de ta diète.
Parce qu’il recèle des informations rares et précieuses sur le monde de la medicina amazonienne et que tu vas découvrir des aspects cachés de l’Ayahuasca et des plantes qui vont te passionner.
Parce que j’adore Jan Kounen, comme le prouve Mon Top 15 des Livres sur le Chamanisme où deux de ses livres sont déjà conseillés, et que je suis forcée d’en partager un de lui dans cette liste spécial diète.
Parce que si Kounen a réalisé Ayahuasca Kosmik Journey, c’est qu’il maîtrise grave le sujet de l’Ayahuasca et de la medicina, et que son point de vue sur le monde des plantes ne peut qu’enrichir ce que tu vis dans la jungle.
Résumé éditeur
Une personne peut-elle totalement guérir de ses blessures passées ? Peut-elle surmonter ses peurs et réinventer sa vie ? Peut-elle découvrir l’Amour véritable, vis-à-vis d’elle-même et des autres ? En d’autres termes, peut-elle simplement aspirer à un bonheur simple et authentique, et à un véritable sentiment de liberté ?
Frédéric est un garçon ordinaire. Une adolescence assez difficile, des relations souvent douloureuses, un emploi d’informaticien stressant dans une grande entreprise parisienne, le sentiment de ne pas vraiment s’intégrer à la société… La vie n’est-elle donc qu’une suite de situations mêlant malaise et frustration ? Ou existe-t-il une solution pour guérir de ce mal-être ?
C’est à ces questions fondamentales que l’auteur tente de répondre, en racontant ici son propre parcours : un témoignage sincère d’une quête personnelle, parsemée d’interrogations et de doutes, mais aussi de moments extraordinaires et de réalisations profondes. Il relate notamment comment, grâce à des expériences chamaniques inattendues au Pérou et en Amazonie, il a pu parvenir à cette paix intérieure tant convoitée. Dans ce récit passionnant, il raconte son travail avec les plantes Ayahuasca et San Pedro, grâce auxquelles il a trouvé l’inspiration nécessaire à cette transformation radicale.
Plus qu’un simple ouvrage sur le chamanisme, ce livre présente une approche positive de la vie, pragmatique et concrète. Loin d’un folklore artificiel, il décrit une philosophie applicable à notre société occidentale, pour nous aider à vivre plus en harmonie et revenir à l’essentiel.
Frédéric Calendini est chamane et auteur. En 2009, après une crise personnelle qui l’a mené à une profonde remise en question, il est allé à la rencontre des guérisseurs d’Amazonie. Depuis, il n’a cessé d’étudier et de travailler avec ces traditions millénaires.
Extrait
Voilà aujourd’hui ma conception de cette dualité qui existe en chacun de nous. D’un côté nous avons un mental littéralement mort de peur, aux moyens limités mais n’hésitant pas à user des manœuvres les plus tordues et des comportements les plus despotiques pour garder le pouvoir. Et de l’autre, un aspect de nous-mêmes beaucoup plus sage, élevé, qui prône l’amour et la paix et qui a la capacité intuitive de résoudre de nombreux problèmes d’une manière simple et élégante – appelons-le le « Moi Supérieur ».
Dans la vie de tous les jours, notre mental est naturellement à l’œuvre. Il maintient sa position dominatrice d’une main de fer, et utilise tout un tas de stratagèmes impliquant le doute, la peur, la colère, la dévalorisation, qui sont autant de principes affaiblissants. Il est d’autant plus amené à le faire qu’il est lui-même habité par ces mêmes émotions d’angoisse, s’étant mis dans une situation de contrôle absolu où tout laisser-aller peut signifier sa fin. Inutile de préciser que lorsqu’une personne s’intéresse de plus en plus à son développement spirituel, en voulant se reconnecter à son Moi Supérieur, le mental n’est pas du tout d’accord. Sa peur communicative redouble, il commence à paniquer, et le conflit intérieur peut se renforcer.
On assiste alors à cette dichotomie que j’évoquais précédemment, l’expression de deux volontés qui ont l’air diamétralement opposées, qui oscillent en permanence et qui peuvent parfois faire penser à un dédoublement de personnalité. Cette dualité est tellement étrange qu’il est alors légitime de se poser des questions sur son équilibre psychique, voire d’échafauder des théories plus rocambolesques telles que celle des parasites énergétiques. Quand on comprend que ce mal-être, cette peur, cette tristesse qui peuvent mener à un vrai désespoir, sont avant tout générés par une stratégie de protection et un conflit d’intérêts entre deux aspects de nous-mêmes, on commence alors à disposer d’un outil de travail absolument inestimable. Car comme dit plus haut, on réalise ainsi que la ségrégation et la lutte ne peuvent pas mener à une réconciliation.
Il faut obligatoirement trouver un terrain d’entente, où ces différentes facettes de notre personnalité pourront s’exprimer en harmonie et en confiance. Or le mental a lui aussi ses qualités, bien évidemment. Sans lui, notre perception n’aurait pas cette cohérence et cette stabilité, et sa capacité d’analyse est extrêmement précieuse quand elle est utilisée à bon escient. Quant au Moi Supérieur, il est parfaitement complémentaire, car davantage conçu pour véhiculer l’intuition, l’imagination et l’inventivité.
Ils sont donc faits en réalité pour travailler en osmose, ce que nous avons totalement perdu de vue, notamment à travers notre éducation cartésienne qui donne les pleins pouvoirs à un pauvre mental totalement écrasé par l’ampleur de cette responsabilité.
RETROUVEZ LA SÉRIE D’INTERVIEWS DE FRÉDÉRIC CALENDINI ICI !
Pourquoi lire ce livre en diète ?
Parce que tu as besoin de l’exemple de quelqu’un qui travaille véritablement sur lui-même et que ce récit pas relou t’offre ça ainsi que des tas de clés de compréhension de toi-même.
Parce que ça détend de lire l’histoire de quelqu’un d’autre, engagé comme toi dans la medicina, en but avec ses propres problèmes, et de le regarder trouver des solutions saines et créatives pour les résoudre.
Parce que l’énergie qu’il renferme est profondément humble et lumineuse.
Parce que l’auteur évoque ses cérémonies d’Ayahuasca et de San Pedro et que c’est toujours génial de lire des trucs sur la medicina quand toi aussi t’es en plein dedans.
Parce que mine de rien, cet ouvrage est blindé d’enseignements qui vont énormément t’aider sur ton chemin d’Homme.
Résumé éditeur
“Tout ne fait qu'un”, “tout est relié”, nous disent de nombreuses traditions spirituelles. Un message qui semble aujourd'hui confirmé par la physique moderne. Pourtant, cette affirmation reste une abstraction pour beaucoup d'entre nous, une belle parole sans substance dans un monde qui semble au contraire plus divisé et catégorisé que jamais.
Dans ce nouvel ouvrage, les auteurs du best-seller Se souvenir du futur nous font découvrir un univers d'investigations entièrement méconnu, celui d'un vaste réseau d'interactions dont nous sommes les acteurs privilégiés. Tout d'abord, il existe pour les chamanes du monde entier une sorte d'Internet de la nature, qui permet d'entrer en contact avec les esprits du monde vivant, mais aussi avec les défunts. Les recherches récentes sur le vide quantique, les propriétés subtiles de l'eau, l'intelligence des plantes, l'univers-cerveau, la conscience comme “toile de fond” du réel, donnent ensuite corps à ce vaste entrelacs qui est aussi un réseau de connaissance tissé d'informations.
À partir de nombreux exemples issus des cultures natives, des traditions spirituelles et des dernières découvertes de la science la plus en pointe, le réseau cosmique se matérialise sous nos yeux et apparaît pour ce qu'il est : un vaste Esprit.
Romuald Leterrier est chercheur indépendant en ethnobotanique, spécialiste du chamanisme amazonien et des plantes de vision. Il a découvert le principe d'une mémoire du futur auprès d'un chamane shipibo et explore depuis plusieurs années le concept de la rétrocausalité sous ses différentes facettes.
Jocelin Morisson est journaliste scientifique, auteur et traducteur, et travaille sur les ponts entre science, philosophie et spiritualité. Il est coauteur de La Physique de la conscience avec Philippe Guillemant, de La Révolution psychédélique avec Olivier Chambon, et auteur d'un essai philosophique : L'Ultime Convergence.
Extrait
Les plantes ont-elles une intelligence ? Sont-elles des formes de consciences collectives informationnelles organisées en réseaux ? Et ces réseaux biologiques, faits de racines et de symbioses mycéliennes, possèdent-ils une dimension psychique ?
Pour les chamanes d’Amazonie, les plantes sont des êtres conscients, dotés d’un esprit qu’ils nomment la “mère” de la plante. Chaque plante a un esprit (mais, avant tout, un esprit collectif d’espèce). Or, depuis une vingtaine d’années, la science occidentale découvre que les plantes ont une sorte d’intelligence, qu’elles sont sensibles, qu’elles communiquent, apprennent, etc. On parle de « cognition végétale », de « neurobiologie végétale » – ce qui était de la science-fiction, il y a encore peu de temps.
Il y a plus de vingt ans, je (Romuald) me demandais déjà si les plantes auraient finalement la possibilité d’entrer en relation avec notre conscience, d’“emprunter” notre cognition, comme elles empruntent, en quelque sorte, la mobilité aux insectes pour leur propre reproduction.
En apparence, les plantes n’ont pas de système nerveux, de neurones, de structures pour stocker la mémoire. Mais il semble bien que l’intentionnalité qui est présente dans le breuvage visionnaire d’origine végétale, ayahuasca, soit capable d’emprunter notre cognition, de fusionner avec notre réseau neuronal, avec notre mémoire, nos affects, nos émotions. On pourrait alors parler de la création d’interfaces de communication neurovégétale ; c’est-à-dire qu’un espace de visions émerge, dans lequel la plante va pouvoir dialoguer avec nous. Or ces interfaces sont très spécifiques à chaque individu.
Il y a, en effet, de grandes thématiques récurrentes dans les visions, mais aussi un phénomène de personnification et de modélisation personnalisée de l’expérience pour chacun, comme la création d’un “espace de confiance” pour pouvoir échanger.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que ce que tu vis et éprouves en diète auprès des plantes dans un environnement plus vivant que jamais sera bénéfiquement accompagné par les révélations de cet ouvrage et te permettra de ressentir et comprendre ton lien au monde d’une manière encore plus belle.
Parce qu’avec un peu de chance, tu auras l’occasion de vivre une cérémonie d’Ayahuasca comme celle-ci en lisant ce livre durant ta diète !
Parce que Jocelin Morisson (une interview que j’ai faite de lui ici) et Romuald Leterrier sont des hommes aux vibes excellentes et que ça se ressent à travers le livre, et que ça va te faire du bien, tout simplement.
Résumé éditeur
Voici la transcription d'enseignements d'Osho sur la liberté qui apparaît comme un élément essentiel où se déploie une vie consciente de son destin. Fidèle à la tradition bouddhiste, la pensée d'Osho s'enrichit d'anecdotes et de paraboles qui la rendent concrète et favorisent sa mémorisation. Ainsi, chaque fois qu'ils peuvent nous être secourables pour agir, les préceptes nous viennent spontanément à l'esprit ! Le but de la philosophie n'est pas l'abstraction ! Sa fin réelle est de proposer des cohérences, des axes et des repères pour vivre bien. Voilà ce qu'offre Osho, maître dans l'art de la provocation, de la récusation de nos “conforts intellectuels” et de l'incitation au changement LIBRE.
OSHO a été désigné comme étant l'une des dix personnes ayant changé la destinée de l'Inde, au même rang que Gandhi, Nehru et Bouddha. Ses milliers de discours couvrent des sujets allant de la quête personnelle de sens aux problèmes sociaux et politiques les plus urgents auxquels notre société est confrontée aujourd'hui.
Extrait
L’Homme ne naît pas parfait. Il vient au monde incomplet.
Dès sa naissance, il est en constante évolution. Sa nature est d’être un voyageur, un pèlerin. C’est à la fois son bonheur et son malheur.
C’est son malheur, car il ne peut pas se reposer, devant toujours aller de l’avant, chercher et explorer. Il doit devenir, car il ne peut exister que s’il est en mouvement. L’évolution est intrinsèque à la nature de l’Homme. Elle est son âme. Et ceux qui se croient arrivés quelque part, ceux qui n’avancent plus restent profondément insatisfaits. Ceux qui se croient nés complets n’évolueront pas. La graine restera une graine, elle ne deviendra jamais un arbre, ni ne connaîtra les joies des saisons. Elle ne saura pas ce qu’est l’expérience de donner naissance à des millions de fleurs.
Cette explosion, c’est l’accomplissement. Elle n’est rien d’autre que Dieu. L’Homme n’est satisfait que lorsque son potentiel est pleinement réalisé.
Dans la nature, seul l’Homme naît en tant que potentiel. Tous les autres animaux naissent complets et mourront tels qu’ils sont nés. Ils ne passent par aucune transformation au cours de leur existence, aucun véritable changement intérieur. Ils vivent à un niveau horizontal, jamais vertical. Si l’Homme se contente d’avancer ainsi, il n’atteindra pas sa pleine maturité. Il ne deviendra pas une âme.
C’est ce que Georges Gurdjieff signifie lorsqu’il dit que les gens n’ont pas d’âme.
Il est très rare qu’une personne en ait une. Cette approche vous surprend peut-être car tout au long de l’histoire, on vous a dit le contraire. Gurdjieff dit que vous naissez seulement avec le potentiel de devenir une âme. Vous avez un projet qui reste à réaliser, la graine qui attend le bon sol, la bonne saison, le bon climat et le bon moment pour grandir. En avançant au niveau horizontal, vous restez sans âme. Vous en devenez une quand le vertical vous pénètre. Le mot âme signifie que le vertical a pénétré l’horizontal.
À sa naissance, l’Homme est comme une larve. Malheureusement, nombreux le sont encore lorsqu’ils meurent. Très peu deviennent chenilles. Une larve est statique, elle n’avance pas, alors que la chenille se déplace, a un dynamisme.
Avec le mouvement, la vie s’éveille. La plupart resteront des chenilles, ils avanceront sur le seul plan horizontal. Il est très rare qu’un Homme comme Bouddha, Jalaluddin Rumi, Jésus ou Kabir, fasse le dernier saut quantique pour devenir un papillon. C’est à cette étape-là que le vertical pénètre en lui.
Le papillon avance verticalement. Il vole, connaît les hauteurs, s’élève. Il a des ailes qui représentent le but. Vous ne pouvez pas avoir une âme sans avoir développé vos propres ailes pour voler.
La vérité est réalisée à travers trois états : assimilation, indépendance et créativité. Rappelez-vous ces trois mots. Ils sont fondamentaux.
Le rôle de la larve est d’assimiler de la nourriture. Elle est un peu comme un réservoir d’énergie, nécessaire pour commencer à bouger. Quand celle-ci est suffisante, la larve peut alors se transformer en chenille.
L’indépendance est la deuxième phase. L’état de larve est fini. Il n’est désormais plus nécessaire de rester à un même endroit. Il est temps d’explorer le monde. La vraie vie commence avec le mouvement. La larve reste dépendante, elle est comme prisonnière et enchaînée. La chenille a brisé les chaînes, elle se déplace, elle est mouvement.
Ensuite, la troisième phase se présente, c’est celle de la créativité. L’indépendance en tant que telle ne signifie pas grand-chose. Vous ne serez pas satisfait en étant seulement indépendant. Être hors de la prison est une bonne chose, mais dans quel but ? À quoi vous sert la liberté ?
Souvenez-vous, la liberté a deux aspects : premièrement « la liberté par rapport à » et deuxièmement « la liberté pour ». Beaucoup de gens atteignent seulement le premier niveau : la liberté par rapport à l’extérieur. Ils sont libres par rapport aux parents, à l’église, aux organisations et à toutes les formes de prison. Mais pour faire quoi ? Cette liberté est très négative. Si vous ne connaissez que la « liberté par rapport à », vous ne connaîtrez pas la vraie. L’aspect positif doit encore être découvert. C’est la liberté de créer, la liberté d’être vous-même, la liberté de vous exprimer, de chanter, de danser.
Cette troisième étape, c’est la créativité. Le papillon vole, explore, découvre, crée. C’est là sa beauté. Seules les personnes créatives sont belles, car elles connaissent la splendeur de la vie : elles ont des yeux pour voir, des oreilles pour écouter et un cœur pour ressentir. Elles sont pleines de vie. Elles brûlent la chandelle par les deux bouts. Elles vivent avec intensité, totalement, au maximum.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que tout ce qui se passe en diète est une question de liberté et qu’il est temps que tu t’attèles à conquérir la tienne.
Parce que tous les livres d’Osho sont transcrits d’après les conférences qu’il a données et que donc le langage y est très simple tout en manipulant des concepts profonds.
Parce que mesurer la différence entre “la liberté par rapport à” et “la liberté pour” est juste le putain de pilier sur lequel repose tout l’édifice de la liberté et qu’un paquet de gens ne le saisissent pas, et que ce serait carrément dommage que tu en fasses partie.
Parce qu’Osho décortique la fable du Chameau, du Lion et de l’Enfant de Zarathoustra et que rien que ça, ça vaut le détour !
Parce que même si ce que tu vas trouver dans cet ouvrage risque de te contrarier, c’est le détonateur qui te manque pour prendre enfin en main les rênes de ton existence sans plus jamais te mentir à toi-même.
Résumé éditeur
Ainsi parlait Zarathoustra est une œuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident. Nietzsche démolit, il sape, disait Gide. Il remet définitivement l'Homme en question.
Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les Hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : « Vouloir libère. » Son leitmotiv : rejeter ce qui n'est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C'est le sens du fameux : « Deviens celui que tu es. » La vertu est souvent le droit du plus faible, elle paralyse tout, désir, création et joie. Le surhomme nietzschéen est celui qui a la plus grande diversité d'instincts qui s'opposent puissamment mais qu'il maîtrise. La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique.
La ferveur de sa poésie, sa vigoureuse drôlerie ont donné à Nietzsche une célébrité universelle. Nos contemporains n'ont le choix qu'entre lui et Marx.
“Cette œuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du “dionysiaque” s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette œuvre” (Nietzsche, Ecce Homo).
Extrait
Mais au fond du désert le plus solitaire s’accomplit la seconde métamorphose : ici l’esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert. Il cherche ici son dernier maître : il veut être l’ennemi de ce maître, comme il est l’ennemi de son dernier dieu ; il veut lutter pour la victoire avec le grand dragon. Quel est le grand dragon que l’esprit ne veut plus appeler ni dieu ni maître ? « Tu dois », s’appelle le grand dragon. Mais l’esprit du lion dit : « Je veux. » « Tu dois » le guette au bord du chemin, étincelant d’or sous sa carapace aux mille écailles, et sur chaque écaille brille en lettres dorées : « Tu dois ! » Des valeurs de mille années brillent sur ces écailles et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons : « Tout ce qui est valeur — brille sur moi. » Tout ce qui est valeur a déjà été créé, et c’est moi qui représente toutes les valeurs créées. En vérité il ne doit plus y avoir de « Je veux » ! Ainsi parle le dragon. Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l’esprit ? La bête robuste qui s’abstient et qui est respectueuse ne suffit-elle pas ? Créer des valeurs nouvelles — le lion même ne le peut pas encore : mais se rendre libre pour la création nouvelle — c’est ce que peut la puissance du lion. Se faire libre, opposer une divine négation, même au devoir : telle, mes frères, est la tâche où il est besoin du lion. Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles — c’est la plus terrible conquête pour un esprit patient et respectueux. En vérité, c’est là un acte féroce, pour lui, et le fait d’une bête de proie. Il aimait jadis le « Tu dois » comme son bien le plus sacré : maintenant il lui faut trouver l’illusion et l’arbitraire, même dans ce bien le plus sacré, pour qu’il fasse, aux dépens de son amour, la conquête de la liberté : il faut un lion pour un pareil rapt.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que tu ne pourras pas échapper éternellement à la lecture de Zarathoustra, et qu’une diète de plantes où t’es coincé avec toi-même dans ton tambo est le meilleur moment pour t’y coller !
Parce que Nietzsche est le “bandit de la philosophie, celui qui a irréversiblement marqué le monde des libres-penseurs. Tous les plus grands artistes ne peuvent s’empêcher de faire référence à lui, et aujourd’hui encore, il fait figure du bad boy éternel de la philo, celui qui va à contre-courant des idées les plus établies et surtout… de la morale unanimement approuvée”… La citation est de moi ; si tu veux continuer de m’écouter m’enflammer sur Nietzsche, file lire l’article sur Zarathoustra qui se trouve ici.
Parce que Nietzsche t’incite à cesser d’être un esclave, il appuie sur l’importance de l’isolement pour se trouver soi-même, il ose dynamiter toutes les valeurs pour te forcer à trouver les tiennes, il attise le guerrier solitaire qui se planque en toi et le conjure de s’éveiller, il te demande de ne pas craindre de plonger tes racines dans l’obscurité pour rencontrer également ta lumière et d’oser regarder le chaos qui t’habite pour te transformer en étoile… N’est-ce pas exactement ce que tu es en train de faire en diète de plantes ?
Parce que Zarathoustra est un putain de poète et que lire de la poésie en diète, surtout de la poésie furieuse (pleine de fureur et de feu sacrés), est une chose salutaire pour ton âme.
Résumé éditeur
Ce livre, écrit en 1727 par Issai Chozanshi, ne propose aucun conseil en matière de techniques, de stratégies ou de manœuvres militaires. Il est le leg d'un tengu, un génie au long nez, mi-homme, mi-oiseau dont l'apparence terrifiante n'est pas nécessairement synonyme de malveillance, et qui, depuis des temps immémoriaux, est réputé au Japon pour être passé maître dans les arts martiaux, capable d'en appeler à des pouvoirs surnaturels. C'est un passeur de messages.
Tout au long des pages, par le biais de contes où interviennent esprits, animaux et humains, l'auteur entraîne le lecteur dans un univers philosophique et onirique dont l'objectif est de le guider sur un chemin intérieur, un chemin de non-dépendance, de spontanéité et de tranquillité d'esprit.
Fort d'une nouvelle mentalité, le guerrier transcende toutes ses préoccupations et son attitude s'en trouve radicalement transformée. Son objectif n'est plus l'efficacité technique mais la transformation.
Issai CHOZANSHI a vécu au Japon au XVIIIe siècle. Il fut samouraï du clan Sekiyado et féru de zen, taoïsme et confucianisme.
Citations
Le Non-Esprit n’est autre que l’esprit juste. Jamais, il ne se fige ni ne s’arrête en un lieu unique. Il est appelé Non-Esprit lorsqu’il fait preuve d’aucune discrimination et ne s’arrête sur aucune pensée, mais qu’il est présent dans tout le corps et se répand dans tout l’être. Le Non-Esprit se situe en aucun lieu particulier. Pourtant, il n’a rien du bois ou de la pierre. Là où il n’y a pas lieu de s’arrêter, il est appelé Non-Esprit. Lorsqu’il s’arrête, c’est que quelque chose encombre l’esprit… Lorsque le Non-Esprit se développe correctement, l’esprit ne s’arrête pas sur une chose plus que sur une autre. Il est comme l’eau qui s’écoule, il existe en lui-même. Il apparaît au moment opportun dès que la nécessité s’en fait sentir. L’esprit qui se fige et s’arrête en un lieu est privé de liberté. De même, les roues d’une charrette tournent car elles ne sont pas fixées de manière rigide. Si elles étaient bloquées, elles ne tourneraient pas. De la même façon, l’esprit ne peut fonctionner s’il se laisse emprisonner dans un lieu unique.
Si vous n’avez pas acquis assez de dextérité dans la technique, votre esprit pourra être fort, pourtant vous serez incapable de répondre en usant de sa fonction. La technique se cultive au moyen du QI, et le QI utilise l’esprit comme véhicule pour mettre en action la forme. C’est pour cette raison qu’il est considéré comme essentiel que le QI soit activé et qu’il ne demeure pas en un seul endroit, qu’il soit fort et robuste et qu’il ne soit en aucun cas détourné. Les plus grands principes se retrouvent à l’intérieur des techniques et suivent la nature propre à l’ustensile utilisé. Alors que vous devenez performant dans la technique, le QI s’harmonise et le principe du lieu qui contient le QI se manifeste par lui-même. Lorsque ceci a complètement été intégré par l’esprit et qu’aucun doute ne persiste, la technique et le principe ne font plus qu’un, le QI est sous contrôle, votre esprit est serein et l’application pratique ne rencontre plus d’obstacles. Telle était la manière de s’entraîner dans les arts martiaux par le passé. Aussi, dans les arts martiaux, les exercices et la discipline sont-ils considérés comme essentiels. Si votre technique n’est pas parvenue à maturation, le QI ne pourra pas s’harmoniser et la forme ne pourra pas en découler. Lorsque l’esprit et la forme sont distincts, il ne vous est pas possible d’agir en toute liberté.
La forme suit le QI et le QI suit l’esprit. Lorsque l’esprit ne bouge pas, il n’y a pas de mouvement de QI ; lorsque l’esprit est en paix et que rien ne peut venir le perturber, le QI aussi est en harmonie, il suit l’esprit et les techniques s’adaptent naturellement aux circonstances. Lorsque quelque chose encombre l’esprit, le passage du QI est obstrué et les bras et les jambes ne peuvent accomplir leur fonction. Lorsque l’esprit est pris par la technique, le QI est entravé et ne peut trouver l’harmonie. Lorsque la force est imposée à l’esprit, une fissure s’insinue dans son sillage et – contre toute attente – il devient faible. Lorsque vous mettez toute votre intention à vouloir contrôler une situation, c’est comme si vous souffliez sur un feu en gaspillant tout le petit bois. Lorsque le QI est amorcé, il se dessèche ; lorsqu’il est fixé, il se fige. Lorsque vous attendez pour vous défendre avec l’intention de répondre aux actions de votre adversaire, vous ne faites que différer l’action en vous contraignant vous-même et vous serez bientôt incapable de faire un pas en avant. Par contre, l’adversaire pourra se jouer de vous. Si vous avez une mauvaise compréhension de choses telles que « attendre au cœur de l’attaque » et « attaquer en pleine soumission », vous ne ferez que mettre de l’intention et vous essuierez une grave défaite.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que ce que dit ce livre au sujet de l’Esprit est précisément la façon dont tu dois user de cet Esprit durant tes cérémonies d’Ayahuasca.
Parce qu’explorer la sagesse des arts martiaux est une idée très intéressante pour le reste de ta vie, car elle te servira dans moult situations qui n’ont absolument rien à voir avec le combat réel, si ce n’est celui que tu entretiens avec toi-même.
Parce que l’art du sabre et celui de la flèche sont probablement les trucs les plus inspirants pour un Homme.
Parce que, que tu le saches ou pas, ce que tu fais en diète, c’est prendre soin de ton QI.
Parce que si tu appliques correctement les conseils donnés dans ce livre durant tes cérémonies d’Ayahuasca, alors tu seras en mesure de les appliquer aussi dans ta vie quotidienne et ton monde va brutalement changer de gueule. Dans le bon sens.
Résumé éditeur
Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l’ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourants, sur la nature de l’esprit et de l’univers. Il présente de façon claire la vision de la vie et de la mort telle que nous la propose la tradition tibétaine. Il explique notamment ce que sont les “bardos”, ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné les artistes, médecins et philosophes occidentaux, depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (le Livre des morts tibétain).
Sogyal Rinpoché montre que dans la mort, comme dans la vie, l’espoir existe et qu’il est possible à chacun de transcender sa peur pour découvrir ce qui, en nous, survit et ne change pas. Il propose des “pratiques” simples mais puissantes que chacun, quelle que soit sa religion ou sa culture, peut accomplir afin de transformer sa vie, de se préparer à la mort et d’aider les mourants.
Ce livre est aussi une introduction à la pratique de la méditation, ainsi qu’aux notions de renaissance et de karma.
Le Livre tibétain de la vie et de la mort n’est pas seulement un chef-d’œuvre spirituel, c’est un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d’inspiration sacrée.
Extrait
C’est pour mettre un terme à cette singulière tyrannie de l’ego que nous nous engageons sur le chemin spirituel. Pourtant, les ressources de l’ego sont presque infinies et, à chaque étape de notre progrès, il peut venir saboter et pervertir notre désir de nous affranchir de lui. La vérité est simple et les enseignements extrêmement clairs, mais dès l'instant où ceux-ci commencent à nous toucher — je l'ai, hélas, souvent constaté avec tristesse ! — l’ego s’efforce de les compliquer car il sait qu’ils menacent le fondement même de son existence.
Quand, au début, nous sommes fascinés par la Voie spirituelle et par toutes les possibilités qu'elle offre, l'ego peut même nous encourager : « C'est vraiment merveilleux, nous dira-t-il alors. Tout à fait ce qu'il fallait ! Cet enseignement est parfaitement juste ! » Puis, lorsque nous dirons que nous voulons essayer la pratique de la méditation ou faire une retraite, l’ego susurrera : « Quelle idée fantastique ! Je vais venir avec toi. Tous les deux, nous allons apprendre quelque chose ! » Pendant toute la période de lune de miel de notre développement spirituel, il n’aura de cesse de nous encourager : « C’est merveilleux... extraordinaire, tellement inspirant ! »
Mais dès que nous en arriverons à la partie plus « terre à terre » du chemin spirituel et que les enseignements commenceront à nous affecter en profondeur, nous serons inévitablement confrontés à la vérité de ce que nous sommes. À mesure que l’ego sera révélé, ses points sensibles seront touchés et toutes sortes de problèmes apparaîtront. C’est comme si l’on installait en face de nous un miroir dont nous ne pouvons nous détourner. Le miroir est parfaitement clair, mais un visage laid, qui nous regarde fixement d’un air mauvais, y apparaît et c’est le nôtre ! Nous commençons à nous rebeller car nous haïssons ce reflet. Dans notre colère, nous en arrivons même parfois à frapper le miroir et à vouloir le détruire, avec pour seul résultat qu’il se brise en centaines de visages identiques et laids, qui nous regardent fixement.
C’est à ce moment que nous commencerons à enrager et à nous plaindre amèrement... et où se trouvera notre ego ? À nos côtés. Loyal, il nous exhortera : « Tu as tout à fait raison, c’est un scandale, c'est insupportable. Ne te laisse pas faire ! » Tandis que nous l’écouterons, subjugués, il continuera à susciter toutes sortes de doutes et d'émotions insensés et à jeter de l'huile sur le feu : « Tu vois bien que ce n’est pas un enseignement pour toi ! Je te l’avais bien dit ! Tu vois bien que ce n’est pas le maître qu’il te faut ! Après tout, tu es un Occidental, intelligent, moderne, cultivé... Le zen, le soufisme, la méditation, le bouddhisme tibétain, toutes ces pratiques exotiques appartiennent à des cultures étrangères, orientales. A quoi pourrait bien te servir une philosophie inventée dans l’Himalaya il y a un millier d’années ? »
L’ego, jubilant, nous regardera nous empêtrer de plus en plus dans sa toile. Il n’hésitera pas à rendre l’enseignement et même le maître responsables de toute la douleur, la solitude et les difficultés que nous rencontrerons à mesure que nous apprendrons à nous connaître : « De toute façon, ces gourous se moquent de tout ce que tu dois endurer. Tout ce qui les intéresse, c’est de t’exploiter. Ils n’utilisent les mots “compassion” et “dévotion” que dans le but de te maintenir sous leur coupe... »
L’ego est si rusé qu’il peut détourner les enseignements à son profit. Après tout, « le diable peut citer les Écritures à ses propres fins ». L’arme ultime de l’ego est de montrer hypocritement du doigt le maître et ses disciples en disant : « Personne ici ne semble vivre en accord avec la vérité des enseignements ! » L’ego se pose alors en arbitre vertueux de toute conduite : voilà bien l’attitude ingénieuse entre toutes pour ébranler votre foi et miner la moindre dévotion, le moindre engagement que vous pouviez avoir envers une progression spirituelle.
Cependant, quelle que soit l’ardeur de l'ego à tenter de saboter votre chemin spirituel, si vous n'abandonnez pas, si vous travaillez en profondeur avec la pratique de la méditation, vous réaliserez progressivement de quelle manière vous avez été berné par ses promesses, ses faux espoirs et ses fausses peurs. Vous commencerez à comprendre, lentement, que l'espoir et la peur sont ennemis de la paix de votre esprit. L'espoir vous trompe et vous laisse démuni et déçu ; la peur vous paralyse dans la cellule exiguë de votre fausse identité. Vous vous apercevrez aussi que l'emprise de l’ego s’étendait à votre esprit tout entier. Dans l’espace de liberté que vous aura ouvert la méditation, quand vous serez momentanément libéré de la saisie dualiste, vous entreverrez un bref instant l’immensité exaltante de votre vraie nature. Vous réaliserez que votre ego, en véritable maître escroc, vous a leurré pendant des années avec des plans, des projets et des promesses dépourvus de toute réalité, qui vous ont seulement conduit à une faillite intérieure. Lorsque vous percevrez cela dans la sérénité de la méditation, sans aucun réconfort ni désir de camoufler ce que vous avez découvert, alors tous les plans et les projets se révéleront inconsistants et commenceront à s’écrouler.
Ce processus n’est pas purement destructeur. En même temps qu’une réalisation extrêmement précise et parfois douloureuse du caractère frauduleux et virtuellement criminel de votre ego — ainsi que de l’ego de tous — se développeront en vous un sentiment d'expansion intérieure, une connaissance directe de l’interdépendance et du « non-ego » de toutes choses, ainsi que cet humour vif et généreux qui caractérise la liberté.
Quand, par la discipline, vous aurez appris à simplifier votre vie et réduit ainsi les occasions de séduction de l’ego, quand vous aurez pratiqué la vigilance de la méditation et relâché, grâce à elle, l'emprise qu'ont sur vous agressivité, possessivité et négativité, alors pourra s‘élever lentement la sagesse de la vue profonde. Dans la clarté révélatrice de sa lumière, les rouages les plus subtils de votre esprit et la nature de la réalité vous seront dévoilés distinctement et sans détours.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que méditer sur la mort est une piste extrêmement intéressante à suivre durant une diète en pleine selva, et que cet ouvrage de 768 pages, tu t’es promis de le lire “un jour”, et que ce jour est venu.
Parce que l’exploration des bardos, ces états intermédiaires entre la mort et la renaissance, c’est juste un truc de fou !
Parce que c’est une introduction à la pratique de la méditation, et pas seulement la médiation classique comme moyen d’être plus zen, mais plutôt comme un entraînement à ressentir ce que peut être “l'état de bardo” et ainsi, se préparer à sa propre mort.
Parce que cet ouvrage remet en question le mode de vie et de pensée occidentale, ainsi que nos comportements concernant tout ce qui entoure la mort, et que c’est pas mal de profiter d’être dans un contexte autre que celui de la société dans laquelle tu baignes habituellement pour l’ausculter avec un regard neuf et dépassionné, donc un peu plus objectif.
Parce que ce qui est décrit dans cet extrait pourrait très bien t’arriver…
Résumé éditeur
“Pourquoi la plupart des humains laissent-ils leurs tendances instinctives se développer librement sans que leurs facultés supérieures aient leur mot à dire pour les maîtriser, les orienter ?… Ou alors, ils s’attaquent à elles pour les anéantir comme si elles étaient des ennemies de leur évolution. Eh bien, dans les deux cas ils commettent une erreur, car ils introduisent une division entre le haut et le bas. Or, l’Intelligence cosmique a prévu que les facultés supérieures puiseraient leurs énergies dans les fonctions inférieures ; celles-ci, en effet, sont comme des racines indispensables afin que cet arbre qu’est l’Homme puisse extraire de sa « terre » les substances qu’il transformera pour donner des fleurs et des fruits.
Comment se fait dans l’arbre la transformation de la sève brute, absorbée par les racines, en sève élaborée… ? C’est dans les feuilles que s’opère cette transformation, grâce à la lumière du soleil… De la même façon, grâce à la lumière du soleil spirituel nous pouvons transformer en nous la sève brute, nos tendances instinctives, en sève élaborée qui ira nourrir les fleurs et les fruits de notre âme et de notre esprit. C’est ainsi que nous deviendrons de véritables alchimistes.”
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Extrait
Pour la science matérialiste, l’être humain est composé uniquement de matière (cellules, molécules, atomes), il n’est rien d’autre que son corps physique. Tandis que la science spirituelle enseigne qu’au delà du corps physique il possède aussi ce que la religion chrétienne appelle l’âme et l’esprit. Je ne m’arrêterai pas sur les différentes divisions qui ont été proposées par tous ceux qui ont médité sur le psychisme humain. Pour aujourd’hui nous adopterons celle qu’a donnée Jésus lorsqu’il a dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. »
Ces paroles sous-entendent que, pour Jésus, le cœur, l’intellect, l’âme et l’esprit sont les quatre principes de notre vie psychique. Car le mot « force » concerne l’esprit ; d’après la Science initiatique seul l’esprit possède la véritable force. Si on veut retrouver ces quatre principes dans le système hindouiste, qui est aussi celui des théosophes, on dira que le cœur désigne le corps astral ; l’âme, le corps bouddhique ; l’intellect, le corps mental ; et l’esprit, le corps causal lié au corps atmique (la force).
Ces quatre principes réunis habitent le corps physique. Le cœur et l’âme sont les véhicules de nos émotions, de nos sentiments et de nos désirs, mais alors que le cœur est le siège des sentiments et des émotions ordinaires liés aux instincts, aux convoitises, aux frustrations, l’âme est le siège des émotions et des élans spirituels et divins. C’est dans le plan bouddhique que se situe l’amour pur, désintéressé, qui rend l’Homme capable de sacrifices et le pousse à s’unir à tous les êtres supérieurs de l’univers. Entre l’intellect et l’esprit existe la même relation qu’entre le cœur et l’âme. L’intellect, le corps mental, est le véhicule des pensées et des raisonnements ordinaires, qui ne visent qu’à la satisfaction des besoins matériels, des intérêts égoïstes. Au contraire, le corps causal (qui est donc lié au corps atmique) est le principe de la pensée et de l’activité purement spirituelles, créatrices.
Le cœur et l’âme ne sont qu’un seul et même principe, le principe féminin qui répartit son activité entre une région inférieure, le cœur ou plan astral, et une région supérieure, l’âme ou plan bouddhique. L’intellect et l’esprit ne sont aussi qu’un principe unique, le principe masculin qui se manifeste dans les régions du plan mental et des plans causal et atmique. Vous voyez donc comment travaillent en nous les deux principes masculin et féminin qui utilisent quatre véhicules : le cœur, l’intellect, l’âme et l’esprit. Ces deux principes et ces quatre véhicules occupent le même domicile : le corps physique.
Afin d’éclairer davantage cette question qui reste encore obscure pour beaucoup, je vous donnerai une image très simple dont les correspondances sont parfaitement exactes. Imaginez une demeure où résident le maître et la maîtresse de maison avec un serviteur et une servante. Il arrive parfois que le maître des lieux parte en voyage ; il laisse là sa femme qui, triste et languissante, ne cesse d’attendre le retour de son mari. Aussi, quand il revient, chargé de cadeaux, il y a une grande fête dans la maison. Parfois, le maître et la maîtresse partent ensemble pour un long voyage ; alors, les deux domestiques se trouvant seuls et sans surveillance, décident de profiter de cette liberté : ils commencent à explorer les placards où ils découvrent des victuailles, des bouteilles de vin, etc. et comme il est plus amusant d’être nombreux pour boire et manger, ils invitent encore des voisins et des voisines… Après une nuit d’orgie il y a évidemment quelques tables renversées, ainsi que quelques bouteilles et même quelques têtes cassées. Lorsque les maîtres reviennent, ils sont horrifiés du spectacle ; naturellement ils distribuent des punitions, remettent la maison en état et tout rentre dans l’ordre.
Interprétons maintenant cette petite histoire. La maison, c’est le corps physique ; la servante, c’est le cœur ; le serviteur, c’est l’intellect ; la maîtresse de maison, c’est l’âme et le maître de maison, l’esprit. Souvent l’esprit nous abandonne et notre âme pleure et se lamente ; mais quand l’esprit revient, il apporte des inspirations, une abondance de lumière. Lorsque l’âme et l’esprit partent en voyage, toutes les bêtises qui sont à faire, le cœur et l’intellect se précipitent pour les faire ensemble et en compagnie d’autres cœurs et d’autres intellects. Alors voilà l’origine de tous les désordres et les conflits dans le monde.
Si nous voulons nous arrêter encore sur cette petite image, nous découvrirons en détail les rôles respectifs du cœur, de l’intellect, de l’âme et de l'esprit. Par exemple, la servante est plutôt attachée au service de la maîtresse de maison, tandis que le valet s’occupe du maître ; mais, évidemment, il peut arriver que le valet et la servante agissent ensemble contre l'intérêt de leurs maîtres. Les maîtres sont différents des serviteurs par leur vie, leur conduite, leurs préoccupations ; ils ne leur confient pas toujours les secrets de leur travail ou de leurs projets. C'est ainsi que l’âme et l'esprit agissent sans révéler leurs intentions au cœur et à l’intellect.
Si par sa conduite irréprochable la servante, le cœur, obtient la confiance totale de sa maîtresse, l'âme, celle-ci lui parle parfois de ses projets, de son bonheur, de l'amour qu'elle ressent pour son époux, l'esprit. Dans ce cas, la servante est comblée de joie à cause de ces confidences. De même, si le serviteur, l’intellect, obtient par son travail la confiance de son maître, celui-ci commence à lui faire des révélations, et l’intellect est plus éclairé, plus lucide. Mais, pour que cela arrive, il faut que la servante et le valet vivent ensemble en parfaite harmonie au service de leurs maîtres. S'ils sont en désaccord et que les désirs de l’un contrarient les souhaits de l’autre, ils troublent le travail de leurs maîtres. Cette image a des combinaisons et des applications multiples sur lesquelles vous devez méditer, car tous les états de santé ou de maladie, de bonheur ou de souffrance, peuvent s'expliquer par l'existence de ces quatre habitants de la maison de l'Homme.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que je vais pas te lâcher avec l’alchimie, et que Omraam est un maître en la matière qui va te filer des pistes vertigineuses à suivre tout en étant simple comme bonjour, gage d’un travail ultra efficace durant ta retraite spirituelle.
Parce qu’il apporte un regard complètement nouveau sur Jésus et le Nouveau Testament, et que même si, comme moi, tu n’es pas versé dans la religion chrétienne, il n’empêche que c’est incroyablement rafraîchissant d’accéder à une autre symbolique de la vie et des paroles du Christ, d’autant plus que c’est mis en parallèle de ce qui se passe à l’intérieur d’un être humain, puisqu’en alchimie, tout est symbolique…
Parce que ce livre est plein d’idées véhiculées par une vision nouvelle pour apprendre à travailler sur toi d’une manière inédite, promesse d’une avancée majeure dans ta vie personnelle.
Parce qu’il est le fruit de conférences retranscrites, et donc très accessible et souvent drôle, ce qui prouve qu’il n’est pas nécessaire de tortiller du cul pour évoquer des choses profondes, ce qui reflète d’autant plus son sérieux.
Résumé éditeur
Un livre de développement personnel pour ceux qui détestent le développement personnel !
Le discours ambiant nous pousse sans cesse à nous améliorer. Sois plus heureux. Sois en meilleure santé. Sois plus intelligent, plus rapide, plus riche, plus sexy, plus productif. Mais il faut en finir avec la pensée positive, nous dit Mark Manson. “Soyons honnêtes : parfois tout va de travers, et il faut faire avec.”
Depuis quelques années, à travers son blog au succès phénoménal, Mark Manson explore les aspirations délirantes qui déforment notre perception du monde. Il propose ici sa sagesse pratique, joyeusement insolente. C'est en regardant en face nos peurs, nos défauts et nos incertitudes - en arrêtant de fuir et d'éviter -, que nous pourrons trouver le courage et la confiance qui nous manquent tant.
Mark Manson invite à un moment de parler vrai en mode je-te-regarde-dans-les-yeux, fait d'histoires vécues et d'humour potache. Un livre-manifeste pour construire des vies plus réjouissantes, plus ancrées.
Extrait
Si l’amélioration de soi et la réussite vont souvent de pair, elles ne se confondent pas pour autant.
Le discours ambiant est saturé jusqu’à l’obsession d’injonctions à positiver. Sois plus heureux. Sois en meilleure santé. Sois le meilleur, meilleur que les autres. Sois plus intelligent, plus rapide, plus riche, plus sexy, plus populaire, plus productif, toujours plus envié et admiré. Sois parfait, pour ne pas dire exceptionnel, et gagne des fortunes aux jeux en ligne chaque jour que Dieu fait, dès le réveil, sans oublier de rouler une pelle à ta femme accro aux selfies et de claquer la bise à ta progéniture avant de lui souhaiter bonne journée. Envole-toi en hélico vers ton boulot hyper gratifiant où tu passes d’intéressantes journées à sauver la planète.
Seulement quand tu appuies sur pause deux secondes pour réfléchir, tu t’aperçois que les conseils dont on te rebat les oreilles du matin au soir pour positiver et trouver le bonheur n’aboutissent, en réalité, qu’à te focaliser sur ce qui te manque. Dans le genre faisceau laser, ils pointent sur tes défauts et tes ratages. Dans le style loupe, ils les grossissent pour que tu les voies en énorme.
Du coup, tu potasses les meilleures stratégies pour te faire de la thune parce que tu penses que tu n’en as pas assez comme ça. Tu te poses devant le miroir en répétant « je suis beau » parce que tu trouves que tu ne l’es pas assez comme ça. Tu te mets à suivre scrupuleusement les recommandations des guides genre « Les Relations amoureuses pour les Nuls » parce que tu juges que tu n’es pas assez aimable comme ça. Tu fais des exercices de visualisation à la con pour réussir davantage parce que tu as dans l’idée que tu ne réussis pas assez comme ça.
Paradoxalement, cette fixette sur le positif – sur ce qui est mieux, sur ce qui est supérieur – ne sert qu’à te rappeler en boucle ce que tu n’es pas, ce que tu n’as pas, ce que tu aurais dû être mais a échoué à devenir. Quelqu’un de vraiment heureux n’éprouve pas le besoin de se planter devant une glace pour répéter cinquante fois « je suis heureux ». Il l’est. Point barre.
Il existe un proverbe texan qui dit : « Ce sont les plus petits chiens qui aboient le plus fort. » Le gars qui a confiance en lui n’a aucunement besoin de prouver qu’il a confiance en lui. La nana friquée n’éprouve pas la nécessité de convaincre qui que ce soit qu’elle l’est. Tu es ou tu n’es pas. Tu as ou tu n’as pas. Et si tu rêves tout le temps d’avoir ceci ou d’être cela, tu œuvres à renforcer la même réalité inconsciente : que tu n’as pas ça ou que tu n’es pas comme ça.
Les spots télé visent sans exception à t’enfoncer dans le crâne que si tu veux avoir une chouette vie, il te faut un meilleur job, une bagnole plus classe, une petite amie plus mignonne et un hot tubs avec bassin gonflable pour les gosses. L’environnement te serine que si tu veux une vie meilleure, il te faut aller vers plus, plus, plus – acheter plus, avoir plus, faire plus, baiser plus, être plus. Tu es bombardé non-stop de messages t’incitant à vouloir tout, tout le temps. À vouloir une nouvelle télé. À vouloir passer de meilleures vacances que tes collègues, acheter tel nouvel ornement de jardin ou la dernière perche à selfie. Pour quelles raisons ? À ton avis ? Parce que vouloir davantage de conneries en tous genres est bon pour le business ! Je n’ai rien contre le business ; le souci, c’est que vouloir trop de trucs est préjudiciable à ta santé mentale. Tu deviens accro au superficiel et au factice, et tu finis par passer ta vie à poursuivre un bonheur vain et une satisfaction illusoire.
Si tu veux avoir une vie au top, n’essaie pas d’en vouloir davantage. Efforce-toi au contraire de baisser ton niveau d’aspiration, et de ne vouloir que ce qui est vrai, immédiat et important à tes yeux.
CERCLE VICIEUX ? INFERNAL, OUI !
Il y a un truc bizarre dans ton cerveau qui, si tu n’y prêtes pas attention, peut te faire disjoncter grave. Ce qui suit te rappellera très certainement quelque chose. Disons que tu te fais du mauvais sang à l’idée de te retrouver face à une certaine personne. Tu t’étonnes d’une telle fébrilité, qui te paralyse. C’est là que tu entres en panique, à ressentir le stress qui monte, ce qui te rend doublement anxieux. Et t’angoisser de savoir que tu vas à coup sûr t’angoisser décuple ton anxiété. Hyper constructif ! Ou supposons que ton problème, c’est la colère. Sans vraiment comprendre pourquoi, tu te fous en boule à tout bout de champ et pour trois fois rien. Et le seul fait de savoir que tu es susceptible de péter les plombs à la moindre occasion te rend encore plus furax. Et puis tu prends conscience qu’être perpétuellement en rogne fait de toi quelqu’un de pas franchement sympa. Et ça te fout la haine. Au point d’être en pétard contre toi-même. Regarde-toi : tu es exaspéré de te voir dans des états pareils parce que ça t’insupporte d’exploser comme ça pour un oui ou pour un non. Y a des baffes qui se perdent… À moins que tu sois du genre à vouloir que tout soit nickel, et que ça te stresse… au point que tu stresses de constater que tu stresses autant. Variante : tu te culpabilises tellement de ta moindre bourde que tu te sens coupable de te sentir coupable. Autre cas de figure : il t’arrive parfois de te sentir tellement esseulé et triste que le simple fait d’y penser te fait te sentir encore plus seul et encore plus triste.
Bienvenue dans ton propre enfer ! Tu reconnais les lieux, n’est-ce pas ? Tu y es peut-être même, là, en ce moment, à te dire : « Bordel ! Je me laisse tout le temps entraîner dans ce cycle infernal, quel fichu loser je fais ! Ça ne peut plus continuer comme ça. Et puis je me sens tellement nul à me traiter de gros naze. Faut que j’arrête de me flinguer comme ça. Ah, ça y est ! Vous voyez ? Je recommence ! Je suis décidément irrécupérable. »
Du calme, ami lecteur. Tu peux ne pas me croire, mais, moi, je prétends que ça fait partie de la beauté de la condition humaine. Primo, il y a très peu d’animaux sur terre qui soient capables de penser, et secundo, nous, êtres humains, nous payons le luxe de pouvoir penser que nous pensons. Je peux donc penser que je suis en train de me taper des vidéos de Miley Cyrus sur YouTube, et me dire aussitôt qu’il faut être complètement barré pour avoir envie de mater des vidéos de Miley Cyrus sur YouTube. Ah ! Le miracle de la conscience !
Mais, il y a un « mais » : la société de consommation et les médias sociaux en mode « eh-regarde-j’ai-une-vie-vachement-plus-cool-que-la tienne ! » se sont conjugués pour produire une génération d’individus qui croient mordicus qu’il ne faut surtout pas éprouver d’émotions négatives telles que l’anxiété, la peur ou la culpabilité. Jette un œil à ton fil d’actualité sur Facebook : tout y est génial pour tout le monde. Huit personnes se sont passé la bague au doigt cette semaine ! Waouh ! Un ado de seize ans qui participait à une émission de télé a gagné une Ferrari pour son anniversaire ! Et tu as vu ce gamin ? Il a empoché deux milliards de dollars en inventant une appli qui te distribue automatiquement du p.q. quand tu n’en as plus ! Pendant ce temps-là, tu restes comme un con chez toi à te mettre la rate au court-bouillon, à devoir supporter ta nana hystéro à longueur de journée, et tu ne peux pas t’empêcher de penser que ta vie est encore plus merdique que tu le pensais.
Cette spirale infernale que j’évoque a engendré une prolifération de borderline en tout genre, faisant de la plupart d’entre nous des stressés chroniques, des névrosés, des dégoûtés d’eux-mêmes. Du temps de Bon-papa, les gens pouvaient se sentir couillons de temps en temps, et se dire : « C’est la vie, après tout, non ? Allez, retournons faire le foin. » Mais aujourd’hui ? Si tu te sens couillon ne serait-ce qu’un quart de seconde, tu as le temps d’être bombardé par 350 images de mecs et de nanas qui sont là à prendre leur pied, et tu ne peux pas ne pas te dire qu’il y a un truc qui ne déconne sec chez toi. Et ce qui nous bousille la vie, c’est justement de penser qu’il y a un truc qui cloche en nous. On s’en veut à mort de s’en vouloir à mort. On se sent coupable de se sentir coupable. On a les boules d’avoir les boules. On angoisse d’angoisser. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi, merde ?!
C’est pour toutes ces raisons qu’il vaut mieux s’en foutre. C’est bien pour ça que c’est en s’en foutant qu’on a des chances de sauver le monde. De quelle manière ? En acceptant l’idée que le monde est lui-même complètement foutu, parce qu’il l’a toujours été et le sera toujours. En n’en ayant rien à foutre de te trouver lamentable, tu court-circuites le cercle infernal en question ; tu te dis : « Je me sens con comme une valise, mais qu’est-ce que ça peut bien faire, au fond ? » Et alors, comme par magie, tu cesses de te reprocher de te sentir con.
George Orwell disait qu’on ne voit ce qui se déroule sous nos yeux qu’au prix d’une lutte sans relâche contre soi-même. Eh bien la solution à notre stress et à notre anxiété se trouve précisément là, sous nos yeux, mais nous ne la voyons pas, trop occupés que nous sommes à mater la dernière série télé, à tirer la langue devant la pub pour appareils de muscu bidons et à nous demander pourquoi diable nous ne sommes pas en train de passer du bon temps dans les bras d’une bombe sexuelle… On plaisante sur nos « problèmes de pays riches », mais on est devenus victimes de notre succès. Les pathologies liées au stress, troubles de l’anxiété et autres dépressions ont explosé au cours des trois dernières décennies alors que tout le monde possède son écran plat et peut se faire livrer ses courses à domicile. La crise qu’on traverse n’est pas matérielle, mais existentielle et spirituelle.
On a à notre disposition tellement de trucs à la noix, entre les mains tellement d’opportunités, aussi, qu’on ne sait même plus où donner de la tête. Aujourd’hui, la masse de ces choses qu’on peut voir ou connaître n’a d’égal que la quantité de choses face auxquelles on ne se sent pas à la hauteur, dans lesquelles on n’obtient pas d’assez bons résultats ou qui ne sont pas aussi géniales qu’elles pourraient l’être. Et nous rendre compte de ça nous met minable. Ce qui ne va pas au global, ce sont toutes les conneries du genre « comment être heureux » partagées huit millions de fois sur Facebook ces dernières années.
Ce que personne ne réalise à propos de cette foutaise, c’est que : L’ASPIRATION À VIVRE DES EXPÉRIENCES PLUS POSITIVES EST EN SOI UNE EXPÉRIENCE NÉGATIVE. ET, PARADOXALEMENT, CONSENTIR À VIVRE LES EXPÉRIENCES NÉGATIVES QUI SE PRÉSENTENT OU S’IMPOSENT À NOUS CONSTITUE EN SOI UNE EXPÉRIENCE POSITIVE.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que tu meurs d’envie de lire des trucs de développement personnel, mais qu’il est hors de question que je te laisse emporter n’importe quoi dans la jungle !
Parce que même en diète de plantes, t’as le droit de rire de toi-même et de te marrer tout court avec cet ouvrage franchement drôle, carrément hors des sentiers battus du sacro-saint développement perso.
Parce que ce livre est honnête sur le fait que ta vie ne sera jamais exempte de problèmes, même avec tout le taff que tu fais en diète, mais qu’il t’incite à choisir ceux qui méritent que tu te prennes le chou. Son leitmotiv est simple : défendre les valeurs qui comptent à tes yeux en laissant crever le reste sans un regard.
Parce qu’il est articulé en chapitres explorant 5 valeurs anticonformistes, iconoclastes et inconfortables que l’auteur considère comme les plus profitables au bien-être : prendre la responsabilité de tout ce qui t’arrive dans la vie, sans t’occuper de désigner un coupable ; reconnaître ta propre ignorance et cultiver le doute permanent quant à tes propres croyances ; être disposé à prendre connaissance de tes défauts et de tes erreurs pour y remédier ; la capacité à dire et à entendre “non” pour définir clairement ce que tu acceptes et n’acceptes pas dans ta vie ; la contemplation de ta condition de mortel, cruciale, parce que considérer sérieusement ta propre mort est peut-être la seule chose en mesure de t’aider à relativiser toutes les autres valeurs.
Résumé éditeur
Demian – Histoire de la jeunesse d’Émile Sinclair est le roman d’une adolescence, un roman d’initiation, de formation, et l’un des chefs-d’œuvre du genre.
Demian enseigne à Émile Sinclair à ne pas suivre l’exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à s’exposer à la fois au divin et au démoniaque, à traverser le chaos pour mériter l’accomplissement de sa destinée propre.
Trois des romans de Hermann Hesse, Demian (chronologiquement le premier), Siddhartha et Le Loup des steppes offrent autant de variations sur le thème de l’étranger qui ne doit pas craindre de se séparer de la société, de « vivre en dehors ».
Né en Allemagne dans un milieu protestant, Hermann Hesse s'établit en Suisse après un long séjour en Inde, qu'évoquent notamment Siddhartha et Le Voyage en Orient. Le Loup des steppes, Narcisse et Goldmund, Le Jeu des perles de verre sont ses œuvres les plus célèbres. Il obtint le prix Nobel de littérature en 1946.
Extrait
Pour raconter mon histoire, il me faut retourner très loin dans le passé. Il me faudrait, si cela était possible, reculer jusqu'aux toutes premières années de mon enfance, et au-delà encore, jusqu'à mes origines les plus lointaines. Les écrivains, lorsqu'ils composent des romans, font souvent comme s'ils étaient Dieu et comme s'ils pouvaient embrasser et comprendre dans son ensemble une vie humaine quelconque, et la raconter comme Dieu pourrait se la raconter, sans voile, en accordant à chacun de ses épisodes la même valeur. Cela, je ne le puis, pas plus qu'ils ne le peuvent. Mais mon histoire est pour moi plus importante que pour n'importe quel écrivain la sienne, car elle m'appartient en propre, et elle est l'histoire d'un Homme, non pas inventé, idéal, n'existant pas en dehors du livre, mais d'un Homme qui, une fois, a vécu réellement. Ce qu'est un Homme qui vit réellement, on le sait aujourd'hui moins que jamais, et l'on tue ses semblables — dont chacun est un essai unique et précieux — en masse. Si nous n'étions pas autre chose que des êtres ne vivant qu'une fois, une balle de fusil suffirait en effet à supprimer chacun de nous, et alors raconter des histoires n'aurait plus aucun sens. Mais chaque Homme n'est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l'univers se condense d'une façon spéciale, qui ne se répète jamais. C'est pourquoi l'histoire de tout Homme est importante, éternelle, divine. C'est pourquoi chaque Homme, par le fait seul qu'il vit et accomplit la volonté de la nature est remarquable et digne d'attention. En chacun de nous, l'esprit est devenu chair ; en chacun de nous souffre la créature ; en chacun de nous un rédempteur est crucifié.
Beaucoup, aujourd'hui, ignorent ce qu’est l'Homme, mais beaucoup le pressentent et, par là, il leur est plus facile de mourir, comme il me sera plus facile de mourir quand j'aurai terminé cette histoire.
Je ne puis me nommer « un initié » J'ai été un chercheur, et le suis encore, mais je ne cherche plus dans les astres et dans les livres. Je commence à entendre ce qui bruit dans mon propre sang. Mon histoire n'est pas agréable à lire. Elle n'est pas douce et harmonieuse comme les histoires inventées. Elle a un goût de non-sens, de folie, de confusion et de rêve, comme la vie de tout Homme qui ne veut plus se mentir.
La vie de chaque Homme est un chemin vers soi-même, l'essai d’un chemin, l'esquisse d'un sentier. Personne n'est jamais parvenu à être entièrement lui-même ; chacun, cependant, tend à le devenir, l'un dans l'obscurité, l'autre dans plus de lumière, chacun comme il le peut. Chacun porte en soi, jusqu'à sa fin, les restes de sa naissance, les dépouilles, les membranes d'un monde primitif. Beaucoup ne deviennent jamais des Hommes, mais demeurent grenouilles, lézards ou fourmis. Tel n'est humain que dans sa partie supérieure, et poisson en bas. Mais chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l'Homme. À nous tous, les origines, les mères sont communes. Tous, nous sortons du même sein, mais chacun de nous tend à émerger des ténèbres et aspire au but qui lui est propre. Nous pouvons nous comprendre les uns les autres, mais personne n'est expliqué que par soi-même.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que ce livre a changé la vie d’un tas d’ados complètement paumés en exaltant leur soif de devenir eux-mêmes et que j’ai comme dans l’idée que toi aussi, tu rêves que de ça…
Parce que je trouve qu’en diète de plantes, il est aussi important de lire des romans, des vrais, avec des personnages de fiction et une histoire inventée, car c’est pas parce que tu es là pour taffer sur ta réalisation personnelle que tu n’as pas le droit de t’accorder des moments où tu souffles en te laissant entraîner dans un conte… si ce conte est initiatique. Et c’est le cas avec celui-là. Ce livre est même devenu une sorte d’emblème du récit initiatique, pour être franche.
Parce que les enseignements de ce livre sont à contre-courant de la pensée majoritaire du “monde spirituel” qui n’en a qu’après la “lumière”… Fondamentalement, il incite à dépasser la dualité des contraires pour pénétrer dans une zone où ils se rencontrent… le fameux dieu Abraxas. Dangereux durant une diète de plantes ? Sincèrement, je ne pense pas. En alchimie aussi il y a ce concept de Loge Noire (forces de destruction), de Loge Blanche (forces de création) et de Loge Supérieure (harmonie et équilibre des forces opposées). A toi de voir ce que ça t’inspire…
HIGH MAGICK : DAMIEN ECHOLS
(LIVRE EN ANGLAIS)
Résumé éditeur
La magie n'est pas un chemin pour les adeptes ; c'est un chemin pour ceux qui s'interrogent, qui cherchent à s'en sortir et qui ont du mal à se contenter de dogmes et de réponses préformatées. La magie est pour ceux qui ressentent le désir d'éplucher la surface de la réalité et de voir ce qui se trouve en dessous. Comme diverses formes persécutées de mysticisme, la magie favorise le contact direct avec la source de la création.
À l'âge de 18 ans, Damien Echols a été condamné à mort pour un crime qu'il n'a pas commis. J'ai passé mes années en prison à m'entraîner pour devenir un vrai magicien, se souvient-il. J'ai utilisé la magie - la pratique de remodeler la réalité à travers notre intention et notre volonté - pour conjurer une douleur, un désespoir et un isolement incroyables. Mais l'exploit le plus étonnant de toute cette pratique et de toute cette étude a été de manifester ma liberté.
Avec High Magick, cet auteur à succès partage son premier livre d'enseignement sur les puissantes techniques spirituelles qui l'ont aidé à survivre et à transcender son épreuve dans le couloir de la mort.
Bien que notre culture ait relégué la “magie” à la fiction, aux illusions de scène ou aux superstitions sur les pratiques sombres, la magie que Damien a apprise est une ancienne tradition occidentale égale aux pratiques orientales du bouddhisme, du taoïsme et du yoga dans sa sagesse et son pouvoir de transformation. Ici, il vous apporte un guide engageant et très accessible pour apporter de la magie dans votre propre vie :
Qu'est-ce que la Haute Magie ? Damien efface la stigmatisation et révèle l'histoire et les enseignements fondamentaux de cet art extraordinaire.
La respiration quadruple - une pratique de méditation fondamentale pour entraîner votre esprit et votre corps à canaliser les énergies subtiles.
Le pilier du milieu - comment apporter de l'énergie divine dans le canal central de votre corps pour l'autonomisation et la guérison.
La Croix Kabbalistique - une technique de centrage pour vous aider à rester équilibré et protégé quelles que soient les circonstances.
Les Rituels Mineurs du Pentagramme - des pratiques puissantes pour bannir les énergies négatives et invoquer l'énergie pour manifester vos objectifs.
Travailler avec des êtres angéliques et d'autres alliés spirituels pour soutenir votre pratique.
Créer des formes-pensées pour vous aider dans votre développement magique continu.
Des conseils pour surmonter vos doutes, améliorer vos capacités de visualisation, créer des talismans, pratiquer la magie de manière éthique, et bien plus encore.
La magie, c'est un voyage, écrit Damien. C'est un chemin qui se déroule continuellement et qui n'a pas de fin. Tu peux étudier et pratiquer la magie pour le reste de ta vie et tu n'apprendras jamais tout ce qu'elle a à t'apprendre. Si vous êtes prêt à découvrir votre potentiel inexploité pour co-créer votre réalité avec l'énergie du divin, alors rejoignez cet enseignant extraordinaire pour commencer votre formation en Haute Magie.
Extrait
POURQUOI APPRENDRE LA MAGIE ? Tout d'abord, vous faites déjà de la magie. Avec chaque pensée, parole et acte, vous influencez le monde qui vous entoure et déterminez ce qui se présente à vous. Même lorsque j'étais à l'isolement en attendant d'être exécuté, je pouvais encore façonner ma réalité dans une large mesure. Certes, la plupart des gens le font inconsciemment – ils font bouger les choses dans leur vie sans y réfléchir à deux fois. La seule différence entre un magicien et une personne lambda est qu'un magicien fait de la magie intentionnellement.
De mon point de vue, si vous exercez constamment une influence sur la réalité, c'est une bonne idée d'apprendre à bien le faire. Je pense que les visionnaires spirituels ont toujours été de puissants praticiens de la magie – les prophètes de l'Ancien Testament, Jésus, Mahomet, Lao Tseu et Gautama Bouddha, pour n'en nommer que quelques-uns. Ces personnes ont consacré leur vie à l'évolution spirituelle pour le bénéfice de tous. Quand quelqu'un demanda au Bouddha : « Qui es-tu ? Es-tu un dieu, ou es-tu un homme ? Le Bouddha a simplement répondu : « Je suis réveillé. »
Il voulait dire qu'il s'était éveillé à la façon dont tout cela fonctionne – aux lois du karma et au fait que la réalité n'est pas seulement quelque chose de prédéterminé qui nous arrive. Il était conscient que nous pouvons tous façonner la réalité et créer de meilleurs environnements pour nous-mêmes. Nous pouvons vraiment faire quelque chose à ce sujet. Appelez cela comme vous voulez. Je préfère appeler ça de la magie.
Chaque personne sur cette terre est née avec tout un univers de potentiel en elle. La plupart des gens ne cultivent jamais les graines de ce potentiel, donc les graines sont gaspillées et les gens traversent leur vie en se demandant ce qui n'a pas fonctionné, ou en blâmant le monde pour tout ce qui a mal tourné. La magie arrose ces graines pour faire remuer, grandir et fleurir ce potentiel. Il accélère notre développement spirituel et mental d'une manière que nous n'aurions jamais pu prévoir. Notre capacité à façonner notre destin et le monde qui nous entoure en utilisant la magie n'est limitée que par notre propre croyance, notre dévouement et notre créativité. Une fois que vous commencez à faire l'expérience de la magie, vous ne verrez plus jamais la vie de la même manière.
Ce livre ne couvrira pas toutes les techniques connues des magiciens modernes. Aucun livre ne pourrait jamais faire cela. Il existe des centaines et des centaines de méthodes pour manifester vos désirs avec la magie, et ce livre particulier est ma proposition pour vous aider à démarrer sur le chemin avec quelques pratiques de base. Certaines vous plairont, d'autres non. Cependant, je vous encourage à essayer chacune d'entre elles pendant une courte période, afin de trouver les techniques qui résonnent le plus fortement en vous. Je vous encourage également à rechercher d'autres auteurs, pratiques, techniques et approches, car aucun magicien ou texte n'est l'autorité ultime. Le but de ce livre est de vous donner l'occasion de faire l'expérience de la magie qui réside en vous – en chacun de nous, sans exception. Ces rituels et pratiques ne sont que des lignes directrices, un point de départ.
Une fois que vous commencerez à faire l'expérience de la magie, vous ne verrez plus jamais la vie de la même manière. Vous deviendrez de plus en plus conscient des courants d'énergie actifs tout autour de vous et des interactions entre l'énergie et le domaine matériel. Et vous découvrirez que, contrairement à ce qu'on a pu vous dire, il n'y a pas de limites. Mais je ne suis pas ici pour vous dire ce qu'il faut croire, et je ne suis pas ici pour convertir qui que ce soit. Ce n'est pas mon travail. Mon travail (si vous pouvez l'appeler ainsi) est simplement de vous montrer ce qui a fonctionné pour moi contre vents et marées, à la fois aujourd'hui en tant qu'homme libre et pendant ces années que j'ai passées en enfer.
De cette façon, je suppose que vous pourriez dire que c'est mon travail d'aider. Et j'espère que vous trouverez ces pratiques aussi utiles dans votre vie que je les ai trouvées dans la mienne.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que les pratiques de magie enseignées dans ce bouquin sont tout bonnement surpuissantes et qu’avec elles, tu vas potentialiser les bienfaits de ta diète puissance 1000.
Parce qu’apprendre à manipuler l’énergie avec tes mains, visualiser, te nourrir de la force du Soleil et de la lune, transformer l’eau en remède en y transfusant ton intention (comme le font les chamans capables de changer un verre d’eau en remède de plantes grâce à leurs icaros), mais également savoir comment faire appel à tes alliés et te protéger des entités néfastes, sont des capacités que tu regretteras jamais d’avoir éveillées, que ce soit en diète ou dans la vie quotidienne, et que les longs moments de concentration que tu auras en isolement dans ton tambo sont propices à l’exercice de tes “pouvoirs magiques”, et que donc, ce serait stupide de ta part de ne pas essayer.
Parce que comme le dit si bien l’auteur dans l’extrait, on fait tous de la magie, malheureusement souvent à nos dépends, d’une façon négative, avec nos peurs et nos croyances limitantes, et qu’il est plus que temps de rectifier le tir en conscience, afin de cesser de flinguer notre potentiel pour au contraire, l’exalter.
(WOUPS, UNE ALTERNATIVE À LA MAGIE EN VERSION FRANÇAISE…)
ALCHIMIE, S’INITIER À LA MAGIE DU QUOTIDIEN : PASCAL BOUCHET
Résumé éditeur
Comment dissoudre vos conflits et vos blocages ? Comment parvenir à réaliser vos aspirations profondes ? Comment atteindre la paix et l’harmonie intérieure ? Vous cherchez à reprendre le contrôle de votre vie ? Votre âme et votre esprit attendent des réponses que seuls les alchimistes pourront vous apporter.
L’alchimie, pratique magique mystérieuse et art des transmutations, est aussi la science des métamorphoses de l’âme humaine et son œuvre ultime n’est autre que la recherche de la « médecine universelle ».
À travers un voyage dans l’histoire et les principes fondamentaux alchimiques anciens, Pascal Bouchet vous propose ici des exercices, rituels, méditations et pistes de réflexion pour parvenir à un nouvel épanouissement personnel, vous libérer des forces qui vous entravent et instiller de la magie dans votre quotidien.
Citations
TRAVAILLER AVEC L’ÉLÉMENT TERRE
Avec les esprits de l’élément terre, vous pouvez renforcer votre santé physique, votre vitalité, mais aussi votre volonté. La terre a aussi la capacité d’absorber les déchets et de les transformer en engrais, comme c’est le cas avec les cadavres de végétaux, d’animaux et les excréments. Souvenez-vous que la terre fournit la matière pour le corps. Par exemple, si l’on brûle un cadavre, la cendre qui restera sera la matière qui avait habillé le corps. C’est d’ailleurs avec la terre réfractaire que l’on fait les creusets en alchimie. La terre représente donc par excellence le principe incarnant. Elle met en forme les idées de votre corps mental et les désirs de votre corps astral.
Lorsque vous vous promenez, n’hésitez pas à mettre un ou deux doigts dans la terre et à lui demander d’absorber toutes vos énergies négatives, vos maladies et surtout vos déchets intérieurs pour les transformer dans ses laboratoires souterrains en engrais, en source d’énergie et de richesse. Parlez-lui et demandez-lui de vous aider à vous nettoyer complètement afin de retrouver votre santé, votre énergie vitale et votre volonté d’action. Lorsque vous êtes en contact avec une roche ou une pierre, touchez-la avec amour et demandez-lui de vous protéger, de vous incarner, de vous aider à vous enraciner.
Il y a deux éléments féminins : la terre et l’eau. Avec la terre, vous pouvez vous relier à la bonté de la terre-mère. Alors n’hésitez pas à vous confier à elle et à lui demander de l’aide. En effet, la bonté est la qualité principale de la terre et c’est certainement la plus haute qualité que l’on puisse espérer incarner physiquement. En réalité, il s’agit d’amour, car la bonté, c’est de l’amour matérialisé.
Voilà le précepte de la bonté lié à la terre : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Vous pouvez donc demander à la terre, à l’ange de la terre et aux gnomes de vous aider à concrétiser vos projets pour les réaliser ici-bas en les matérialisant. Si vous avez une bonne semence, c’est-à-dire un projet spirituel authentique, un désir réel et noble, alors la terre fertile le fera pousser et le matérialisera. Évidemment, le facteur temps est important pour passer de la graine à la plante ou du gland au chêne, mais si vous êtes patient, sincère et persévérant, alors la terre réalisera toujours vos souhaits.
TRAVAILLER AVEC L’ÉLÉMENT EAU
L’élément eau représente l’état liquide de la matière du macrocosme et le plan émotionnel de notre microcosme que les bouddhistes comme les alchimistes appellent le corps astral. Le plan astral du macrocosme est certainement le plan le plus difficile à maîtriser pour l’occultiste. Certains y pratiquent des voyages astraux, mais c’est risqué, car c’est là que se retrouvent aussi toutes les émotions humaines individuelles et collectives : les peurs, les désirs inavouables, les haines…, bref, toutes les émotions chaotiques qui sont autant d’esprits dangereux qu’il faut savoir maîtriser.
Le plan astral en tant qu’intermédiaire situé entre le plan mental (l’air) et le plan physique (la terre), entre les idées et les actes, est un plan et un moyen incontournable pour le mage qui veut réaliser ses projets et incarner ses idées. Le plan astral est le monde occulte par excellence et certainement le moyen indispensable pour agir sur la matière. C’est aussi le plan de la médiumnité, où l’on peut voir les esprits, les pensées cachées et même les potentialités du futur proche. Le seul moyen de naviguer sur ce plan sans naufrage est d’avoir un corps astral propre en purifiant ses émotions et ses sentiments, mais aussi en régulant plus particulièrement ses émotions négatives comme la peur, la haine, la rancœur. Pour cela, il est bon de se faire aider par les élémentaux de l’eau.
Lorsque vous êtes au contact de l’eau, vous pouvez tout d’abord demander à l’ange de l’eau de vous accepter et de travailler sur vous. Faites de même avec les ondines : dites-leur combien elles sont pures, belles et transparentes ; demandez-leur de travailler sur vous et de « laver » vos émotions afin d’avoir un cœur pur. N’hésitez pas à leur parler à voix haute (pas en public, bien entendu !). Si ce n’est pas possible, vous pouvez le faire tout bas, mais faites-le, car le Verbe est de manière générale un outil puissant pour le mage alchimiste. Le mieux est que chacun crée sa propre prière en partant du principe que les esprits sont vivants et méritent le respect. D’ailleurs, si vous êtes désagréable ou vous adressez à eux de manière péremptoire, avec des injonctions, ils n’exauceront pas vos requêtes. Soyez bien attentionné, remerciez-les pour le travail qu’ils font (et dont les humains ne se rendent pas compte !), complimentez-les et demandez-leur de l’aide. Si vous le faites avec amour, alors vous pouvez être sûr qu’ils ou elles vous aideront.
Procédez ainsi lorsque vous êtes près d’un lac, d’une rivière et surtout quand vous vous baignez, que ce soit dans de l’eau douce ou à la mer. Comme l’eau est un fluide qui est à l’image du fluide cosmique originel, elle correspond à l’âme du monde, au féminin, à la Mère divine. Quand vous vous baignez dans un lac d’eau pure ou dans un océan, vous pouvez donc vous lier à ce fluide universel qui imprègne tout l’univers.
Demandez-lui d’emporter tout ce qui est négatif en vous, tout ce qui est périmé, vieux ou illusoire, afin de vous régénérer. Pendant votre baignade, n’hésitez pas à mettre la tête sous l’eau, à vous immerger, et à ressentir la vie de cette eau vous traverser, vous imprégner entièrement. Essayez même, si vous êtes dans la mer ou l’océan, de ressentir la houle, le sac et le ressac de l’eau vous traverser, et liez-vous avec l’océan cosmique en vous laissant traverser par ce sac et ce ressac.
Lorsque vous prenez une douche, procédez également de cette façon : demandez à la Mère divine, puis à l’ange de l’eau et aux ondines, de vous accueillir et de vous purifier. Une fois cette prière effectuée, imaginez que l’eau qui coule sur vous, sur votre tête, votre corps, vos pieds, vous traverse de part en part, passe à l’intérieur de vous et emporte tout ce qui vous fatigue, tout ce qui vous rend malade, vos émotions, vos traumatismes, vos peines… Faites ce travail de visualisation : imaginez bien que cette eau passe à l’intérieur de vous, vous traverse et que tout ce qu’elle emporte disparaît dans le siphon de la douche.
Au début, cet exercice vous demandera un peu d’imagination et ne donnera peut-être pas de résultat immédiat. Mais à force de le pratiquer, petit à petit, l’imagination fera place au ressenti et vous vous sentirez vraiment traversé par cette eau. Ce sera même un petit peu effrayant, comme une petite mort : tous les aspects conflictuels de vous-même, que vous croyiez faire partie de vous, seront emportés dans le trou d’évacuation de la douche et vous vivrez alors une sorte de dissolution.
TRAVAILLER AVEC L’ÉLÉMENT AIR
Celui qui veut avoir accès au plan mental de l’univers et aux connaissances de l’humanité doit d’abord purifier son mental. Il doit y chasser toutes les idées tortueuses, les idées noires, son pessimisme, mais aussi sa bêtise s’il ne veut pas se faire contaminer par des distorsions de l’inconscient et même de la conscience collective. Certains chercheurs, dans leur quête des mystères, sont devenus complètement fous, car la folie est le danger qui guette le mage sur le plan mental. D’ailleurs, c’est justement dans le plan mental que se trouvent toutes les idées folles et les ancrages de la folie qui, si vous ne faites pas attention, peuvent vous contaminer.
En pratique, lorsqu’il y a des dissolutions dans votre vie ou dans votre entourage, des épreuves, cela veut dire que c’est la fin d’un temps, qu’une période révolue s’achève. Réjouissez-vous, car la base de toute transmutation est la dissolution. Cela dit, quand le vieux passé s’effondre et qu’une vieille situation conflictuelle s’autodétruit, le mental s’emballe, s’affole et c’est là qu’il ne faut pas céder à la panique, car c’est précisément à ce moment qu’arrivent dans notre tête les idées ou les solutions les plus folles et les plus dommageables. Une grande partie des égrégores négatifs ont tout intérêt à provoquer la peur et l’affolement afin que nous acceptions des idées toxiques qui ne nous seraient jamais venues à l’esprit en temps normal.
Pour que cela ne nous arrive pas, et surtout pour ne pas nous laisser envahir et contrôler par les égrégores de panique (qui sont nombreux en ces temps de grande dissolution collective), il est important de nous recentrer et de garder notre calme, d’attendre avant de réagir. S’il est important de nourrir son mental avec de la sagesse, il est aussi capital d’apprendre à le vider de toutes les idées préconçues, stupides et mortifères qui le polluent tels des nuages sombres qui obstruent le ciel. Il est important de noter qu’il est difficile de séparer complètement le plan mental (l’air) du plan astral (l’eau). Le mental est souvent influencé par les émotions de l’astral, un peu comme le ciel peut être chargé de nuages quand il y a trop d’humidité dans l’air. Il est à cet égard très intéressant de constater à quel point le plan astral influence des domaines qui relèvent soi-disant du mental.
Pour travailler avec l’air, vous pouvez faire appel à l’ange de l’air et aux sylphes, les esprits de l’air. Ils ont évidemment d’autres noms dans d’autres traditions. Par grand vent, profitez-en pour demander à l’ange de l’air et aux sylphes de purifier votre mental. Laissez l’air vous traverser de part en part, surtout au niveau de votre tête. Ressentez cet air qui pénètre votre cerveau et emporte toutes vos pensées les plus nocives. Quand vous balayez votre maison ou quand vous passez l’aspirateur, profitez-en également pour purifier votre corps mental. Vous pouvez alors demander à l’ange de l’air et aux sylphes de vous aider.
“Comme je balaie la poussière de ce sol, qu’ainsi soient balayées toutes les idées fausses, limitantes et néfastes de mon mental.” Vous pouvez procéder à l’identique lors de tous vos travaux de dépoussiérage. Croyez-moi, si vous faites ce travail en y alliant votre imagination et votre désir, vous en ressentirez les effets. Bien sûr, ces effets ne seront pas nécessairement immédiats. Au début, il vous faudra faire un effort d’imagination et vous concentrer pour ressentir cette poussière qui s’en va de vous-même. Mais peu à peu, vous ressentirez un soulagement et un allègement de votre conscience. Oui, vous serez plus léger et ça deviendra même un plaisir pour vous de faire le ménage ! Profitez-en aussi pour demander au vent et à l’air d’assécher toutes les empreintes du corps astral qui obstruent votre mental. Demandez à l’air de chasser toutes vos peurs, vos craintes ou idées décentrées (qui vous mettent hors de vous) qui influencent vos pensées. Les alchimistes parlent d’humidités superflues qu’il faut assécher, car si l’eau est source de vie, elle peut aussi être source de putréfaction et de problèmes au niveau du plan mental, comme nous l’avons vu.
Alors, lorsque vous essuyez la vaisselle, séchez votre corps ou vos cheveux, réalisez ce travail d’assèchement du corps mental en vous-même. Ce travail vous aidera à ne plus penser qu’avec vos émotions. Une pensée claire débarrassée des peurs, des craintes et des désirs vous permettra d’avoir une analyse objective des situations que vous traverserez. C’est ainsi que l’on devient lucide. Le rôle de l’air (et du plan mental, une fois purifié) est de devenir le véhicule de la lumière. C’est ainsi que vous aurez accès à la sagesse de la nature, à la compréhension des mystères de la science divine et que vous deviendrez un initié.
TRAVAILLER AVEC L’ÉLÉMENT FEU
Avec cet élément, nous rentrons entièrement dans l’école des Mystères, car il n’y a pas plus élevé que les initiations par le feu. Les adeptes de l’alchimie eux-mêmes se qualifiaient de « philosophes par le feu » ! Même dans les Évangiles, qui sont pour les alchimistes des écrits codés sur les initiations secrètes des écoles des Mystères, le feu est prédominant. En s’adressant à ses disciples, saint Jean Baptiste déclare à propos du Christ : « Moi je vous baptise par l’eau, mais vient plus fort que moi, lui vous baptisera par le feu. » Le Christ lui-même validera ces propos de saint Jean en précisant : « Je suis venu mettre le feu dans les choses. » Tous les disciples du Christ seront effectivement baptisés par le feu en recevant l’Esprit saint sous forme de langues de feu. Le feu étant donc la représentation de l’Esprit saint, on peut en déduire que les apôtres sont aussi des philosophes par le feu.
Dans la symbolique initiatique, cet élément est la représentation de l’esprit, non pas l’esprit « spiritus » (le souffle divin), mais l’esprit originel, celui duquel émane la lumière première, à l’origine de toute création. Selon les alchimistes, toute chose garde profondément en son centre cet esprit divin dont il tire son origine. Cet esprit créateur de l’univers est décrit comme un feu potentiel logé au cœur de la substance frigide du minéral et au centre de toute substance matérielle. C’est pourquoi Jacques Cœur, le grand argentier du roi Charles VII qui a fait bâtir son palais aux sculptures alchimiques à Bourges, le représente par le cœur et les alchimistes par le soufre central et le feu secret des sages.
Ce feu secret n’attend qu’une chose : que l’habile artiste l’éveille pour qu’il puisse montrer toutes ses potentialités, toute sa puissance divine. Selon l’aveu des alchimistes, il est inutile de vouloir transmuter le métal sans l’éveil du feu secret des sages logé dans le métal lui-même. Donc seul le feu, qui selon la tradition initiatique est à l’origine de tout, est capable d’opérer les plus surprenantes transmutations. Le premier problème, c’est que ce feu secret est enterré dans les ténèbres du corps, dans notre inconscient biologique, où il se trouve plongé dans un état de torpeur. L’autre problème, c’est que l’éveil de ce feu secret des sages, sans lequel il est inutile de vouloir transmuter quoi que ce soit, est le plus grand secret qui soit en alchimie, à tel point que l’on peut se demander si toute la quête du grand œuvre alchimique n’a pas pour but de nous mener à lui.
Sans feu, pas de lumière, donc inutile d’espérer pouvoir obtenir l’illumination sans son éveil préalable. En attendant, il nous faut considérer le feu élémentaire comme un reflet, un représentant de ce feu secret des sages. L’ange du feu est connu en Inde comme l’ange Agni. Chez les chrétiens, il prend la forme de l’agneau mystique. On retrouve d’ailleurs en français l’adjectif « igné », qui signifie « relatif au feu » et qui est issu du latin « ignis » (le feu). Les élémentaux ou esprits du feu sont représentés en Occident par les salamandres.
Vous pouvez donc travailler avec l’ange Agni et avec les salamandres pour sanctifier votre esprit. Le feu brûle tout, car tout est combustible. Vous pouvez utiliser le feu dans votre imagination pour brûler et détruire tout ce qui vous tourmente, que ce soient les pensées, les images morbides, les émotions, les maux… En effet, l’esprit peut agir sur tous les autres corps.
Lorsque vous brûlez chez vous des feuilles mortes, demandez à l’ange Agni et aux salamandres de brûler en vous toutes les feuilles mortes de votre âme, les traumatismes de votre passé, vos souvenirs inutiles, vos nostalgies, vos regrets… Les alchimistes nous disent que les salamandres se lavent par le feu, alors faites en autant ! Lorsque vous regardez un feu, quel qu’il soit, feu de camp ou de cheminée, imaginez qu’il vous traverse de part en part et vous lave de tout.
Lors d’une de ses conférences, le philosophe ésotériste Aïvanhov a fait remarquer que lorsqu’on voit dans un film un feu brûler et que l’on retourne notre écran de télévision (tête en bas), on peut observer que les flammes descendent comme une cascade d’eau qui coule. Il précise que si l’on effectue la même opération avec son écran lorsqu’on regarde un film avec une cascade d’eau, on voit (couleur mise à part) un feu qui brûle. L’eau qui coule vers le haut adopte alors la même forme que les flammes du feu qui s’élèvent. Donc lavez-vous par le feu : lorsque vous voyez un feu dans la cheminée, n’hésitez pas à lui demander de vous consumer entièrement, car tout est combustible, sauf la lumière !
Ainsi, le jour où vous serez prêt à passer par l’initiation par le feu, le feu secret des sages vous consumera entièrement et vous révélera à votre être lumineux qui est incombustible. Et vous renaîtrez tel le phœnix.
Pourquoi lire ce livre en diète de plantes ?
Parce que comme le prouvent ces longues citations, les enseignements de ce livre sont d’une richesse infinie pour t’apprendre à taffer avec les esprits de la nature afin d’en faire de valeureux alliés qui te soutiendront à fond durant tout le temps de ta diète de plantes et au-delà… Voilà. Inutile d’ajouter quoi que ce soit.
Présentation éditeur
Grâce à ses cartes hypnotisantes, plongez au cœur du chamanisme et connectez-vous à la sagesse ancestrale de l'Amérique du Sud.
Plongez dans cet univers magique, puissant, mystérieux et visionnaire. Retrouvez les traditions, les esprits, les animaux et les plantes maîtresses les plus emblématiques de cette culture. Avec ses cartes et son livre complet, vous pourrez ainsi invoquer leur bienveillance, leur pouvoir de guérison et leurs enseignements pour accompagner votre quotidien.
Pourquoi amener cet oracle en diète de plantes ?
Parce que c’est un oracle sur les plantes maîtresses, les esprits et les archétypes associés à la medicina, qu’il est magnifique, et d’une richesse infinie de conseils.
Parce que contrairement à certains oracles, je te garantis qu’il marche. Car il a une âme.
Parce qu’il existe aussi au format mobile sur Play Store et que ça soulagera considérablement le poids de ton sac à dos !
Parce que même si tu n’as pas envie de lire, tirer une carte avec un petit texte éclairant au dos pourra parfois t’aider à faire le point sur les intentions qui s’agitent sous ta peau avant une cérémonie d’Ayahuasca ou encore t’éclairer sur la problématique que tu traverses en ce moment en t’offrant une piste créative pour transmuter l’impasse en chemin d’éveil…
Pour aller plus loin…
Pourquoi lire la saga Borderline avant ou après une diète de plantes, mais pas pendant ?
Parce que les émotions que Borderline éveille chez le lecteur sont trop violentes et que ça risque de croiser ta diète, même s’il s’agit justement de l’histoire d’un mec en diète !
Parce que de nombreux fans déclarent travailler bien plus profondément avec l’Ayahuasca et les plantes après avoir lu la saga.
Parce que ces livres délivrent des secrets du monde de la medicina qu’aucune autre fiction ne révèle.
Parce que c’est tripant de suivre les aventures spirituelles désastreuses ou transcendantes d’un mec et de le voir gerber tripes et boyaux dans sa bassine tout en étant confortablement installé dans son canapé.
Parce que ces livres ont majoritairement été rédigés durant mes propres diètes, et que l’énergie qu’ils renferment est pura medicina.
La page dédiée à Borderline sur ce blog se trouve ici.
(ou clique sur chaque livre pour découvrir son univers)
Les liens Amazon de la page sont affiliés. Pour tout achat via ces liens, le blog perçoit une petite commission.
Ainsi vous contribuez sans effort à la vie de ce blog, en participant aux frais d'hébergement.
Top 20 des Vidéos sur le Chamanisme, les Enthéogènes et les États Modifiés de Conscience
Il me semblait urgent de proposer un espace virtuel où des vidéos de qualité seraient réunies ensemble afin de garantir que les explorateurs de la conscience bénéficient des bonnes clés pour découvrir cet univers, creuser leurs thèmes favoris à la fois dans le passé, dans le présent et dans le futur, aller plus loin dans leurs recherches grâce à des informations rares et authentiques, mais aussi se marrer avec deux ou trois divertissements bien perchés qui sont en eux-mêmes des expériences de conscience modifiée... Interviews, reportages, conférences, films d’animation, documents d’archives, attention, ça part dans tous les sens !
YouTube est à la fois un souk et un bordel. On y trouve aussi bien des objets rares et précieux que des merdes produites en série façon “made in Taïwan”, sans compter les vidéos putaclic qui te laissent avec l’impression atrocement frustrante d’avoir perdu de précieuses minutes de ta vie que tu pourras jamais récupérer.
J’imagine que tous les domaines rencontrent le même problème, mais concernant le chamanisme, les enthéogènes, et donc les états modifiés de conscience, un paquet de vidéos valent pas un pet de lapin, et il m’a semblé urgent pour le monde des psychonautes de tenter de rectifier le tir…
C’est-à-dire, proposer un espace virtuel où des vidéos de qualité seraient réunies ensemble afin de garantir que les explorateurs de la conscience, novices ou confirmés, bénéficient des bonnes clés pour découvrir cet univers, creuser leurs thèmes favoris à la fois dans le passé, dans le présent et dans le futur, aller plus loin dans leurs recherches grâce à des informations rares et authentiques, mais aussi se marrer avec deux ou trois divertissements bien perchés qui sont en eux-mêmes des expériences de conscience modifiée.
Interviews, reportages, conférences, films d’animation, documents d’archives, ça part dans tous les sens ! Vous trouverez ici des heures et des heures de contenu qui extasiera vos neurones avides de savoir scientifique, votre curiosité affamée de découvertes, et votre âme en quête de sens…
VOICI DONC MON TOP 20 DES MEILLEURES VIDÉOS SUR LE CHAMANISME, LES ENTHÉOGÈNES ET LES ÉTATS MODIFIÉS DE CONSCIENCE !
Y a des vidéos en plusieurs langues, parfois traduites en français directement, ou sinon disposant des sous-titres automatiques.
A la fin de la présentation des vidéos, je vous propose les livres écrits par les intervenants afin que vous puissiez facilement poursuivre votre exploration, ainsi que des liens vers leurs sites web ou d’autres vidéos.
Le slogan du psychonaute, c’est VERS L’INFINI, ET AU-DELÀ, PAS VRAI ? Avec le matos de fou réunit ici, le voyage s’annonce très très bien…
Et après être ressorti de cette furieuse épopée youtubesque dans l’univers de la conscience, je vous garantis que vous aurez la même gueule hallucinée que ce crapaud rose, le cerveau inondé de DMT endogène libérée par votre glande pinéale au fil des heures de visionnage…
Les meilleures vidéos jamais produites au sujet du chamanisme, des substances psychédéliques et des états modifiés de conscience
STEPHAN SCHILLINGER : PSYCHÉDÉLIQUES, ENTHÉOGÈNES ET SPIRITUALITÉ
Stephan Schillinger est écrivain et conférencier, mais c’est surtout un putain de monument du monde psychédélique ! Son livre, La Sagesse Interdite, dans lequel il révèle les origines enthéogèniques de la religion, est une référence incontournable pour tout explorateur de la conscience, et lui-même fait figure de phare pour la révolution psychédélique en cours.
Personnellement, j’ai été totalement happée par la conversation qu’il entretient ici avec Balthazar Benadon…
Si je partage l’interview de Stephan en premier (par la suite, le classement risque de devenir assez anarchique, je vous préviens !), c’est parce que si je devais tenter de faire comprendre la richesse et la valeur de la quête psychonautique à quelqu'un qui n'y aurait jamais mis un pied, c'est cette vidéo-là que je lui montrerais. Stephan Schillinger est redoutable dans sa manière posée, réfléchie et extrêmement documentée, tant au niveau historique que scientifique, d'aborder ce sujet parfois complexe à saisir dans toute son ampleur...
La rencontre commence avec des définitions simples et pourtant très détaillées de ce qu'est une expérience psychédélique, puis bifurque vers la différence entre un psychédélique et un enthéogène (100 % d'accord avec vous au sujet du Bufo, les gars, c’est une expérience radicale qui nous propulse illico en pleine conscience universelle, et qu'on n'a pas spécialement envie de retenter dans l'immédiat derrière !), et continue avec les "origines botaniques" de la religion, les breuvages mythiques décrits dans les textes fondateurs des religions orientales, les anciens mystères, les plantes sacrées, les états modifiés de conscience des plus grands prophètes et l’analyse des traditions initiatiques du monde entier, puis aborde enfin la résurgence contemporaine des psychédéliques...
Stephan Schillinger nous partage ses réflexions pointues, ses positions souvent subversives et ses hypothèses révolutionnaires sur la nature de la réalité et la véritable quête de soi, et c’est juste un bonheur, en fait !
Le livre de Stephan Schillinger : LA SAGESSE INTERDITE
Son site web : PAR UN CURIEUX HASARD
RICHARD EVANS SCHULTES - PSYCHOPHARMACOLOGY DOCUMENTARY
Richard Evans Schultes, c’est tout simplement Indiana Jones avec supplément psychotropes ! Sans lui, on serait même pas en train de causer de ces plantes aujourd’hui, et il est considéré comme le plus grand explorateur du XXe siècle… Ce mec, c’est le père de l’ethnobotanique, et c’est lui qui a écrit l’encyclopédie Les plantes des dieux, cet ouvrage de référence absolu. Explorateur infatigable et initiateur d’une anthropologie participative, il voyageait tel un aventurier à la recherche des plantes enthéogènes, et c’est tout bonnement le premier Blanc que de nombreuses tribus ont rencontré !
A une époque raciste et pleine de préjugés, où les anthropologues ne prenaient pas les Indiens au sérieux car tout le monde pensait qu’ils n’étaient qu’une bande de losers attardés, voire des obstacles au progrès, Schultes a accepté de les écouter, de consommer leurs plantes avec eux, convaincu qu’il y avait énormément à apprendre d’eux… En bref, il a compris que les Indiens étaient ce qu’il appelait “un chemin vers la connaissance”, et eux-mêmes le respectaient immensément. Richard Evans Schultes est celui qui a apporté leurs plantes sacrées et médicinales à l’attention du monde extérieur, décrivant l’usage médical de 2000 d’entre elles jusqu’alors inconnues de la science, ce qui fait de lui une véritable révolution !
Réalisé par Wade Davis, anthropologue, explorateur botanique et biographe de Schultes à qui l’on doit le génialissime ouvrage One river, ce reportage est un fascinant parallèle entre l’histoire de Schultes et celle de Davis, marchant dans les traces de son mentor. Cette quête aura d’ailleurs inspiré un film, L’étreinte du serpent, que le monde entier considère comme un joyau.
Du désert américain chez les Navajo à la recherche du Peyotl, en passant par les montagnes mexicaines chez les Mazatèques en quête de Champignons Magiques, jusqu’aux jungles amazoniennes chez les Cofan à la découverte de l’Ayahuasca, ce documentaire passionnant conjugue révélations historiques, images d’archives, pénétration de rituels secrets et interviews super enrichissantes d’acteurs clés du mouvement psychédélique, car il a l’intelligence de croiser les recherches de Schultes, qui débutèrent en 1936, avec les changements que ces nouvelles connaissances commençaient peu à peu à imprimer au monde…
Les intervenants sont nombreux et leurs interviews des pépites ! On croise Weston LaBarre, Gordon Wasson, Albert Hofmann, Jeremy Narby, Timothy Leary, Aldous Huxley, William Burrough, Ken Kesey, et même la CIA qui étudiait elle aussi ces substances, dans l’ombre du terrifiant projet MK-ultra, en pleine époque de guerre…
Ce reportage est mythique, et ça me fait vraiment plaisir de pouvoir partager ici la vie de cet homme si dévoué à sa quête et si respectueux du savoir indigène, dont l’héritage éclaire encore notre route aujourd’hui…
Le livre de Richard Evans Schultes : LES PLANTES DES DIEUX
Le livre de Wade Davis : ONE RIVER
Le film inspiré de cette histoire : L’ÉTREINTE DU SERPENT
Une vidéo qui est en réalité un document d’une richesse démentielle pour les amoureux des plantes : RICHARD EVANS SCHULTES - THE FATHER OF MODERN ETHNOBOTANY
D’UNE MÉDECINE À L’AUTRE - RENCONTRE AVEC LE DR JACQUES MABIT
Jacques Mabit est un ancien médecin occidental qui s’est formé à la médecine traditionnelle amazonienne. C’est le fondateur du célèbre centre de medicina Takiwasi basé à Tarapoto au Pérou, qui reçoit des patients souffrant de toxicomanie ainsi que des personnes souhaitant diéter des plantes maîtresses pour apprendre à mieux se connaître elles-mêmes.
Dans l’univers de l’Ayahuasca, Jacques Mabit est une légende, et bien que certaines de ses positions me laissent perplexe, il n’empêche qu’il est le seul à pouvoir s’exprimer d’une façon aussi claire, précise et détaillée, due à sa très longue carrière et au sérieux de sa pratique, au sujet de l’Ayahuasca et de son corpus de plantes sacrées. Pour la faire courte, cette interview est la plus pertinente et la plus complète qu'il m'ait été donné d'écouter sur l'Ayahuasca, les Plantes Maîtresses et la médecine indigène. Il s’attaque ici à des questions très variées et extrêmement subtiles qui mettent en parallèle la médecine classique occidentale par rapport à la médecine traditionnelle amazonienne.
Ce qui m'a le plus marquée ? Sa réponse à la question de l’échec des cures de désintox occidentales, qui sont incapables de prendre en compte la totalité de l'individu qu'elles prétendent guérir de ses addictions, et son positionnement à l'encontre de la récupération de l'Ayahuasca par les Occidentaux qui se figurent pouvoir la réduire à ses seules molécules chimiques en rejetant le rituel qui l'accompagne comme s'il n'était qu'un folklore primitif.
Selon moi, cette interview devrait être consultée par toutes les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à l’Ayahuasca, c’est-à-dire les ayahuasqueros confirmés ou les novices qui n’y connaissent rien, car ses réponses éclairent des aspects de cette médecine dont bien peu d’entre nous ont entendu parlé (je pense aux différents corps, physique, énergétique, spirituel, que soignent les plantes), reviennent sur l’importance et la signification de la purge, dévoilent la nature des entités, le sens des visions…
Bref, cette vidéo est un must, et tous ceux à qui je l’ai montrée le confirment !
Une autre vidéo de Jacques Mabit que j’adore : ENTRETIEN AVEC JACQUES MABIT SUR LE TABAC
Le site web de Takiwasi : CENTRE TAKIWASI - MÉDECINE TRADITIONNELLE AMAZONIENNE
DMT : THE SPIRIT MOLECULE
La star de cette vidéo, c’est la DMT (diméthyltryptamine) en personne ! Une molécule extrêmement simple que n’importe quel organisme peut synthétiser, incroyablement disponible chez les plantes et les animaux (nous compris), mais dont personne ne s’explique la fonction…
Pourquoi la DMT est-elle présente dans notre corps ? Quel est son rôle dans la nature ? Comment se fait-il qu’elle ait de tels effets sur la conscience humaine ?
Au fil de ce reportage qui présente une profusion d’explications chimiques, on découvre que la DMT, d’abord considérée comme un simple bruit physiologique, pourrait en réalité être le langage des plantes, sorte de molécule messagère que celles-ci utilisent pour entrer en relation avec d’autres organismes dans l’environnement…
Mais pourquoi les humains, via leur système nerveux, sont-ils câblés pour recevoir cette expérience ? Y aurait-il des informations importantes à en tirer, à en apprendre ? Puisque rien dans la nature n’existe par accident, on est forcé de se dire que cette foutue DMT possède une réelle fonction, qui pourrait être celle de créer un langage moléculaire sur une base commune, celle de la résonance, entre tout ce qui est vivant… Sans compter que la DMT est sans conteste l’outil le plus puissant pour explorer la question : Qu’est-ce que la conscience ?
Tout au long de nombreuses interviews, étoffées d’images psychédéliques très parlantes, ce reportage basé sur les travaux de Rick Strassman s’attache à nous dévoiler l’histoire de cette “molécule de l’esprit” qui fascine les intellectuels, les scientifiques, les artistes, les philosophes, et évidemment les psychonautes…
Et si les enthéogènes pouvaient finalement conduire à une science de l’esprit ?
Inévitablement, la glande pinéale, cet organe en forme de petite boule, niché en plein centre du cerveau, a droit à son étude aussi, car elle a toujours été l’objet d’un immense intérêt et même d’une certaine vénération au sein du département de physiologie, et son rapport avec la production de DMT est justement le thème des recherches de Rick Strassman, qu’il aborde dans son livre DMT - La molécule de l’esprit.
Il relie cette glande aux états mystiques spontanés. Méditation, jeûne, chant, danse, isolement, traumatisme, NDE, sont connus pour engendrer des phénomènes qu’on nomme “hallucinatoires”, explicables par la présence de composés connus comme produisant des hallucinations. Et les seuls composés qu’on connait qui puissent le faire sont les hallucinogènes, naturellement !
Rick Strassman avance donc l’idée que la glande pinéale, sous un certain stress ou une stimulation secrète, pourrait libérer un flux de DMT endogène qui serait à l’origine des expériences mystiques… Et il a été le premier à commencer les études cliniques auprès de volontaires. Je vous laisse imaginer leurs témoignages imagés dans ce documentaire…
C’est carrément ouf !
Le livre de Rick Strassman : DMT - LA MOLÉCULE DE L’ESPRIT
IBOGA, LES HOMMES DU BOIS SACRÉ
Mallendi, un jeune guérisseur gabonais, nous entraîne dans un voyage initiatique au fond de la forêt équatoriale africaine, sur les traces de l’Iboga, cette plante divinatoire et maîtresse qui envoie les initiés en voyage dans l’univers des ancêtres, et leur permet de renaître en Hommes neufs, riches de connaissances nouvelles grâce auxquelles ils pourront réévaluer leur présent et en tirer des leçons pour leur vie future…
J’aime bien ce type de reportage où on est en pleine réalité du terrain, de la récolte de la plante et sa préparation jusqu’à son incorporation rituelle. On découvre les différentes phases de l’initiation au Bwiti, comment on demande d’abord à la plante la permission de l’utiliser, puis cette sorte de baptême dans la rivière où on se nettoie et confesse ses anciens péchés, avant de se ceindre d’un pagne rouge symbolisant le sang (au début de l’accouchement, la mère perd les eaux, puis ensuite vient le sang), et enfin l’entrée dans la phase initiatique pure et dure avec trois jours de rite, de musique et de prise d’Iboga.
On apprend pas mal de choses, comme la distinction entre l’initiation à l’Iboga et celle au Bwiti, les différentes préparations du Bois Sacré, la volonté qui préside à la rencontre avec lui - celle de s’ouvrir à soi-même, revoir son histoire, et devenir clairvoyant sur son futur -, l’importance de la musique qui élève les vibrations de l’esprit, ces fameux vaccins aussi, réalisés avec une lame de rasoir…
On suit également une Occidentale qui va se faire initier et un ancien toxico qui témoigne.
Et enfin, comme dans le documentaire sur le Bufo Alvarius et celui sur la DMT, la question de l’ibogaïne synthétisée par rapport à la prise d’Iboga pur est abordée, chose qui me semble toujours pertinente pour replacer la médecine dans son contexte traditionnel.
STANISLAV GROF - THE WAY OF THE PSYCHONAUT
Stanislav Grof est psychiatre, et c’est un véritable pionnier de la recherche autour des états de conscience modifiés ! Cet homme est le père fondateur de la psychologie transpersonnelle, l’inventeur de la respiration holotropique et l’auteur de nombreux ouvrages dont le fameux Psychologie Transpersonnelle que je recommande à tout le monde dès que j’en ai l’occasion !
Grof distingue 3 niveaux dans la psyché :
Le biographique et l'inconscient individuel.
Le domaine périnatal.
Le domaine transpersonnel, qui concerne les états de conscience non ordinaires et l'inconscient collectif, et qui couvrent une vaste dimension de la psyché : expérience d'unité, identification à d'autres personnes, conscience de groupe, identification à des animaux, des végétaux et à des processus botaniques, conscience planétaire, expériences embryonnaires et fœtales, expériences ancestrales, expériences d'incarnations passées, expériences spirites et médiumniques, phénomènes énergétiques du corps subtil, expériences de séquences mythologiques, expériences d'archétypes universels.
Stanislav Grof a révélé la structure profonde, le modèle archétypal du processus de vie tel qu’il s’incarne et se réincarne en nous en tant qu’individu. Ses travaux ont été salués par Joseph Campbell lui-même, auteur du Héros aux mille et un visages, qui comprit, grâce aux découvertes de Grof, pourquoi toutes les cultures du monde nourrissent le fameux monomythe et les rites de passage qui le jalonnent…
Ce modèle archétypal du processus de vie, c’est celui des quatre matrices périnatales, que l’enfant rencontre peu de temps avant sa naissance, rattachées aux expériences de naissance et de mort. Celles-ci démarrent avec l’expérience de l’unité cosmique, quand il ne fait qu’un avec son environnement (le ventre de sa mère), transitionnent vers l’enfer sans échappatoire (quand les contractions commencent mais que le col de l’utérus n’est pas encore ouvert), puis vers le purgatoire avec la libération en vue, où on est à la fois la victime, le bourreau et le témoin (quand l’enfant est engagé dans le canal pelvien), et culminent enfin vers la liberté et un nouveau sentiment de connexion (quand le gosse est enfin dehors en train de téter sa mère !). Pour faire simple, Grof est celui qui a donné sens à l’expérience psychologique et psychédélique, même la plus horrible !
Ne rigolez pas, ces matrices expliquent un tas de bad trip, et apporte une signification à nos vies et même à nos déviances (toxicomanie, scatophilie) selon ce qu’on a vécu durant ces moments-là…
Au travers d’interviews, de reportages de ses stages où on voit les gens en plein voyage, le tout brillamment mis en scène avec des images évocatrices, on découvre le passé de cet homme, qui commença sa carrière de psychiatre en administrant des électrochocs 25 fois par jour (à l’époque, on pensait que les convulsions provoquées artificiellement pouvaient soigner la maladie mentale) et provoquait des comas à l’insuline 15 fois par jour aussi (soi-disant que ça traitait la schizophrénie !), jusqu’à ce qu’enfin le LSD débarque et qu’il commence à l’expérimenter sur ses patients, de même que la psilocybine et la mescaline.
Et c’est ainsi, en prenant soin de ses patients sous psychotropes, qu’il découvre les matrices périnatales.
Ses études sur le LSD aboutissent à l'idée que certains problèmes psychiatriques, classés comme psychoses, sont en réalité des expériences spirituelles et que les substances psychédéliques pourraient devenir de merveilleux outils de guérison en psychologie et en psychiatrie…
Mais ceci n’est que le commencement de ce que vous allez découvrir dans cette incroyable vidéo !
Le livre de Stanislav Grof sur les matrices périnatales et les expériences de conscience associées : PSYCHOLOGIE TRANSPERSONNELLE
Le livre sur ses propres expériences avec les psychédéliques : QUAND L’IMPOSSIBLE ARRIVE
AYAHUASCA KOSMIK JOURNEY EN VR VERSUS LA RÉALITÉ DE LA TRANSE
Jan Kounen, cinéaste-ayahuasquero à qui l’on doit le célèbre reportage D’autres mondes, a eu une idée folle : simuler une cérémonie d’Ayahuasca en réalité virtuelle ! Son but ? Comme il le dit lui-même, ramener et partager de l’info autour de cette médecine, parce que la VR permet de manière beaucoup plus précise de retranscrire la nature de l’expérience, à savoir d'être plongé dans un monde de manière vertigineuse.
Et c’est vrai que la transe de l’Ayahuasca et les visions qu’elle provoque sont difficilement traduisibles, que ce soit avec des mots ou au travers d’un simple film. Par nature immersif et tridimensionnel, l’univers de l’Ayahuasca est vraiment une autre dimension, que seule la réalité virtuelle pouvait mettre à la portée de ceux qui n’en ont jamais pris. Comme poursuit Jan Kounen, la VR s’imprime comme une expérience vécue.
Et il semble bel et bien que c’est ce qu'a ressenti mon pote Ben, en faisant l’expérience d’Ayahuasca Kosmik Journey avec son casque sur le tête. Quand il m’a contactée pour me mettre au courant de sa découverte, les mots semblaient buter sur sa langue, tant ce qu’il avait vécu l’avait bouleversé. J’ai donc eu l’idée de l’interviewer en podcast tandis qu’il était au cœur du jeu, pour creuser avec lui au sein de son expérience. Mais ce n’est pas n’importe quel podcast…
Vous allez VIVRE Ayahuasca Kosmik Journey en même temps que nous, grâce à la vidéo complète du film diffusée ici, en suivant les impressions d’un novice (Ben) pénétrant dans l’univers de l’Ayahuasca, accompagné d’une ayahuasquera (moi), qui va l’aider à comprendre ses visions et explorer la profondeur de ses impressions…
Prenez une grande inspiration et cliquez sur le lien : Bienvenue dans le royaume de l’Ayahuasca !
Les livres de Zoë Hababou (ouaip, c’est moi !) : LA SAGA BORDERLINE
INTERVIEW DE FREDERIKA VAN INGEN : LES PEUPLES RACINES
Frederika Van Ingen, écrivain et journaliste ayant été à la rencontre de très nombreuses cultures et traditions à travers la planète, est sans conteste la personne la plus qualifiée pour nous parler des Peuples Premiers. Tout au long de son incroyable interview, elle évoque avec simplicité et naturel les connaissances rares et parfois surprenantes qu'elle a acquises auprès d’eux.
Ainsi, Frederika nous apprend que tous les Peuples Racines se rejoignent sur l’idée que l’Homme n’est pas au-dessus du reste de la création, mais juste une espèce parmi d’autres. La sagesse de ces peuples, c’est de savoir observer la nature et les animaux afin de comprendre la vie, car dans leur vision du monde, les animaux sont les enseignants des humains. Tout ce qui vit sur Terre, Hommes, animaux, plantes, sont les cellules d’un corps vivant, chacune pourvue d’un rôle. En tant qu’Homme, notre devoir est de le trouver, savoir quelle est notre place, à quoi on va contribuer, car au contraire des autres êtres, nous, les Hommes, ne sommes pas finis, ce qui implique qu’on doive chercher notre mission.
Si la nature est un grand livre dans lequel tout est écrit, notre but est d’apprendre à le lire pour déchiffrer le savoir qu’il renferme…
Dans cette vision globale du monde, on est tous reliés, et c’est justement cette idée de “relation” qui est la clé permettant de comprendre la philosophie et la médecine de ces peuples, tout en nous ouvrant vers une nouvelle appréhension de ce qu’est la “santé”. En effet, selon eux, la santé ou la maladie ne doivent pas s’envisager au niveau individuel comme on le fait en Occident, car l’individu ne représente qu’une cellule d’un organisme bien plus grand.
L’important se situe dans la relation qu’on a au monde. Chez les Peuples Premiers, quand une personne va mal, ce n’est que le symptôme d’un dysfonctionnement dans le groupe. Tout déséquilibre provient du fait que notre relation avec quelque chose de beaucoup plus large n’est pas harmonieuse, la médecine a donc pour mission de s’attacher au rééquilibrage de notre lien avec la nature, afin de le réparer (c’est une idée qu’on retrouve aussi dans la vidéo sur l’alchimie).
C’est là que Frederika aborde la question du nettoyage des énergies, but des rituels pratiqués par ces communautés, qu’il s’agisse de prévention ou de soin, mais l’idée est de savoir fluidifier les énergies qui nous ont traversés avant qu’elles ne se cristallisent et ne deviennent néfastes, notamment par le chant et la danse.
Et puis Frederika nous parle aussi de ces chamans colombiens, les mamas, qui vivent dans une grotte depuis le jour de leur naissance jusqu’à leurs 18 ans, ce qui les rend aptes à percevoir le monde et utiliser leur conscience d’une manière tout à fait incroyable ! Elle nous apprend aussi comment, globalement, on devient chaman, comment le savoir sur les plantes a été acquis…
A l'heure actuelle, tenter de comprendre ces traditions, qui ne sont rien d'autre que nos racines oubliées, et oser un retour vers elles, est selon moi la seule démarche de conscience en mesure de nous sauver.
Le livre de Frederika Van Ingen : CE QUE LES PEUPLES RACINES ONT A NOUS DIRE
Son site web : FREDERIKA VAN INGEN
BUFO ALVARIUS AND 5-meO-DMT
Je vous demande de faire un accueil chaleureux à notre petit héros du jour : le Bufo Alvarius ! Résident discret du désert du Sonora, qui couvre le nord du Mexique et une partie de l’Arizona, cet étrange spécimen vit sous terre la majorité de l’année, ne sortant qu’à la saison des pluies pour s’alimenter et se reproduire…
Comme vous pouvez le voir sur la photo, il est pourvu de glandes proéminentes qui contiennent une substance capable de nous transporter en quelques secondes dans la Conscience Globale : la 5-meO-DMT ! Le fameux Easter Egg du jeu de la vie, c’est ici et nulle part ailleurs qu’il se trouve ! Planqué dans la tête d’un crapaud du désert… Ouais, je suis d’accord avec vous. Y en a un qui doit se marrer, là-haut.
Petite précision : je ne tiens pas à encourager le business complètement forcené qui a lieu actuellement avec le Bufo. S’il est vrai que le crapaud ne souffre pas lors de l’extraction du liquide que contiennent ses glandes et qu’on le relâche gentiment ensuite, il n’empêche que je suis férocement contre l’élevage en ferme et la maltraitance qu’il connait dans ce contexte-là, et aussi contre la récolte sauvage qu’il subit dans le désert-même, à cause de gens qui ne le respectent pas et le font souffrir ou le tuent inutilement. Cet animal et la substance qu’il détient ne sont pas à notre disposition. Se rendre au Sonora pour fumer une fois du Bufo récolté respectueusement par les Comcaac (aussi appelés Seris), qui est la communauté vivant là-bas, oui. User et abuser de cet animal sans aucune considération pour son bien-être et les conséquences désastreuses que notre consommation de son venin pourraient avoir, non. Bien, à présent, reprenons notre analyse.
Ce documentaire est vraiment cool ! Ce que j’apprécie ? Il explore notre pote le crapaud du désert sous tous ses aspects en offrant la parole à un paquet de monde, et en plus, il est marrant !
Milieu naturel du Bufo, chimie du cerveau, différence entre 5-me0-DMT extraite du crapaud ou synthétisée en labo, expériences mystiques, intégration des enseignements, mais aussi sauvegarde de l’animal, ce reportage accompli un tour d’horizon très complet sans nous ennuyer une seconde, grâce à ses variations entre interviews, explications scientifiques, parties documentaires et extraits humoristiques.
S’il n’apprendra peut-être rien de neuf aux initiés, c’est un bon point d’entrée pour ceux qui n’auraient jamais rencontré le Bufo et l’expérience ineffable d’unité cosmique qu’il provoque. Sans jamais tomber dans le sensationnalisme (très fréquent dans beaucoup d’autres reportages qui traitent du Bufo Alvarius), c’est un compte-rendu très plaisant, réalisé avec sagesse et sensibilité, qui ravira les curieux tout en rouvrant les souvenirs des connaisseurs…
CORINE SOMBRUN - LA TRANSE CHAMANIQUE, CAPACITÉ DU CERVEAU ?
Corine Sombrun, c’est cette femme qui, de base, partait simplement faire un reportage sur le chamanisme en Mongolie pour la BBC. Mais en assistant à une cérémonie, voilà qu’au son du tambour, elle se met à trembler, à hurler comme un loup, et à sentir son corps se transformer en animal, processus sur lequel elle n’a aucun contrôle. Le chaman, très en colère, lui grogne : Mais enfin, pourquoi tu m’as pas dit que t’étais chaman, sacré nom d’une pipe ?
De là part son initiation à la frontière de la Sibérie (qu’elle ne peut pas refuser car le chaman la prévient que si elle ne devient pas ce que les esprits ont décidé pour elle, elle va avoir de gros gros problèmes…), où elle se rend plusieurs mois par an durant 8 ans, guidée par une femme chamane, Enkhetuya, de l'ethnie des Tsaatans, chargée de lui enseigner les techniques de transe. Son expérience donnera naissance à plusieurs livres, mais aussi à une fructueuse collaboration avec des scientifiques, premier protocole de recherche sur la transe étudiée par les neurosciences… testé sur elle-même avec des électrodes branchés sur le cerveau !
Cette courte conférence n’est qu’un avant-goût assez mignon des fabuleux travaux de Corine Sombrun, mais je me suis dit qu’une vidéo qui ne dure pas une heure vous changerait un peu comparé au matos bien balèze que je vous balance depuis le début. Pour aller plus loin, vous n’avez qu’à cliquer sur les liens qui suivent :
Le livre de Corine Sombrun sur son initiation : MON INITIATION CHEZ LES CHAMANES
Son livre sur la transe : LA DIAGONALE DE LA JOIE
Une interview plus poussée de Corine Sombrun : LES SURPRENANTS EFFETS DE LA TRANSE
Son site web : CORINE SOMBRUN
LA REVANCHE DES CHAMANS
Pour être tout à fait franche, cette vidéo m’a mise un tantinet mal à l’aise. Réalisé par Laetitia Merli, docteure en anthropologie, hypnothérapeute et vidéaste qui a notamment suivi Corine Sombrun dans ses aventures en Mongolie, ce reportage nous présente les chamans de Touva, en Sibérie, berceau du chamanisme, qui, après des décennies de persécutions soviétiques, reviennent sur le devant de la scène.
On rencontre Kara Ool, grand chef chaman du centre Adyg Eeren (Esprit de l’Ours), responsable d’une dizaine de chamans de tout horizon qui vivent au centre. Adyg Eeren fonctionne comme un dispensaire qui propose des rituels et des guérisons, semblant s’attaquer principalement aux blessures de la vie quotidienne, et parfois à la formation de nouveaux chamans. Très différent du cliché qu’on s’en fait, la réalité de terrain parait de prime abord dénuée de tout folklore, s’inscrivant plutôt dans l’application d’une médecine pratique, réaliste, dans laquelle l’aide des esprits intervient sans fioritures.
Mais bien que le discours du grand chef clame une amitié chamanique au-delà des frontières dans le but d’aider l’humanité, qu’il déclare qu’il faut soutenir les chamans car ceux-ci soutiennent la nature, et que le boom et la mode du chamanisme en Occident est une bonne chose qui, à la longue, contraindra les gouvernements à aller dans le même sens, y a un truc qui me gène chez lui. Peut-être son côté mercantile camouflé, et son âme que je sens désabusée derrière ses beaux discours... J’ignore si ces impressions viennent seulement de moi, de ce chamanisme sibérien que je ne connais pas, ou alors s’il s’agit bel et bien d’une réalité révélant les bouleversements profonds que rencontre le chamanisme traditionnel en réponse à la frénésie qu’il connait en Occident.
Quoi qu’il en soit, à travers ce documentaire, j’avais envie de dévoiler une autre dimension du chamanisme moderne, assez éloignée des fantasmes romantiques qui polluent notre imagination. Je vous laisserais donc vous faire votre propre idée après le visionnage.
Les deux interviews de Laetitia Merli que j’ai réalisées : MÉDECINE DU TAMBOUR VS MÉDECINE DES PLANTES SACRÉES
Le livre de Laetitia Merli : DE L’OMBRE A LA LUMIÈRE, DE L’INDIVIDU A LA NATION - ETHNOGRAPHIE DU RENOUVEAU CHAMANIQUE EN MONGOLIE POSTCOMMUNISTE
Son site web : LAETITIA MERLI
APPRENDRE À PARLER AVEC LES PLANTES : LA DIETA (FEAT. ZOË HABABOU)
Balthazar Benadon avait depuis longtemps, semble-t-il, envie de réaliser une vidéo sur la diète de plantes maîtresses. Quand il a découvert mon travail, il m’a rapidement contactée pour m’interviewer, persuadé que j’étais une interlocutrice suffisamment expérimentée et éloquente pour partager mon expérience et mes connaissances avec passion et authenticité auprès de sa communauté de psychonautes.
Dans cette interview, j’explique donc ce qu’est une plante maîtresse ou enseignante, cette catégorie de plantes dotées d’un esprit dont les chamans se font des alliées en les diétant, afin que celles-ci leur transmettent une partie de leur savoir et de leur pouvoir, et leur apportent leur aide dans leur travail de guérisseurs.
Mais il se trouve que la pratique de la diète de plantes maîtresses n’est, de nos jours, plus seulement réservée à l’initiation des curanderos. De nombreux Occidentaux, dont je fais partie, se tournent désormais vers cette pratique afin de soutenir leur quête personnelle de sens, qui implique naturellement de se connaitre soi-même, et d’explorer le phénomène de la conscience, qui passe donc par l’étude de la conscience humaine, mais aussi celle d’autres êtres tels que ces fameuses plantes…
En tant que longue pratiquante de la diète, j’évoque donc le processus assez difficile dans lequel on s’engage avec une plante - isolement, restrictions et interdits alimentaires et comportementaux, engagement total de la volonté, et même dévotion - et ce que l’on est en droit d’en attendre, qu’il s’agisse d’un changement dans la relation qu’on entretient avec soi-même, mais aussi avec le monde.
En vrac, je parle aussi de la différence qui existe entre boire de l’Ayahuasca hors diète ou en pleine diète, je creuse les caractéristiques et les enseignements de certaines plantes enseignantes comme le Chiric Sanango, l’Ajo sacha, l’Ayahuma, le Chullachaki, le Bobinsana, et enfin, je parle de liberté intérieure et de connaissance de soi, qui sont, selon mon expérience, les plus grands bénéfices que trouve celui qui décide de devenir ami avec une plante…
Le site web de Balthazar Benadon : LA GAZETTE DE L’ABIME
Mon article des Plantes Maîtresses sur ce blog : PLANTES MAITRESSES AMAZONIENNES - L’INVENTAIRE ILLUSTRÉ
SAGESSE LAKOTA AVEC ERNIE LAPOINTE, ARRIÈRE-PETIT-FILS DE SITTING BULL
Ernie Lapointe, Homme Médecine Lakota, arrière petit-fils de Sitting Bull, partage sa culture autour de la quête de vision et de la sundance, nous raconte comment on devient Homme ou Femme Médecine, et nous parle des différences essentielles entre Indien et Homme blanc : si le natif américain est élevé dans le respect du vivant, l'Homme blanc est élevé dans la peur…
Bien que relativement court comparé aux autres vidéos partagées ici, le témoignage d’Ernie Lapointe n’en demeure pas moins dense et très inspirant ! En quelques minutes, il établit la différence entre spiritualité et religion, nous parle de spiritualité vivante, de la pipe sacrée qui ouvre la communication avec les esprits et nous permet de recevoir leurs message, nous demande d’être humble, tourné vers l’avenir et non le passé, nous apprend que prier c’est parler avec son cœur, explique le principe des offrandes qui consiste à donner et recevoir dans le commerce avec les esprits, nous dit qu’on est tous connectés, puis enchaîne sur la quête de vision, qui signifie en réalité “pleurer toute la nuit en espérant recevoir des visions”, la sundance sacrificielle qu’on entreprend en offrant sa sueur, son sang et ses larmes afin d’avoir des visions du futur et ainsi pouvoir le sauvegarder…
Ernie nous enseigne aussi que comprendre qui on est constitue la première marche vers la spiritualité, et qu’il ne faut jamais avoir peur, car c’est d’elle que naissent tous les maux de l’humanité, racisme, envie, jalousie, j’en passe et des meilleurs... Respect du vivant, des animaux, de la nature, des êtres humains… Même si ces mots peuvent sembler simplistes (l’essentiel n’a pas besoin de fioritures), Ernie a une façon de les dire qui les rendent beaux et vibrants, et quand il parle de connexion, va savoir pourquoi, ça résonne.
J’adore quand il dit que l’arme des Lakota est l’humour, parce que parvenir à faire rire, c’est faire comprendre, ancrer l’enseignement dans le cœur des gens. Il revient souvent sur cette idée que céder à la peur, c’est la laisser nous contrôler. Et puis, il rappelle cette leçon qu’on connait tous déjà sans vraiment parvenir à l’appliquer : chacun doit être son propre professeur, les messages ne viennent pas de l’extérieur, chacun doit faire l’effort de se regarder lui-même et c’est ainsi, paradoxalement, qu’on arrivera à être solidaires…
Et enfin, il dit que les Lakota sont tournés vers le présent et donc vers le futur, mais que le passé doit cesser d’être rabâché car ça ne fait que le répéter.
Le livre de Ernie Lapointe : SUNDANCER - SAGESSE ET VISIONS D’UN NATIF AMÉRICAIN
MARCOS DRAKE : ENTHÉOGÈNES, GUÉRISON, PEUPLES PREMIERS, SPIRITUALITÉ
Marcos Drake, qui se définit lui-même comme curandero et rebouteux, je le connaissais ni d’Eve ni d’Adam, c’est mon pote Stephan Schillinger qui m’a branchée sur cette chaîne, Lueur, où est diffusée son interview. Et je dois dire que la révélation a été totale ! Sous ses faux airs de gros nounours tout tendre, ce mec envoie du lourd et dénonce à tout va la bêtise et l’hypocrisie d’une société à la dérive : la nôtre.
Quand on lui demande quels sont les risques de la prise d’enthéogènes, il répond sans sourciller qu’on a tendance à confondre la vie et le système sociétal esclavagiste, et que les enthéogènes travaillent à nous retirer nos œillères tout en nous faisant sortir de la caverne, ce qui fait qu’y a de fortes chances qu’après leur prise, on refuse de jouer encore selon les règles, c’est-à-dire, taffer pour payer l’essence afin d’aller taffer.
Puis il enchaîne sur la récupération des substances psychédéliques par le système médical, qui, sous couvert de réhabilitation bienveillante, contrôle religieusement leur distribution, tout en cherchant à leur retirer leur aspect enthéogène (qui génère le sentiment de Dieu en soi), justement, chose que Stephan Schillinger dénonce également vertement. Marcos critique ce système qui ne cherche pas la guérison mais plutôt à atténuer les symptômes, coupant l’herbe sous le pied d’une saine prévention qui éviterait que le problème s’installe. Selon lui, le fait qu’on guérisse totalement n’intéresse pas le système (mention spéciale à la distinction entre soigner et guérir : “soigner” : nier le soi ; “guérir” : retrouver la joie). Au fond, celui-ci nous soigne dans l’unique but de nous réintégrer au plus vite dans la chose qui précisément nous fait mal. Il dit que ce système de “santé” nie les gens en les considérant d’un point de vue mécanique, dans la seule intention qu’ils retournent taffer et consommer.
C’est sur notre rapport complètement erroné à la vie que Marcos Drake nous ouvre les yeux (enfin, pour ceux qui squattaient encore dans le coaltar, mais y en a de moins en moins...), l’origine des pathologies se trouvant bien évidemment dans le système social et notre façon de vivre, dans cette perte de sens, de joie de vivre, dans cette négation des messages du corps et donc de soi, ce manque de temps pour les écouter, qui caractérisent la vie moderne au sein de ce putain de système…
Et que fait-on avec les enthéogènes ? On a décrié et vilipendé ces substances, on les a interdites, même aux Peuples Premiers qui les utilisaient depuis des millénaires, et voilà que maintenant on fait semblant de les découvrir, leur trouvant soudain toutes les qualités du monde, sans se préoccuper une seconde du mal qu’on a fait à ces Indiens devenus pauvres et/ou alcooliques qui n’ont même plus droit à leur culte !
On recommence les mêmes conneries avec les enthéogènes qu’avec le système de santé habituel. Attendre d’être en fin de vie ou en souffrance très grave pour avoir le droit d’y avoir accès… Comme le dit Marcos, tout ça, c’est rien que du palliatif, alors qu’ils devraient être utilisés en amont pour déprogrammer ce qui provoque la maladie, justement. Quand elle est trop installée, c’est trop tard ! Dans la vie traditionnelle, ces substances sont utilisées longtemps avant la catastrophe ou la mort, comme un reset avant la pathologie, ou en tant que rite de passage.
Bref, je pense que vous m’aurez comprise. J’aime le fait que ce mec remette les pendules à l’heure sur la façon dont on se réapproprie les psychédéliques tout en reniant sans vergogne le savoir et la propriété des indigènes. Et là, je vous ai fait un résumé de seulement la moitié de l’interview…
Et il y a un épisode 2 !
La suite de l’interview de Marcos Drake : MARCOS DRAKE, PARTIE 2 : ENTHÉOGENES, GUÉRISON, PLANTES, PANPSYCHISME
Son site web : MARCOS DRAKE
JAN KOUNEN - D’AUTRES MONDES
Bon, OK, ce documentaire de Jan Kounen est over connu, et c’est même lui qui est en grande partie responsable du “tourisme chamanique” que subit le Pérou depuis une quinzaine d’années. D’après ce que j’ai compris, Jan s’en mord les doigts, vu que ses intentions n’étaient pas du tout de transformer l’Ayahuasca en attraction spirituelle et les chamans en businessmen, mais au contraire, de faire connaître la richesse et la valeur de la culture des Shipibo et de leur medicina au monde, et tenter de les sauver en préservant leur savoir de la disparition dans les poubelles de l’Histoire…
Certes, c’est loupé, mais il n’en demeure pas moins que ce reportage, aussi problématique soit-il, reste un document très précieux et authentique témoignant de l’univers des Shipibo et de leur médecine, tout en nous offrant l’expérience touchante d’un Gringo en pleine découverte des plantes et de lui-même.
D’autres mondes est mythique, pas moyen que je le cale pas ici, navrée, et puis je connais encore quelques personnes qui l’ont jamais vu.
On y suit donc Jan Kounen, réalisateur encore jeunot, au tout début de son parcours d’ayahuasquero, qui raconte en voix off ses expériences, ses émotions, son voyage sans retour dans le monde de l’Ayahuasca. On le voit en cérémonie, on écoute ses pensées les plus intimes, on le suit dans sa quête tout d’abord scientifique puis davantage mystique. On découvre le bouleversement dans sa conception de la réalité qu’il expérimente, et aussi la vie quotidienne de la communauté indigène où il se trouve.
Beaucoup de chants shipibo, ce que j’apprécie énormément, des interviews de sommités du monde psychédéliques tels Stanislav Grof et Jeremy Narby, mais aussi de son maestro shipibo Kestenbetsa, des représentations graphiques des visions qu’il approfondira plus tard dans son film Blueberry et dans son jeu de réalité virtuelle Ayahuasca Kosmik Journey, qui contribuent à faire de ce documentaire une expérience assez immersive.
Bref, si ce reportage a eu l’effet qu’il a eu sur le monde, c’est pas pour rien, il méritait donc de figurer ici.
Le livre de Jan Kounen qui raconte son parcours : CARNETS DE VOYAGES INTÉRIEURS
Son tout nouveau livre : DOCTOR AYAHUASCA
DES PUTAINS DE LIMACES COSMIQUES - UN FILM D’ANIMATION PSYCHÉDÉLIQUE
Je vous le dis tout net, je vais pas m’étendre trois plombes sur ce film d’animation réalisé par Balthazar Benadon et Clément Hébert, car il est hors de question que je déflore la merveille que vous allez découvrir en cliquant sur la vidéo. Je me contenterai donc de dire qu’il s’agit de la rencontre entre un psychonaute et une entité spirituelle.
Le pitch, c’est ça : Balthazar (qui raconte ici une expérience réelle en prêtant sa voix au personnage principal du film), suivant les conseils avisés de Terence McKenna, décide de prendre une dose héroïque de champignons hallucinogènes, seul, dans le noir et dans le silence. S’ensuit un voyage hors de l’espace-temps bouleversant qui le mènera à la rencontre d’une entité mystérieuse, avec laquelle il s’engage dans une discussion métaphysique sur la nature de la conscience et de la réalité…
Et si ce n’est peut-être pas la réaction attendue par les créateurs, cette animation m'a curieusement émue !
Je sais pas si c'est la voix de Balthazar, tellement habitée, ces dessins dont le style est si particulier qu’ils rendent l'expérience vraiment intime, l'histoire en elle-même, celle d'un mec qui prend son courage à deux mains et décide de se rendre, seul et un peu effrayé, dans une autre dimension où tout peut arriver, ou encore la présence troublante et les enseignements de cette entité qu'il rencontre, qui résonnent d'une telle profondeur, rayonnent d'un tel éclat de vérité qu'un pauvre être humain ne peut que... ouvrir de grands yeux et acquiescer sans émettre un son ! Et puis cet humour, aussi, toujours présent bien que très subtil, dont Balthazar Benadon a le secret…
Mais au-delà de ça, il y a aussi ce qui se passe derrière la vidéo. Ce qu'elle représente, ce qu'elle symbolise. La volonté de faire vivre, de partager avec les autres, une expérience ineffable qui, de surcroît, risque souvent d'être mal perçue, mal comprise. Et surtout, la beauté de retranscrire ce vécu au travers de l’expression artistique, langage visionnaire, onirique, métaphorique, seul idiome en mesure de témoigner fidèlement de ce qu'il est, en s'adressant à une partie de nous qui comprend grâce à l'intuition plutôt qu'avec la logique.
C'est un travail admirable. Merci les gars !
L’interview de Balthazar que j’ai réalisée : LA VOIE DE LA TRANSGRESSION
OLIVIER CHAMBON : ÉTATS ÉLARGIS DE CONSCIENCE
Olivier Chambon est un médecin-psychiatre qui a basculé dans la marmite des psychédéliques sans espoir de retour ! Auteur de nombreux ouvrages qui sont des putains de références sur l'utilisation thérapeutique des psychédéliques, tels La médecine psychédélique, La révolution psychédélique et L’éveil psychédélique, cet homme est un brillant représentant du post-matérialisme, mais surtout un pionnier des méthodes de soins comportementales et cognitives pour les patients psychotiques chroniques.
Dans cette interview, il expose les éléments qui montrent aujourd'hui que la conscience est indépendante du cerveau et qu'elle survit à la mort physique. Il évoque notamment les cas d'expériences de mort imminente, le chamanisme, et d'autres phénomènes qui élargissent notre conscience et permettent de l'ouvrir à d'autres réalités.
Olivier Chambon nous parle de son parcours, de sa découverte de l’hypnose et de l’EMDR, des expériences extraordinaires qui l’ont mis sur la piste d’autres dimensions et incité à vouloir aller plus loin. Il évoque son étude et sa pratique du chamanisme, la façon dont il a intégré dans sa vie la méditation, le yoga, le Qi Gong, qui l’ont conduit à un approfondissement de la conscience dans son quotidien, mais qui l’ont surtout globalement amené à une autre vision de l’Homme, c’est-à-dire sa vie, ses épreuves, sa vraie nature, son essence…
En l’écoutant, on apprend que l’être humain dispose de 3 cerveaux remplis de neurones, logés dans les intestins, le cœur et la boite crânienne, recevant ou captant la conscience telle une télé le ferait avec les ondes, plutôt que la créant. Selon lui, contrairement à ce que la majorité du monde pense, le cerveau a besoin de la conscience pour vivre, alors que l’inverse n’est pas vrai, comme tendrait en effet à le prouver les NDE où le cerveau est out, mais la conscience plus vivace que jamais !
J’aime cette idée qui dit que l’état modifié de conscience, c’est pas celui sous psychotropes, mais au contraire celui de la réalité ordinaire, dans laquelle la conscience est rétrécie à la mesure du cerveau, l’étendue du réel comprimée et déformée par ce filtre réducteur qu’il est, ce qui fait qu’on ne capte qu’une toute petite parcelle de la réalité, comme une télé foireuse ne capterait qu’une seule chaine alors qu’il en existe plein d’autres, de multiples réalités invisibles et subtiles…
Une fois de plus, Olivier Chambon prend donc de plein fouet les partisans du matérialisme qui ne croient que ce qu’ils voient, tout en les teasant au passage avec le microscope et les champs électromagnétiques qui sont la preuve qu’avec de nouveaux instruments, on peut voir l’invisible… Il développe même l’idée que grâce à la physique quantique, on sait que les champs d’énergie sont bien plus importants que la matière tangible et que ce sont eux qui la structurent, la matière n’étant qu’une conséquence du déploiement de champs de conscience intelligents autodéterminés, utilisant l’énergie de manière structurée pour créer de la matière, justement.
Ça vous dépasse ? Alors regardez son interview, et au-delà de la complexité apparente des théories présentées ici, vous découvrirez un discours touchant et plein de bon sens, aussi motivant que rassurant, et indiscutablement fortifiant !
Les livres d’Olivier Chambon : LA MÉDECINE PSYCHÉDÉLIQUE, LA RÉVOLUTION PSYCHÉDÉLIQUE, L’ÉVEIL PSYCHÉDÉLIQUE
Son site web : OLIVIER CHAMBON
CHAMANISME ET PSYCHÉDÉLIQUES - ROMUALD LETERRIER ET STEPHAN SCHILLINGER
Romuald Leterrier, je l’adore ! Pour moi, c’est lui qui a écrit les meilleurs livres français sur l’Ayahuasca ! A la base, il est ethnobotaniste, mais son intelligence, son expérience du chamanisme, sa sensibilité et son intuition font de lui quelqu’un qui va bien plus loin que la simple étude des plantes, comme en témoigne ce livre, De la jungle aux étoiles, tellement foisonnant dans les pistes qu’il explore qu’il est impossible d’en faire un résumé.
Cette vidéo est une discussion passionnante entre Romuald et Stephan Schillinger, abordant des thèmes autour de l'Ayahuasca qui ne sont pas souvent traités...
Des exemples ? Eh bien, ce délire messianique qui s'empare fréquemment des nouveaux usagers de la Plante, qui voient leur ego spirituel (si si, ça existe !) enfler brutalement après une séance pleine de visions célestes (Romuald précise que les indigènes s'en cognent, de nos visions. Eux, ils s'intéressent au corps, à la purge, à la "détox transpersonnelle" que provoque une Ayahuasca qui travaille bien, car pour eux, rappelons-le encore, c'est une MÉDECINE).
Ils parlent aussi de la fascination ressentie par les Occidentaux pour ce monde du chamanisme, de la projection qu'ils font autour du personnage du chaman, souvent idéalisé, considéré comme un sage, un archétype de l'Homme de Savoir et de Pouvoir, et qui font face à une brutale redescente quand ils captent que ce n'est pas le cas...
Romuald nous met en garde de ne pas reproduire les mêmes erreurs que les hippies lors de la découverte du LSD, ce qui pourrait à terme provoquer la disparition de la liane... En se positionnant comme traditionaliste, il évoque les possibles dérives sectaires qui pourraient découler de l'usage de l’Ayahuasca en Occident, et insiste sur l'importance de la diète de Plantes Maîtresses, unique gage de la compétence d'un chaman, que bien peu d'Occidentaux comprennent...
Cette rencontre est tout simplement géniale, donc je vais m’arrêter là et vous laisser la découvrir par vous-mêmes.
Si vous voulez aller plus loin avec Romuald Leterrier, voici une autre interview de lui que j’ai beaucoup aimée : CHAMANISME ET PLANTES DE VISION | ROMUALD LETERRIER
Et voici le livre merveilleux dont je vous parlais : DE LA JUNGLE AUX ÉTOILES
CARLOS CASTANEDA - INTERVIEW WITH THEODORE ROSZAK
Nan, nan, ne commencez pas ! Je vous entends grogner d’ici, et gna gna gna, Carlos Castaneda c’est un menteur, il a tout inventé, Don Juan n’a jamais existé, et si oui c’était pas un Yaqui, blablabla… STOP ! Soyons honnêtes deux secondes, voulez-vous ? Les 3/4 d’entre nous, si on est là aujourd’hui sur ce blog, à causer substances psychotropes, réalité non ordinaire et conscience élargie, c’est grâce ou à cause de ce mec et de ses livres, d’accord ? Alors venez pas jouer les hypocrites et contentez-vous d’apprécier le document rare que j’ai dégoté pour vous et que je vous partage ici…
A vrai dire, je me demande si cette interview de Carlos Castaneda n’est pas la seule qui existe ! Et je sais pas vous, mais moi, j’ai pas l’impression d’écouter un menteur. S’il s’est certainement arrangé avec la réalité comme tout écrivain qui se respecte, les paroles qu’on entend quand il évoque sa rencontre avec Don Juan, la façon dont celui-ci l’a regardé, l’humour de cet homme qui se définissait lui-même comme “homme de connaissance” ou “celui-qui-sait”, résonnent comme un témoignage véritable, document précieux qui révèle le jeune anthropologue qu’il était à l’époque, face à cet étrange sorcier qu’avait toujours un train d’avance sur lui… Et si tout ça n’est rien d’autre que du fake, eh bien, soit, profitons de revivre l’épopée de ces livres qui nous ont transformés via la bouche de leur auteur !
Guidé par les questions précises de son interlocuteur passionné, Castaneda explique comment il s’y est pris pour accumuler tant de notes (aidé par le principe de récapitulation), parle des discussions fascinantes qu’il a entretenues avec Don Juan, raconte son expérience de vol après s’être transformé en corbeau, revient sur ce concept de réalité non ordinaire qui nous a tous marqués.
Il explore l’idée que ses expériences montrent que la réalité n’est qu’un consensus, la réalité ordinaire n’étant qu’un minuscule segment de la gamme totale du réel. Il dit que si on pouvait coder ou stimuler la réalité comme le fait un chaman, peut-être qu’on serait capable d’étendre notre connaissance de ce qu’on appelle “réel”. Prendre un stimuli comme “voler” pour le réadapter, c’est ça que Castaneda nomme “coder”.
Car ce que les Occidentaux définissent comme “hallucination” ou “démence”, les chamans, après des millénaires de pratique, le reclassent autrement. Castaneda dit que Don Juan lui a enseigné une autre façon de coder la réalité, la mettant dans un cadre propice lui offrant une autre interprétation. Cette histoire de vol, par exemple, et les réponses que Don Juan apporte aux interrogations de son apprenti, révèlent selon lui la sophistication du système de pensée de son maître, qui ramène l’expérience au ressenti. En effet, si la totalité de la réalité est perception, le réel n’est rien de plus qu’une construction, un consensus, donc ce que tu sens, c’est ça l’important !
Enfin, il parle aussi de sa rencontre avec le Mescalito, l’Esprit du Peyotl, qui a marqué des générations de lecteurs, moi la première, et conclut sur l’explication de la signification du “mourir comme un Homme” de Don Juan…
LE LIVRE de Carlos Castaneda, pour les quelques rares chanceux qui n’auraient pas encore goûté à sa prose : L’HERBE DU DIABLE ET LA PETITE FUMÉE (premier d’une longue série)
ALCHIMIE ET CHAMANISME - PASCAL BOUCHET
Vous vous demandez ce qu’une vidéo sur l’alchimie vient foutre là ? Mais les gars, pourquoi vous croyez qu’on consomme des psychotropes et qu’on se met dans des états inimaginables, à dégobiller au fin fond de la jungle, à s’évanouir après avoir fumé du Bufo, à se foutre en transe à base de Temazcal, de champis et de tambour, si ce n’est pour découvrir la pierre philosophale à l’intérieur de nous ? Faites-moi confiance… Cette vidéo va creuser, densifier et donner du sens à la quête que vous, les psychonautes, poursuivez.
On va donc causer alchimie avec Pascal Bouchet, que je ne saurais présenter autrement que comme un alchimiste, donc, et un écrivain-conférencier, qui va éclairer nos lanternes et nous apprendre que l’alchimie est loin de se résumer au trifouillage de métaux, loin s’en faut !
Selon Pascal, les alchimistes sont des philosophes de la nature, à la recherche de sa sagesse. La subtilité, c’est qu’il s’agit d’une science qui n’étudie pas la nature, mais vient de la nature elle-même, de la vie. Pascal Bouchet distingue deux voies en alchimie, deux castes sacrées radicalement différentes, deux orientations qui cherchent la pierre philosophale : les forgerons et les chamans.
L’un transmute les métaux, l’autre guérit l’être humain avec la médecine universelle.
On retrouve donc les protocoles chamaniques, car la racine de l’alchimie n’est ni plus ni moins qu’une quête ésotérique, philosophique, spirituelle, qui descend dans la matière…
L’école hermétique est liée à Hermès, le Mercure. Messager des dieux et patron des anges, intermédiaire entre l’Homme et la divinité, la Terre et le Ciel, ce type fait passer la conscience d’un état à un autre, c’est un initiateur, un passeur, ce qui fait de lui une excellente figure de chaman.
Ce que recherche l’alchimie dans la médecine universelle, c’est arriver à nettoyer, résoudre tous les maux. Ici, la maladie est prise au sens large, et la santé dans le concept de la médecine universelle englobe tous les aspects de nous : physique, psychique, émotionnel, mental, spirituel. L’un des fondements de l’hermétisme est que l’Homme est un microcosme fait à l’image du macrocosme, un univers modèle réduit. Alors quel est le taff de l’alchimie ? Condenser l’esprit universel pour le capturer dans notre microcosme. Pascal Bouchet nous dit que toute maladie, physique ou psychique, n’est que le phénomène d’une coupure entre microcosme et macrocosme, ce qui correspond tout à fait à la vision des Peuples Premiers qu’on découvre dans l’interview de Frederika Van Ingen…
L’alchimie, tout comme le chamanisme, part du principe que tout est vivant, que toute chose a un esprit, et que la matière est un reflet, une manifestation du spirituel. Selon ce point de vue, le monde matériel n’est rien de plus qu’un miroir de ce qui se passe dans le monde des esprits, donc le travail de l’alchimie est de relier les choses à leur esprit, rétablir, retisser le lien avec le macrocosme.
Ceci explique le travail des chamans, qui vont chercher les maladies à leur source, sur le plan spirituel, c’est-à-dire au niveau de l’esprit des maladies, au lieu de taffer sur leur manifestation.
Mais Pascal Bouchet évoque aussi cette lutte avec le dragon, racine de l’ego, que beaucoup de psychonautes ont expérimenté… Il parle du feu secret des sages, enfoui dans les ténèbres du corps, que la seule manière d’éveiller est de transpercer le dragon, c’est-à-dire déchirer le voile des illusions, affronter la peur de la mort… Selon lui, c’est le dragon, le gardien du seuil que le chaman doit affronter pour récupérer ses pouvoirs. En effet, quand un chaman veut devenir chaman, il doit éveiller le chaman qui est en lui, parvenir à le retrouver.
Car en définitive, l’obtention de la médecine universelle, n’est-ce pas de devenir soi-même la médecine universelle ?
L’interview de Pascal Bouchet que j’ai réalisée : PLANTES CHAMANIQUES & INITIATION ALCHIMIQUE
Le livre de Pascal Bouchet : LA VOIE DE L’ALCHIMIE
LE BONUS INATTENDU : MIDNIGHT GOSPEL !
Attention les yeux, voici Midnight Gospel, la série d’animation métaphysique sous psychotropes la plus chéper que votre pauvre cerveau aura un jour la chance d’expérimenter ! Quand un pote à moi m’a montré l’épisode dont vous avez l’extrait ici, j’ai HALLUCINÉ face au génie, à l’audace et surtout face à la profondeur que ce putain de dessin animé est capable de manier !
Réalisé par le comédien et podcasteur Duncan Trussell et le créateur Pendleton Ward, cette série disponible sur Netflix (on se demande ce qui leur a pris, sérieux) met en scène le bonhomme violet que vous voyez sur la photo, Clancy, qui voyage dans le multivers grâce à son simulateur en forme de vagin, afin d’aller interviewer des gens bizarres pour son podcast de l’espace, au cœur de situations complètement apocalyptiques !
Mais le truc vraiment terrible, c’est que les gens qu’on entend causer, c’est des vrais gens que Duncan Trussell a réellement interviewés pour son podcast, et j’aime autant vous dire qu’il est loin de choisir n’importe qui ! Lui-même gros consommateur de substances psychotropes et sacrément versé dans tout un tas de pratiques spirituelles, les conversations qu’il entretient avec ses invités tous plus fascinants les uns que les autres se révèlent être des putains d’enseignements philosophiques, métaphysiques, ésotériques et spirituels qui te scotchent à ton canapé et font travailler ta matière grise comme un monstrueux flash de DMT !!!
Cycles des réincarnations au cœur d’une prison spirituelle, mort de l’ego, DMT, simulation de la réalité par notre perception, personnage qu’on joue sans s’en rappeler comme si on était en pleine VR de World of Warcraft (c’est l’extrait que je vous ai mis, qui s’appelle L’annihilation de la joie), exploration de la toxicomanie et de la méditation en pleine apocalypse zombie (Le goût du roi), magie cérémonielle et quête de l’illumination sur une planète sous-marine (Des chasseurs déracinés), et enfin, l’épisode le plus bouleversant de la série où Clancy retrouve sa mère défunte pour parler avec elle du cycle qui conduit de la vie à la mort (La souris d’argent)…
Les mecs, cette série est une expérience de conscience élargie à elle toute seule, et c’est CARRÉMENT IMPOSSIBLE de pas avoir envie d’aller découvrir ensuite les invités que Duncan reçoit, tant ils sont génialement oufs, sans compter Duncan lui-même !
Et franchement, autoriser la diffusion de ce genre de dinguerie parfaitement hors des rails de la pensée mainstream et surtout totalement hors de TOUT CONTROLE, c’est pour moi le signe très certain que notre voix commence à se faire entendre…
Et ça, ça fait putain de plaisir !
La série d’animation Midnight Gospel sur Netflix : MIDNIGHT GOSPEL
Le site web de Duncan Trussell, où vous trouverez ses podcasts en intégralité et les liens vers ses tarés d’invités : DUNCAN TRUSSELL
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Top 15 des Romans au Style qui Déboite
Vous en avez marre de lire des bouquins qui vous ennuient ? Ras-la-casquette de faire défiler des pages sans jamais être surpris ou, encore mieux, choqué ? Vous cherchez des lectures qui vous secouent les puces et vous fassent sortir de cette zone de confort littéraire soporifique où les mêmes histoires prévisibles se répètent à l’infini, et où l’absence accablante de style original et audacieux semble devenue une putain de norme ? Alors, vous êtes au bon endroit. Attention les yeux, voici mon Top 15 dédié aux pires DESPERADOS DU STYLE !
Vous en avez marre de lire des bouquins qui vous ennuient ?
Ras la casquette de faire défiler des pages sans jamais être surpris ou, encore mieux, choqué ?
Vous cherchez des lectures qui vous secouent les puces et vous fassent sortir de cette zone de confort littéraire soporifique où les mêmes histoires prévisibles se répètent à l’infini, et où l’absence accablante de style original et audacieux semble devenue une putain de norme ?
Alors, vous êtes au bon endroit. Et je vais vous dire, vous êtes pas prêt pour l’artillerie ultra balèze que j’ai réunie pour vous dans cet article…
Attention les yeux, voici mon Top 15 dédié aux pires DESPERADOS DU STYLE !
Invention de nouveaux langages, argot éhonté, ponctuation et syntaxe anarchiques, sans compter les thèmes carrément barrés choisis par ces auteurs que rien n’effraie sinon la normalité…
Cet article vous présente 15 livres et 15 auteurs qui n’ont en commun qu’un seul truc : un monstrueux je-m’en-foutisme envers les règles les plus primaires et les mieux établies de la littérature !
Révolution à eux seuls, ces artistes souvent décriés à leur époque ont fini par devenir des piliers dans leur domaine, des références, des monuments, et pour cause : ils ont eu les couilles de n’en faire qu’à leur tête, suivant leur instinct, au mépris du qu’en-dira-t-on et de la critique, pour engendrer des œuvres à l’originalité spectaculaire.
Ces œuvres sont réunies ici, chacune présentée avec sa couverture, son résumé, un extrait particulièrement représentatif de sa bizarrerie, et mon analyse stylistique.
Et je parie qu’après les avoir dévorées, vous ne verrez plus jamais la littérature du même œil…
Les livres les plus oufs jamais écrits en matière de style, d’audace et de torture du langage !
Résumé éditeur
L'Orange Mécanique restera sûrement l'un des romans les plus marquants de son temps, parce qu'il est notre époque. Ne serait-ce qu'à ce titre, on peut assurer qu'il demeurera, tout comme le film qu'en a tiré Stanley Kubrick, longtemps d'actualité.
Alex, “l'humble narrateur et martyr” et aussi le héros de l'histoire, est le parfait produit d'une civilisation où la violence est devenue habituelle, non pas l'expression d'une révolte, mais l'expression tout court, manifestée par le langage et les actes de certains, exercée en représailles par les gens du Bien et de l'Ordre, passivement subie par la masse. Civilisation d'aveugles titubant et distribuant ou recevant les coups dans une nuit absolue. Les adolescents comme Alex (il n'a pas quinze ans) ont été élevés dans cette violence. Leurs bandes terrorisent la métropole et se terrorisent entre elles.
Mais le jour où Alex, qui est un pur à sa façon, est lâché par ses “drougs” (copains) et arrêté par les “milichiens” de la “rosse” (police), c'est pour être jeté dans une autre violence, celle des prisons. Et quand on essaie sur lui des méthodes nouvelles de “récupération” sociale et de rédemption, c'est au viol de sa conscience qu’on procède scientifiquement, par le conditionnement, et à des fins de propagande politique...
L’extrait
On avait les poches pleines de mouizka, si bien qu’on n’avait vraiment pas besoin, histoire de craster encore un peu de joli lollypop, de tolchocker un vieux veck au fond d’une impasse et de le relucher baigner dans son sang tout en comptant la recette et la divisant par quatre, ni de faire les ultra-violents à cause d’une viokcha ptitsa, toute grisaille et tremblante dans sa boutique, pour vider tiroir-caisse jusqu’aux tripes et filer en se bidonskant. Mais, comme on dit, l'argent n’est pas tout.
Mon analyse
Inutile de vous faire un dessin, pas vrai ? Ce court extrait incarne à lui seul toute l’originalité et toute la démence de cet incroyable roman ! Franchement, fallait oser ! Vous vous demandez à quoi riment ces mots inconnus, super nombreux, qui sillonnent chaque putain de phrase au point de carrément créer un nouveau langage ? Anthony Burgess s’est inspiré du russe et du manouche pour enfanter ce nouvel argot qui semble si naturel dans la bouche du narrateur, Alex. Et le truc le plus dingue, c’est qu’il finit par nous devenir évident, à nous aussi. La première surprise passée, ce livre se lit avec une grande fluidité, et y se trouve que ça claque, en fait. Ça déchire à mort, au point qu’on s’étonne d’employer nous-mêmes cet étrange langage en privé !
Le fait que le narrateur s’exprime d’une manière tout à fait personnelle et inédite lui offre une dimension de réalité supplémentaire, et nous incite à pénétrer sa sphère, à nous glisser dans sa version de la réalité, et à, si ce n’est le comprendre, du moins nous sentir plus intime, voire dans une promiscuité relativement malsaine, avec les actes monstrueux auxquels il se livre. Si ce roman n’était pas écrit à la première personne, d’une part, et si ce langage nouveau n’existait pas, d’autre part, il nous serait certainement moins facile de nous identifier à lui, au point de le juger moins sévèrement que ce qu’il mérite…
C’est un coup de maître de la part de l’auteur ! Déjà parce qu’il fallait avoir les couilles de le faire, et ensuite parce que ça n’a rien de gratuit. En effet, au fil de la lecture, on réalise qu’Alex est finalement lui aussi victime d’un système dont sa façon de parler n’est que la marque extérieure. La brutalité d’un monde déshumanisé et le viol de la conscience dont parle ce livre, on se les prend de plein fouet, et le propos final est aussi triste qu’alarmant…
Bref, je terminerai en disant qu’il est inutile de savoir parler russe pour capter ce qui se dit, mais qu’un glossaire est tout de même disponible à la fin de l’ouvrage, plus par humour que pour aider à la compréhension.
Résumé éditeur
Ils sont quatre amis inséparables qui ont en commun une enfance, une ville, des voisins, le chômage. Et surtout une dévotion appliquée pour une seule et unique héroïne en forme de seringue. On entend ces quatre-là, on les écoute : chacun raconte son Edimbourg, entre deux pintes de bière, après un fix, avant une tasse de thé, ou pendant une baston à coup d'aiguilles à tricoter taillées en pointe. On voit les corps mangés par le virus, la drogue, les hallucinations, et puis quelque chose se détache : on est d'Edimbourg, mais comme on est de Fresnes ou de la Santé. Il faut s'échapper.
L’extrait
Sick Boy ruisselait ; il tremblait. Moi, posé là, à fond dans la télé, j’ignorais l’enculé. Il me foutait le cafard. J’essayais de me concentrer sur le Van Damme.
Ce genre de films c’est réglé comme du papier à musique : d’abord l’inévitable accroche dramatique, ensuite ils font monter la tension en introduisant le fils de pute en chef et les premières bribes d’une intrigue mal foutue. Là, Jean-Claude devrait pas trop tarder à latter à tout va.
- Rents. Faut que j’aille voir Mère Supérieure, ânonne Sick Boy en secouant la tête.
- Oh, je fais.
Si seulement ce fils de pute pouvait gicler ailleurs et me laisser tranquille avec Jean-Claude. N’empêche, dans pas longtemps ce sera mon tour d'être en manque et si cet enculé va pécho seul et revient chargé, il va me forcer à faire la manche. Si on l’appelle Sick Boy c’est pas qu’il est tout le temps en chien, mais parce que c’est un putain d’enculé.
Mon analyse
Et vas-y les gros mots, et vas-y l’argot, et vas-y l’absence de négation ! Et encore, ceci n’est qu’un extrait. Ce roman étant polyphonique, plusieurs personnages s’expriment, chacun avec sa façon propre de dégrader la langue (y en a un notamment qui ponctue toutes ses phrases de “enfin, j’veux dire, t’sais ?” qui écorche carrément les nerfs, à la longue, comme le ferait un pote à nous qu’on a sans cesse envie de reprendre sur ses putains de fautes de syntaxe !). Mais voilà, qu’est-ce que vous voulez, ces mecs sont des toxicos d’une pauvre banlieue écossaise, et si on tient à être cohérent, pas d’autre choix possible que… ça.
Irvine Welsh a révolutionné le roman, avec ce truc, ouvrant la voie vers une torture de la langue qui, si elle déplaît fatalement aux indécrottables partisans de la supposée “noblesse” de l’expression romanesque, n’en demeure pas moins existante, et réelle. Déjà en action dans la rue. Et vous savez quoi ? Moi, ça me plaît.
Je considère même que d’écrire de cette façon, avec un style qui colle au plus près de la réalité, c’est offrir une voix aux laissés-pour-compte et autres méprisés du système. Nan, tout le monde ne s’exprime pas avec des saloperies de fleurs plein la bouche, et refuser de tordre le langage de la “rue” pour le faire correspondre à une certaine idée de la beauté ou de respect de la langue ou de je ne sais quelle connerie est pour moi une visée honorable. Sans compter qu’une fois de plus, le roman en ressort grandi. On a l’impression d’être en plein cœur du quotidien misérable et désespéré de gars infoutus de trouver le moindre sens ou la moindre valeur à la vie, ce qui, pardonnez-moi, est clairement représentatif de cette putain d’époque.
Résumé éditeur
“Le regard que j’ai toujours porté sur Los Angeles est celui d’un autochtone. Je n’ai jamais vu cette ville comme une terre étrangère dépeinte par des écrivains venus d’ailleurs. C’est là que j’ai grandi. Les données que je récoltais, je les passais au crible, je les transfigurais comme un gamin peut le faire…”
James Ellroy poursuit la psychanalyse sauvage de sa vie et de sa ville natale à travers une série de textes percutants, qu’ils soient intimes, documentaires ou de fiction. Il y aborde une variété de sujets allant de la boxe aux crimes sexuels, en passant par la justice, la peine de mort et bien sûr, lui-même. Refusant la complaisance, il se montre totalement sincère, provoquant, inventif. Il a créé une langue et un style qui n’appartiennent qu’à lui, le style Ellroy.
L’extrait
Je m’installe. L’immeuble est rempli d’immigrés clandestins bruyants. Ma piaule est deux fois plus petite qu’une cellule. J’ai l’impression d’être en cabane. Les immigrés me flanquent la trouille. L’immeuble a des airs de planque pour malfrats ou d’hôpital psychiatrique. Je picole pour arriver à m’endormir et j’avale des poppers le lendemain matin.
Les voix reviennent. Je me bouche les oreilles et je me cache dans mon lit. J’ai l’impression que les résistances électriques de ma couverture chauffante sont des micros espions. Je les arrache et je les jette contre le mur.
Le plancher est miné et couvert de pièges à loups. Je me cache dans mon lit et pisse partout dans les draps. Les Voix persistent. Je lacère mon oreiller et je m’enfonce du caoutchouc mousse dans les oreilles.
Je fuis.
Mon analyse
Alors, ce qui saute aux yeux immédiatement ici, c’est l’enchaînement de phrases extrêmement courtes, tout à fait représentatives du style de James Ellroy, et du sentiment d’étouffement qu’elles engendrent. Tout “défenseur de la bonne manière d’écrire” vous le dira : il n’est pas conseillé de faire ça ! Normalement, on est supposé varier le rythme des phrases et des paragraphes, ne pas répéter “je” comme c’est fait ici, et aussi ne pas dire que les immigrés sont flippants !
Mouais. Normalement (qui a inventé cette foutue norme ?!). Cela dit, le “style Ellroy”, haché, parfois emprunté au style documentaire ou journalistique, souvent très descriptif ou informatif, même quand il s’agit d’évoquer des émotions ou un bad trip, comme ici, est aujourd’hui salué par le monde entier, et cet auteur est une putain de légende ! Alors, certes, cette étrange manière d’écrire est souvent justifiée par les thèmes abordés : comptes-rendus de scènes de crime, profusions de faits et détails liés à un meurtre, enquêtes policières… Coller au plus près des faits semble la chose à faire. Mais le truc se corse quand on entre dans la sphère privée, comme par exemple quand l’auteur raconte son enfance et son adolescence à Los Angeles, faites de branlades, de larcins, de violations de domiciles, de revues pornos et de fantasmes glauques de baise avec des femmes mortes par homicide.
Et il se passe un truc surprenant. Bien que le style informatif du roman ne nous incite absolument pas à entrer en empathie avec le narrateur, puisqu’au fond, il ne s’agit que d’une liste de faits, sans réelle pénétration de sa psyché, eh bien, c’est ce qui arrive quand même. Par un procédé aux ficelles impossibles à identifier, en on vient à être à notre tour pris à la gorge et enseveli par cette sorte d’hystérie monomaniaque qui est la marque de fabrique de James Ellroy. Et l’absence d’autocomplaisance qui signe l’expression de ses souvenirs fait naître en nous une sorte de dureté, un brin choquée, un brin émue, qui perdure en nous bien après avoir reposé le livre.
Résumé éditeur
C'est en 1967, dans le magazine anticonformiste Open City, qu'un poète presque inconnu commença de publier une chronique régulière. Avec une brutalité rarement égalée, doublée d'une superbe indifférence au scandale, il y exprimait sa révolte contre la société américaine, le pouvoir, l'argent, la famille, la morale. L'alcool, le sexe, les échos d'une vie marginale et souvent misérable y étaient brandis comme autant de signes de rupture...
Depuis lors, l'auteur des Contes de la folie ordinaire, de Au sud de nulle part, de Pulp, disparu en 1994, est devenu célèbre. Ce Journal n'est pas seulement un des sommets de son œuvre, c'est un classique de la littérature contestataire, qui conserve, aujourd'hui encore, toute sa force, toute sa fraîcheur.
L’extrait
il (nan, pas de majuscule, NDLR) y avait un fils de pute qui ne voulait pas les lâcher, tandis que les autres gueulaient qu’ils étaient raides, la partie de poker était terminée, j’étais sur ma chaise avec mon pote Elf à mes côtés, en voilà un qui a mal démarré dans l’existence, enfant il était tout malingre, des années durant il a dû garder le lit passant le plus clair de son temps à malaxer des balles de caoutchouc, le genre de rééducation complètement absurde, et quand un jour, il a émergé de son pieu, il était aussi large que haut, une masse musculeuse rigolarde qui n’avait qu'un but : devenir écrivain, hélas pour lui son style ressemble trop à celui de Thomas Wolfe qui est, si l’on excepte Dreiser, le plus mauvais écrivain américain de tous les temps, moyennant quoi j’ai frappé Elf derrière l’oreille, si fort que la bouteille m’a échappé (il avait dit quelque chose qui m’avait déplu), mais quand il s’est redressé j’ai récupéré la bouteille, du bon scotch, et je lui en ai remis un coup quelque part entre la mâchoire et la pomme d’Adam… (to be continued).
Mon analyse
Tous ceux qui ont lu Bukowski considèrent qu’il y a un avant et après Buko. Je ne sais pas si un auteur, avant ou après lui, s’est jamais lâché de cette façon. Il y a une énorme différence entre dire qu’on n’en a rien à foutre de la critique, et oser le mettre en pratique. Lui, il l’a fait, autant dans sa vie que dans son rapport avec les éditeurs, et, ce qui nous intéresse ici, dans son écriture. Au-delà des thèmes abordés (alcoolisme, pauvreté, paris, putes, boulot de merde et désespoir), c’est la façon dont il les aborde, son angle d’attaque, qui les rend si percutants.
L’impression est la même que si un compagnon éphémère de beuverie te racontait ses malheurs entre deux lampées de scotch. Et ça, c’est loin d’être facile à atteindre. On se demande s’il se contentait de se foutre devant sa machine à écrire et de narrer la dernière connerie qui lui était arrivé, exactement comme ça venait, sans aucune recherche de mise en forme ou d’efforts de langage, ou bien s’il devait travailler à rendre ce style si vivant. Je pencherais évidemment pour la première solution. Mais le truc, c’est que la majorité des écrivains se sentent plus ou moins contraints à écrire différemment de la manière dont ils parlent. Pas lui. Et il y a eu beaucoup d’imitateurs, mais personne n’a atteint son niveau, ce qui prouve la difficulté d’être libre dans son art. Ni plus ni moins.
Je ne vais pas m’étendre indéfiniment sur le sujet, Charles Bukowski est trop connu pour ça, mais je conclurai en disant que cet homme a su élever au rang de la noblesse toute une parcelle de l’humanité qui se trouve dans l’ombre, les marginaux, les trimards, les alcoolos et les miséreux, et qu’il leur a donné, à travers ses écrits, une réalité qu’on ne peut plus nier, et qu’on pourrait même admirer. Ouais, le nihilisme a des burnes.
Résumé éditeur
Vue kaléidoscopique de l'Amérique depuis un bus conduit sous acide, Acid Test est une invite à un voyage sans retour. En 1964, Tom Wolfe s'embarque avec un groupe de marginaux californiens, les Merry Pranksters, dans leur bus scolaire conduit par Ken Kesey (auteur de Vol au-dessus d'un nid de coucou) et Neal Cassady (héros de Sur la route de Jack Kerouac). Organisation de concerts-happenings (les Acid tests) et consommation de LSD au cœur du voyage, les rencontres avec les Beatles et Tim Leary, confrontations hilarantes avec la police et trips divers se télescopent ensuite dans un joyeux chaos.
Chronique empathique et distanciée, Acid Test donne à revivre la gestation et l'expansion du mode de vie hippie. Né de la rencontre d'un intellectuel mondain et de pionniers de l'aventure intérieure, il éclaire l'Amérique des années soixante depuis un symbole, la culture psychédélique qui culminera à Woodstock. Au fil des pages, voyager dans le bus devient alors plus qu'un plaisir : une urgence, car le talent de conteur socioréaliste de Wolfe fait de la soif d'expériences contagieuse des Pranksters une épreuve initiatique moderne.
L’extrait
Ils étaient remontés dans l’autobus et avaient repris le chemin de La Honda, sous le bon vieux soleil estival de Big Sur, un soleil gelé, nul n’avait besoin de le préciser : c’était du sérieux, maintenant, pas comme les autres, c’te merde-là, préféraient-ils ajouter, pour tout commentaire, comme pour conjurer… l‘Indicible. On était en pleine parapsychologie. Comme lorsque Sandy, après avoir fait près de trois cent kilomètres sur les routes du Sud Dakota, avait regardé la carte fixée au toit de l’autobus, et les avait vus marqués d’une ligne rouge… Sandy ::::: Il était reparti au pays du Lavage du Cerveau, où les Blouses Blanches ne comprendraient jamais, au grand jamais, d’où il revenait… Cette Ville du Bout du Monde, la Ville-Limite, où ils se retrouvaient tous maintenant...
Mon analyse
Désolé Buko, moi Tom Wolfe, je le kiffe ! Faut dire que lui et Hunter S. Thompson sont tout de même à l’origine du “nouveau journalisme” dont ce livre en particulier est le témoin. Pas sûr que cet extrait soit suffisamment représentatif de la dinguerie phénoménale qu’est ce livre, alors je vais tenter de vous faire saisir le truc : c’est bien simple, ouvrir cet ouvrage, c’est monter à bord du bus des Merry Pranksters et se prendre des giclées d’acide plein les dents en une montée continue.
L’absence de distanciation entre la narration et ce qui est rapporté, le côté “pris sur le vif”, LES MOTS EN MAJUSCULES, l’impossibilité de différencier ce qui fait partie de la défonce et la réalité, la fonte, même, de la supposée réalité dans celle de la vision des Merry Pranksters, font de cet ouvrage un trip psychédélique à part entière ! Regardez la fin de l’extrait, le Lavage de Cerveau, les Blouses Blanches, rien qu’avec ça, on capte qu’il s’agit de concepts appartenant aux personnages de ce livre (qui ont tous existé, puisqu’il s’agit de l’immersion d’un journaliste dans leur monde), comme des références personnelles, ce truc qu’on partage avec ses amis les plus proches, un souvenir ou une idée commune qu’on n’a même plus besoin d’expliciter parce que, bordel, tout le monde sait de quoi on parle !
Voilà le pouvoir de ce livre. C’est un billet d’entrée dans une autre réalité, et aussi le témoignage d’une époque, d’un état d’esprit, que vous et moi n’aurons jamais la chance de connaître. Une fois de plus, ce miracle en revient au style de Wolfe. Un auteur qui n’aurait pas été en mesure de lâcher les chevaux comme ça, d’oser écrire avec la même folie que ce qu’il était en train de vivre, n’aurait jamais pu toucher la saveur et la vérité de cette époustouflante virée hallucinatoire !
Résumé éditeur
James, vingt-trois ans, a cramé sa jeunesse dans le crack et dissout son enfance dans l'alcool. A la suite d'un ultime black-out, il est hospitalisé dans une clinique du Minnesota. Dans le service de soins intensifs, il rencontre Lilly, une jeune fille aux yeux bleus et clairs comme des promesses d'avenir. Mais le démon est encore là, et chaque crise d'angoisse, de paranoïa ou de manque lui rappelle qu'il a un combat à mener. Pour elle, pour ses parents, pour sa survie...
Dans un récit au style cathartique et poignant, James Frey nous dévoile le vrai visage de la drogue : cette araignée d'acier tapie sous la peau ; ce monstre à satisfaire, et qu'il faut détruire avant qu'il ne vous dévore...
L’extrait
Je me recroqueville sur le sol, terrassé par les images et les bruits. Des choses que je n’ai jamais vues ni entendues et dont j’ignorais l’existence. Elles sortent du plafond, de la porte, de la fenêtre, de la table, de la chaise, du lit, du placard. Elles sortent de ce putain de placard. Des ombres noires et des lumières vives et des éclats bleus, jaunes, rouges comme le rouge de mon sang. Elles s’approchent de moi et elles crient et je ne sais pas ce qu’elles sont mais je sais qu’elles aident les bestioles. Elles me crient dessus. Je me mets à trembler. Trembler trembler trembler. Mon corps tout entier tremble et mon cœur bat à se rompre, je le vois sauter dans ma cage thoracique et je transpire et ça pique. Les bestioles s'insinuent dans ma chair, se mettent à me mordre, j’essaie de les tuer. Je me griffe la peau, m’arrache les cheveux, je commence à me mordre. Je n’ai pas de dents et je mords et il y a des ombres et des lumières vives et des éclats et des cris, des bestioles des bestioles des bestioles. Je suis perdu. Putain je suis complètement perdu.
Je hurle.
Mon analyse
La narration au présent n’est pas toujours des plus faciles à manier, mais elle permet une instantanéité que les temps du passé n’autorisent pas. C’est la volonté de James Frey, de nous plonger en plein cœur d’une cure de désintox, et précisément dans la tête de celui qui la vit. Des phrases souvent courtes, des dialogues avec les soignants réduits au minimum (pas de description de leur expression, même pas de putains de tirets quadratin), pas d’analyse du ressenti du narrateur : juste les faits d’une réalité au sein de l’esprit et du corps.
Une crise de delirium tremens comme dans l’extrait, le besoin viscéral de mettre la main sur n’importe quelle défonce pour s’apaiser, le corps qui fout le camp, la froideur déshumanisée de l’hôpital, le vide des patients, la simplicité d’une relation amoureuse naissante entre deux êtres perdus au sein du manque…
Il existe des styles qui évoquent beaucoup avec très peu (Moins que zéro de Bret Easton Ellis (article sur lui ici) en tête de file), et qui utilisent justement cette sorte de vide pour refléter quelque chose qui existe en dessous de l’apparente vacuité. Tenez, en ouvrant le livre au hasard je viens de tomber sur ça : Je fume et je bois jusqu’à en perdre conscience. J’adore ça, je hais ça.
Difficile de faire plus concis, pas vrai ? Et pourtant… On comprend au travers de ces deux simples phrases, toute l’ambiguïté, cet étrange amour-haine qui colonise le corps et l’esprit d’un drogué, cet oubli, cette perdition qu’on désire et qu’on exècre, qu’on vénère tout en la détestant. Ici réside la beauté et la puissance de ce livre. De la retenue qui hurle à travers nous.
Résumé éditeur
Acérée, viscérale, l'écriture de Craig Davidson nous entraîne dans un univers singulier et parfois violent : celui des situations extrêmes, des paris perdus d'avance et des rêves inachevés. Mais à cette dureté, l'écrivain allie l'émotion et la compassion envers des êtres blessés dont il sonde les corps, les cœurs et les âmes avec une redoutable efficacité et une incroyable sensibilité. Comme dans la nouvelle titre, où un jeune boxeur participe à des combats clandestins pour expier une faute terrible qui a bouleversé sa vie…
L’extrait
Nous combattons à mains nues, ou quasiment. Quelques nostalgiques voient ça comme un retour en arrière, vers l’époque où les dockers baraqués se battaient sur des barges ancrées dans le port de New York. Ce n’est pas tant un retour en arrière qu’une régression. Un combat de chiens. Pas d’arbitre. Pas de compte de dix. Le gagnant, c’est le dernier qui reste debout. Coups du lapin, coups bas, énucléations, coups de boule - j’ai un jour vu un hameçon déchirer le visage d’un homme, de la lèvre au haut de l’oreille. Les combattants enrichissent les bandages de leurs mains avec du papier de verre, ils les trempent dans de l’essence de térébenthine ou bien ils enroulent du barbelé autour de leurs phalanges.
Je me bats à la loyale. J’essaie, en tout cas.
Mon analyse
Ici, pas de style proprement révolutionnaire dans sa forme, ni de marques criantes d’originalité. Avec Craig Davidson, ça se joue à un autre niveau.
Est-ce que vous ressentez la rugosité du ton, la dureté et l’intransigeance de la réalité décrite ici ? Est-ce que vous voyez ces hommes dont parle l’auteur, ces vieux dockers sur le port, le papier de verre sur les bandages, ces chiens qu’on livre à un combat qu’ils n’ont pas voulu mais qu’ils mèneront jusqu’à la mort ? Vous sentez, le coup porté à votre pommette qui vous arrache toute la gueule, vos dents en train de branler dans leurs alvéoles, le goût du sang qui emplit votre bouche ?
Oui, vous le sentez. Je n’ai rien de plus à ajouter.
Résumé éditeur
“Peu importe en quoi vous croyez, le fukû, lui, croit en vous.” Le fukû, c'est la malédiction qui frappe la famille d'Oscar, une très ancienne légende dominicaine. Oscar, rêve de mondes fantastiques, s'imagine en Casanova ou Tolkien, tombeur des îles et génie des lettres... au lieu de quoi il grandit et grossit au fond de sa classe et de son New Jersey, binoclard fou de SF, souffre-douleur obèse et solitaire.
Et ses seuls super pouvoirs sont ses voyages dans le temps et l'Histoire : celui de sa mère, Beli, fuyant Saint-Domingue et la dictature de Trujillo, la fugue de sa sœur Lola et son retour au pays à lui. Ses pas ramenés inexorablement par le fukû, le destin, le désir, ou l'amour, à ses origines et à sa fin.
Fantaisiste en diable, passe-muraille de langues et de mondes, La Brève et Merveilleuse Vie d'Oscar Wao pourrait n'être que la saga tragicomique d'une famille dominicaine aux États-Unis, si elle n'était pas surtout une explosion romanesque, une source intarissable et jouissive d'invention littéraire.
L’extrait
Contentons-nous de dire que, cet été-là, la petiote se retrouva dans un cuerpazo tellement hallucinant qu’il semblait n’avoir pu être conçu, en toute conscience, que par un pornographe ou un dessinateur de bandes dessinées. Chaque quartier à sa tetùa, mais Beli leur aurait fait de l'ombre à toutes, c’était la Tétùa Suprema : ses tetas étaient des globes si invraisemblablement titanesques que les âmes généreuses prenaient leur porteuse en pitié, et que tous les hétéros des environs étaient poussés à remettre en question leur misérable vie. Elle avait la poitrine Luba (95DDD). Et que dire de son culo supersonique, qui arrachait les mots de la gueule des négros, faisait sauter les fenêtres de leur putain de chambranle ? Un culo que jalaba mas que una junta de buey. Dios mio ! Même votre humble Gardien, tombant sur de vieilles photos d’elle, n’en revient pas que ç’ait été une telle bombe atomique.
- Ande el diablo ! s’écriait La Inca. Hija, bon sang, qu'est-ce que tu manges ?
Mon analyse
Quand je suis tombée sur ce bouquin, croyez-moi, j’ai éructé de rage en pensant aux miens, et j’ai maudit les misérables péquenauds qui avaient osé me dire que les quelques mots d’espagnol que j’avais employés méritaient une traduction en bas de page ou encore un putain de lexique à la fin pour “mieux comprendre” ce à quoi je faisais référence. Su puta madre, j’aurais même pas dû les mettre en italiques, ces saloperies, et je songe déjà à une réécriture de Borderline en mode castellano furioso !
Bref, c’est pas le sujet… Junot Diaz l’a fait, lui, et nulle trace d’italiques ou de lexique, bordel ! Et le truc, c’est que vous comprenez parfaitement ce qu’il dit, pas vrai, même en ne parlant pas un traître mot d’espagnol ? Les gars, c’est du génie ! Ce livre est une putain de bombe, et c’est grâce à son style unique que c’est le cas ! Je commence fortement à croire que l’identité d’un peuple (ici, les Dominicains) et la réalité qui est la sienne sont énormément construites autour de leur langue, de leurs expressions propres, leurs exclamations, leur argot, leurs références uniques, bref, je vais être claire : sans cette intrusion de l’espagnol dans l’écriture de l’auteur, le monde dominicain n’aurait pas été traduit convenablement, et il nous aurait été impossible, à nous, étrangers, d’y pénétrer et à plus forte raison de le comprendre. Qu’il s’agisse des croyances comme le fukû, du côté caliente des mecs de cette île, de la monstruosité du dictateur Trujillo, bref, rien de tout ça n’aurait possédé cette force de vérité d’une existence au-delà de la nôtre sans ce style osé et profondément unique.
C’est quelque chose que je n’ai vu nulle part ailleurs, peut-être à cause de la frilosité des éditeurs qui tiennent à ce que le public comprenne absolument tout d’une œuvre sans avoir à fournir le moindre effort neuronal, mais je tiens à saluer le travail de Junot Diaz. Dans un sens, il a créé lui aussi un langage nouveau, en mixant le vocabulaire de chaque langue pour en faire ressortir la force et l’unicité. Chapeau, mec !
Résumé éditeur
On annonce à Las Vegas une convention de toutes les brigades des Stups d'Amérique. Le Docteur Gonzo s'y précipite et découvre... “des centaines de flics des Stups lâchés dans l'enfer du jeu !” et au milieu donc, Hunter S. Thompson, buvant d'énormes rasades de bourbon, fumant des joints, sniffant de la coke, cassant des ampoules de poppers sous son nez au milieu des conférences, passant soixante-dix heures sans dormir, ne rentrant dans sa chambre que pour délirer des heures sur sa machine à écrire et balancer le résultat final à Rolling Stone...
Las Vegas parano est un scandale. Et un classique américain sauvage, délatté, un bouquin d'où on ne ressort pas entier, comme si la lecture provoquait des altérations du cortex, ou comme si le savant salmigondis de mots tressés à un rythme frénétique avait le pouvoir de provoquer un flash-back d'acide chez le lecteur.
L’extrait
Je pris le buvard et le mangeai. A présent, mon avocat tripatouillait la salière qui contenait la cocaïne… l’ouvrait… en renversait partout… puis se mettait à crier en agitant ses pattes en l’air, tandis que notre belle poudre blanche s’envolait par-dessus l’autoroute et le désert. Un petit déglingueur très coûteux qui partait en tourbillon au-dessus de la Great Red Shark.
- Oh, nom de Dieu ! gémit-il ; t’as vu ce que le Seigneur vient de nous faire ?
- Seigneur mon cul ! m’écriai-je. C’est toi qui viens de faire ça ! T’es qu’une pourriture d’agent de la brigade des Stup ! J’ai bien vu comment tu t’y es pris dès le début, sale dégueulasse !
- Fais attention à ce que tu racontes, déclara-t-il. Et voilà qu’il me pointait soudain sous le nez un énorme magnum .357 noir. Un de ces colts Pythons à canon court et barillet en biseau. C’est pas les vautours qui manquent par ici ; ils ne te laisseront pas un brin de viande sur les os d’ici le lever du jour.
Mon analyse
Las Vegas parano est un livre culte, mythique, que pourtant bien peu de jeunes lecteurs connaissent, c’est pourquoi j’attire encore une fois votre attention sur le cas bien spécial du Docteur Gonzo.
Il y a quelque chose de surprenant dans le style de cet auteur : l’alliance de la dinguerie la plus déjantée à une poésie qui brille d’une étrange nostalgie et d’une sorte de désenchantement qui ne la rendent que plus touchante. C’est loin d’être évident de savoir marier deux aspects si éloignés du spectre de l’écriture. D’un côté, on fait face aux délires immersifs et diablement drôles d’un mec tripé, et de l’autre on contemple avec peine la philosophie désabusée d’un homme qui nous parle de croyances perdues et de causes oubliées. Et ça, sans à-coups, avec une parfaite symétrie dans la narration.
Les personnages sont timbrés et mémorables, leurs dialogues sont à se tordre, et la réalité hallucinée dans laquelle ils évoluent nous agrippe pour devenir la nôtre (ouais, je sais que j’insiste là-dessus pour chaque ouvrage présenté ici, mais voilà selon moi l’essence d’un bon roman : il te chope et t’entraîne dans son monde), ce qui fait de Las Vegas parano un monument unique au sein de la littérature de la dope. Souvent, dans ce genre de livres, c’est l’aspect dépressif qui est mis en avant. Ici, c’est l’inverse, et bordel ça vaut le détour !
Mais ça ne se résume pas à ça. L’auteur sait mettre son intelligence au service de son style, et ses étincelantes métaphores, sa cruauté parfois, et son humour cynique tout en restant hilarant mettent en lumière certains aspects de l’humanité que seul un œil aussi acéré que le sien pouvait percevoir.
Je veux rien entendre, allez lire l’article sur lui ! Ouste !
Résumé éditeur
Un village, dans le sud des États-Unis, le plus isolé et le plus désertique. Dominant toute l'existence de ce village, une communauté religieuse figée dans les préceptes les plus archaïques, secte apocalyptique de dégénérés. Sur le village et sur la secte tombe une pluie continue, Déluge qui témoigne jour après jour de la condamnation. Pour quelle faute ? C'est l'embarras du choix qui s'offre au dieu qui s'en soucierait, car ils sont tous effroyables, alcooliques à demi fous, imprécateurs baveux, assassins, sadiques, une sorte de sous-monde à l'abandon. Seul, en dehors de ce monde, aimant son frère mort, Euchrid Euchrow demeure un homme.
Baigné dans la culture de ce Sud profond des États-Unis, Et l'âne vit l'ange est un roman fascinant écrit par un rocker halluciné et doux, un roman inspiré aux marges du mystique.
L’extrait
Trois frères corbeaux gras tournent, à la queue leu leu, découpant un cercle dans le ciel trouble et meurtri, traçant de rapides boucles sombres dans les denses volutes de fumée.
Longtemps le couvercle de la vallée fut d’un bleu limpide, mais aujourd’hui, par Dieu, ça gronde. D’où je gis, les nuages semblent préhistoriques, vomissant de grandes bêtes sans visage qui s'élèvent en spirales et disparaissent, comme ça, en haut.
Et les corbeaux volent toujours, tournent toujours, mais plus près maintenant - plus près encore - plus près de moi maintenant.
Ces corbacs sournois sont des oiseaux funestes. Ils m’ont suivi comme une ombre, toute ma vie. Maintenant seulement, je peux lever les voiles. Avec mes yeux.
Mon analyse
Bon alors là, je vais pas vous mentir, j’ai vraiment peur de m’attaquer à l’analyse stylistique d’un tel morceau ! Mélange de parlé péquenaud et de termes bibliques, symbolisme malaisant, violence latente, mysticisme teinté de folie, je sais pas, c’est comme si Nick Cave avait pris l’envers de la Bible, ou alors la Bible décryptée par des bouseux consanguins, avec tout ce que ça implique comme fautes de compréhension, engendrant l’application d’une cruauté la plus primaire qui soit ! On alterne entre expressions du plus pur pécore et haut phrasé qu’on imagine davantage dans la bouche d’un homme d’Église. Ce livre me fait penser au prêche d’un de ces charlatans qui grimpent sur des caisses de bois pour enjoindre le public de neuneus qui leur fait face de venir se faire guérir par le miracle de la foi, ou encore d’acheter cette lotion qui leur promet à la fois de retrouver leur vigueur sexuelle, des cheveux sur le caillou et une récolte prospère.
Bref, ce livre est un délire halluciné dans le propos comme dans la forme. Et bien que j’adore la zik de Nick Cave (dont les paroles incarnent déjà une étrange tendance au mariage du mystique et d’une sourde violence), jamais j’aurais cru que le lascar serait capable de pondre un tel OVNI littéraire !
Faut le lire pour comprendre.
Résumé éditeur
Que peut-on faire d'une maison - et à plus forte raison de deux - quand, depuis son enfance, on préfère dormir à la belle étoile ? Libre enfant de Monterey, le paisano Danny se sent accablé par son héritage. La rencontre de son ami Pilon lui fournit une solution. Il lui louera une de ses maisons. Pilon recrute Pablo pour payer le loyer dont il n'a pas le premier sou, Pablo à son tour... et de fil en aiguille tous les amis de Danny sont réunis sous un de ses toits. La vie est belle, le vin bon, le cierge volé à saint François mal mouché et la maison en bois. Elle flambe, mais les amis en sont quittes pour la peur et le remords. Ce qu'ils entreprennent pour dédommager Danny et ce qui s'ensuivra pour eux, pour les poules de la voisine, le garde-manger du cabaretier Torrelli ou le trésor du Pirate, autant d'aventures périlleuses ou cocasses qui font de Tortilla Flat une chronique pétillante d'humour.
L’extrait
En temps utile, le médecin scolaire écouta le rapport indigné de l’infirmière. Il prit sa voiture et monta un jour jusque chez Teresina Cortez, pour en avoir le cœur net. Comme il traversait le jardin, les grouillants, les rampeurs et les trébuchants composaient une symphonie de cris stridents. Arrivé à la porte ouverte de la cuisine, il vit de ses propres yeux la vieja se diriger vers le fourneau, tremper une grosse louche dans une marmite et parsemer le sol de haricots bouillis. Le vacarme cessa instantanément. Les grouillants, les rampeurs et les trébuchants se mirent à l'œuvre avec un silencieux affairement, glissant d’un haricot à l’autre et ne s'arrêtant que pour le manger. La vieja retourna à son fauteuil pour quelques instants de répit. Sous le lit, sous les chaises, sous le fourneau, les enfants se traînaient avec l’application de petites punaises. Le docteur resta deux heures, car son intérêt scientifique s’était piqué au jeu. Il partit en secouant la tête.
Il secouait encore une tête incrédule en rédigeant son rapport : “Je leur ai fait passer tous les tests d’usage (dents, peau, sang, squelette, yeux, coordination). Messieurs, ils se nourrissent de ce qu’on peut appeler un poison lent et, cela, depuis qu’ils sont nés. Messieurs, je vous l'affirme, je n’ai de ma vie vu des enfants plus sains.” Son émotion lui montait à la gorge : “Les petits imbéciles, se dit-il les larmes aux yeux, je n’ai jamais vu des dents pareilles, au grand jamais.”
Mon analyse
Steinbeck, c’est Steinbeck, tout le monde vous le dira. Pourtant, je trouve que cet auteur est capable de grands écarts surprenants dans son style, au travers de ses différents livres. Peut-être est-ce dû à une traduction infidèle, mais je dois reconnaître que si j’avais pas su que c’était lui qui avait écrit Les raisins de la colère et Tortilla Flat, jamais j’aurais pu soupçonner que c’était l’œuvre d’un même auteur. Mais y a aucune raison de s’en alarmer, bien au contraire.
Y a beaucoup d’écrivains qui se contentent de répéter une formule qui marche, mais pas Steinbeck. Faut croire que ce type aimait sortir de sa zone de confort et se surprendre lui-même. Quoi qu’il en soit, Tortilla Flat, c’est l’un des rares livres à m’avoir fait marrer toute seule (je suis plutôt dure à cuire). Pourquoi ? Parce qu’il est conté comme une fable mettant en scène des êtres un peu naïfs, innocents même dans leur roublardise. Vous voyez ce genre de films à l’ancienne, quand y avait pas encore le son, et qu’on voyait une scène en noir et blanc, avant qu’un écran noir apparaisse avec le dialogue ou une exclamation écrits dessus (du style, scène d’une femme qui surprend un voleur de poules dans son jardin, met les mains sur les hanches l’air vénère, puis on lit : “Sale gredin ! Comment osez-vous ? Décampez ou je vous donne du bâton !”) ?
Voilà le délire. Ce livre me fait songer, grâce à son style bonhomme et les petites réflexions mignonnes et marrantes qui l’émaillent, à un conte ou une fable ayant pour but d’illustrer une leçon de morale, tout en subtilité, et une fois de plus avec un humour tendre et touchant.
C’est un style unique, que je n’ai jamais vu ailleurs, même pas chez le même auteur. Et il réussit ce tour de force qu’on apparente au comique véritable : celui de nous émouvoir au travers du rire.
(et ouais, y a aussi quelques mots d’espagnol ici et là, gnark gnark)
Résumé éditeur
Un homme se réveille un matin dans un lit d’hôpital, victime d’une overdose, sous un nom qui n’est pas le sien. Daniel Fletcher a déjà vécu cette situation, mais la dernière fois il s’appelait Eric Bishop, et la fois d’avant Christopher Thorne…
Faussaire de génie traqué par les hôpitaux psychiatriques, la police et la mafia, le héros endosse pour leur échapper des identités à l’infini. Pour chacune d’elles, il fabrique des preuves nouvelles : noms, papiers, adresses postales, et jusqu’à ses souvenirs… Une fuite en avant qui va vite s’enrayer.
A mi-chemin de Fight Club et de Memento, ce récit d’un homme qui se fuit est un très beau texte sur le corps et le vertige de l'identité.
L’extrait
Novembre 1986. Une année chargée. Vicodin. Imaginez-vous au réveil, le nœud au ventre matinal suivi de la routine habituelle :
Douche.
Café.
Bouchons.
Radio libre antenne.
Enfer.
Maison.
Boisson.
Mais là vous souvenez que c’est dimanche. Ces quatre secondes d’explosion de soulagement c’est à ça que ressemble le Vicodin pendant six heures. Mais surdosez et vous vomissez à vide, une paire de poings vous essorant l’estomac comme un chiffon mouillé, des traînées de salive chaude pendant à votre bouche tandis que vous essayez de remuer vos membres en vain. Les mots se heurtent à votre cerveau comme une mer de détritus bouillonnant contre une jetée, sans ordre, sans connexion. Doigts. Nom. Entendez.
Mon analyse
Bien que tout le livre ne soit pas comme ça, on remarque ici une forme stylistique très précise qui n’est pas si courante. Je tiens d’ailleurs à préciser que c’est cet extrait qu’a choisi Chuck Palahniuk dans son livre Consider this (sorte de manuel d’écriture non traduit en français à ce jour) pour illustrer le conseil de style d’un des chapitres : Plonger le lecteur en employant le “vous” dans une atroce réalité (ici, l’optique de se rendre dans l’enfer du quotidien et du boulot), puis l’en faire sortir (c’est dimanche, pas de boulot, ouf) afin qu’il éprouve du soulagement. Et enfin, télescoper cette sensation sur le propos du livre (voilà l’effet du Vicodin). Rien que ça, c’est déjà une putain de leçon de style, dont on n’est pas forcément conscient si y a pas Chuck pour nous l’expliquer…
Si l’on comprend déjà la puissance d’un tel procédé, et l’emploi de celui-ci au tout début du livre, alors on mesure la maîtrise du style de Craig Clevenger. Mais au-delà de ça, cet auteur fait quelque chose qui le place dans mon top absolu, alors que je viens juste de le découvrir. S’agit-il de style pur et dur ? Difficile à dire.
Fréquemment dans le livre, le protagoniste est en consultation auprès de différents psychiatres, ce qui explique justement pourquoi il les connaît si bien, et lit si clair dans leur jeu, tout en cherchant à les induire en erreur et à les mettre sur de fausses pistes. C’est au moment des dialogues que se révèle le brio de l’auteur. Énormément de descriptions des plus infimes gestes ou expressions, postures, inflexions de voix des psychiatres, mouvements des yeux. En gros, le narrateur décrypte leur langage corporel, ce qui est déjà fascinant à suivre. En parallèle de ça, il analyse aussi le sien, explique pourquoi il répond ceci ou cela, pourquoi il tourne les yeux, pourquoi il décide de garder le silence. C’est une partie d’échecs époustouflante à suivre, du jamais vu !
Et pour conclure, ce livre détient un élément que je place au-dessus de tout dans la littérature, très présent dans l’œuvre de Chuck Palahniuk aussi : les références au réel. Oui, c’est une partie essentielle du style. L’auteur fait des va-et-vient entre les faits qui se déroulent, ses pensées, et des notions qui existent dans la réalité, comme par exemple, les questionnaires psychologiques dont usent les psychiatres pour évaluer l’état mental d’un patient, en vue de déterminer s’il est fou ou non. Ces nombreuses références à des choses qui existent en dehors du monde du livre lui donne une écrasante densité, un poids, un impact, qu’il n’aurait jamais eu sans cela.
Voilà pourquoi les auteurs confirmés, qu’il s’agisse de Stephen King, Haruki Murakami (un article sur lui ici) ou encore Chuck Palahniuk (et un sur lui ici), préconisent de collecter sans cesse des faits afin de s’en servir dans leurs ouvrages. Un style vivant, c’est un style qui se nourrit du vécu.
Résumé éditeur
Green River, le plus ancien pénitencier du Texas. 3 000 détenus s'entassent dans un labyrinthe de granit et d'acier. Dans cette architecture conçue pour stimuler les fantasmes paranoïaques de ses occupants, le docteur Klein, accusé à tort du viol de son ancienne maîtresse, est un homme respecté. Et il doit sortir de prison bientôt. C'est sans compter sur l'émeute qui se prépare, attisée par le directeur même du pénitencier, et qui va mettre le feu aux énergies contraintes depuis des années. Face à l'explosion de violence qui se prépare, Klein pourra-t-il sauver sa peau - et sa dignité - sans devenir lui-même une bête sauvage ?
Tim Willocks, psychiatre anglais, nous emporte ici à un rythme de transe vers les zones les plus dangereuses de l'esprit humain. “Étourdissant. Peut-être le plus grand roman jamais écrit sur la prison. Un voyage en enfer superbement maîtrisé” - James Ellroy
L’extrait
Un million d’années de prison avaient patiné la surface des dalles en granit, lisses et graisseuses, profondément incrustées de crasse et de désespoir. John Campbell Hobbes, le directeur, en suivant pesamment l’allée centrale du bloc B, sentait dans ses os l’empreinte des générations de pas traînants. Dans sa gorge, un goût âcre de sueur rance et de glaire infectée, les vapeurs mêlées du haschisch et de la souffrance humaine, concentrée, hyperdistillée et conservée des dizaines d’années sous la haute verrière qui formait une voûte géante au-dessus des trois niveaux de cellules surpeuplées. Là où on envoyait les hommes se mettre à genoux, là où ceux qui refusaient apprenaient à le faire.
Mon analyse
Tim Willocks est un génie du verbe. Peut-être est-ce sa formation de psychiatre ou encore celle de karatéka qui lui ont offert la clé d’une telle maîtrise, mais ce que fait ce mec est tout bonnement à chialer (surtout en tant qu’écrivain, car il est évident qu’on ne peut même pas caresser l’espoir de s’approcher un jour d’un tel niveau…).
Sa marque de fabrique ? Plonger en plein chaos dans la psyché de ses personnages torturés, en entraînant le lecteur dans un tourbillon invraisemblable où une morale défaillante se confronte à l’instinct animal ! Si les auteurs découverts précédemment avaient tendance à contourner la psychologie dans des styles plutôt minimalistes et épurés, Tim Willocks, lui, c’est carrément l’inverse, et les lianes étrangleuses dévorant les esprits prisonniers de leurs méandres et luttant contre eux-mêmes n’ont aucun secret pour lui !
Sans être pour autant alambiqué ou démesurément tortueux, le style de ce romancier nous fait éprouver l’histoire avec tous nos sens : narration rocailleuse et malsaine, comme le montre cet extrait, asphyxie dans une folie rampante, odeur nauséabonde et putréfiée d’une prison, et surtout, embrassement total de l’esprit de TOUS les personnages qu’on rencontre, qu’il s’agisse du directeur de prison, des détenus, des fous, des infirmiers, de ceux qui servent de putes aux chefs de clan, des gardiens… Lire Green River, c’est trouver le don de métamorphose. Et seul un style si personnel, si impliqué, truffé de métaphores aussi parlantes que malaisantes, pouvait engendrer cette expérience grandiose.
Je déconne pas. Ce livre est mythique. Lisez-le.
Résumé éditeur
En 1940, à la parution de ce chef-d’œuvre maudit, Raymond Chandler fut le seul à reconnaître une pépite dans “ce récit sordide et complètement corrompu”, mais parfaitement crédible, “d'une petite ville de Caroline du Nord”.
Unique à plus d'un titre - il sera le seul jamais écrit par son auteur - ce roman de la Dépression est peut-être le plus brutal et le plus cynique jamais écrit à cette époque ; un univers de violence, de luxure et de cupidité où tout le monde triche, en croque, en veut.
James Ross, né en 1911 en Caroline du Nord aux États-Unis et mort en 1990, est l'homme d'un seul livre. Une poire pour la soif, paru en 1940, se trouve à mi-chemin, entre Jim Thompson et Fantasia chez les ploucs de Charles Williams. Un grand classique.
L’extrait
- Ben je vais vous le dire. Faisait déjà pas mal de temps qu’il buvait comme un trou dans le sable, je parle de comment qu’il buvait avant que son foie se mortifie sous lui. Ça faisait bien six mois qu’il était saoul, l’époque que je vous cause. Et pis voilà qu’un soir, y faisait déjà nuit, je vais le voir pour lui demander si des fois il voudrait pas me prêter son mulet le lendemain, pour labourer avec. J’arrive à la porte de derrière et je tape dessus. Je tape et je tape et j’appelle, et finalement qu’est-ce que je vois, un canon de fusil qui sort de la porte, pointé sur moi. Un canon Long Tom, même que c’était. Ben j’aime autant vous dire, l’avait beau avoir fait une chaleur pas chrétienne ce jour-là, j’ai quand même eu le frisson tout partout. Coagulé comme la mort, j’étais, tellement que j’avais l’effroi. Et pis je vois m’sieur Bert là au bout du fusil, derrière. Blanc comme un linge, qu’il était, et des gouttes de sueur tout partout sur la figure, comme la rosée sur une pastèque. “Qu’est-ce que tu me veux, tête d’enfer”, qu’y me fait comme ça. J’avais tellement la frayeur, moi, je pouvais pu causer.
Mon analyse
Beaucoup d’auteurs vous le diront : il est très difficile de rendre le langage parlé sans que ça sonne faux, trop outré ou trop guindé, et de nombreux romanciers pourtant célèbres admettent que cet exercice de style se solde souvent, même dans leurs œuvres publiées, par un désastre. Alors certes, ici il s’agit d’un dialogue, mais tout le livre est comme ça. Le narrateur s’exprime peut-être un peu moins à l’arrache que celui qui cause dans cet extrait, mais à peine. Et le rendu est : fa-bu-leux.
Pourtant… c’est l’une des raisons qui ont refusé l’accès de James Ross à la reconnaissance du public. Désormais considéré comme génialissime, et culte, ce livre, bien qu’ayant été publié, l’a empêché de faire carrière dans la littérature. Le truc, c’est qu’à l’époque on considérait qu’écrire au sujet de gens trash faisait du livre un livre trash (ah mais attends… Non, rien n’a changé !). Écoutez l’auteur : Mon seul but était de dire les choses comme elles étaient, ni plus ni moins, et laisser le lecteur se former une opinion ou en tirer une morale, s’il y tenait absolument. En tout cas, moi je ne faisais pas de morale.
Revenons au style. J’ai lu pas mal de bouquins dont l’histoire se passe chez les pécores, dans des petits bleds paumés des États-Unis, mais ce roman est différent. Le style est si vivant, sans aucune fausse note, avec un sens du rythme dans le phrasé si évident, comme en témoigne l’extrait, qu’on a bel et bien l’impression d’y être. C’est quelque chose que j’aimerais souligner : l’importance de la forme qui s’accorde au fond. Inévitablement, ça te fera pas le même effet de lire une histoire de cowboys si l’auteur n’est pas fichu de retranscrire le phrasé de ces gens-là. Une histoire, ce n’est pas simplement des mots qui racontent. Il faut qu’elle incarne un état d’esprit, une époque, un lieu, et ça, mon vieux, ça passe avant tout par le style. Une histoire de cowboys doit te faire chausser tes santiags, et humer la poussière autour de toi, et même ce brin d’herbe dans ta bouche et la sale haleine de ton cul-terreux de voisin de tabouret de saloon.
Dans ce livre, ça sent le tord-boyaux tout juste distillé, la cupidité des paysans dont la récolte est foutue par un caprice du climat, et l’orgueil de ceux qui se croient mieux vernis que les autres.
Résumé éditeur
“Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique.”
C'est ce que décrit Frank McCourt dans ce récit autobiographique. Le père, Malachy, est un charmeur irresponsable. Quand, par chance, il trouve du travail, il va boire son salaire dans les pubs et rentre la nuit en braillant des chants patriotiques. Angela, la mère, ravale sa fierté pour mendier. Frankie, l'aîné de la fratrie, surveille les petits, fait les quatre cents coups avec ses copains. Et, surtout, observe le monde des adultes.
La magie de Frank McCourt est d'avoir retrouvé son regard d'enfant, pour faire revivre le plus misérable des passés sans aucune amertume.
L’extrait
Après une soirée passée à boire de la porter dans les pubs de Limerick, le voici qui descend la ruelle d’une démarche incertaine en chantant sa chanson préférée. Somme toute, il tient la grande forme et a l’idée de faire mumuse un moment avec le petit Patrick qui a juste un an. Oh, le mignon petit gars ! Il l’aime, son papa ! Il rigole quand Papa le lance en l’air ! Houp-là, petit Paddy, houp-là, tout là-haut en l’air dans le noir et qu’il fait noir, oh, crédieu, voilà que t’as loupé le môme à la descente et le pauvre petit Patrick atterrit sur la tête, gargouille un brin, pleurniche et puis devient tout calme. Grand-mère se traîne hors du lit, alourdie par l’enfant qu’elle porte dans son ventre, ma mère. Elle soulève avec peine le petit Patrick. Elle laisse échapper un long gémissement en voyant l’état de l’enfant et se tourne vers Grand-père. Fiche-moi le camp ! Ouste ! Si tu restes ici une minute de plus, je m’en vais chercher la hache, cinglé d’ivrogne ! Bon Dieu, tu m’enverras finir au bout d’une corde ! Fiche le camp !
En homme qu’il est, Grand-père ne se laisse pas démonter. J’ai le droit de rester chez moi, dit-il.
Elle se rue sur lui et le voilà terrifié par ce derviche tourneur qui porte un enfant amoché dans ses bras, et un autre, en pleine santé, qui gigote dans son ventre… Il quitte la maison en titubant, remonte la ruelle et ne s'arrête pas avant d’avoir atteint Melbourne, Australie.
Le petit Pat, mon oncle, ne fut plus jamais le même après ça. Il grandit un peu ramolli du cerveau, avec une jambe gauche allant d’un côté et le reste du corps de l’autre.
Mon analyse
Ça annonce la couleur, pas vrai ? Eh ouais, Frank McCourt et son enfance misérable en Irlande sont carrément tordants, et ce serait cool que davantage de romanciers en prennent de la graine ! En général, les récits d’enfance sont soit geignards, soit mal joués, soit carrément inacceptables parce que l’auteur prête à son moi enfant une maturité dont même le plus con d’entre nous ne croirait jamais qu’il l’ait possédée ! Faut dire, c’est galère. Déjà, se remémorer cette connerie du passé doit pas être aisé. Ensuite, faut renoncer à l’idée de se présenter comme plus malin que le petit débile qu’on était à l’époque. Enfin, faut faire preuve d’un sacré second degré et d’un sens aigu de l’autodérision pour nous la décrire comme le fait McCourt !
Sans blague, ce livre est poilant à mort ! Entre les clichés de parents irlandais (le père alcoolique, la mère gémissant au coin du feu), les curés tordus, la famille timbrée, la galère de la pauvreté et la découverte de la sexualité au sein d’une communauté entachée de chrétienté, y a de quoi se marrer, mais le tour de force de ce bouquin, c’est encore une fois le style, bien sûr ! L’extrait est je pense assez parlant, pour le coup. Et c’est que ça, tout le bouquin !
On comprend facilement pourquoi il a rencontré un tel succès, et le plus dingue, c’est que la suite est aussi bonne que le début (on suit Frank de retour aux States dans sa difficile vie d’étudiant boutonneux puis de prof incapable d’inspirer le respect aux petits connards d’Américains).
Résumé éditeur
Une bande d'ados sectaires, venus d'un mystérieux pays totalitaire, débarquent aux États-Unis pour un séjour linguistique. Sur fond d'échanges culturels, ils décryptent l'american way of lite pour mieux infiltrer le pays et mettre en œuvre une action terroriste sans précédent, opération Dévastation.
Comme toujours, Palahniuk souffle le chaud et le froid, titillant les nerfs du lecteur jusqu'à la limite du supportable : de l'angoisse au burlesque, il n'y a qu'un pas qu'il franchit à grand renfort d'humour déjanté. Servis par un langage aussi malmené pour l'occasion que nos idées reçues, les rapports d'opérateur numéro 67, alias Pygmy, sont un délice du genre : s'y dessine une Amérique inculte, fermée sur elle-même, indolente et goinfre jusqu'à l'épuisement. Par contraste, la conviction de ces jeunes fanatiques, le caractère implacable de la haine qui les anime saisit le lecteur d'effroi.
Dans ce petit bijou d'indécence, Palahniuk poursuit le travail de dépeçage des fondements de la culture de masse américaine en mettant en scène ce grand cauchemar qui la tenaille, celui du terrorisme.
L’extrait
Tous doivent chant-sonner chants stupides, autrement pas collège, pas haute physique-mathématique, pas formation. Obligation chanter désir prendre place sur spectre arqué fréquences lumineuses formées par précipations, chant-son ekzact telle Judy Garland, sordide martyresse, marionnette sacrifiée par machine divertissement capitaliste combinée complekse pharmaceutique.
En-cas pas chant-sonner, tous jeunes condamnés pauvreté. Privés possible avancement, possible panouissement.
Mon analyse
Fallait oser. Et beaucoup de gens, qu’il s’agisse de critiques littéraires ou de lecteurs, considèrent qu’il a été trop loin.
Avant de revenir sur Pygmy en particulier, j’aimerais évoquer la carrière de Chuck Palahniuk (je suis fan, oui, vous l’aurez compris, son écriture a énormément influencé la mienne, comme j’en parle dans cet article). Depuis ses débuts, ce romancier s’exerce à pousser les bornes au-delà des limites. Des exemples ?
Dans Monstres Invisibles, la narration est explosée dans une chronologie erratique parfois difficile à suivre, et les personnages s’expriment avec une syntaxe tout ce qu’y a de personnelle.
Dans Survivant, le décompte des pages commencent par la fin. Le numéro 1 en bas de page se trouve donc logiquement à la toute fin de l’ouvrage, ce qui correspond au récit (un homme enregistre son témoignage sur la boite noire d’un avion qui n’a presque plus de carburant et va bientôt s’écraser).
Dans Peste, roman polyphonique, plusieurs personnages témoignent au sujet d’un autre personnage, se livrant à des récits qui se contredisent mutuellement parfois.
Et enfin, dans A l’estomac se trouve une nouvelle qui cause de nombreux malaises, vomissements, évanouissements, chaque fois que Chuck Palahniuk la lit en public, tant elle est malaisante. Je l’ai lue, je confirme. Elle fout incroyablement mal à l’aise. C’est très choquant.
Bref, le romancier est un kamikaze. Et Pygmy ne fait que confirmer la direction volontairement au-delà de toute limite qu’il fait prendre à l’ensemble de son œuvre.
Mais rien n’est gratuit. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, car vous pouvez comprendre par vous-mêmes. Le vocabulaire qui est celui du narrateur de Pygmy n’est pas anodin. Une fois de plus, les mots utilisés conditionnent la compréhension de toute une culture, et sa critique, en l’occurrence. Comme dans tous les livres présentés ici, le style (qui inclut donc vocabulaire, temps, choix de narration, rythme et emprunts à d’autres langues) est le fondement majeur, et je dirais même le message essentiel, de ce qu’on ose appeler une œuvre d’art.
Pour aller plus loin…
Borderline : Saga complètement freestyle
Tu croyais que j’allais te laisser sans faire au moins une fois ma propre pub ? Tu rêves, trésor… S’il y a bien une chose dont ma saga Borderline peut se targuer, c’est d’avoir un putain de style, et d’ailleurs mes détracteurs utilisent précisément cet argument pour me… détracter.
Chronologie éclatée, absence de négation, langage cru, propos choquants, mots d’espagnol sans lexique, bref, autant dire que je m’en prends plein la gueule, mais la vérité, c’est que mes lecteurs, eux, c’est précisément ça qu’ils aiment…
Alors, si les livres que je viens de te présenter t’attirent ou que t’en as déjà lu pas mal, y a de fortes chances que mes bouquins à moi te plaisent. Prêt pour une expérience BORDERLINE ?
La page qui lui est dédiée sur ce blog se trouve ici.
(ou clique sur chaque livre pour découvrir son univers très bizarre…)
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Top 15 des Livres sur le Chamanisme
Quand j’ai commencé à m’intéresser au chamanisme, un nouveau monde s’est ouvert à moi. A l’époque, j’aurais aimé tomber sur un article où les meilleurs livres ayant pour sujet le chamanisme, les plantes de pouvoir et la conscience soient réunis. Aussi, explorateurs des états modifiés de conscience et du royaume végétal, ce guide ultime spécial chamanisme est pour vous !
Quand j’ai commencé à m’intéresser au chamanisme, un nouveau monde s’est ouvert à moi.
Attisée par quelques prises isolées d’Ayahuasca au Pérou, à mon retour, je me suis mise à farfouiller dans la bibliothèque très vaste de la littérature chamanique. J’ai lu absolument tout ce que je pouvais trouver sur la question, et mes connaissances dans ce domaine se sont enrichies de manière exponentielle, parce que mettre un pied dans cet univers te conduit à aller… beaucoup plus loin !
Plantes médicinales, études anthropologiques, thérapie psychédélique, psychologie transpersonnelle, physique quantique…
La vache, je savais plus où donner de la tête, chaque ouvrage me conduisant immanquablement vers une flopée d’autres, provoquant sur la fin une (presque) ruine financière !
A l’époque, j’aurais aimé tomber sur un article où les meilleurs livres ayant pour sujet le chamanisme, les plantes de pouvoir et la conscience soient réunis (ce qui m’aurait évité de claquer un pognon fou dans d’obscures ouvrages non réédités que j’ai payé une blinde pour… pas grand-chose !).
Aussi, explorateurs des états modifiés de conscience et du monde végétal, ce guide ultime spécial chamanisme est pour vous !
Les meilleurs livres jamais écrits au sujet du chamanisme, des plantes médicinales et de la thérapie psychédélique
Résumé éditeur
Arizona, 1961, rencontre d'un étudiant en anthropologie de l'université de Californie à Los Angeles, Carlos Castaneda et d'un Indien Yaqui de la province de Sonora, nommé Don Juan. Homme réel ? Présence d'un pouvoir ? Sorcier réincarné ? Inventeur d'un prodigieux roman imaginaire ? On sait seulement de lui qu'il est un homme de connaissance.
Parti de la fascination du peyotl dont il croyait tout savoir, Castaneda, accepté comme élève par Don Juan, va apprendre comment s'apprivoise la racine Datura Inoxia : l'herbe du diable, quand on oublie qu'on est un homme pour devenir un chien de lumière errant au Mexique.
Mon avis
Quand on demande aux gens quel a été leur premier contact avec le monde mystérieux du chamanisme, c’est très souvent le nom de Carlos Castaneda qui vient en premier. La série d’ouvrages relatant son apprentissage auprès de Don Juan fait figure de porte d’entrée vers le royaume des plantes de pouvoir et la réalité non-ordinaire qui va avec.
Si ce premier livre de la saga est à ce point emblématique, et qu’il a entraîné sur les routes du Mexique un paquet de jeunes gens en quête d’expériences visionnaires, c’est pas pour rien ; le compte-rendu de la rencontre entre Castaneda et les plantes psychotropes (peyotl, datura, champignons), narré tel un récit initiatique, est absolument spectaculaire, et carrément inoubliable ! Certaines scènes, telle celle de sa première rencontre avec Mescalito, l’esprit du peyotl, resteront gravées dans votre tête à jamais
Alors certes, il existe une polémique au sujet de ce mec. A-t-il tout inventé, ou est-ce que les expériences et les enseignements inscrits dans ce livre sont véridiques ?
Ma version, c’est qu’on s’en cogne ! S’il s’agit d’une œuvre d’imagination et non d’un vrai travail anthropologique, alors le talent de Castaneda n’en est que plus éclatant, et ça ne retire strictement rien au bénéfice que vous trouverez dans cette lecture : celui de remettre en question votre “monde ordinaire”, pré-requis indispensable à toute incursion chamanique.
Bienvenue dans l’autre monde !
Résumé éditeur
Cinéaste frappadingue et infatigable explorateur de la psyché, Jan Kounen nous livre les différentes facettes de sa personnalité hors normes dans ces carnets intimes, sincères et téméraires, doublés du premier guide d’approche de la médecine traditionnelle de l’Ayahuasca en Amazonie.
De Paris aux marches du festival de Cannes, en passant par le Pérou, ces carnets traversent la première décennie du XXIe siècle au rythme haletant des événements qui marquent l’auteur, comme l’effondrement des Twin Towers ou, sur un plan moins dramatique, le tournage déjanté de Blueberry, ce western, plutôt cet ovni, né de la rencontre du cinéaste avec un chamane du bout du monde.
Au fil de textes souvent écrits à chaud alternent scènes désopilantes et expériences limites, défis personnels et doutes existentiels, illuminations chamaniques et sueurs froides… En plongeant au cœur de la vie de Jan Kounen, le lecteur est propulsé dans un film de science-fiction où conscience et repères habituels sont entraînés dans une danse exaltante aux frontières de la raison.
Un manuel pratique sur la médecine traditionnelle de l’Ayahuasca complète ces récits. Fort des vastes connaissances accumulées lors de ses séjours dans la jungle amazonienne, passés à côtoyer les chamanes shipibo, Jan Kounen y prodigue de précieux conseils, des plus concrets aux plus subtils.
Mon avis
J’ai lu ce livre après avoir moi-même consommé de l’Ayahuasca à plusieurs reprises, et dans un sens j’en suis heureuse, même si Jan Kounen a écrit cet ouvrage (surtout la seconde partie, manuel très drôle qui s’adresse aux futurs usagers) dans le but de guider un peu ceux qui voudraient tenter l’expérience.
Personnellement, je préfère tout découvrir par moi-même, sans idée reçue, mais je suis sûre qu’un livre comme celui-ci peut avoir un effet rassurant sur certains.
J’ai particulièrement apprécié les comptes-rendus des sessions d’Ayahuasca, l’analyse de Kounen de ses expériences et émotions, ses visions, les paroles et conseils des chamans qu’il côtoie. Et puis, mention spéciale aux icaros traduits en fin d’ouvrage, et au lexique shipibo !
Que vous soyez déjà connaisseur ou juste intrigué par l’Ayahuasca, ce livre, très accessible, est pour vous.
Résumé éditeur
Amanite tue-mouches, tabac, peyotl, ayahuasca, san pedro, iboga, absinthe, toutes ces plantes psychotropes sont consommées dans de nombreuses sociétés, "là-bas" ou "ici", en Amérique du Sud, en Afrique, et au cœur même de l'Europe où des stages sont organisés pour des personnes à la recherche de nouvelles spiritualités.
Les auteurs de cet ouvrage, spécialistes internationaux reconnus, anthropologues, mais aussi ethnopharmacologues, philosophes, psychologues, médecins, analysent les motivations des adeptes, les circonstances dans lesquelles se déroulent ces pratiques, tout comme les effets somatiques et psychiques provoqués par les prises. Ils observent que ces usages séculaires peuvent s'inscrire dans plusieurs cadres : initiations propres aux cultures shamaniques anciennes et contemporaines, thérapies incluant des expériences menées auprès de toxicomanes et, enfin, quêtes spirituelles, à travers une réappropriation occidentale dans la logique New Age.
Sans censure ni tabou, avec rigueur et un constant souci d'objectivité, les chercheurs réunis dans ce livre nous offrent, au croisement de plusieurs disciplines, des réflexions originales sur un sujet sensible et controversé.
Mon avis
Je croyais avoir tout lu quand j’ai finalement cédé et acheté ce livre qui me faisait de l’œil depuis le début de mon enquête. Mais il était un peu cher, même en Kindle, alors j’avais repoussé le craquage… Dommage pour moi ! C’est l’un des plus riches que j’ai lus au sujet des plantes psychotropes, et il a le mérite d’en étudier certaines qu’on passe souvent sous silence, comme la belladone ou l’amanite tue-mouches.
Les anthropologues ont fait un travail remarquable, ce livre est une mine d’informations !
Résumé éditeur
Réalité des esprits, plantes rituelles, substances psychédéliques, vie après la mort, rapports entre chamanismes et psychothérapies sont au cœur de cette conversation éclairante. Un dialogue d’avant-garde.
Les chamanes ont développé depuis des millénaires des pratiques thérapeutiques qui interpellent de plus en plus la médecine occidentale, et notamment la psychiatrie. Dans un dialogue plein d’humour, un chamane et un psychiatre novateur comparent leur vision du monde et leurs techniques de soins.
Des pratiques millénaires peuvent-elles s’intégrer aux psychothérapies modernes ? Nos concepts rationnels peuvent-ils accueillir l’expérience chamanique ? La science peut-elle l’expliquer ?
Laurent Huguelit est praticien chamanique et méditant bouddhiste. Né en Suisse et passionné de nature, il a fondé L’Outre-Monde, un centre de pratique au tambour. Formé aux traditions de différentes cultures comme aux techniques modernes développées en Occident, il est aussi membre de la Faculté des enseignants de la Foundation for Shamanic Studies (FSS) créée par l’anthropologue Michael Harner.
Médecin psychiatre depuis plus de vingt ans, Olivier Chambon a été un pionnier des méthodes de soins comportementales et cognitives pour les patients psychotiques chroniques. Il a cocréé en France le diplôme universitaire de psychothérapie intégrative. Le Dr Olivier Chambon est l’auteur d’ouvrages de référence sur l’utilisation thérapeutique des psychédéliques et sur la psychothérapie.
Mon avis
Confronter les points de vue d’un chaman et d’un psychiatre, n’est-ce pas une idée remarquable ? Bon, certes, ce chaman-là n'est pas un guérisseur traditionnel, mais il n’empêche que le débat est fascinant.
Intéressant de découvrir où se rejoignent et où s’écartent les pratiques et les concepts de deux types de savoir, la science et le chamanisme, qu’on juge souvent antagonistes, mais qui trouvent de nombreux points d’accroche, se chevauchent, se conjuguent, et au final s'enrichissent l'une de l'autre, notamment dans une nouvelle approche de la thérapie… et surtout une nouvelle vision de l'univers et de l'être humain, qui se conclut avec l'avènement de la physique quantique, science la plus à même de réhabiliter la légitimité, la cohérence et l'efficacité du chamanisme, en lui offrant enfin une explication reconnue.
Un dialogue captivant !
Résumé éditeur
Journaliste scientifique suisse, Yves Duc s'est plongé dans le monde mystérieux des chamans amazoniens, un univers aux antipodes de la science rationaliste, éprouvant sur lui-même les rites initiatiques infligés aux apprentis...
Sur le fil du rasoir, il livre le témoignage de ses huit années d'apprentissage dans la tradition des Ashaninka d'Amazonie péruvienne et évoque dans le détail le travail avec les plantes "enseignantes" que sont le Tabac et l'Ayahuasca. Très peu d'Occidentaux ont effectué l'apprentissage chamanique amazonien sur une telle durée et, à ce jour, aucun n'en a rendu compte de manière aussi complète et détaillée en langue française.
Construit selon une structure thématique reproduisant le cheminement initiatique de l'apprenti sur la voie de la connaissance, cet ouvrage évoque avec précision des pratiques, des techniques et des recettes jusqu'ici restées confidentielles, voire secrètes. Enfin, il fournit de précieuses indications sur les pièges à éviter et livre une lecture critique des dérives auxquelles donne lieu la mode actuelle de l'Ayahuasca, en Amérique latine et ailleurs.
Mon avis
Témoignage extrêmement rare, qui nous plonge dans la réalité de la diète de plantes maîtresses. Une réelle immersion!
Pourtant assez mince, ce livre est d’une richesse inouïe pour celui qui veut comprendre de l’intérieur ce qu’est l’initiation traditionnelle d’un guérisseur. On y rencontre les esprits des plantes, le pouvoir des icaros… On est vraiment loin de certains livres creux écrits par des pseudo-chamans avides de reconnaissance spirituelle.
Ici, c’est du solide, et le nombre d’infos récolté par page est ahurissant !
Résumé éditeur
Depuis le XIXème siècle et le grand développement de la science occidentale, la pensée des peuples indigènes semble sans rapport avec les connaissances apportées par les sciences modernes en biologie, chimie et médecine.
Cependant de grands auteurs nous ont fait entrevoir que les cultures autres que celle de la pensée rationnelle étaient arrivées à un niveau de connaissance - exprimée le plus souvent dans le langage du symbolisme mythologique - par des moyens à nos yeux mystérieux, sans relation avec leur niveau de technologie.
"La première fois qu'un homme ashaninca m'a dit que les propriétés médicinales des plantes s'apprenaient en absorbant une mixture hallucinogène, j'ai cru qu'il s'agissait d'une plaisanterie." Un anthropologue étudiant l’écologie d’un peuple indigène de l’Amazonie péruvienne se trouve confronté à une énigme : les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques, lui expliquent invariablement que leur savoir provient des hallucinations induites par certaines plantes. Dans une enquête qui s’étale sur dix ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d’Europe, il réunit suffisamment d’indices pour être convaincu que la réponse à l’énigme se trouve dans l’ADN, la molécule de vie présente dans chaque cellule de chaque être vivant. Son hypothèse ouvre de nouvelles perspectives sur la biologie, le savoir des peuples indigènes, l’anthropologie et les limites du rationalisme.
Mon avis
Lors d’une expérience avec l’Ayahuasca, Jeremy Narby a la vision de deux serpents qui s’entrecroisent comme les brins d’ADN… De là part une investigation de dix ans qui va le conduire à étudier la mythologie, l’anthropologie et la biologie…
Et si les chamans étaient en réalité en mesure de percevoir, grâce à la transe, le fonctionnement intrinsèque des choses et de la vie ? S’ils étaient aptes à comprendre les messages existant au cœur de leurs cellules via l’ADN, commun à tout ce qui est vivant ?
Ça peut sembler complètement barré, comme théorie, mais au fil de la lecture, l’auteur fait le lien entre des mondes qu’on pensait hermétiques.
Un livre culte, et y a de quoi !
Résumé éditeur
L'Ayahuasca, ce breuvage psychotrope originaire d'Amazonie, ne cesse d'être mentionné dans de nombreux ouvrages consacrés au chamanisme. Quel est son mode d'action ? Quels sont ses principes actifs ? Se pourrait-il que ce que les Indiens nomment les esprits, ou “mères des plantes”, soit une représentation de l’intelligence des végétaux ?
Romuald Leterrier a enquêté sur le terrain, réalisant une étude passionnante sur les pratiques et l'expérience des chamanes d'Amazonie péruvienne. Riche de plus d'une décennie d'expérimentations, de rencontres et de réflexions, il revient ici avec un livre qui nous emmène dans un vertigineux voyage nous faisant aller de la jungle jusqu'aux étoiles.
Il aborde des thèmes comme l'intelligence des plantes, la conscience végétale, les esprits des plantes et développe la théorie originale des interfaces neuro-végétales. Il nous fait plonger dans le rapport transdisciplinaire reliant la science et le multivers des visions chamaniques, ouvrant la porte à l'hypothèse d'un Web cosmique reliant les êtres vivants au-delà de l'espace et du temps.
Mon avis
Ce livre est une étude de la psyché de l’Ayahuasca et de son mode d’enseignement. Romuald Leterrier émet l’hypothèse que les plantes psychoactives qui constituent le breuvage Ayahuasca sont dotées d’une intentionnalité, comparable à celle que le règne végétal utilise depuis toujours avec les insectes, par exemple. En s’infiltrant dans nos structures cognitives, l’Ayahuasca peut ensuite diffuser ses messages, par un phénomène de symbiose avec notre cerveau.
Ça paraît complexe ? Oui, ça l’est, mais l’auteur parvient à rendre sa pensée accessible, sans jamais occulter la partie émotionnelle, esthétique et même magique de l’expérience, tout en mettant des mots et du sens sur quelque chose qui est difficilement traduisible dans le monde humain. J’ai trouvé de nombreuses corrélations entre ce qu’il décrit et ma propre expérience de la chose.
Un livre qui s’adresse à ceux qui savent de quoi il parle, qui enrichira la compréhension personnelle de leur propre vécu tout en leur offrant de nouvelles pistes à explorer auprès de l’Ayahuasca. A réserver aux initiés, donc.
Résumé éditeur
Défrichant le futur, Laurent Huguelit nous fait découvrir une cartographie de la psyché qui offre un outil précieux pour un monde en pleine transformation.
Un livre audacieux et d’une grande clarté, qui réussit à marier chamanisme traditionnel, psychologie et channeling.
Dans ce texte d’avant-garde, l’auteur propose un chamanisme résolument novateur, qui incorpore des éléments issus des théories scientifiques les plus avancées. Il y est notamment question de cybernétique, de champ akashique et de conscience quantique. Dans l’optique chamanique, une théorie n’a toutefois de valeur que dans la mesure où elle donne des résultats tangibles. C’est donc l’utilité qui est ici recherchée avant tout.
Mon avis
On entend beaucoup parler des différents niveaux de conscience, mais ça reste toujours très vague, et on dirait que personne ne sait vraiment à quoi on se réfère. Après ce livre, vous saurez enfin de quoi vous parlez !
C’est la première fois que je vois expliqué si bien, schémas à l’appui (très très clairs), à quoi correspondent les circuits ou niveaux de conscience, une véritable cartographie de l’âme humaine, ouvrant la voie vers une compréhension neuve de nos mécanismes psychiques, émotionnels et physiques, et offrant par la même occasion la direction d’une évolution.
Comment équilibrer sa vie en travaillant ses différents circuits de conscience, ne pas rester bloqué dans un schéma qui nous coupe de certaines expériences indispensables à notre âme, de quelle manière éveiller l’intégralité de son être afin de vivre une existence totale de sa propre nature et de l’univers ?
Ce livre répond bel et bien à ces questions, et je suis prête à parier qu’il changera radicalement la perception que vous avez de vous-mêmes (pour votre plus grand bien). Alors, foncez !
Résumé éditeur
Réunis une première fois il y a dix ans pour partager leurs points de vue sur l’expérience des plantes sacrées, les trois auteurs se retrouvent aujourd’hui pour confronter leurs impressions face à l’évolution de ces pratiques.
En dix ans, les connaissances sur les initiations et les états modifiés de conscience ont évolué. Les pratiques aussi. Jan Kounen, Jeremy Narby et Vincent Ravalec font le point sur les bénéfices et les risques que leur développement a pu apporter au monde occidental. Tout cela dans la bonne humeur, et avec le respect de l’approche singulière de chacun.
Jan Kounen est cinéaste. Il a réalisé, entre autres, Dobermann, Blueberry, 99 Francs, Coco Chanel & Igor Stravinsky, ainsi que plusieurs documentaires. Il est aussi l’auteur des livres Visions : regards sur le chamanisme et Carnets de voyages intérieurs.
Jeremy Narby est anthropologue. Il a notamment écrit Le Serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir (publié en une quinzaine de langues), Chamanes au fil du temps (coécrit avec Francis Huxley) et Intelligence dans la nature, en quête du savoir.
Vincent Ravalec est écrivain et cinéaste. Il a publié, entre autres, Cantique de la racaille (prix de Flore), Un pur moment de rock’n’roll, Pour une nouvelle sorcellerie artistique et Sainte-Croix-les-Vaches : Le seigneur des Causses. Il est également coauteur de Bois sacré, Initiation à l’iboga.
Mon avis
Génial ! Tout simplement génial !
Trois pointures qui se réunissent pour causer plantes chamaniques et confronter leurs visions et leurs expériences, je sais pas vous, mais pour moi, c’est le Graal.
Fan de Jan Kounen, grande admiratrice de Jeremy Narby, et curieuse de Vincent Ravalec, fatalement, ce livre avait de quoi me séduire. Mais je suis convaincue qu’il apportera beaucoup d’éléments de réflexion à des lecteurs qui ne les connaissent pas.
Décomplexé, franc, sans manières, et pourtant hautement instructif, leur dialogue est fascinant, et le livre se termine bien trop vite à mon goût, même après trois lectures…
Résumé éditeur
Les psychédéliques sont de retour, mais, cette fois, dans les laboratoires, les hôpitaux, et pour leurs indications thérapeutiques. Finis les abus des sixties, place à la médecine. Dans le monde entier, des scientifiques étudient l'action des substances hallucinogènes sur certaines pathologies résistant aux traitements : dépressions chroniques, dépendance à l'alcool et aux drogues, stress post-traumatique ou TOC.
En France, ces substances sont assimilées à des drogues. Kétamine, LSD, MDMA (ecstasy), champignons à psilocybine, Ayahuasca, ibogaïne n'induisent pourtant pas de dépendance et peuvent être utilisés comme des médicaments, les plus puissants qui soient. De même que la chimiothérapie dans le cas du cancer ou la morphine (contre la douleur), ils nécessitent d'être administrés prudemment par des gens correctement formés.
Ce livre rassemble avec rigueur toute l'information scientifique des quinze dernières années. Le Dr Olivier Chambon montre le rôle et le mode d'action des psychédéliques, dans un cadre thérapeutique très précis. Il décrit ce que sont les états modifiés de conscience et aborde aussi la dimension spirituelle des psychédéliques, qui sont des outils d'exploration de l'esprit humain.
Mon avis
Une véritable redécouverte du monde de la drogue ! Oui, je dis drogue, parce que personnellement, bien qu’étant ouverte sur le sujet (j’ai consommé toutes les substances étudiées dans ce livre, mais principalement dans un cadre festif), je considérais encore la MDMA ou la kétamine comme des substances sans aucun pouvoir psychédélique et encore moins thérapeutique. Bah, je me trompais. Tout dépend du contexte, et de l’intention derrière la prise.
J’ai appris beaucoup de choses. Et je me demande encore comment, au vu de ces études et de leurs résultats positifs indéniables, ces substances peuvent encore être traitées avec dédain par le monde médical français. Mais il semble que la situation soit en train de changer. Après des décennies de diabolisation, les psychédéliques reviennent timidement sur le devant de la scène, et s’apprêtent à faire l’objet de nouvelles recherches…
Il est fort possible que ce livre ait contribué à l’ouverture des esprits sur le sujet. Olivier Chambon est un acteur important de ce qu’on appelle la “révolution psychédélique”.
Ceux qui sont intéressés par la question de l’usage des psychotropes dans le monde médical, d’hier à aujourd’hui, peuvent consulter l’interview de Zoë Dubus, historienne de la médecine spécialisée dans ce domaine.
Résumé éditeur
Serait-il aujourd'hui possible d'accéder à des informations en provenance du futur sous forme de synchronicités, ces petits miracles du quotidien qui nous adressent des messages chargés de sens ? C'est ce qu'affirment les auteurs de ce livre qui réussissent un authentique tour de force en conjuguant des enseignements venus du fond des âges aux connaissances les plus pointues de la science contemporaine.
Dans un temps déployé, notre futur existe déjà mais il n'est pas figé. Il peut changer au gré de nos intentions, à condition de se familiariser avec les mécanismes et les enjeux, et aussi de comprendre que notre libre arbitre est un outil de création.
Déjà mise en œuvre dans des ateliers pratiques, la méthode révolutionnaire présentée ici repose sur la “rétrocausalité”, une influence qui s'exerce à rebours du temps, aujourd’hui étudiée par la physique ! Agrémenté de nombreux exemples spectaculaires, de réflexions approfondies sur la nature de la conscience et servi par un style résolument accessible, ce livre ouvre des perspectives époustouflantes quant à notre condition individuelle et collective.
Mon avis
Une nouvelle vision du monde, ni plus ni moins. Il y a un avant et un après ce livre.
Les synchronicités m’ont toujours intriguée, en ayant fait l’expérience moi-même, et en ayant entendu parler via Carl Jung et La Prophétie des Andes, et avec ce livre ma compréhension de cet étrange phénomène s’est éclaircie.
Imaginez une information en provenance de votre avenir, qui attire votre attention et vous incite à prendre une décision, au point que vous puissiez justement changer cet avenir. Les usagers d’Ayahuasca connaissent ce temps non-linéaire, où tout existe dans un présent éternel, ce futur déjà écoulé, ce passé qui continue à se construire, mais il fallait un livre comme celui-ci pour mettre des mots sur ça, et surtout, encourager les lecteurs à provoquer les synchronicités, aiguiser leur intuition, et jouer avec le pouvoir quantique de leur propre conscience.
Vous êtes fortement intéressé par ce livre, ou alors vous l’avez déjà lu et souhaitez entendre Jocelin Morisson en personne s’exprimer à son sujet ? Voici son interview !
Résumé éditeur
Dix ans après l'écriture de son premier livre L'enseignement de l'Ayahuasca, Romuald Leterrier nous présente son nouvel ouvrage La Danse du Serpent.
À travers ce nouveau livre, l'auteur nous expose ses nouvelles réflexions sur l'Ayahuasca et la conception du réel inspirées par celle-ci. Dans une approche transdisciplinaire, Romuald Leterrier crée des passerelles entre la science occidentale et le savoir chamanique. En intégrant les connaissances scientifiques aux concepts de l'expérience visionnaire amazonienne, il montre l'émergence d'une nouvelle conception de la réalité surprenante.
La grande originalité de l'ouvrage est d'être constitué et organisé selon le mode de pensée des chamanes ayahuasqueros d'Amazonie. En effet, l'auteur a mené ses recherches et rédigé son livre selon plusieurs modalités cognitives, en mettant en interrelation différents états de conscience. En faisant correspondre dans un processus de rétroaction les états de veille avec les informations oniriques et les états modifiés de consciences visionnaires induits par les plantes enseignantes ; l'auteur fait émerger un nouveau type de connaissance.
Ce livre est peut-être le premier livre de science chamanique ? Une vraie fusion harmonieuse entre la science occidentale et la science des chamanes. Dans cette perspective, les mythes viennent informer la biologie, les avancées de la physique théorique résonnent avec les structures des mondes visionnaires. L'expérience des chamanes révèle une perception du temps non linéaire où la conscience devient un processus de créativité en interaction avec le réel. Le livre propose un regard sur le chamanisme renouvelé, mais surtout une multitude de pistes théoriques et expérimentales inédites.
Un véritable dépaysement pour la pensée ! L'ouvrage se termine par une longue et fascinante conversation avec le cinéaste et ayahuasquero Jan Kounen, sur les similitudes entre le chamanisme et le cinéma.
Mon avis
Vertigineux, transcendant, les mots manquent pour décrire une telle pépite, et d’ailleurs il me semble que le résumé parle pour lui : une nouvelle réalité se dégage, pleine de sens et de cohérence, où l’intelligence végétale occupe une place primordiale, révélant une conscience capable de s’adresser à l’Homme, de dialoguer avec lui, de lui transmettre des informations.
C’est la première fois que je vois quelqu’un s’attaquer si sérieusement au monde de l’Ayahuasca, en l’étudiant sous toutes ses coutures : mythique, biologique, culturelle, transpersonnelle… La quête de sens de Romuald Leterrier est profondément unique, et nous mène sur des pistes à la croisée des savoirs que peu de chercheurs en dehors de Jeremy Narby ont osé emprunter.
Je conseille cet ouvrage à ceux qui ont déjà une bonne connaissance de l’Ayahuasca, des plantes maîtresses et du chamanisme. Nul doute que lors de leurs prochaines cérémonies, les idées présentées par l’auteur les conduira vers de nouvelles expériences magnifiques avec la plante. Car ce livre parle le langage de cette médecine, en nous ouvrant de nouvelles portes dont on n’aurait jamais soupçonné l’existence…
Résumé éditeur
De 1990 à 1995, le docteur Rick Strassman, l'un des psychiatres américains parmi les plus éminents, a mené la plus grande recherche psychédélique jamais réalisée en expérimentant sur des dizaines de volontaires la mystérieuse "Molécule de l'esprit" : le D.M.T (di. méthyl-triptamine).
Avec sincérité et une rigueur scientifique exceptionnelle, le docteur Strassman relate des dizaines de récits dont l'intensité, la profondeur et l'étrangeté sont réellement saisissantes d'autant plus que beaucoup d'entre eux se réfèrent au Bardo (état intermédiaire qui va de la mort à la prochaine naissance).
Cet ouvrage est aux antipodes de la scolastique partisane et figée de la nomenklatura médicale. Les hypothèses avancées qu'il présente en irriteront plus d'un, mais personne ne restera insensible aux incroyables ouvertures qui se dégagent de ces recherches sur le cerveau humain et ses potentialités insoupçonnées.
Le DMT est-il cette "molécule de l'esprit" en connexion avec la fameuse glande pinéale, considérée par les Hindous comme le lieu du septième Chakra et par Descartes comme le siège de l'esprit ?
Mon avis
Trop dur de parler de ce livre phénoménal, et je pense qu’un extrait le fera mieux que moi. C’est parti :
Je m'intéressai au DMT, à cause de sa présence dans tout notre corps. Je croyais que la source de ce DMT était la mystérieuse glande pinéale (épiphyse), un organe minuscule situé au centre de notre cerveau. La médecine moderne sait peu de choses au sujet du rôle de cette glande, mais elle a une riche histoire “métaphysique”. Descartes, par exemple, pensait que la glande pinéale était le “siège de l'âme” et les traditions “mystiques” orientales, voire occidentales, plaçaient notre centre spirituel suprême dans sa région. Ainsi, je me suis demandé si une excessive production de DMT de la glande pinéale était impliquée dans les états "psychédéliques" naturels (non induits). Ils pouvaient consister en naissance, mort, et seuil de la mort, psychose, et expériences mystiques. Ce n'est que plus tard, alors que l'étude était déjà bien avancée, que je commençai aussi à considérer le rôle du DMT dans l'expérience “d'enlèvement extra-terrestre”.
Résumé éditeur
Psychiatre de formation, Stanislav Grof a consacré plusieurs années d'études aux états de conscience modifiés, induits par des substances psychédéliques (LSD, ayahuaska, champignons), par des techniques non-pharmacologiques (exercices respiratoires, musiques intenses, travail corporel), ou survenus de façon spontanée.
Au cours de ces expériences dites transpersonnelles, une personne peut devenir un embryon, un animal, un être mythique, voyager dans le passé ou le futur, etc. Bien encadrées, non seulement ces expériences jouent un rôle thérapeutique et spirituel, mais elles élargissent notre vision de l'espace et du temps.
Psychologie transpersonnelle, ouvrage fondamental, offre une perspective extraordinaire, nouvelle et cohérente sur la conscience, ses potentiels et notre développement spirituel.
Mon avis
A force d’enquêter sur la conscience, on en arrive à lire des livres de malade. Celui-là en fait partie. Mais au vu du résumé, je pense que vous comprenez ce qu’il fout dans un Top de livres sur le chamanisme.
Ce que j’ai envie de mettre en avant, c’est cette histoire de périodes périnatales. Les différents stades de vie du fœtus jusqu’à la naissance “réelle”, qui correspondent à différentes matrices allant impacter la conscience d’un individu sa vie durant. La façon dont de graves troubles psychologiques s’expliquent par l’association dans la psyché d’un traumatisme dans l’une de ces matrices.
Une manière inédite, profondément éclairante, de percevoir la psychologie humaine.
Résumé éditeur
À l'origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement.
Intrigué, le héros de cette histoire s'envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation : une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.
Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c'est notre propre quête qui débute. Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l'existence, nous nous apercevrons que nous avons été judicieusement placés, à l'endroit adéquat... pour changer quelque chose en ce monde.
Mon avis
Vous pensez qu’un ouvrage de fiction n’a rien à faire dans un “Top 15 chamanisme” ? Erreur ! Pour être tout à fait franche, ce livre est le premier que j’ai lu de toute cette longue liste, je devais avoir 17 ans.
BAM !
Et il a fait BAM à tous ceux qui l’ont lu. Pourquoi ? Parce qu’il véhicule des idées surprenantes sur la vie.
Au fil des révélations (neuf en tout), on réfléchit avec le protagoniste, et peu à peu on en vient à s’analyser d’une manière claire et novatrice.
Ça commence avec la découverte des coïncidences ou “synchronicités”, puis la prise de conscience de l’énergie qui anime chaque être vivant. Ensuite on comprend que les Hommes sont en lutte permanente pour voler l’énergie des autres et que pour se faire ils mettent en place des mécanismes de dominations (victimisation, indifférence, harcèlement, violence), et on continue comme ça de révélation en révélation, jusqu’à une finale surprenante mais… possible ?
Bref, un livre culte, et je ne suis pas la seule à le dire.
Résumé éditeur
Le livre que vous tenez entre les mains est un monument. C'est l'ouvrage fondateur d'une nouvelle discipline scientifique, l'ethnobotanique, qui étudie l'homme en fonction de son rapport aux plantes qui l'entourent. Les auteurs sont de véritables sommités scientifiques : Richard Evans Schultes, professeur de biologie et directeur du Musée botanique de l'université de Harvard, et Albert Hofmann, directeur de recherches des laboratoires Sandoz, célèbre découvreur du LSD.
Que ce soit le datura, le chanvre, le peyotl, la belladone ou d'autres, chacune des quatre-vingt-onze plantes hallucinogènes ici détaillées a laissé une empreinte profonde sur nombre de civilisations qui les consommaient et continuent parfois de le faire. Des fameuses pythies grecques aux prêtres mayas en passant par les chamans sibériens, l'accès à un monde surnaturel, magique, divin, voire au cosmos, est passé pendant des siècles et sur tous les continents par le filtre de ces substances phénoménales.
N'était-ce pour les travaux d'audacieux savants - dont nos auteurs figurent au premier rang -, ça n'est pas seulement le secret de ces mystérieux végétaux qui serait tombé dans l'oubli, mais toute une culture universelle que nos préjugés occidentaux menaçaient de perdre dans le trou noir de l'ignorance.
Mêlant avec bonheur la botanique, l'ethnologie, la chimie, la mythologie, l'histoire de l'art et des religions, cet ouvrage, devenu un véritable classique, est une somptueuse invitation à voyager dans la mémoire de l'humanité.
Mon avis
L’encyclopédie des drogues ! Nan, je déconne, c’est encore mieux que ça, mais c’est sûr qu’ensuite vous ne verrez plus le monde végétal de la même façon…
Des plantes à fort potentiel psychédélique, en réalité, y en a partout, même dans nos contrées, et nos druides et nos sorcières n’étaient rien d’autre que nos chamans locaux !
Ce livre est un bijou, tant au niveau esthétique qu’informationnel, et il croise avec brio tout un tas de disciplines qui le rendent passionnant !
Pour aller plus loin…
Borderline : Saga chamanique initiatique
Un jeune hors-la-loi en deuil de sa jumelle part diéter l’Ayahuasca dans la jungle et réalise qu’il ne pourra guérir que s’il accepte de plonger au plus profond de ses ombres.
Engagé corps et âme dans la Voie du Guerrier version Medicina, la liberté est loin d'être aussi douce que ce qu’il avait imaginé… car tout prétendant au titre doit affronter son pire ennemi : lui-même !
Psychose délirante et déjantée, errance métaphysique, thérapie rock n’ roll… ou alors voyage spirituel cinglant et formateur ?
Cliquez sur chaque tome pour découvrir son univers très particulier…
Rencontre avec le Peyotl : Carnet de voyage gonzo avec des photos
Partir à la rencontre des plantes sacrées sur leur territoire ancestral revient à prendre un aller-simple vers l’Inconnu. Celui qui se trouve à l’autre bout du monde, et celui que l’on porte en soi.
À quinze ans, l’auteure de ce livre lit Castaneda et rêve du Mescalito. Vingt ans plus tard, la voilà dans le désert de Wirikuta, en terre huichole, prête à pénétrer dans la dimension magique de celui que l’on appelle Hikuri.
Poétique, sauvage, incandescent, ce récit de voyage constellé de photographies au charme troublant dévoile une initiation solitaire au Peyotl et l’aventure gonzo dans laquelle celle-ci a eu lieu.
S’agirait-il d’une nouvelle sorte d’ouvrage chamanique dont Zoë Hababou a le secret ? L’auteure de la première saga littéraire sur l’Ayahuasca révèle une nouvelle corde de son arc ainsi que ses talents de photographe avec ce livre, authentique chant d’amour adressé au désert et à la liberté qui nous permet de le parcourir… jusqu’à en perdre le souffle.
Et encore plus loin…
La majorité des auteurs présentés ici ont été reçus en interview et ont fait l’objet de reportages et de documentaires… Ça tombe bien, j’ai réuni leurs fascinantes interventions dans Mon Top 20 des Vidéos sur le Chamanisme, les Enthéogènes et les États modifiés de Conscience !
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